| n° 10226 | Fiche technique | 40255 caractères | 40255 6718 Temps de lecture estimé : 27 mn |
20/03/06 |
Résumé: La découverte du "Merveilleux" et de ses belles voyageuses... | ||||
Critères: #fantastique fh collègues voiture entreseins fellation cunnilingu pénétratio | ||||
| Auteur : Balou (Epicurien) Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Le Merveilleux Chapitre 01 / 02 | Épisode suivant |
Prologue
Elle se passa la langue sur ses lèvres fines, tout en se regardant dans le miroir de l’armoire. Le reflet lui renvoya l’image d’une jeune femme blonde, aux cheveux bouclés. De grands yeux verts, un petit nez en trompette, et de petites taches de rousseur sur son minois complétaient le tableau. Sa taille fine et sa menue poitrine la faisaient souvent passer pour une adolescente aux yeux des hommes. Elle savait que son charme agissait rapidement comme le démon de midi sur la gent masculine proche de la cinquantaine.
A côté de Magali, elle faisait vraiment très jeune fille, d’autant plus que son amie était brune et que ses formes généreuses attiraient immanquablement les regards d’envie de certains mâles…
Céline et Magali venaient d’ailleurs d’en faire crier un de joie tout à l’heure. Elles avaient agi ensemble, parfaitement bien rodées à leur exercice de « régénération ». L’homme gisait maintenant affalé dans son lit, nu. Une maigre jambe pendait dans le vide. Il respirait doucement, les yeux clos. Leur loi leur interdisait d’emporter « l’homme » vers le « non-retour », sous peine de provoquer un arrêt cardiaque. En effet, l’excès de jouissance ne devait jamais être atteint. Généralement, lorsque Céline suçait la verge dressée, Magali, elle, offrait sa poitrine voluptueuse et sa bouche à l’homme qu’elles chérissaient. Parfois aussi, elle permettait aux mâles de boire son orchidée. L’homme ainsi ne se rendait pas compte immédiatement de ce qui lui arrivait, il ne voyait d’ailleurs rien puisque l’une ou l’autre était agenouillée sur son visage.
Céline et Magali étaient ce que les services secrets appelaient des « suceuses ». Une horde d’amazones qui sévissaient surtout la nuit. Elles attiraient les hommes pour leur boire leur semence. Dans les milieux bien informés, on supposait que ces femmes étaient d’origine extra-terrestre et qu’elle avait fui leur « Monde perdu ».
Céline se retourna, l’homme s’était réveillé. Il lui souriait bêtement.
Horrifié, l’homme regarda et tâta ses bourses devenues petites comme deux pois chiches sous sa verge flasque.
Elle se pencha vers lui et déposa un doux baiser sur son crâne dégarni.
Instantanément l’homme se rendormit, il avait tout oublié. Elle quitterait la chambre d’hôtel sous peu, mais lui laisserait la note à payer.
Céline ressemblait à un ange en jeans, elle se tenait debout au milieu de la chambre. En santiag, et blouson assorti à son pantalon, elle faisait penser à une lycéenne. Ses cheveux blonds bouclés tombaient délicieusement en cascade sur ses épaules. Elle brillait, ses yeux étincelaient, elle se régénérait…
………………………………………………………………
Première partie
Balou se réveilla, une érection monstrueuse pointait. Il repensait à Magali qu’il avait rencontrée la nuit dernière dans un bar. Cette femme brune aux lèvres charnues l’avait immédiatement charmé. Il avait été fasciné par ses mains très blanches aux doigts démesurément longs, terminés par des ongles parfaitement bien taillés. Il se rappelait aussi les lèvres bien dessinées de Magali, aspirant la paille de son cocktail. Cette vision l’avait rendu fou d’excitation. Assise sur son tabouret, Magali l’avait envoûté. Elle portait de longues cuissardes sous une minijupe noire. Sa poitrine pleine semblait prête à faire exploser son blouson de cuir. Ensuite, du coin de l’œil, il avait remarqué dans la pénombre ambiante qu’une petite nymphette blonde les observait. Sans mot dire, Magali avait laissé Balou en plan et avait rejoint ce petit bout de femme. Il les avait observées quelques instants, puis elles avaient quitté l’établissement aux bras d’un homme maigrichon, à l’allure de comptable.
