| n° 10718 | Fiche technique | 90827 caractères | 90827Temps de lecture estimé : 53 mn | 29/08/06 |
| Résumé: Cette fois-ci, c'est la conclusion ! Nos cinq ami(e)s se retrouvent à l'occasion d'une fête... | ||||
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| Auteur : Frédichounet Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : La vie est une folie ! Chapitre 05 / 05 | FIN de la série |
Ami lecteur, bonjour.
Vous qui vous apprêtez à avancer plus avant dans l’histoire, abandonnez toutes vos certitudes. Excusez-moi, si je me permets de m’adresser à vous ainsi, mais vous êtes dans mon monde ! Nous allons vivre pendant quelques temps, l’un avec l’autre, l’anniversaire de Samuel.
Mon contrat à moi, sera d’essayer de vous rendre ce voyage le plus agréable, et le plus intéressant possible. Pour y parvenir, je prendrai la place de tous les personnages, ou à peu près, mais pas automatiquement. C’est pour ça que vous verrez apparaître, de temps en temps, un prénom.
Tout ce que vous aurez à faire, vous, sera de vous "glisser" dans la peau du personnage, d’accepter de croire tout ce qui s’y déroule… et de me pardonner de me montrer aussi familier.
Je vous en prie, ne voyez aucune prétention, ou aucun manque de respect de ma part, dans ma façon de débuter ce chapitre. Mon unique but, qui est celui de tous les auteurs de ce site, est de vous faire rêver.
Si vous acceptez mes règles du jeu, continuez… Sinon, refermez ce texte… Massacrez-moi avec votre appréciation… Insultez-moi !
Je ne vous en voudrai pas… promis !
…
Vous êtes toujours là ? Parfait… et merci à vous !
…
SAMUEL :
Pour une fois que mon anniversaire tombe réellement un jeudi, il a fallu que je le repousse au samedi suivant, pour que tout le monde puisse être là. Un comble, non ?
On a un peu le trac, Stéviana et moi, pas seulement parce que c’est ce soir que je la présente à mes amis, mais parce qu’on attend aussi une inconnue : Florence, le deuxième amour de Jennifer.
À propos, ils sont déjà là, tous les deux : Jennifer et "mon frère", Luc. Ils sont très bien, parce qu’ils ont arrêté de "focaliser" sur mon amour très vite… au bout de trois-quatre minutes, quoi. Maintenant, il faudrait juste qu’ils accélèrent un peu le débit de leurs phrases… et qu’ils arrêtent de prendre ma chérie pour une demeurée.
En ce moment, la personne que j’admire le plus, c’est Jennifer, parce que elle, elle connaît la "particularité" de la femme que je tiens par la main, là, dans le canapé blanc, Stéviana à côté de moi. Je n’ai rien pu cacher à ma "belle-sœur", donc, elle connaît aussi le métier de mon amour. De toute façon, il est impossible de lui cacher quoi que ce soit, dès lors que quelque chose la dérange. Luc n’y voit que du feu, apparemment, puisqu’il donne l’impression qu’il s’adresse à une femme quand il l’interpelle.
Bref, je m’apprête à leur dire de parler normalement, que Stéviana peut les suivre, quand le carillon retentit… sauvés par le gong, qu’ils sont !
Jennifer se lève et va ouvrir, comme je le lui ai demandé. Je trouvais ça normal, puisque je ne connais pas Florence.
Portée par le couloir qui mène jusqu’à la bibliothèque, on entend une voix inconnue :
Ah oui, parce que j’ai oublié de vous dire : la canicule qui s’installait a décidé de nous offrir une trêve. En même temps que je vois la physionomie de mon vis-à-vis changer, en un sourire à peine esquissé, énigmatique, je me dis :
"Encore une mise en plis de fichue !"
On entend une bise résonner, et des pas croître dans notre direction, puis, les deux femmes font leur apparition, la nouvelle arrivée, la tête enveloppée dans une serviette tirée de la pile que j’ai mis à leur disposition.
Stéviana et moi nous levons et Luc termine les présentations :
Concert de bises. Puis j’invite nos trois amis à s’asseoir, et enfin, je prends la parole :
Puis cette dernière se tourne vers Luc et lui glisse deux ou trois mots à l’oreille. Je le vois piquer un fard et secouer la tête. Elle rajoute en élevant la voix, ce qui nous permet d’entendre :
Je vois l’interpellé rougir un peu plus, secouer la tête derechef… hésiter, puis se lever et aller s’asseoir près de Florence. Là, il hésite encore une seconde avant de se coller à elle, et de l’envelopper aussi dans ses bras. Au moment précis où elle sent les bras de Luc sur elle, je la vois frissonner réellement, rougir elle aussi, et ricaner bêtement, un sourire béat étalé sur le visage.
Je tourne la tête vers Stéviana. Elle a l’air… sous le charme, émue.
Moi, je me demande bien ce qu’il y a entre "eux trois". Parce que, si je suis au courant pour Luc et Jennifer, et que je le suis aussi de ce qu’il y a entre les deux filles, Je ne m’étais pas douté qu’il y avait quelque chose entre "mon frère" et la petite amie… de sa petite amie… ou alors, il se passe des choses que je n’arrive pas à cerner.
Et ils sont là, à se faire des papouilles, à chatouiller gentiment la petite brune. De temps en temps, une main de Jennifer traîne sur la cuisse de Flo. Bref, ils nous ont oubliés.
Je m’apprête à rappeler ma compagne et moi à leur bon souvenir, ouvre la bouche, mais reçois les lèvres de mon amour sur les miennes.
" Supeeer… si elle s’y met, elle aussi… on est pas sortis d’l’auberge !"
Mais bon… j’l’aime, cette nana… vous pouvez pas savoir… alors je savoure. Elle m’offre sa langue, et franchement, j’suis bien près d’oublier nos invités, comme eux nous ont oubliés.
Je la tiens toujours par la main, parce que quand elle est avec moi, je n’arrive pas à la lâcher. Je fais mine de l’entraîner hors de la pièce.
J’observe un moment le silence, le temps de me rendre compte qu’il reste encore des traces de leur joie, mais qu’ils la contiennent vaille que vaille, et je reprends là où j’en étais :
Puis me tournant vers elle, et la regardant dans les yeux :
Puis s’adressant à nos invités d’un ton enjoué, mais me tenant fermement :
Elle marque une petite pause et regarde chacun de nos invités. Ils sont littéralement suspendus à ses lèvres, et l’envie de jouer semble plutôt loin. Elle y va, presque d’une traite, comme pour s’en débarrasser :
Deux des personnes assises font bien de l’être… assises ! Parce qu’ils affichent des airs tellement abasourdis qu’ils seraient sans doute tombés, s’ils avaient été debout. Quant à Jennifer, elle savait déjà tout ça, et même plus, parce qu’elle connaît toute notre histoire. Mais sa réaction est très bien, parce qu’elle me conforte dans ma décision de tout révéler à "mon frère". Elle nous sourit, alternativement, et ses yeux humides montrent son émotion.
Le premier des deux ahuris qui réagit c’est Florence :
Je pourrais presque voir les rouages de son cerveau se mettre à fonctionner, tandis que ses yeux passent de Stéviana à moi, puis de moi à elle.
Vous ne les voyez pas vous ? Vous voulez que je vous traduise ? Ok !
"Bon ok ! La "bombe" qui est devant moi est un homme ! Point. Accepte-le… Bon, ça c’est fait… Je comprends maintenant pourquoi je n’ai jamais vu "mon frère" avec une fille : il est homo… Mais, la "bombe"… qu’est-c’qu’elle a voulu dire par : "D’un certain côté…" ? Elle aurait un… pénis… Non… elle est trop belle… mais, "mon frère"… il est homo ?"
Là où je ne comprends plus, c’est quand son regard me fuit, tout à coup, et qu’il rougit un peu… et qu’il s’adresse un peu trop vite à Florence :
En fait, son ton est totalement curieux, et plus du tout… "choqué", comme si elle l’avait accepté, elle aussi, quand elle s’adresse à Stéviana :
Et même s’il est vrai que je suis plutôt heureux de la tournure que prend la conversation, je l’interromps :
Pendant que les trois personnes assises se lèvent, Jennifer demande :
Je lui réponds, tandis que nous ouvrons la marche en direction de la salle à manger :
Leur réponse favorable à tous, me réconforte quant à mon choix, tandis que je me dis, dans ma tête :
"Personne ne s’est arrêté à la troisième révélation… que dois-je en déduire ?"
