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Temps de lecture estimé : 8 mn
07/03/07
Résumé:  Première fois : rencontre inattendue qui transforme sur-le-champ la théorie d'un livre en pratique.
Critères:  fh fplusag forêt cunnilingu init
Auteur : Lucien Ramier  (Une première fois)            Envoi mini-message

Série : De la théorie à la pratique

Chapitre 01
La première rencontre

En 1960, j’étais jeune apprenti vendeur en librairie à Bordeaux, depuis deux ou trois mois, tout en continuant un peu mes études à la fac de lettres. J’avais alors 19 ans. Toute mon enfance, je l’avais passée dans une pension religieuse, comme il en existait beaucoup à l’époque.


Dans la librairie, certains de mes collègues masculins qui se disent très experts, car ils se vantent de draguer les filles à gogo, me traitent de « puceau ». Curieux ! Car je parle peu et ils ne connaissent rien de ma vie privée. C’est vrai que je suis timide et secret. Mais je commence à faire un complexe d’infériorité, face ces fanfarons, qui me prennent pour un puceau car je n’ai pas la même vision qu’eux de la gent féminine. J’ai cependant un atout qu’ils n’ont pas : la liberté de mouvement. Ma famille habite loin de Bordeaux. Je suis seul et libre, sans aucune contrainte familiale. Je fais ce que je veux de mon temps, sorti de mon travail.


Je viens de louer une petite chambre dans le centre ville. C’est dans une maison basse, au bout de la rue Judaïque, dans une « échoppe ». Mes propriétaires sont de braves gens qui me considèrent comme un familier. Ils sont d’un milieu très aisé et possèdent une villa à Lacanau sur l’Océan. Je n’ai pas beaucoup de moyens, mais j’ai un vélo pour aller à mon travail ou aux cours du soir et me déplacer dans toute la ville.


La petite chambre qu’ils me louent est dépourvue de douche. J’ai l’habitude, le dimanche, de me rendre à la piscine municipale toute proche, pour une toilette « sportive ». Cela m’offre l’avantage de faire quelques rencontres. J’essaye d’approcher quelques jeunes filles qui viennent s’entraîner dans le bassin. Mais je n’ose pas les aborder. Je me sens seul et pourtant pressé de me lier avec une d’elle. À 19 ans on est toujours impatient. Je fais mienne la chanson dans l’air du temps « tous les garçons et les filles de mon âge ». J’ai bien remarqué une mignonne petite brune ces derniers dimanches matin à la piscine. Mais elle fuit mon regard. Je ne connais pas du tout ce milieu féminin. Je dois me guérir de ma timidité, et prendre de l’assurance.


En contact permanent avec la littérature et les livres, je pense en partie trouver dans la lecture de précieux conseils pour me débarrasser de cette timidité. Je ne vends pas de livres sur la sexualité. C’est donc dans une petite librairie près de la gare Saint-Jean que je vais acheter incognito mon premier livre sur le sujet. Ce livre écrit par un médecin, le docteur Valensin, s’intitule « Science de l’amour ». C’est un de mes anciens professeurs qui cite cet ouvrage dans une bibliographie, en classe de philo. Au dos du livre on peut lire :


C’est un livre scientifique, un livre de bonne foi. Son but est d’éclairer de manière décisive un domaine qui pour être familier aux humains, n’en est pas moins tenu secret par toutes sortes de tabous, d’interdits qui favorisent les dérèglements, plutôt qu’ils ne les limitent.


Je pense bien élucider avec ce livre le mystère du féminin tant du point de vue physique et anatomique que psychologique.



Le soleil du mois de mai fait jaunir les genêts dans les bois de pins du côté de Talence ou de Mérignac. Ce samedi après-midi, je prends mon vélo et mon livre et me voilà seul à l’orée d’un bois.


Le film vu la veille au soir dans un cinéma du cours Alsace-Lorraine s’intitulait « Du soleil sur la peau ». Des jeunes filles savouraient la nudité sur une plage au soleil. Ce film, osé en 1961, est alors classé « pour adulte ». C’est en pensant à ce film que j’ai l’idée de venir dans ce coin retiré pour essayer le nudisme et les bienfaits du soleil sur ma peau, en me plongeant dans mon nouveau livre.


« Personne ne va me déranger derrière ces genêts en fleurs. »


J’enlève ma veste et je m’allonge sur l’herbe pour commencer la lecture. Le premier chapitre explore en détail les particularités du sexe masculin :


Le corps du pénis est la verge, terminée par une extrémité arrondie : le gland, recouvert en partie par le prépuce : capuchon de peau flasque prolongeant celle du pénis.


Tout en lisant cette phrase je me décide à explorer plus précisément mon propre sexe. Personne à l’horizon dans ce coin. Le champ est libre. Je me déshabille complètement pour profiter en même temps du soleil. Est-ce cette nudité et la chaleur des rayons solaires ou l’imagination d’une présence féminine, toujours est-il que mon pénis commence à prendre une certaine importance. Il ne lui faudrait pas grand-chose pour devenir tout raide et que je me masturbe.


C’est à ce moment précis que je ressens comme une présence. J’ai l’impression que quelqu’un m’observe. Un bruit dans le buisson me fait chercher d’instinct mon slip qui doit se trouver à portée de main. Je renonce à le chercher plus avant, car je m’aperçois que le bruit dans les genêts est celui d’un petit chien Labrit. Il y en avait un semblable dans la ferme de mes parents. L’animal vient vers moi et se met à renifler mon livre posé près de ma cape cycliste. C’est alors qu’il me vient à l’esprit que l’animal ne doit pas se promener seul. Son maître n’est sans doute pas très loin. Sous la cape cycliste je retrouve enfin mon slip que j’enfile avec précipitation et aussi avec peine car l’érection se corse. J’aperçois alors à moins de cinq mètres une jeune femme en jupe courte blanche qui doit être la maîtresse du labrit. Son apparition me fascine. C’est la beauté de mes rêves. Son corps est bronzé et ses seins semblent libres sous son corsage blanc qui les cache à peine.