Couché dans son lit de célibataire, il repensait à cela. Cette femme brune l’obsédait. Tous deux avaient discuté un moment autour d’un verre. Magali l’avait intensément regardé, comme si elle tentait de sonder son cerveau. À y repenser, oui il avait eu l’impression de se faire violer par la pensée. Il ne se souvenait plus très bien de tout, mais il avait la désagréable impression d’avoir échappé à quelque chose, ou d’avoir raté un évènement. Il se rendormit profondément, un sourire aux lèvres.
Balou travaillait dans une grande entreprise de renommée internationale. Sans cesse en mouvement, chef de projet, il avait mis sa vie de famille entre parenthèses pour s’immerger complètement dans le business. Il avait bien de-ci de-là des conquêtes féminines, même sur son lieu de travail. Il dirigeait une équipe de commerciaux d’une poigne de fer et ce, naturellement, pour le bien de son entreprise mais surtout de ses clients. Son assistante Annie, la cinquantaine fraîche, était sa plus proche collaboratrice, sa confidente aussi. Souvent, ils déjeunaient ensemble à midi ou prenaient un verre après leur journée. Annie était divorcée, mère d’une fille qui habitait loin de la métropole. Cela faisait plus de dix ans que tous deux travaillaient ensemble, ils se connaissaient depuis quinze années. L’entreprise les avait vus gravir progressivement les échelons pour les faire se rencontrer enfin.
Assis à son bureau, Balou repensait à tout cela. Annie n’était pas encore arrivée. Au début, leur collaboration avait été assez chaotique dans la mesure où Balou n’avait pas voulu intégrer Annie, transfert d’un service voisin. Cependant, au fil des mois, elle et lui avaient appris à mieux se connaître, tant sur le plan professionnel que privé. En fait, une liaison torride les avait unis presque une année. Une période au cours de laquelle Annie était complètement tombée amoureuse de son boss. Balou avait toujours été attiré par les femmes d’expérience, et cette aventure avait décuplé ses pulsions sexuelles, car Annie était une femme passionnée qui s’était offerte à lui sans retenue aucune. Aux yeux de Balou, elle était la Reine de la Fellation. De plus, Balou l’avait initiée à l’art de la Sodomie. Elle déployait une énergie sexuelle qui souvent mettait K-O Balou. Ensuite, l’amour s’était insinué entre eux doucement, progressivement. Ils avaient vécu une folle histoire, dont ni elle ni lui n’étaient sortis complètement indemnes. Le temps avait passé, les cicatrices s’étaient refermées, mais la porte des souvenirs n’était pas entièrement close.
« Hélas, le jeune Balou de l’époque n’était pas prêt à cette situation », songea Balou en sirotant un café. Il était connecté à sa messagerie, et lisait les messages arrivés la veille et cette nuit. Soudain, il faillit renverser son gobelet en découvrant un mail assez étonnant. Une certaine « Magali » rencontrée récemment dans un bar, l’invitait à la contacter. Immédiatement, ses pensées vagabondèrent vers la belle jeune femme brune en cuissardes noires et blouson assorti avec laquelle il avait échangé quelques mots. Il haussa les épaules en se demandant comment elle avait pu connaître son adresse mail professionnelle. Avait-elle réellement lu dans ses pensées ?
« Il y a forcément une explication », pensa-t-il en envoyant sa réponse.
Balou se retourna. Son assistante Annie se rapprocha de lui. En se penchant vers son patron, elle lui colla deux bises croustillantes sur les joues.
Annie lui sourit. « Tu es adorable », lança-t-elle, avant de repartir à son bureau. Entre elle et Balou, ces taquineries étaient devenues presque un rituel. Annie vivait avec un charmant Monsieur, professeur de lettres à la retraite. Ils s’étaient rencontrés via le net. Balou était ravi que sa plus fidèle collaboratrice ait enfin trouvé chaussure à son pied.
Lui, outre le fait qu’il se donnait à fond dans son job, draguait dans les endroits branchés et nocturnes de la ville. Jamais encore il n’avait été « subjugué » par une femme. Il voulait son indépendance certes, mais au fond de son âme il savait qu’il fuyait. Quoi au juste, il ne savait pas vraiment. Curieux de nature, le mail réceptionné ce matin l’intriguait. Il avait convenu avec sa mystérieuse Magali une rencontre le soir même dans son bar préféré.