…
STÉVIANA :
"Ouf… ça s’est plutôt bien passé, finalement !"
Le couvert est déjà mis quand nous arrivons, et mon chéri nous place comme il l’a décidé. Il commence par moi, et m’installe en bout de table en disant que c’est moi la reine de la soirée. Tout le monde a l’air d’accord, mais je rougis quand même. Je le sens à une certaine chaleur au visage. ll continue, et en appelant chaque convive par son prénom, l’escorte à sa place. Florence à ma droite, Jennifer à ma gauche, Luc à côté d’elle, et enfin, mon chéri à la droite de Florence.
En tournant légèrement la tête, je peux voir, par-dessus celle de Jennifer, la porte de la cuisine, et juste à côté, le passe-plat. J’occupe la place que j’ai toujours lorsque je viens passer la nuit ici.
J’ai oublié de vous dire que quand, lors de son speech, il a déclaré que j’étais la femme qu’il aimait, c’était la première fois qu’il me le disait avec des mots. Je ne sais pas vraiment dans quel état ça m’a mise, mais je bande… un p’tit peu, si ça peut vous aider à comprendre. J’ai l’impression que je l’aime encore plus, si ça pouvait être possible… et il est trop loin de moi.
Quand je sens une main tapoter la mienne, à droite, je sors de la torpeur dans laquelle tout ça m’a jetée, et j’entends :
Jennifer fait "Pfff" dans sa main, et les deux garçons me regardent, visiblement amusés, eux aussi. Puis, je suppose qu’elle répète la question qui m’était adressée :
Je n’ai pas le temps de répondre, parce qu’il se passe plusieurs choses en même temps. Je tourne la tête vers la direction du bruit de verre brisé. Tandis que mes yeux s’arrêtent sur les morceaux d’un saladier répandus au sol, ainsi que des feuilles de salade, je sens la main de Florence serrer la mienne. Je tourne la tête dans sa direction. Elle est tétanisée sur sa chaise, les yeux ronds de stupeur. Je remonte son regard jusqu’à sa source, et tombe sur le même regard, bien que celui-ci soit bridé.
Plus personne ne parle. Tout le monde passe des yeux de Florence à ceux de notre serveuse. La mère de cette dernière, enfin je le suppose, puisque c’est la même, mais avec environ vingt ans de plus, fait irruption dans la salle à manger, et se met à enguirlander la maladroite :
Les yeux de l’interpellée n’expriment plus de surprise. Elle ne répond pas à sa mère (?), mais maintenant, son menton ainsi que sa lèvre inférieure tremblent. Je retourne à "notre" Florence en me disant :
"Tiens, elles ont le même prénom…"
Et celle-ci non plus, n’exprime plus l’état dans lequel l’incident l’a mise. Son regard est… triste… légèrement apeuré.
Comme je comprends de moins en moins, que voulez-vous que je fasse… je continue de "jouer au ping-pong" entre les regards des Florence. Notre serveuse est en train de dénouer son tablier, et elle s’exclame, pleurant légèrement :
Résignée, cette dernière laisse sa fille dénouer ses doigts, et nous entendons tous une voix où ne subsiste que la tristesse :
Puis, elle se met à marcher en direction de la porte de la salle où nous nous trouvons.
…
JENNIFER :
Maintenant, c’est devenu presque une habitude, de "dénouer" les situations tendues… ça m’amuse, même ! Je me dis, dans ma tête :
"Toi, ma cocotte, si tu crois que je vais te laisser gâcher la soirée de Samuel et de sa petite-amie, tu t’fourres le doigt dans l’œil… jusqu’au coude !"
Eh oui… parce que "ma" Florence m’a parlé de sa dernière soirée en "solitaire", celle au cours de laquelle elle est rentrée si désespérée. Elle n’a pas pu faire autrement, parce que je lui ai "tiré les vers du nez" !
Alors vous pensez si je jubile, quand je me lève et que j’ordonne, tout en attrapant à mon tour le poignet de la fugitive :
Elle se lève et nous rejoint, tandis que je lutte pour garder ma captive, puis glisse sa main dans celle qui m’est restée libre, et que je lui tends, en signe de tendresse. Puis, je m’adresse aux autres :
Tandis que j’entraîne les deux Florence vers la bibliothèque, j’entends Stéviana dire :
Arrivées toutes trois à notre destination, je les invite à prendre place dans le canapé blanc, puis m’assois en face d’elle, sur la table-basse. Je sais déjà comment je vais attaquer : je vais les désarçonner, parce que c’est tellement plus facile, après !
Effectivement, il lui faut bien trois-quatre secondes avant qu’elle ne réponde, un peu inquiète, mais détendue par mon ton :
Elle me la serre timidement, et j’enchaîne :
Sans m’en rendre vraiment compte, j’ai fait de Kiko et de moi-même, une sorte de "coalition" "contre" Florence. Alors, pour ne pas l’effaroucher, je lui montre que je l’aime toujours, avec mes yeux. Elle me sourit, comme pour me dire qu’elle comprend, et répond :
Florence a dû se sentir agressée, parce qu’elle a rétorqué, en oubliant l’intermédiaire des négociations… moi, en se tournant directement vers Kiko :
Là, il faut que je les arrête, parce que la peine revient. Jusque là, ça a été parfait, parce que je les ai amenées à "m’oublier", mais, j’aimerais bien placer mon grain de sel :
Elle me regardent, toutes les deux, l’air de se rendre compte que j’existe, et comme j’ai leur attention, j’enchaîne :
Hochements de tête, en silence… gênés.
Nouveaux hochements de tête.
Silence.
Silence embarrassé, mais révélateur de la concernée. Ma chérie vient à mon secours :
Je ne l’interromps pas quand ses yeux s’humectent, parce que ce n’est plus vraiment de la peine.
M’agenouillant, je vais caresser ses cheveux noirs, traversés par une longue mèche rouge qui descend du côté gauche de sa tête, en lui murmurant de ma voix la plus douce :
Elles le font, après un regard gêné, timide, mais ça ne me va pas.
Je prends les lèvres de ma chérie, et elle répond à mon baiser, après un léger "hoquet". Sa langue danse avec la mienne pendant dix-vingt secondes… je ne sais pas : j’ai du mal à discerner le temps quand je l’embrasse, elle, ou même Luc.
Quand je la laisse et que je me tourne vers Kiko, je vois qu’elle est un peu jalouse, et même si je sais que ce n’est pas de moi, je bêtifie avec elle :
Elle ne fait rien pour m’empêcher de m’emparer de sa bouche… trop surprise. Elle aussi, répond à mon baiser, mais pas tout de suite. Je compte à peu près le même temps à partir de ce moment-là, puis décolle mes lèvres.
Je leur souris tendrement, à toutes les deux, leur signifiant par là que je compte sur elles, me lève, puis les laisse.
Dans la salle à manger, je trouve les trois autres en conversation qu’ils interrompent à mon arrivée.
Il enchaîne, en donnant l’air de se ficher de l’air que j’affiche :
Samuel, du fait de l’absence de Florence, en a profité pour se rapprocher de Stéviana à qui il a pris, de nouveau, la main. De temps en temps, lorsqu’ils se parlent, lors de la conversation que j’ai prise en marche, leurs regards se croisent, et l’amour que je peux voir circuler entre eux me fait monter les larmes aux yeux… presque.
Je sais que ça fait un peu plus de sept ans qu’ils se connaissent et j’admire, secrètement, la force de leurs sentiments l’un pour l’autre. J’espère, tout aussi secrètement, que la force de ce que je porte en mon cœur, envers mes deux amours, croîtra aussi, avec les années… j’en rêve !