Impossible de m’habiller davantage, je n’en ai pas le temps. Je suis rouge d’émotion, je me sens bête et je me dis qu’elle va me prendre pour un vrai « fada » ou un satyre, dans cette tenue, en slip sous-vêtement blanc, à l’orée de ce petit bois.


La jeune femme approche. À mon grand étonnement, elle ne paraît ni gênée ni surprise de me trouver là et dans cette tenue insolite.

Voyant que je caresse son petit chien Labrit, elle me dit :



Je suis agréablement surpris par sa réaction et, mis en confiance, je lui montre le livre que je suis en train de lire. Elle s’approche un peu plus et saisit l’ouvrage :



Sentant sans doute mon embarras, elle me rassure :



Son fils de mon âge ? Je suis très surpris, car il est impossible, regardant son visage et son corps tout bronzé, de lui donner la quarantaine.



Pour ne pas paraître idiot, je lui réponds :



Ma réponse ne semble pas la satisfaire complètement. Son intuition féminine lui indique que je dois mentir un peu. Elle me sourit, je me dis : « Dommage qu’elle ne soit pas de mon âge, je me mettrais en quatre pour la séduire. »


Le petit chien se couche près de moi. Sa maîtresse décide de faire une pause. À ma grande surprise, elle s’assied, elle aussi, dans l’herbe, tout naturellement. Je lui jette un regard discret quand elle s’assoit. Sous sa courte jupe blanche j’aperçois sa petite culotte noire. Elle a dû s’apercevoir de mon coup d’œil maladroit, car au lieu de rapprocher ses cuisses, elle les écarte encore davantage. L’effet est immédiat. Je rougis encore et une bosse énorme soulève mon slip. Ce n’est qu’un sous-vêtement avec une large braguette sans bouton et je m’attends à voir surgir mon « Popaul » d’un moment à l’autre.


Que va-t-elle en penser ? Je ne sais quelle position prendre pour cacher cette érection qui prend de plus en plus d’importance. Elle s’aperçoit de la situation et cela ne semble pas du tout la déranger.

Elle me sourit et me rassure en se rapprochant davantage de moi. Elle n’est plus qu’à quelques centimètres et je vois sa main se rapprocher de l’ouverture béante de mon slip blanc.

Par l’échancrure du corsage j’ai la merveilleuse vision de ses deux beaux seins tout bronzés qui me fascinent. Je sens son parfum de femme. Je me sens attiré comme par un aimant.


Je m’approche moi aussi de quelques centimètres. C’est pour moi la première fois que j’embrasse ainsi une femme d’âge mûr. Elle avance la main et la plonge dans la braguette du slip. Je frissonne. Je pose un baiser sur sa bouche, elle m’attire davantage, je sens ses jolis seins enfin au creux de mes mains et elle semble apprécier mes caresses maladroites. Je ne résiste pas longtemps à sucer les petits bouts de ses tétons qui grossissent.

Je sens monter en moi un plaisir inconnu jusque là. Pris d’une frénésie incontrôlable, je fouille sous sa jupe pendant qu’elle me masturbe. Mon sexe durcit de plus en plus jusqu’à me faire mal. Ma main atteint sa chatte et je suis surpris de sentir mes doigts tout mouillés à son contact.

Je suis comblé de voir son plaisir sur son beau visage. Je n’en reste pas là. De son côté elle retire son corsage, elle est pratiquement nue. Mon slip s’est envolé de lui-même et Popaul se dresse comme aux plus beaux jours sous les va-et-vient de ses mains expertes. Elle a retiré sa culotte blanche. Je plonge au milieu des poils noirs, je lèche sa fente et son petit bouton. Le parfum de son sexe me fait tourner la tête pour un plaisir nouveau et inconnu.


Ma résistance aux massages de mon pénis ne dure pas très longtemps. Je manque visiblement pour elle d’entraînement. Un long filet blanc de sperme s’étale sur la cape cycliste. Je continue quand même à lécher sa fente et surtout son clitoris ; au bout de peu de temps je sens son corps se raidir. Sa poitrine se soulève, car elle jouit à son tour.



Je suis flatté du compliment et je ne pense alors qu’à une seule chose : continuer avec cette femme ce que nous avons si bien commencé.


Mais elle se lève et prétextant l’heure tardive, elle s’habille en toute hâte et se prépare à repartir. C’est alors qu’elle me dit qu’elle habite tout près. Si je veux la revoir ce ne sera jamais plus en cet endroit. Elle me précise qu’elle doit se rendre le lendemain, dimanche, à Lacanau Océan faire du naturisme sur une plage réservée aux nudistes.


Déjà le petit Labrit a senti que sa maîtresse allait partir. Il a pris quelques longueurs d’avance en direction de sa maison, là-bas sans doute, derrière le bois. Sa maîtresse veut le suivre pour l’empêcher de se sauver, elle s’élance derrière lui. Je suis un peu surpris de ce départ précipité. En enfilant mes vêtements je lui demande de loin quel est son prénom, déjà. Elle me crie de loin « Eliane ».


Je n’espère plus qu’une chose la revoir demain, « Eliane », à Lacanau Océan…

Ce sera sans doute une autre histoire érotique, mais plus celle de puceau…