………………………………………………………………
Le bonheur absolu : chaude, douce, mielleuse, la bouche le pompait divinement. La langue s’enroulait autour du tronc, une langue très longue lui sembla-t-il. Elle lui arrachait des gémissements de plaisir.
Balou ne se souvenait plus trop comment il s’était retrouvé nu, allongé sur son lit. Magali, nue également, était agenouillée entre ses cuisses velues. La seule et unique chose dont il se rappelait était le regard envoûtant de la femme, un regard à la fois de braise et hypnotique. Dans ces yeux verts, il avait plongé. Maintenant elle le suçait très lentement. Elle le masturbait également avec sa longue chevelure noire, puis, elle frottait le gland violet contre ses joues. Ensuite, elle le faisait descendre lentement entre son énorme poitrine.
Magali avait un fessier callipyge, dont elle usait parfaitement pour exciter son amant. Elle avait pénétré son cerveau par la puissance de sa pensée, comme le lui avait appris Céline, sa blonde équipière. Ce soir était « sa nuit », elle agissait ainsi pour la première fois en solitaire. « Tu dois apprendre à te nourrir seule, en choisissant des donneurs sains », lui avait martelé Céline tout au long de sa formation.
Balou devenait fou. Sa maîtresse s’était déjà refusée à lui à deux reprises, elle ne voulait pas qu’il la pénètre. Par contre elle continuait à le sucer consciencieusement. Les yeux clos, ses noirs cheveux tombaient en cascade sur ses épaules blanches. Balou essaya d’oublier ce qui lui arrivait. Il se concentra sur le visage de la femme. « Elle doit être âgée de 25 ans environ », se dit-il. Il remarqua ses joues creusées par la succion, ses lèvres rouges soudées au tronc. Ensuite son regard se posa sur les longs doigts qui tenaient fermement la base de la verge. Cette vision l’excita. Il rejeta la tête en arrière en haletant « Je vais jouir, Magali, je vais venir. »
La suceuse stoppa net tout mouvement, elle lâcha la hampe fièrement dressée. Celle-ci palpitait maintenant comme orpheline de sa bouche. D’une voix rauque Magali annonça :
Magali se lova contre lui. Il ne put rien rajouter. Elle lui dévorait la bouche, ses lèvres pulpeuses soudées aux siennes dans un baiser passionné. Balou sentait la poitrine voluptueuse de la jeune femme s’écraser contre son torse. Magali le chevauchait maintenant, ses lourds seins se balançaient joliment devant son visage. Il les lécha, les téta, les malaxa comme un petit garçon attentionné. Les tétons lui semblaient bien supérieurs à la moyenne. On aurait dit qu’ils étaient animés d’une vie propre. Il les suça avec frénésie. Magali, gloussait. Elle avait enveloppé la tête de Balou entre ses bras, et pressait son visage contre sa poitrine.
Balou n’en revenait pas. Quel tempérament, quelle souplesse, quelle beauté avait cette femme. Il se dit qu’il avait de la chance de faire l’amour avec une jeunette de 25 ans, lui le quadra dans la fleur de l’âge. « Mais pourquoi ne désire-t-elle pas que je la pénètre ? », fut la question qu’il se posait avant que Magali ne lui propose :
Il s’approcha d’elle…
………………………………………………………………
Un hurlement déchira la nuit. Un homme criait. Un gémissement d’un autre monde se mêla aux rugissements de bonheur de l’homme. Un couple jouissait dans la nuit bourguignonne.
Sa poitrine se soulevait au gré de sa respiration. Il avait le visage apaisé du bienheureux qui a rencontré le Merveilleux. Il dormait profondément.
Magali le regarda ainsi de longues minutes. Elle était maintenant rhabillée, remaquillée, prête à rejoindre Céline. Bien évidement, elle s’était abreuvée à la divine verge. L’homme avait éjaculé longuement entre ses seins. Elle avait léché la semence avec sa langue très longue et avait recueilli le reste du nectar grâce à l’agilité de ses doigts. Puis, elle avait poussé Balou pour qu’il s’affale dans les draps. Agenouillée, elle avait continué son action de pompage. L’homme avait été secoué par de nombreux spasmes. Magali l’avait maintenu avec force en plaquant ses mains sur son ventre et ses cuisses. Il avait crié de plaisir comme un damné, il s’était senti aspiré entièrement dans la bouche de Magali. Ensuite, sa diabolique amante s’était empalée sur lui en maintenant fermement la verge érigée. Ainsi avait débuté le plus fabuleux des orgasmes offerts à un humain.