Cette fois-ci, c’est Stéviana qui tapote ma main, comme Florence l’a fait pour elle, tout à l’heure. Tandis que je sors de ma rêverie, je l’entends, comme si elle parlait dans une radio, la main devant la bouche :
Explosion de rire générale. Je leur crie d’arrêter de se moquer de moi, pas vraiment fâchée, mais ils ne le peuvent pas. Au contraire, leur hilarité prend de l’ampleur, alors, je ne peux pas m’en empêcher et éclate de rire à mon tour. Stéviana tente de contenir le sien, sans doute pour me poser la question à laquelle je n’ai pas répondu, mais elle perd et se met à grogner comme un cochon. Tous le monde pleure de joie, maintenant, y compris elle.
Mais enfin, en essuyant ses yeux, elle parvient à me la poser, entre deux restes de rire :
De nouveau amusée, Stéviana regarde les deux garçons et leur demande :
Je suis contente, parce que c’est comme si on jouait, à notre façon à Luc et moi, mais à quatre, alors j’enchaîne :
C’est le cœur léger que je me rends à la bibliothèque. Je fais mine d’ignorer la partie salon de lecture, repère le bar, m’y rends, m’accroupis, trouve la bouteille. Un léger tintement de verre se fait entendre quand je la ramène à moi. J’espère qu’elles n’ont rien entendu, vérifie l’étiquette. Bingo !
Quand je reviens sur mes pas, je ne peux faire autrement que de remarquer deux têtes dépassant du dossier du canapé blanc. Les cheveux sont en désordre, les yeux humides, ainsi que les lèvres.
Ça sent le piège à plein nez, mais la lueur de ses yeux m’oblige à y tomber… pieds et poings liés !
Je n’ai pas vraiment la démarche assurée quand j’avale la distance nous séparant. Je fais le tour du canapé et constate qu’elles sont poitrines nues, que leurs jupes sont tire-bouchonnées autour de leurs tailles, et que les doigts de la main gauche de Florence s’agitent dans la culotte de Kiko. Celle-ci décolle ses lèvres du téton qu’elle était retournée sucer après l’interruption, et pousse un gémissement de plaisir, en tentant de le réprimer.
Quand elle ferme ses yeux bridés à demi, mais sans lâcher les miens d’un pouce, en gémissant à nouveau, le piège se referme.
Je suis maintenant leur captive.
Elle pourrait tout aussi bien ne rien répondre, parce qu’elle me supplie du regard, mais elle le fait quand même :
Tout en posant la bouteille au sol, je ne peux faire autrement que de me demander si elles ne se moquent pas de moi. Mais le désespoir de Kiko semble si sincère. Je m’approche des lèvres de la suppliciée lentement, mes yeux dans les siens, mais je m’interromps quand j’entends :
Florence se laisse glisser au bas du canapé, ses mamelles ballottantes me mettant le feu aux neurones, elle écarte les cuisses de Kiko, puis sa culotte sur le côté, et enfin les lèvres sombres de son con, révélant le rose des muqueuses dégoulinantes. Elle me dit, la voix presque "partie", déjà :
Je tente d’ignorer les larmes qui tracent sur les joues de Kiko, et commence les légères bises, d’abord. J’entends les mêmes, venant de plus bas. Puis viennent les "smacks" un peu plus appuyés. Flo reproduit presque à la seconde, et je poursuis : je lèche les lèvres, les entrouvre de ma langue. Je sens la sienne venir à leur contact que je leur refuse, dans un premier temps. Mais, je ne résiste pas à ses gémissements, ni à sa tête qui ondule, la cherchant fébrilement. Jouant avec son impatience, je caresse maintenant sa langue, échappe à son contact, alternativement. Elle pleurniche, alors je la lui offre. Plus bas, on ne peut plus distinguer les coups de langue des moments où Florence les interrompt. Tout le corps de notre "suppliciée" ondule, se cambre, soubresaute (?). Elle crie maintenant, et je tente d’amoindrir l’énormité de ces cris, pour qu’ils ne parviennent pas jusqu’à sa mère, qui va croire qu’on la tue !
Arrive le moment où je ne peux plus rien faire que de la laisser crier, parce que ses cris vrillent mes tympans, à l’intérieur de ma tête… elle va me rendre sourde ! Oh, elle ne pleurniche plus, maintenant… elle crie ! Qu’elle nous aime… que c’est trop bon… qu’on va la tuer… qu’il faut qu’on arrête ! Mais non… qu’on continue… qu’on la tue encore… encore !
Ensuite, on ne comprend plus rien. Ça ressemble à une langue étrangère, mais elle la crie toujours… enfin, je crois. Je ne parle pas japonais.
Et sa mère qui ne débarque pas, pour sauver sa fille… c’est à n’y rien comprendre !
Les cris s’espacent, diminuent d’intensité. Tandis que Kiko semble "incrustée" dans l’assise du canapé, ma chérie m’offre ses lèvres fermées. Je comprends qu’elle veut partager, alors je prends sa bouche, y introduis ma langue. La saveur que j’y trouve me donne envie d’aller la goûter directement à la source. Je le murmure à l’oreille de ma chérie, qui m’abandonne de bonne grâce sa place.
Tout de suite, je ne peux détacher mon regard de la blessure qui s’offre à lui. Les grandes lèvres sont boursouflées, suitantes d’une mouille plus qu’abondante, qui a coulé jusqu’entre les fesses… jusqu’à détremper le cuir du canapé. Avant de répondre à mon envie grandissante, je lui retire sa culotte… enfin, l’éponge qui lui sert de culotte !
En la tenant sous les genoux, j’écarte les jambes de la future bénéficiaire de mes attentions, puis les remonte jusqu’à m’ouvrir toute la fente sexuelle. Au moment où je m’apprête à répondre à mon envie, j’entends quelqu’un faire :
" Hum hum…"
Je remonte le cours du son et tombe sur les yeux de… Luc !
Le doigt sur la bouche, il me fait :
Me sourit, et m’encourage à continuer…
…
LUC :
L’impression de tenir la chandelle, vous connaissez ?
Alors, vous devez savoir que j’aimerais mieux être ailleurs… mais, je ne le peux pas. Déjà que les deux autres ont été "abandonnés" par la moitié de l’assemblée, bien qu’ils aient l’air de s’en ficher comme de l’an quarante…
Je les compte, les secondes… les minutes, depuis que ma chérie est allée chercher la bouteille. À deux minutes, c’est déjà trop, et je dis au couple, les interrompant :
Traître, Samuel me répond :
Il m’a donné sa permission, alors si vous croyez que je vais me gêner. Je pressens quelque chose de "pas catholique", donc j’y vais d’une démarche de Sioux sur le sentier de la guerre.
Quand j’arrive, j’entends une voix qui ressemble à celle de Florence dire :
Après avoir retiré mes chaussures, je m’approche de la source de la voix, et je vois Jennifer et sa chérie collées aux lèvres de la petite serveuse.
Je parviens, je ne sais comment, à m’arracher du spectacle, ignorant mon érection instantanée, ainsi que ma furieuse envie d’aller participer, et retourne dare-dare vers la salle à manger. Là-bas, je dois à nouveau faire l’effort "d’oublier" ce que je vois.
Stéviana est maintenant assise à califourchon sur les cuisses de Samuel. Celui-ci, la main gauche enfouie sous la robe de son amour, et la droite lui pétrissant le sein, "subit" le baiser qu’elle lui donne, les doigts crochetés dans ses cheveux.
Deux mines de gamins pris la main (!) dans le sac, répondent à mon ordre.
Ils mettent trop de temps à réagir.
Puis j’enchaîne :
Il réagit au quart de poil, et fonce à la cuisine, pendant que j’empêche Stéviana de tomber.
Ça prend trop de temps, alors je saisis la main de Stéviana et l’entraîne à la suite de Samuel. Déjà, de faibles gémissements nous parviennent. On ne sera pas trop de trois, pour les couvrir. Stéviana comprend ce que je suis en train de faire, et d’une voix joyeuse, tout en dénouant le tablier de la cuisinière, lui dit :
Puis, elle la pousse vers la sortie, en disant que l’on va se régaler, danser, jouer au billard, boire, mais pas trop… "Non non, ne vous inquiétez pas : je les surveillerai !"
