| n° 10924 | Fiche technique | 8988 caractères | 8988Temps de lecture estimé : 6 mn | 27/10/06 |
| Résumé: Un train à prendre, mais l'envie est encore là, et il ne reste que peu de temps... | ||||
| Critères: fh extracon toilettes amour noculotte cunnilingu | ||||
| Auteur : Rosa Thurner Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Les retrouvailles Chapitre 03 | Fin provisoire |
Résumé : Après leurs retrouvailles dans la forêt, elle doit retourner chez elle. Il la ramène donc à la gare d’Avignon.
Attablés à la terrasse du café de la gare d’Avignon, ils attendaient le train qu’elle devait prendre vers 18h00. Ils ne leur restaient plus que vingt minutes. Il faisait encore très chaud. Elle pris un soda et lui une bière pour se rafraîchir et se remettre de ses émotions.
Il la regarda mi-amusé, mi-agacé, elle était vraiment toujours la même, pénible avec sa cherche d’absolu.
Elle eut envie de pleurer mais elle se retint. D’abord parce qu’elle avait déjà assez pleuré pour ce genre de réponses et puis parce qu’il ne supportait pas ses larmes. Il comprit qu’il l’avait à nouveau blessée et il s’empressa d’ajouter :
Il lui prit la main sous la table. En public, il leur était difficile d’avoir ouvertement des démonstrations de tendresse même s’ils ne connaissaient personne dans ce lieu, ce code de conduite faisait aussi partie du jeu. Ils échangèrent un regard complice et chargé de désir. Ils n’avaient pas besoin de parler pour l’exprimer, et ils en avaient acquis mutuellement la certitude.
Elle appela le garçon pour régler la facture. Il n’avait pas lâché sa main qu’il caressait de son pouce.
Ils se levèrent, et comme il la tenait toujours par la main, il marcha devant elle d’un pas assuré, l’air visiblement de chercher quelque chose. Ils marchèrent ainsi un court instant puis il la poussa contre un mur et l’embrassa fougueusement. Il lui enlaça la taille fit remonter ses mains le long de son dos, les fit glisser sur le haut de ses cuisses, puis pressa les deux globes de ses fesses l’un contre l’autre, en lui remontant sa jupe et laissant apparaître la presque totalité de ses cuisses. Il lui susurra à l’oreille :
Il la prit par la taille et l’entraîna vers une porte très large, qui indiquait par un sigle qu’il s’agissait de toilettes pour handicapés. Il la poussa gentiment à l’intérieur. Ils étaient quelque part eux-mêmes handicapés, handicapés par leur manque d’intimité, d’espaces publics isolés, ce qui les avait conduit à emprunter cet endroit relativement glauque mais propre, puisque très peu d’handicapés moteurs avaient dû utiliser ce lieu pour l’usage auquel il était initialement destiné.
Il ferma la porte à clé. Elle lui sourit comme rassurée de leur soudaine tranquillité. Il reprit les activités qu’il avait au préalable commencée. Il la plaqua contre le mur, l’embrassa et commença à ouvrir la fermeture à glissière de son corsage. Il n’aimait pas son soutien-gorge qu’il ôta promptement. Elle était désormais à demi nue, le dos contre le carrelage froid de la petite pièce, contrastant avec sa peau brûlante, et ses petits seins se tendaient de désir vers la bouche de son amant qui les regardait avec envie. Il fit le tour de l’aréole droite avec ses lèvres, l’agaça en la mordillant. Le téton se redressa. Elle lui ébouriffa les cheveux, sentant son plaisir monter. Il ne voulut pas s’arrêter pour l’embrasser à nouveau. Ils n’avaient pas le temps de toute façon et puis lui aussi avait une furieuse envie. Mais ils ne voulaient pas aller plus loin. Toujours cette fameuse culpabilité qui maintenait leur rapport dans les enfantillages et les gâteries. Cette culpabilité qui les renvoyait à leur jeunesse, quand ils faisaient fi des principes et des conventions.
Il s’agenouilla devant elle, lui enleva sa jupe et sa culotte qu’il glissa dans sa poche. Elle resta nue devant lui, simplement vêtue de ses chaussures à talons qui la grandissaient et rendaient ses cuisses encore plus fuselées. Il la trouva superbe ainsi et le lui dit. Elle voulut s’agenouiller à son tour, il la maintint debout pour lui faire comprendre qu’il ne voulait pas qu’elle lui donne le change. Il voulait qu’elle s’abandonne. Il lui caressa l’intérieur de la cuisse, puis monta vers son pubis trempé de désir, et réprima un soupir intense. Il lui écarta les cuisses et voulut goûter avec sa langue le nectar qui coulait d’ores et déjà de son sexe excité. Elle posa l’une de ses jambes sur le rebord des toilettes pour lui offrir cet orifice à sa vue et lui faciliter l’accès. Il fouilla de sa langue la caverne tant convoitée. Elle ne put s’empêcher de gémir, se mordit la main pour se retenir. Il savait qu’il ne fallait pas titiller trop directement son bouton d’amour qui, rendu extrêmement sensible par les multiples caresses buccales dispensées par ses bons soins, était devenu dur et gonflé.
Sous la pression de ses mains, qu’il avait posées sur ses fesses pour conduire son bassin jusqu’à sa bouche, il la sentit se raidir, onduler au rythme des vagues de plaisir qui la traversait. Elle n’en pouvait plus, lui maintenant la tête entre ses mains et le supplia d’une voix sourde d’arrêter. Lui voulait atteindre son but. Il la portait presque. Elle était complètement sous son emprise et elle s’abandonna totalement. Il s’excita à la vue de son visage transfiguré par le spasme de l’orgasme qu’elle atteignit enfin. Il avait la figure trempée de sa cyprine, et la serra doucement dans ses bras alors qu’elle se laissait tomber d’extase à terre, ne sachant plus où elle était ni comment ils en étaient arrivés là. Il se releva et se passa de l’eau sur le visage. Elle se releva et en fit de même. Elle était si rouge de plaisir qu’il en conçut une véritable jubilation.
Elle l’embrassa pour le remercier mais ne dit rien, trop absorbée par son bien-être.
Il s’empressa de la rhabiller.
Il ouvrit la porte, vit qu’il n’y avait personne et ils sortirent tous les deux, heureux de leur aventure.
Ils reprirent la voiture laissée auparavant sur le « dépose minute », le gardien pesta contre l’utilisation prolongée qu’ils avaient faite de cette place de parking. Il cria plus fort, en prétextant que la grève était seule à mettre en cause, et ils partirent comme deux adolescents heureux de leurs mensonges, de leur mauvaise foi, fiers d’avoir défié une forme d’autorité.