Balou transpirait. Magali le chevauchait. Il sentait que le ventre de la jeune femme était doté d’un extraordinaire mouvement d’aspiration. Lui qui avait déjà joui à plusieurs reprises, il ne comprenait pas comment il se maintenait encore en érection après la multitude d’éjaculations qu’il avait déjà fournie.
L’homme s’accrochait à ses fesses. Magali menait la cadence infernale qui allait les emporter vers le Merveilleux. Balou eut la nette impression que Magali brillait. Il vit aussi les bouts de ses seins s’allonger davantage vers sa bouche. Ils pointaient vers et pour lui.
Les deux fabuleux globes tressautaient devant lui. Balou se jeta sur eux à pleine bouche. La chevauchée fantastique continua.
Magali, assise près de l’homme endormi, caressa la poitrine velue. Elle se rappelait la jouissance formidable qu’elle avait éprouvée. Balou avait faillit s’évanouir sous les vagues du bonheur. Elle était consciente qu’il avait frôlé le point de non-retour. Heureusement qu’elle s’était dégagée de leur étreinte à temps, avant l’ultime moment de la sublimation. Balou aurait pu y laisser des plumes, même si elle pensait le contraire. Elle le croyait bien capable de franchir l’étape supérieure pour toucher le Merveilleux. Elle avait perçu dans son esprit qu’il avait les qualités requises.
Ses doigts fins jouaient avec les poils de l’homme. Elle souriait en se remémorant la surprise de Balou sur son visage ahuri lorsqu’elle avait arrêté sa chevauchée fantastique pour se masturber devant lui en gémissant de plaisir. Il s’était empoigné à son tour, et ensemble leurs cris de jouissance avaient rempli la nuit dans le petit appartement. Magali avait ensuite rapidement récupéré les gouttelettes de semence qu’avait encore réussi à éjaculer son amant. Elle s’en était sucé les doigts goulûment, puis avait nettoyé la hampe avec de rapides coups de langue. Balou avait continué à geindre, épuisé qu’il était.
Il dormait toujours. Elle se leva. Le cuir de ses vêtements couina légèrement. Le jour se lèverait bientôt, il fallait qu’elle se dépêche. Magali déposa un baiser sur la joue de Balou. Elle sortit et ferma la porte de l’appartement avec douceur. La nuit l’emporta.
………………………………………………………………
Céline pestait contre son amie.
La crypte était silencieuse. Les deux filles, allongées dans un lit à baldaquins dans l’obscurité la plus totale, conversaient ainsi par la pensée.
Le jour se levait. Balou, les yeux grands ouverts, couché dans son lit, repensait aux évènements de la nuit passée. « Bonté divine, cette nana a un tempérament fabuleux. Jamais encore il ne m’était arrivé un truc de ce genre. La vie est belle », se dit-il. Il sifflotait sous la douche sur un air de « Smoke on the water », en se disant qu’il fallait absolument revoir Magali. Le soir même il retournerait au pub.
Balou arriva au bureau, bien après tout le monde, chose rare. Il salua son équipe et embrassa Annie.
La question eu le mérite de recadrer les pensées de Balou. Il resta un moment figé.
Annie portait un adorable tailleur beige crème. La jupe mettait en valeur ses jambes, au galbe parfait, ainsi que ses hanches. On avait envie d’y poser ses mains. Le chemisier blanc suggérait une poitrine appétissante. La chevelure auburn de la belle quinquagénaire scintillait merveilleusement. Un éclat de rire sortit Balou de sa rêverie.
Sur ces bonnes paroles, Annie quitta le bureau de son responsable.