De bonne grâce, Madame Hasumato fini par se rendre à notre envie pressante. Tout en lui parlant d’une voix un peu forte, j’accompagne Samuel jusqu’au porte-manteau. Il en extirpe son portefeuille, duquel il tire une liasse de billets de cinquante euros, pendant que je m’exclame :
Puis, il réfléchit posément pendant que je me mets à vociférer des paroles de chanson, inventées dans l’instant, d’une voix que j’espère fausse et légèrement "avinée". Comme je me sens à moitié dingue, c’est assez facile ! Je referme ses doigts sur la liasse et il me comprend, marche vers les femmes, glisse l’ensemble des billets dans les mains de la cuisinière et lui dit :
Stéviana lui tend sa veste et Samuel ferme la porte sur une Madame Hasumato muette de stupeur. Puis il se tourne vers moi, et me demande :
J’espère qu’elle n’est plus derrière la porte, parce que je n’ai pas besoin de répondre.
Aucun des deux n’a besoin d’entendre de réponse, non plus !
Stéviana nous sourit, à tous les deux, nous prend par la main, en douceur, et nous entraîne vers la source des cris. Notre arrivée passe totalement inaperçue, enfin presque : Florence voit passer le couple qui se dirige vers le canapé noir. Stéviana lui fait "chut" du doigt, assoit un peu rudement Samuel sur un coussin noir, et se met, à nouveau assise à califourchon, sur lui. Elle reprend exactement là où je les avais interrompus.
Ce n’est pas que je me sens seul, mais je peux voir ma chérie retirer la culotte de quelqu’un. Comme je suis curieux de nature (oui, bon… d’accord !), je m’approche. Florence donne la tétée à la serveuse… Je ne peux pas le dire autrement : elle presse le bout d’un sein énorme d’une main, entre les lèvres de cette dernière et lui maintient la tête de l’autre. Elle s’aperçoit de ma présence, me sourit d’une étrange façon… comme pour me dire que j’aurai le droit de la téter, moi aussi, parce que ses yeux s’allument encore plus, en me voyant.
Jennifer ne quitte pas des yeux la vulve de la deuxième Florence. Avant que la bouche de mon amour ne se pose sur les lèvres luisantes de mouille, je lui signale ma présence. Elle remonte, de son regard, jusqu’à moi, et affiche un air fautif… apeuré. Mais je l’aime, même maintenant… surtout maintenant, alors je lui souris en lui montrant que je ne ressens aucune jalousie, et l’encourage, d’un regard sur son envie, à continuer.
Elle le fait, mais seulement après m’avoir souri en retour, en décalant sa tête d’un côté. Elle me montre son geste, sa langue qui court, en une seule caresse, du coccyx jusqu’au clitoris, en poussant un gémissement de gourmandise. Un autre, mais de plaisir, y répond. Elle répète le chemin, encore et encore, s’arrête de temps en temps sur l’un ou l’autre des orifices, les léchant d’une langue qu’elle veut râpeuse, pénétrante. Des petits cris étouffés montrent que les initiatives sont appréciées.
Je laisse mon regard suivre le corps étendu et aimé des deux côtés, et tombe dans celui de Florence. J’ai l’impression qu’elle m’attendait. Elle caresse ma main de celle qui lui est restée libre, la prend délicatement, et la pose, tout aussi tendrement sur le sein vacant, en fermant les yeux, et en gémissant à son tour, pour la première fois depuis que je suis là. Ses yeux restent dans les miens, et pendant ce temps, elle se sert de ma main pour pétrir son sein en douceur. J’en ressens la tiédeur, le moelleux sous mes doigts, dont elle sélectionne le pouce et l’index pour pincer le dur de son mamelon. Elle me montre, en fermant à nouveau les yeux, qu’elle veut que je continue, que j’ai son accord pour jouer avec son sein… et même plus.
Tout le monde est "parti", ou à peu près, y compris moi qui ne suis que spectateur. Bizarrement, je n’ai pas l’impression que "l’indécence" des personnes se préparant à faire l’amour, soit si incongrue que ça. Ma petite amie et la sienne aiment une troisième fille qui apprécie de plus en plus leurs faveurs. Son corps ondule, donne de petits coups de rein désordonnés. Je n’ai pas l’impression de voir moins d’amour dans le regard de Florence, en lisant dans ses yeux, que lorsque c’est mon amour qui le fait. Mais peut-être que je me trompe.
L’ample de mon pantalon gêne moins mon érection que la légère douleur que celle-ci provoque. Je savoure le tableau de Florence donnant le sein à l’Asiatique, caressant l’autre à l’aide de ma main comme si elle lui appartenait, tout en se léchant les lèvres en m’allumant du regard. Jennifer, la bouche enfouie dans la vulve de leur "victime", cherche mes yeux de temps en temps. Elle me dit qu’elle m’aime, comme à chaque fois que nos regards se croisent, depuis un peu plus d’un mois, maintenant. Je lui réponds que moi aussi, comme toujours.
Est-ce que j’aime aussi l’image que forment Stéviana et Samuel ?
Ils ont avancé dans leurs "négociations", puisque je peux voir les fesses de la cavalière maintenant, qu’elle fait onduler afin de mieux sentir les mains de sa monture en caresser les rondeurs. L’une des mains de Stéviana monte et descend entre leurs deux corps. Est-ce qu’elle masturbe leurs deux verges en même temps ? Je laisse l’image se former, dans ma tête. J’y suis seul et pourquoi me mentirais-je ? J’aimerais pouvoir y ajouter la mienne aussi. Ça me rend un peu fou de l’admettre !
La cavalière interrompt leur baiser et commence à se laisser glisser au bas du canapé noir. Samuel tente de la retenir, mais elle lui murmure quelques mots à l’oreille. Ma verge gagne en dureté quand elle lui lèche l’intérieur de l’oreille. Légèrement inquiet, il voit que je les regarde, le dit à son amour, qui me regarde du coin de l’œil, sourit, lui murmure encore une chose ou deux, et se laisse à nouveau glisser, jusqu’à se retrouver à genoux sur le tapis, entre les jambes de "mon frère".
Est-ce que j’aime la voir onduler de la croupe, comme pour me montrer la ficelle de son string passant entre ses fesses ? Oh… de toute façon, je le trouve magnifique, son cul, dans son ensemble ! D’où je me trouve, il a l’air si doux au toucher.
Alors, est-ce que j’aime ce tableau aussi ? La réponse est oui !
Mais pour ne rien vous cacher, j’aimerais vous poser une question… Pouvez-vous me dire laquelle de ces deux personnes m’attire le plus ?
…
FLORENCE :
C’est un peu vexant, vous ne trouvez pas, qu’il ne fasse plus attention à moi, alors qu’il tient l’un de mes seins dans sa main, je me permets de vous le rappeler !
Mais je ne lui en veux pas trop, parce que j’ai pu voir "quelque chose" dans ses yeux. Sa main, c’est moi qui m’en sers, mais, est-ce qu’il ne laisse pas, de temps en temps, glisser sa paume, ses doigts sur sa surface ? Est-ce que je n’en ressens pas plein de picotements plus qu’agréables… délectables ?
Il est si mignon, le chéri de ma chérie ! Il a des yeux si expressifs que je sais où il regarde, ce qu’il ressent… enfin, presque. On ne s’est pas vu tous les jours, au cours de ce mois, mais j’ai appris à lire en lui. Bien qu’il sourie presque en permanence, je sais quand son regard "s’allume", et il y a eu ce léger changement tandis qu’il me regardait. Il y a cette étincelle, tandis qu’il regarde les personnes dans mon dos.
Il y a beaucoup de silences entre nous, et si je sens que je lui parle avec mes yeux, lui en fait de même avec les siens. Est-ce que c’est ce soir qu’on va faire l’amour pour la première fois, tous les deux ? Est-ce que, comme moi, il attend que l’opportunité vienne d’elle-même, sans que nous brusquions les choses ? Ça serait tellement mieux comme ça !
Parce que le désir engendré de l’attente est déjà un plaisir en soi. Parce que je sais que c’est pour ce soir. Personne ne se pose de question, apparemment, alors oui, c’est pour ce soir.
Lequel de nous va déclencher la mêlée sauvage qui couve ? Vous avez une idée, vous ? Parce que moi, je le sais… ou crois le savoir.