« Mon Dieu, mais qu’a-t-il donc ? Je ne l’ai jamais vu ainsi. Il a le teint terreux, la mine défraîchie. » Elle se posait des questions. Elle le couvait encore, cet ancien amant qui l’avait tellement fait jouir. Il lui avait appris à aimer des actes d’amour que jamais elle n’aurait pensé réaliser. Elle s’était offerte, ouverte à lui, pour vivre ensemble des moments de pur bonheur. Annie pensait encore à cette hampe, terminée par ce gland violet qui la rendait folle. Avec Balou, elle aimait boire son nectar, sucer sa verge longuement, caresser ses cuisses musclées et poilues. Elle adorait par-dessus tout voir la crispation de son visage lorsqu’il atteignait l’orgasme, les petites fossettes qui se creusaient. Il jouissait alors dans sa bouche, ou sur son visage car elle aimait se faire asperger par ce mâle trentenaire. Souvent aussi, elle attachait Balou aux quatre coins du lit. « Je suis ton Mâle », lui disait-il. « Use de mon corps, et jouis pour moi », tels étaient les désirs inavoués qu’elle avait réussi à faire surgir de lui. Alors, nue, elle se frottait contre lui. Peau contre peau, sueur contre sueur, elle le respirait, elle le sentait, le reniflait. Annie était une femme très sensible à l’odorat. Une odeur, un parfum pouvait attiser ses envies d’amour. Balou gémissait, prisonnier de son amante. Annie léchait chaque parcelle de son corps, s’attardant souvent sur sa poitrine dont elle mordillait les bouts. Des morsures aussi elle en offrait aux flancs du garçon, vers le haut des fesses, et délice suprême, mordiller une fesse ronde, elle adorait cela. Mais jamais jusqu’au sang. « Tu es ma Vampirella », lui disait-il.
Cette mise en bouche pouvait durer facilement une à deux heures, pendant lesquelles elle se masturbait devant lui, ce qui le rendait fou de désir. Annie lui offrait après ses doigts couverts de son jus d’amour qu’il suçait impatiemment. Souvent également, elle s’agenouillait sur son visage. Ainsi, son Mâle la faisait jouir simplement avec sa bouche et sa langue. Elle aimait cet homme.
Plus tard, elle le libérait progressivement. Après, venaient les corps à corps torrides, mêlés de cris, de halètements, de gémissements. Imbriqués, ne faisant qu’un, ils jouissaient violemment plusieurs fois, dans le stupre et la sueur. La belle libertine posait ensuite sa tête sur le ventre de son amour, pour se laisser bercer par la délicieuse béatitude.
« Allez ma vieille, secoue-toi, la nostalgie ne mène à rien. Tu es heureuse en amour, laisse ce petit jeune apprendre encore davantage de la vie », furent ses pensées en sortant de la torpeur de ses souvenirs.
………………………………………………………………
Balou pianota fébrilement sur le clavier de l’ordinateur. Aucun message de la part de Magali. Déçu, il retourna vaquer à son activité commerciale. « Vous avez un nouveau message », afficha son écran. Balou, continua d’étudier le dossier devant ses yeux. Il avait coupé le son, détestant les carillons informatiques de toute sorte. Trente minutes passèrent avant qu’il ne lève les yeux. Un clic.
« Je vous attends à 10 heures précises à la brasserie au bas de votre immeuble, je suis une amie de Magali, je vous reconnaîtrai. »
Balou jeta un regard rapide à sa montre. « Mince, il reste 5 minutes », se dit-il. D’un geste vif, il décrocha sa veste de la patère et fila vers les ascenseurs. « C’est une histoire de dingue, j’abandonne mon poste à la suite d’un mail d’une inconnue », pensa Balou. Il courut presque sur le trottoir, sa cravate au vent. Enfin, il arriva à l’entrée de la brasserie. Il poussa d’autorité la porte vitrée.
Pas de Magali évidement. L’établissement était quasiment désert à cette heure après le rush du matin. Bientôt viendrait le coup de feu de midi et ses plats du jour. Balou avança vers l’aile droite où se trouvaient des box séparés, à l’écart de la salle principale.
Un pingouin noir et blanc se tenait derrière lui, un plateau à la main.
Le serveur le regarda bizarrement.
Une blonde jeune fille lui faisait des signes de la main, au bout de l’allée.
« Encore un rencard par internet pour sûr », songea l’aubergiste qui n’était plus de la première jeunesse.
Il prit leur commande et retourna au comptoir.
Balou s’assit en face de la demoiselle. Celle-ci le regarda intensément de ses yeux verts. Il l’observa rapidement. Elle faisait très jeune, peut-être était-elle encore adolescente. Elle portait une queue de cheval. Un visage très fin, un cou gracieux, un petit nez en trompette ne laissèrent pas Balou indifférent.
Le serveur déposa deux cafés devant eux.
Céline ne devait pas rester trop longtemps, le soleil la brûlait trop.
Balou admira la finesse des mains de la jeune fille. Elle avait des doigts fins comme de la porcelaine.
La moutarde montait au nez de Balou, profondément déçu de ne pas voir sa brune adorée En plus, il avait affaire maintenant à une tarée assise en face de lui.
Le ton montait crescendo. Céline dominait sa puissance. Elle avait senti dans cet homme l’héritage du don. En 5 000 ans de vie, elle jubilait, elle l’avait trouvé !
Balou vit que la jeune fille transpirait abondamment. Des ruisseaux de sueur coulaient sur ses joues. Sa peau blanche rosissait maintenant.
Céline se sentait partir. « Dommage, je l’avais trouvé », se dit-elle.
Balou se précipita vers le comptoir, il se retrouva derrière le zinc. Puis, il remplit une carafe d’eau fraîche. Aux côtés de Céline, il mouilla une serviette et humidifia son front. Les paupières se rouvrirent, deux yeux verts scrutaient ses brunes prunelles. Une petite main agrippa son bras.
Balou jeta un billet de dix euros sur la table. Il ne sut jamais pourquoi il avait agit ainsi, mais il ôta sa veste, emmitoufla la fille. Ensuite il la porta en courant vers le parking au sous-sol de l’immeuble d’en face, là où il travaillait. Il regagna sa voiture.
Céline ferma les paupières, elle semblait dormir sur la banquette de la voiture.
« Je deviens dingue, c’est une histoire de fou », songea Balou.
Le silence du parking, la semi-obscurité les enveloppaient. Soudain, Balou sentit une main sur sa cuisse.
Balou se tourna vers elle.
La fille le regardait, un sourire aux lèvres. La main remonta sur la cuisse de Balou, rapidement, telle une araignée, puis vers la braguette.
Et elle colla sa bouche sur ses lèvres. Balou fut surpris par la puissance qui se dégageait de cette fine jeune femme. Elle lui viola littéralement sa bouche, sa langue l’envahit entièrement. En même temps, les doigts agiles déboutonnèrent son pantalon. Balou ne pouvait plus bouger. Tétanisé, il vit et sentit sa verge s’ériger.
Balou ferma les yeux à l’instant précis où les lèvres de Céline embrassèrent son gland. La petite bouche s’adapta comme par enchantement au diamètre imposant de la verge.
Dans une voiture, une petite femme blonde aux cheveux d’ange prodiguait une extraordinaire fellation à un homme en costume. Celui-ci avait l’impression de se regarder, de se dédoubler. Il ressentait le bonheur, le Merveilleux coulait dans ses veines.
Au bout de quelques minutes, le véhicule tressauta. Aucun bruit ne s’en échappait. À l’intérieur, Balou cria sa joie. Il éjacula comme jamais pensa-t-il. La petite le but sans lâcher prise, elle avala tout puis le nettoya consciencieusement. Le silence retomba. L’homme haletait, la sueur coulait le long de son front.
Lui gardait les mains accrochées au volant, le regard fixe, droit devant.
Plusieurs minutes s’égrainèrent. Il était 11 heures du matin. « Seulement une heure s’est écoulée, mais que d’évènements dans ces 60 minutes. Ma vie a basculé. » Balou réfléchissait rapidement. Maintenant il savait…
………………………………………………………………
Balou était ahuri, médusé, il regarda l’adolescente blonde à ses côtés. Elle était pourtant si fragile, si jeune, si belle. Sa peau brillait maintenant.
Céline savait maintenant qu’elle ne pourrait pas effacer la mémoire de cet homme. Il avait en lui le don, même si c’était un mortel. Il faisait certainement partie des descendants de la lignée originelle de l’ancien temps, le Monde Perdu qui avait vu la démocratie naître pour une nouvelle civilisation. Les femmes avaient fui leur planète lorsqu’une épidémie d’un virus incurable avait décimé les hommes les uns après les autres. Cela remontait, en temps humain, à presque 6 000 années. La petite peuplade avait trouvé sur Terre la nourriture qui permettait aux femmes de ralentir le vieillissement, voire pour certaines d’entre elles de devenir quasiment éternelles.
Hélas, les amazones se rendirent vite compte que le soleil qui illuminait cette Terre était pour elles un danger mortel. En effet, un excès d’exposition aux rayons de l’astre les faisait fondre. Elles mourraient de soif et se desséchaient rapidement, pour ensuite tomber en poussière. Seules les plus anciennes pouvaient résister lorsque la lumière était voilée ou lors d’une demi-obscurité.