Kiko ouvre les yeux, de temps en temps, pour que je puisse y lire qu’elle m’aime. Elle a l’air de s’en ficher, qu’une main caresse l’un de mes seins, parce qu’elle a le sien, lui fait des petits bisous, le lèche un peu, en suçote le bout, joue avec de sa langue.
Quand vous avez des gros seins, comme moi, il est difficile de savoir à quel moment celui qui s’en sert les aime, et à quel moment il s’en sert pour son propre compte… si je me fais bien comprendre ? Eux, ceux à qui je les prête en ce moment, les aiment, ça ne fait aucun doute !
Jamais plus je ne laisserai un garçon glisser sa bite entre eux !
Peut-être le ferai-je, moi… si le garçon que je veux exciter le mérite… Je le ferai pour Luc ! Parce que je l’aime ce bonhomme. Je désespère de le sentir en moi ! Parce que lui, je sais que jamais il ne me dira :
"Fais-moi une branlette espagnole !"
Je me sers de ses doigts pour me pincer le téton jusqu’à la douleur, et j’en gémis pour attirer son attention. Il me regarde et je lâche sa main, comme pour lui dire qu’il peut faire de moi ce qu’il veut. Il me sourit, garde mon sein dans sa main, se penche, lentement, en me disant qu’il le veut avec la flamme qui brille dans ses yeux. Je la lui donne et il la prend. Ma bouche, il l’aime comme j’attendais de lui qu’il le fasse. Je l’entends gémir, loin, au fond de mon cœur. Mes yeux fermés s’humectent. Je gémis aussi. Nous n’en sommes qu’à la phase effleurement, et déjà, ma chatte s’ouvre, palpite, coule de lui.
Oh oui, il va me tuer d’amour. Je le sais… déjà !
Loin, loin de moi, à des années-lumière, j’entends gémir une fille. Je crois que Kiko jouit des baisers de Jennifer. Elle le fait en gardant mon sein dans sa bouche. J’entends aussi la femme que j’aime aspirer son jus, la lécher encore, pour prolonger son extase. Je caresse sa joue de ma main maintenant libre, comme pour lui dire que je suis là, même si je ne suis qu’au baiser qui change… et change encore, un peu plus tard. Je change moi aussi : mes yeux pleurent du trop d’amour que me donne Luc.
Des doigts s’incrustent dans mes cheveux, mais je les sens à peine. Une paume caresse ma tête, ma nuque, mais je n’en ai cure. Je crie maintenant, pas trop fort, mais je sens qu’ça vient ! Ça arrive alors qu’il lèche mes lèvres, fuit ma langue et la cherche, en même temps. Comment fait-il pour avoir la langue aussi sèche, aussi râpeuse, alors que moi, j’en bave, j’en salive de vouloir garder la sienne ?
Ça n’a pas d’importance parce qu’une fournaise envahit mon corps, prend possession de lui, et m’emporte là où seule ma chérie m’avait emmenée jusqu’alors. Oh oui, elle avait raison ! Quand il aime quelqu’un, il n’a pas besoin de mot pour le lui dire !
Je ne sens pas vraiment l’abandon de sa bouche, tandis que mes cris s’estompent, mais j’entends, un peu, une voix de femme me dire qu’elle est heureuse, qu’elle savait que son chéri finirait par m’aimer aussi. Qu’elle est encore plus heureuse du fait qu’elle n’a pas eu à le lui demander, pour qu’il me le montre. Des bras m’enveloppent et me bercent, tandis que des lèvres baisent mon front, mes joues en une éternité de douceur.
J’ai à peine conscience qu’elle me murmure, rien que pour moi :
Ce n’est pas vraiment une question. Et comme je ne sens plus le tendre de ses bisous, j’entrouvre des yeux dans lesquels je sens le désespoir, et lui réponds d’un signe de tête. Elle me sourit et me dit, avec la même douceur dans la voix, là, tout contre ma bouche :
Elle scelle son accord d’un baiser, mais se contente juste d’effleurer ma langue, comme pour me dire qu’elle a besoin d’en sentir le contact.
…
SAMUEL :
"Mon frère" est retourné à son observatoire, et englobe d’un regard amoureux la scène que forment ses deux amours. Oh oui, elles sont deux maintenant, à cohabiter à l’intérieur de son cœur. Aucun doute n’est permis !
De temps en temps, d’un regard " par-dessous", il apprécie le tableau formé par ma chérie en train de jouer avec ma queue. Manifestement, elle ne veut pas me faire jouir. Elle lèche d’un geste lent le frein, baisote le méat, au centre de mon gland, donne des bises moelleuses le long de la hampe. Comme ça, au petit bonheur la chance, elle prend, en un seul aller-retour, la totalité de ma bite dans sa bouche, puis elle la relâche vite en me souriant de ses yeux.
J’ai bien essayé de lui dire que j’avais envie d’elle, mais elle m’a murmuré, dans le creux de l’oreille, après me l’avoir léché :
À ce moment-là, j’ai vu que Luc nous regardait, alors je le lui ai murmuré à mon tour… et en même temps, j’ai remarqué qu’il souriait d’une étrange façon, trop étrange : son regard n’avait pas changé !
Et il aimait ce qu’il voyait… Mais, qu’aimait-il exactement ? L’image du couple que nous donnions… ou, plus simplement l’un de nous… Peut-être les deux à la fois… Stéviana, seule ? MOI ?
Et il est là, maintenant, exactement au même point que tout à l’heure. Presque immédiatement après avoir fait jouir la Florence aux gros seins d’un baiser, ses yeux sont revenus sur nous. Est-ce qu’on lui manquait à ce point ?
Est-c’que son regard n’est pas plus allumé que tout à l’heure ? (…) Mais, peut-être est-ce dû à ce qu’il vient de faire jouir la petite amie de sa chérie ?
Et puis d’abord, il m’emmerde, ce petit con ! En quoi sa façon d’embrasser est-elle si différente de la mienne, lorsque j’embrasse… la femme que j’aime, par exemple ?
Parce que je ne doute pas, un seul instant, qu’il soit capable de faire jouir Jennifer de la même façon ! Y’a qu’à voir comment elle le regarde, pour en être assuré !
Est-ce que je vais devoir lui demander de me montrer, en passant par Stéviana, la différence entre son baiser et le mien, pour que je puisse, enfin, lui montrer à quel point je l’aime ?
Comment ça, vous avez pas compris ?
Bon en clair :
"Luc, s’te plaît… tu veux pas embrasser Stéviana comme tu embrasses Jennifer, ou Florence ? Comme ça, elle pourra m’expliquer, à son tour, que je suis trop nul, et que jamais je ne serai capable de la faire éjaculer d’un simple baiser !"
Vous imaginez le tableau ?
Hahaha ! Mort de rire à l’avance !
Sauf que, vous vous en doutez bien, je n’ai pas envie d’en rire… pas le moins du monde !
Parce que, si vous saviez ce que je meurs d’envie de lui demander, et que je FERAI… dès que l’occasion s’en présentera !
Bref ! Revenons à nos moutons. "Quelque chose" lui fait envie… mais quoi ? Mystère !
Et quand je le vois contourner le canapé blanc et s’asseoir au beau milieu du tapis les séparant, cela ne répond pas à ma (mes) question(s). Et il reste là, tournant la tête de droite et de gauche, un coup vers le canapé noir et ses occupants : Stéviana et moi, un coup vers le blanc, les trois femmes : Jennifer et les deux Florence.
Quand nos regards se croisent, il me dit que ça le rassure que je sois amoureux, qu’ainsi, il ne se posera plus de questions quant à ma sexualité… Enfin, disons qu’il me dit simplement :
"Je suis heureux."
Il se tient jambes tendues et un peu écartées, le buste incliné sur ses bras appuyés derrière lui. Vous le voyez ? Vous voyez que son attitude est celle d’une personne pas du tout décidée à faire le moindre mouvement ?