Il était maintenant 16 heures. Balou avait baissé les stores de son appartement. Céline était sagement assise dans le canapé à côté de lui. Elle portait son habituel ensemble jeans-blouson-santiag. Balou ne croyait pas ses oreilles. Il but deux cognacs coup sur coup pour se donner le courage d’écouter la suite du récit.
Balou rougit. Il se tortilla sur le canapé, mal à l’aise.
Balou apprit également que si une des amazones franchissait le seuil de non-retour avec l’homme qu’elle chérissait, celui-ci mourrait de plaisir, l’excès d’orgasmes se transformait en douleur atroce, le cœur lâchait ensuite. Il se rendit compte que le mot « chérir » dans la bouche de Céline, signifiait « faire l’amour » ou « faire jouir ».
Céline murmura ces dernières paroles, comme si elle craignait que l’appartement de Balou soit infesté de micros cachés. Elle lui avoua également que les services secrets les pourchassaient pour tenter de capturer une ou plusieurs « suceuses » et ce dans le but d’analyser leur ADN et la composition de leur corps.
Céline continua, émue :
La discussion continua encore plusieurs heures. La nuit était maintenant complètement tombée. Balou n’osait pas allumer la lampe halogène, même faiblement. Il se leva et maladroitement se cogna à la table basse.
Il s’exécuta. Puis, tournant le dos à Céline, il alla à la cuisine se servir une bière, lui aussi avait soif…
………………………………………………………………
Fabuleux, c’était extraordinaire. Il but le doux nectar avec délice, mais il avait encore soif. Céline pressait la tête de Balou entre ses cuisses. Elle offrait son orchidée à l’homme qui l’avait sauvée. Sa langue chaude la pénétrait divinement, ses lèvres suçotaient son bourgeon avec dextérité, ce qui la faisait frémir et gémir.
Lorsque Balou était revenu de la cuisine une bière à la main, il avait faillit renverser son verre. Céline se tenait devant lui, nue, dans une pose lascive sans équivoque. Elle s’était rapprochée de lui, avait posé un doigt sur ses lèvres, lui intimant le silence. Lui, un peu gauche, avait posé sa canette sur la table.
Elle lui avait pris la main. Il s’était laissé faire, les yeux rivés aux délicieuses petites fesses blanches. « Quelle superbe créature, quelle admirable chute de reins. Elle a des jambes magnifiques. Elle est tout en grâce. Ses petits seins hauts perchés, son ventre plat, sa toison dorée, en un mot c’est une déesse », telles étaient les pensées de Balou, allongé entres les cuisses écartées de Céline.
Son cerveau était en ébullition. Sa bouche soudée au ventre féminin, ses doigts caressant les cuisses fuselées, il prodiguait à la jeune fille ses plus tendres caresses. Celle-ci gémissait, elle caressait les cheveux de son amant, elle s’ouvrait encore davantage à la bouche de Balou. Il respirait, humait ce parfum marin, titillait le bourgeon dressé de sa langue jamais rassasiée.
Céline cria une première fois, elle jouissait sous la bouche d’un homme, ce qui était une nouveauté pour elle. Elle sentait le feu du bonheur irradier son ventre, le plaisir coulait dans ses veines, elle se laissa aller complètement à la jouissance que lui donnait son amant. Elle jouit en cascade, lançant son bassin en avant, à la rencontre de la bouche masculine.
Ensuite, les lèvres de Balou remontèrent vers son ventre plat. Sa langue lécha la peau chaude et douce, il en respirait le doux parfum légèrement sucré. Ensuite, il rencontra la petite poitrine dont les bouts dressés l’attendaient. Il la suça longuement, ce qui arracha un tonnerre de cris à Céline. Le plaisir la reprenait. La verge de Balou cognait contre les cuisses de la jeune femme. Céline sentait le gland chaud palpiter contre le duvet blond de son mont de vénus. Instinctivement, elle écarta les cuisses. Le ventre féminin réclamait son dû. Les deux amants ne prononçaient aucune parole. Seuls leurs halètements, les frottements de leur corps résonnaient dans la chambre.
Enfin il était en elle. Il la labourait lentement, puis accélérait progressivement pour ralentir à nouveau. Ces changements de rythme la rendaient folle, elle griffait le dos du mâle. Il allait loin, très loin en elle. Cela faisait si longtemps qu’un homme ne l’avait pas prise ainsi. Céline voyait le visage de son amant au-dessus d’elle. Balou avait fermé ses yeux. De part et d’autre de Céline, les deux bras musclés de l’homme le maintenaient parfaitement dans l’axe du ventre de Céline. Elle sentait l’homme qui augmentait sa cadence à nouveau. Leurs bas ventres se cognaient. Elle entoura de ses fines cuisses les hanches de son amant, le maintenant bien en elle. Le souffle chaud de Balou chantait à son oreille, elle s’accrocha à sa nuque, la délivrance était proche. Son ventre envoyait dans chaque parcelle de son corps des nuées de mini orgasmes. Céline débuta ainsi la jouissance merveilleuse. Le petit ange blond était secoué comme un fétu de paille, la sueur plaquait ses cheveux sur son front. Ses joues rosissaient, ses lèvres se gorgeaient, ses pupilles se dilataient. Elle s’agrippait de toutes ses forces à l’homme qui la couvrait. Balou accéléra encore. Il ne pourrait plus se retenir longtemps, l’instant approchait. Jamais encore dans sa vie d’homme il n’avait ressenti pareille excitation. Il avait l’impression de se perdre dans le ventre de la fille. Elle l’avalait, il sentait le ventre l’absorber, le serrer. Il allait jouir comme un damné. La jouissance montait de ses reins. Ses bourses bouillonnaient. Soudain l’explosion féerique le frappa. Il se tendit comme un arc, muscles bandés.
Il lâcha un cri. Elle hurla. Puis plus rien.
Imbriqués, peau contre peau, sueur contre sueur, ventre contre ventre, le couple ainsi soudé fut transporté vers le Merveilleux.
………………………………………………………………
La jeune femme blonde, assise sur le petit banc de bois, scrutait le sentier menant vers elle. Céline portait une tunique blanche comme les romaines jadis. De fines sandalettes de cuir aux pieds, elle se leva pour venir à la rencontre de l’homme nu. Elle lui apportait un vêtement qui servirait à masquer sa nudité. Il la reconnut immédiatement, et courut vers elle. Il s’habilla d’une espèce de bermuda blanc. La jeune femme lui offrit un pichet de vin, du fromage de brebis, des olives et du pain. Tous deux, assis dans l’herbe grasse, conversaient. Balou mangea avec appétit, et but jusqu’à plus soif.
Balou sentait une faible bise lui caresser le cou et les joues. L’air était chaud, mais pas trop.
………………………………………………………………
Balou se réveilla progressivement. Il se rappelait la folle nuit avec Céline, la prairie, son récit millénaire… Il tâta les draps à la recherche de la jeune fille.
Personne.
Seul, il se retrouvait seul. Elle était partie. Il resta allongé de longues minutes, se remémorant les évènements de la nuit écoulée. « Je n’ai pas rêvé, ça c’est certain, mais c’est dingue, ou alors c’est moi qui perds la boule. » Son lit était un champ de bataille. Les draps entremêlés, la lampe de chevet renversée, les oreillers défoncés, tel était l’état de la chambre de Balou. Son corps le faisait souffrir. Crampes et bleus l’obligèrent à boiter jusqu’à la salle de bain. Sous la douche, il tenta de remettre de l’ordre dans son esprit. Il se savonna avec vigueur comme pour évacuer la tension qui l’habitait. Accoudé à la balustrade de sa terrasse, il buvait une tasse de café. En ce mois de mai l’air était déjà chaud.
Balou se retourna vers la gauche, le balcon voisin.
Balou, hébété, constata qu’il s’agissait de Magali et de Céline. Il renversa sa tasse de café en remarquant que Céline était enceinte… Toutes les deux lui souriaient.
Magali avait prit sa plus belle pose en lui demandant cela. Les deux femmes étaient en bikinis noirs, qui contrastaient avec la blancheur de leur peau. Balou les fixaient ardemment. De plus, le ventre rond de Céline était si mignon, non ? Il s’avança dans le couloir sombre de l’appartement des deux femmes…
« Dans quelle galère vais-je encore me fourrer, elles ne m’ont pas reconnu ou quoi ? », pensa Balou en s’avançant dans la pénombre.
FIN de la première partie