Sa question soudaine attire mon regard sur elle. Mon sexe luisant posé dans une de ses mains, tandis que l’autre joue avec mes couilles, elle fait de minuscules bises le long de ma hampe, la lèche un peu. Ça fait bien vingt minutes qu’elle me maintient dans un état proche de la libération. Elle ne donne pas l’impression de vouloir me libérer, comme si elle attendait quelque chose, ou quelqu’un. Et comme je comprends, tout à coup, je lui réponds, sans vraiment répondre à sa question, mais rien que pour elle :
Pour me dire qu’elle n’est pas pressée, elle me sourit, et continue de choyer ma pine.
Il tourne son regard vers les trois femmes, et quand son bras gauche fait un mouvement, je crois qu’il s’est enfin décidé, mais non : il se contente de repousser une mèche de ses cheveux châtains de devant l’un de ses yeux, la repose à sa place initiale, et retourne au spectacle.
En fait, la première personne qui réagit, c’est Jennifer. Elle caresse de sa main droite la joue de sa Florence, hoche la tête une fois, comme pour répondre à une question, lui fait une bise sur les lèvres, puis la repousse gentiment. À quatre pattes, elle avance lentement, les yeux complètement "allumés", en direction de mon frère, tandis que l’abandonnée s’adosse au canapé blanc, toujours assise par terre.
Un genou et une main de part et d’autre du corps de l’homme en attente, elle remonte, en lui souriant, jusqu’à sa bouche qu’elle prend.
…
LUC :
Elle ne reste pas longtemps à m’embrasser, mais éloigne vite sa tête de la mienne, et dans un murmure :
Et c’est vrai que je ne parviens pas à trancher. Il est inutile que j’essaye de lui mentir, parce que, par sa question, elle m’a montré qu’elle savait.
Je ne peux pas empêcher mon regard de se faire suppliant, mais avant de me laisser, elle défait les boutons de ma chemise un à un, en reprenant ma bouche. Elle me laisse et me dit, en conduisant l’avenir vers un peu plus de désinvolture :
Quand j’ai sorti les pans de sa chemise, elle poursuit :
La lueur gourmande qu’elle lit dans mes yeux répond pour moi, et elle ajoute :
Effectivement, le tout est assorti. On pourrait presque croire que ses dessous ont été peints sur elle, tellement ils sont ajustés. Une petite partie pleine, dans les tons beige, est surmontée d’une dentelle noire très ajourée, que ce soit sur la partie haute de ses seins menus, ou le bombé de son mont de Vénus. Mais ce qui me met les glandes en ébullition, c’est le porte-jarretelles et les bas fumés, eux aussi assortis !
Avant de me laisser, elle défait les boutons de ma braguette, et voyant la bosse sous mon caleçon, s’exclame :
Elle me sourit, une lueur amusée dans le regard, et je crois qu’elle va le faire quand même, mais elle ondule et avance, toujours tel un félin, en direction du canapé blanc.
…
STÉVIANA :
Une main caresse mes longs cheveux noirs et je rouvre les yeux. Jennifer, de l’autre côté de la queue de mon chéri, me sourit, les yeux humides. Elle me montre qu’elle a envie, et moi je suis d’accord, puisque j’attendais quelqu’un. Et même si ce n’est pas celui auquel je pensais, je veux bien le lui prêter, à elle aussi. Alors je hoche la tête, excitée, moi aussi.
Un millimètre après l’autre, elle rapproche son visage de ce que je tiens… le contourne… et continue sa route vers moi. J’ai tout le temps qu’il faut, pour refuser qu’elle prenne ma bouche, mais je dois sans doute vouloir de la sienne aussi, parce que je vais au-devant d’elle.
Oh oui, j’en ai envie de sa blondeur, de son visage d’ange. Ses yeux bleu-vert, je suis d’accord pour qu’ils se repaissent de ma peau brune. Je m’exposerai à elle dans la pose la plus obscène, si elle me le demande !
Elle montre un désir de moi tellement grand qu’il me fait un peu peur… peur qu’elle soit violente. Mais elle prend mes lèvres avec une telle tendresse que je me sens fondre instantanément. Elle n’entraîne pas ma langue dans une sarabande, mais la caresse de la sienne lentement, l’effleure, joue avec au chat et à la souris.
Pour la première fois de ma vie, je suis embrassée par une femme, et c’est si moelleux, si doux, que j’en sens monter des larmes à mes yeux. Oh, je ne doute pas un seul instant qu’elle m’aime, maintenant… qu’elle n’attendait que cette occasion de me montrer son envie de moi. Elle provoque des gémissements en moi, leur répond des siens.
Là, à genoux en face de moi, avec une grande délicatesse, elle colle son corps au mien, m’enveloppe de ses bras, affronte sa poitrine menue à mes seins plus ronds. L’une de ses mains me maintient la tête, caresse mes cheveux, ma nuque, tandis que l’autre passe dans un effleurement, de mon dos au creux de mes reins, puis au haut de mes fesses, et enfin à leur bas. Je crie légèrement, maintenant, et je la sens trembler contre moi.
Sans que je ne ressente quoi que ce soit, elle m’allonge sur ce tapis qui a si souvent accueilli mes pas. Ses lèvres contre les miennes, elle me murmure :
Je lui souris et elle me répond de la même façon, essuie mes joues humides de larmes de bonheur, d’une caresse, puis me fait une bise légère sur ma bouche entrouverte, haletante.
Je la vois maintenant grimper le long du corps de l’homme que j’aime, lui faire la même bise, après quelques secondes qu’elle a passées à l’observer.
…
SAMUEL :
Un peu interloqué, je vois Jennifer monter jusqu’à moi. À califourchon, les mains posées sur mes épaules, elle me demande, de ses yeux humides, de la laisser faire. Comment voulez-vous que je lui refuse quoi que ce soit ? Je les lui donne, et elle leur fait une bise légère, tiède, puis me murmure :
Je ne l’ai pas empêchée de me la prendre, tout à l’heure, alors pourquoi maintenant ? Sans attendre de réponse, puisqu’il n’en est nul besoin, elle continue, sur le même ton confident :
Ça non plus, ce n’est pas vraiment une question. Je donne toutefois une réponse, mais à lui. Il me comprend, quitte sa station d’attente, après un sourire ému, un peu apeuré, et me rejoint comme l’a fait Jennifer quand elle s’est approchée de nous.
Sans vraiment d’instant d’hésitation, il grimpe jusqu’à moi, et dans le même mouvement, prend les lèvres que je lui offre. Un poids s’ôte de mes cuisses, tout de suite remplacé par un autre. Le dur de son érection, à travers son caleçon, se frotte au mien. Des bras virils entourent ma tête, mais sans aucune force. Ce n’est pas non plus un baiser fougueux qu’il m’offre, et je comprends qu’il va m’apprendre sa façon d’embrasser sans passer par l’amour de ma vie.
Pour apprendre, je dois "garder les pieds sur terre", mais très vite, il me fait pleurer, moi aussi. Mes bras pèsent du plomb, et c’est à peine si je peux les soulever pour les poser sur ses cuisses. Je le regrette, mais il décolle sa bouche et me dit :
Dans la précipitation, il se met debout devant moi, ne me quitte pas du regard. Se débarrasse de ses pompes, sans se baisser. L’urgence ainsi que l’envie sont dans ses yeux. Dans le même mouvement, il descend son Jeans et son caleçon, me révélant une bite tendue à craquer qui me met l’eau à la bouche. Il me sourit, se calme un peu, je crois, et se débarrasse aussi de sa chemise.
Doucement, il prend dans ses mains le haut de mon pantalon et mon slip, ensemble. Je l’aide en surélevant mes fesses, et quand je comprends, enfin, qu’il veut qu’on soit nu, je défais ma chemise et m’en débarrasse, tandis qu’il déshabille le bas de mon corps.
ll ne me le demande pas vraiment, mais je décide de prendre la place du dessous. Parce qu’il est venu jusqu’à moi, parce qu’il a voulu que l’on soit nu. Je m’allonge sur le canapé et lui dit "Viens" de mon regard. Avec un petit sourire, il dépose lentement son corps sur le mien, tandis que je l’enveloppe de mes bras. Il reprend mes lèvres, ainsi que notre baiser, exactement au même point où nous en étions.
Est-ce qu’il pense, comme moi, que le temps de l’effeuillage a duré trop longtemps ? Je me plais à le penser parce qu’il grogne en prenant ma bouche. Et moi, je gémis de sentir sa langue. Et il me tue d’un baiser.
Nos queues, plus bas, jouent des ondulations de nos corps, s’affrontent et se perdent en pressions et effleurements. Je n’éjacule pas vraiment, mais plutôt, un liquide pré-séminal abondant s’écoule de mon méat et s’étale entre nos deux ventres.
Je ne jouis pas, mais quand il relâche ma bouche…
Il peut faire de moi ce qu’il veut !
C’est un sourire de total bonheur que je vois quand je rouvre les yeux.
Mon air alangui ne répond-il pas pour moi ? Mais je hoche la tête, pour confirmer ce que mes yeux lui disent. Il hésite un peu puis se lance :
Oh… ses yeux me le disent qu’il en a envie… qu’il y a pensé avant de me le demander… peut-être même avant ce soir ! Je lui réponds ce que j’ai pensé tout à l’heure :
Il n’est pas vraiment choqué, me fait des bisous sur les lèvres, à peine appuyés, et me répond :
La voix de Jennifer dit :
Au pied du canapé, les trois intruses nous regardent. Elles sont assises en tailleur, toutes trois, et visiblement, se retiennent d’éclater de rire devant nos mines de gamins pris en faute. Elles sont au spectacle aussi, quoi. Comme Luc quand il observait les deux groupes, tout à l’heure.
Il tourne la tête vers moi et tombe sur des yeux décidés, envieux de lui, mais il hésite encore.
Il me dit qu’il est d’accord d’un nouveau baiser, mais c’est une pelle cette fois.
…
LUC :
Quand elle a fini de rigoler, Stéviana m’aide à me mettre à genoux, prend ma tête entre ses bras, et me roule une pelle. Profonde, fougueuse… un peu trop énervée ! Qui envoie des soubresauts dans ma bite qui n’avait pas besoin de ça !
Je ne sais pas comment j’arrive à me contrôler… mais j’y arrive, de justesse ! À sa mine désolée, je comprends que je l’ai repoussée un peu trop fort, alors je reprends sa bouche, plus lentement, l’embrasse comme j’ai embrassé son chéri.
Quand je la relâche, elle m’a pardonné, me sourit, puis elle glisse sa tête vers le cul de Samuel et le lui lèche. Pendant ce temps, Jennifer est retournée l’embrasser, et Florence joue avec sa queue, recueille le liquide qui poissait nos ventres, glisse ses doigts entre la bouche de Stéviana et l’anus de l’homme. L’amour de ma femme répète l’opération plusieurs fois, introduit un doigt puis deux à l’intérieur, puis elle interrompt Stéviana et lui dit :
Elle prend sa bouche un moment, puis la laisse et vient vers moi.
Elle ne répond pas mais me sourit, ses yeux dans les miens. Oh oui, elle le sait.
Tous les deux, on se tourne vers elle. Ses yeux pleurent sur un sourire sans bornes, un bonheur qui la fait presque grimacer.
Pleurant à moitié Jennifer me dit, en pointant un doigt vers sa droite :
Je suis un peu gêné maintenant de découvrir Samuel tout nu. Stéviana s’est assise sur le tapis, tout près de sa tête. Ils me sourient, tous les deux émus par ce qui vient de se passer. Sam me tend les bras dans lesquels je me réfugie rougissant. Intimidé, je lui dis :
Je ne dis rien, mais sans doute voit-il ma physionomie changer, parce qu’il ajoute :
Stéviana me caresse la joue, et dit, à son tour :
Plus aucun mot n’est échangé maintenant. Samuel me fait descendre un peu, prend ma queue entre ses doigts, en affronte le gland à son anus… et me dit, simplement avec ses yeux de remonter l’embrasser. Je le fais, et oui : c’est aussi simple que ça. J’entre en lui, il grimace un peu, mais prend mes épaules dans ses bras et ma bouche dans la sienne.
Il a bien retenu la leçon puisqu’il me donne mon propre baiser, point par point. Moi, je m’en vais, comme à chaque fois, et c’est sans m’en rendre compte que j’imite le geste de l’amour. Il gémit dans ma bouche mais continue, s’ouvre, m’accompagne. Je caresse ses tempes, ses cheveux. Il ondule, me fait entrer plus profondément en lui, crie un peu. Sa verge, posée sur son ventre, ne me gêne pas vraiment. Je la branle avec mes abdominaux. Mes va-et-vient se font plus amples, plus profonds. Il crie plus fort maintenant, et je crie avec lui.
Plus rien n’existe que lui… et moi. J’essaie d’obtenir de mes coups de bite, des cris toujours plus forts de sa part. On flotte, juste tous les deux, ailleurs, quelque part… nulle part. Son corps tremble contre le mien, tremblant aussi. Loin, au fond de ma tête, je peux compter les contractions de sa queue tandis qu’il éjacule entre nous. Il a déjà abandonné ma bouche et crie. Il me veut avec lui, et me fait entrer à fond d’un coup de reins. Mon sperme se répand dans son rectum, et il me masturbe de son anus, encore, toujours. Je crie, pleurniche un peu. Une de ses mains caresse l’arrière de ma tête, ma nuque, l’autre le creux de mon dos, mes fesses.
C’est une amitié plus que bizarre, teintée d’amour qui nous accompagne, tandis que les étincelles refluent de l’intérieur de ma tête.
Je ne lui réponds pas mais ne peux m’empêcher de prendre ses lèvres à nouveau. Je lui dis que je l’aime avec mon baiser.
Il me comprend.
…
KIKO :
Non mais, vous pouvez m’dire où je suis tombée, là ?
Y pourrait pas baiser normalement ces gens ? J’sais pas moi… un homme avec une femme, par exemple !
Mais non ! Y a le groupe des femmes emmêlées sur le tapis, tellement qu’on doit se fier à la couleur de leurs peaux pour les différencier !
Et les hommes sur le canapé noir… et vas-y que j’te fais des papouilles, que j’te roule des pelles… Le PATRON qui s’fait enculer par son "meilleur ami", c’est comme ça qu’il me l’a présenté… Ah, j’comprends pourquoi c’est son meilleur ami, maint’nant ! Parce qu’il aime ça, en plus, c’t’espèce de Goldorak !
Et moi, ça me choque, tout ça !
Parce que c’est pas avec mon unique expérience sexuelle que j’aurai pu me préparer à ça… Comment ? J’en ai deux maint’nant ? Ah oui, y a le top-model blond, Jennifer ! Alors elle, faudra qu’on m’explique… parce que, dans le genre : "J’t’attrape et j’me sers"…
Et l’autre, là… Florence… Et vas-y que j’te donne du : "ma chérie"… "mon amour"… et qui continue de me dire qu’elle m’aime, avec ses yeux ! Non mais, y peuvent aimer combien de personnes à la fois ?
Parce que je ne doute pas que le copain du patron aime le top-model… non plus que la femme à la peau brune aime et est aimée de Mr Samuel… Et voilà que les mecs se le crient, que ça s’entend à travers toute la pièce ! Et les femelles en rut… Maint’nant, "ma" Florence roule des pelles à la petite amie du patron, Stéviana, je crois, tandis que la blonde s’active entre ses jambes, comme les dernières des gouines !
Tiens, les mecs se lèvent et, main dans la main, quittent la pièce, non sans avoir jeté un regard attendri sur le groupe de femmes. Pendant ce temps, celles-ci sont à leurs affaires, poussent des gémissements, crient, se lèchent, s’embrassent… ne se sont même pas rendu compte que je suis réveillée, maintenant !
Il ne reste plus que les femmes et moi, et ce n’est vraiment pas un effort de se concentrer sur elles, parce que c’est si beau, ce qu’il se passe. Stéviana ondule sous les caresses et les baisers, pleurniche, des larmes coulant le long de ses tempes. Elle leur crie que ça vient, qu’elle les aime (et allez donc !)… que c’est trop, qu’elles vont la tuer !
Et les hommes reviennent, toujours se tenant par la main. Ils ne sont pas très loin de moi, et je peux saisir quelques mots de leur dialogue :
Je les vois se faire une bise légère sur les lèvres, puis, ils se lâchent, et Mr Samuel se dirige seul vers le canapé noir. Florence s’aperçoit de la présence de pieds, pas très loin d’elle, remonte le long des jambes, s’arrête et sourit un peu à la vue du sexe masculin au repos, continue sa route… Et voilà qu’elle lui dit qu’elle l’aime, lui aussi… Et il lui répond de la même façon… la totale, quoi !
Et moi, y a-t-il quelqu’un qui m’aime ici ? Qui aurait envie de me le dire ? Je me le demande tandis que je balaie d’un regard l’assemblée. Tiens, le patron s’est aperçu de ma "présence". Il me sourit.
Elles se le disent plus près, bouche contre bouche, un moment, puis Florence se lève, fait face à l’homme, un moment immobile, répond à son appel et se jette dans ses bras. Celui-ci l’enveloppe de tendresse, ne lui prend pas la bouche tout de suite, mais l’allonge, avec la plus grande des précautions, sur le tapis. Là, il ne s’allonge pas sur elle, mais à côté. Elle attire, en lui tenant la tête, la bouche de l’homme contre la sienne, la prend en gémissant de patience enfin récompensée. Elle le repousse gentiment, et le supplie :
Il ne répond rien, se glisse entre ses jambes. Elle lui prend les fesses des deux mains, le fait entrer en elle d’un seul mouvement, en poussant un long cri de jouissance, déjà !
Il lui répond en effleurant ses lèvres de sa bouche, comme Jennifer m’a embrassée, avant d’aller le faire plus bas. Cette dernière regarde le nouveau couple, un peu attendrie, rampe le long du corps de la femme brune. Le contraste entre leurs deux couleurs de peau rend un tableau des plus jolis. Elle lui prend les lèvres à son tour, répondant ainsi à l’invite de Stéviana, la fait gémir un moment, puis décolle ses lèvres.
Tandis que Jennifer y va, elle se tourne vers lui, constate qu’il dort, un petit sourire adoucissant son visage un peu fatigué. Comme il ne reste plus que moi, enfin je le suppose, elle se tourne dans ma direction. Elle me sourit, un peu amusée. Elle est si belle que je lui souris en retour. Son regard "s’allume"… un peu. Oh non… ne me le dis pas, toi aussi !
Mais c’est trop tard, parce qu’elle a compris que le message était reçu, enregistré, accepté. À quatre pattes telle une panthère, elle s’approche de moi, lentement, ondulant de la croupe. Ses yeux dévorent déjà les miens. Je tombe dans ses yeux noirs. Je lui appartiens… et elle le sait ! Mais elle me dit :
Ce n’est pas une question ! Elle joue avec moi… comme un chat quand il a attrapé une souris, il ne la tue pas tout de suite, mais joue avec elle… avant de lui porter l’estocade. Oh, elle ne va pas me tuer, parce que ses yeux me disent :
"Laisse-moi faire et tu verras, je te dirai que je t’aime…"
Et moi, je suis comme la belle au bois dormant, je tombe amoureuse d’elle sur-le-champ !
Sans toucher aucune autre partie de mon corps, elle prend ma bouche. Je me sens couler, plus bas, et j’en gémis. Elle aussi, sûrement du fait que je réponds de suite à la danse de sa langue. J’en veux plus, alors mes mains prennent sa tête, en caresse ses longs cheveux noirs, ondulés, puis sa nuque, le haut de ses épaules. Elle me comprend, et grimpe, sans cesser d’aimer ma bouche, jusqu’à s’allonger sur moi. Quand elle ondule du ventre, quelque chose d’à moitié mou fourrage dans les poils de ma chatte. Je ne comprends toujours pas.
L’une de ses mains caresse ma joue, mon front, mes cheveux lisses, ma mèche rouge que je me suis colorée un soir, alors que je déprimais d’avoir perdue Florence, pour donner un peu de couleur à tout cet auburn. Son autre main court le long de ma hanche, m’envoie plein de frissons délicieux partout sur le corps. Donc, ses deux mains sont occupées ailleurs… Alors, qu’est-ce qui tente de se frayer un passage à l’intérieur de moi ?
Je la repousse pas très gentiment, mais sa voix est douce, pas outrée le moins du monde :
Et moi, j’peux pas parler. J’ai peur. Elle le voit, et me montre ce qui me fait cette angoisse, en s’agenouillant entre mes cuisses. Je suis trop interloquée. Elle s’en rend compte, et enchaîne de la même voix, pas vexée, précautionneuse :
J’ai envie de lui crier :
"Non NON !"
Mais je ne le peux pas ! Et quand je me rends compte qu’elle va m’abandonner… peut-être me murmurer que ce n’est pas grave, j’éclate en sanglots, parce que c’est trop tard : je l’aime cette… ce… oh, et puis j’m’en fous !
Elle aime pas me voir pleurer : ça rend ses yeux tout tristes aussi. Elle redescend du canapé, et sa main caresse ma joue. Toute à l’attention de me rassurer, elle me murmure :
J’éclate en sanglots hystériques parce que je le veux maintenant, même si je n’arrive pas à le lui dire. Ça ramène Jennifer vers nous.
Mon nouvel amour tourne la tête dans sa direction, va pour lui parler, mais je ne lui en laisse pas le temps. Je retourne sa tête vers moi. Je vais lui dire. Je le lui dis, pendant que des larmes coulent sur ses joues :
Silencieusement, pleurant toujours, elle glisse son regard dans le mien. Je n’ai plus peur. Je l’aime et je la veux. Elle voit tout ça, me sourit séchant ses larmes, mais me demande quand même :
Je la supplie du regard, en hochant la tête, puis attire sa bouche, qu’elle me donne. Elle m’a comprise, reprend sa place entre mes cuisses.
Plus personne ne pleure. À vrai dire, il n’y a plus aucun bruit que nos respirations un peu… rapides, à toutes les deux. Jennifer, je m’en rends compte, tout à coup, est venue près de ma tête, caresse ma joue en me souriant, comme pour me rassurer encore. Est-ce que je l’aime, elle aussi ? Est-c’que moi aussi, je me glisse dans leur communauté d’amour ? J’en ai bien l’impression !
Je le lui demande d’un regard, et elle me l’offre, toujours caressant ma joue. Stéviana n’est pas loin, et elle en veut aussi, alors je passe de l’une à l’autre. Une légère brûlure, quelque chose d’infinitésimal se fait sentir, mais c’est si noyé dans la douceur, que ce n’est pas désagréable. De temps en temps, nos trois langues jouent ensemble. Toutes, on gémit, mais je crie un peu quand le lent va-et-vient s’accélère, ondule en moi. Je l’accompagne, en un geste instinctif, le fais entrer plus profond en moi. Je grogne aussi, parce que le plaisir augmente graduellement. Par paliers, l’orgasme monte, grimpe, gonfle.
Il me prend à contre-pied, tandis que je le sentais refluer. Il explose en moi, me rendant folle, de surprise, d’extase, d’amour. C’est intraduisible ce que je crie, c’est dans ma langue maternelle, Je ne peux pas m’en empêcher. C’est trop fort ! Ça me prend de partout à la fois ! Ça dépasse tout ce que j’ai connu jusqu’alors.
Je retiens ma pourfendeuse d’amour qui allait m’abandonner, et enfin, tandis que le plaisir diminue, je peux lui dire que je l’aime, dans la langue qu’elle comprend, que je n’ai jamais cessé de lui crier dans la mienne.
Je suis si heureuse que ce soit elle qui ait pris ma virginité, que je le lui dis avec mes larmes de joie. Elle me répond d’un sourire, me fait plein de bisous très tendres. Elle me murmure, tout contre mes lèvres :
…
L’AUTEUR :
Voilà…
Ça pourrait durer encore longtemps, parce que la nuit est encore jeune. Je pourrais vous raconter aussi comment je vois leur avenir à tous, mais je ne suis pas sûr que cela vous intéresse…
Tout cela est dans ma tête. C’est un peu plus… terre-à-terre, certes, et ça vaudrait le coup, je crois, mais je pense aussi que peut-être, vous en avez un peu marre…
En tout cas, je tiens à vous remercier encore une fois : d’avoir eu la patience de me lire jusque là.
De me donner envie de vous raconter des histoires !