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Temps de lecture estimé : 10 mn
10/03/06
Résumé:  Ludo, protagoniste de "Noël-Noëlle" et Elise/Lys, "La lesbienne qui aimait un homme" poursuivent leur aventure à Montréal.
Critères:  fh fbi hbi hplusag fplusag frousses gros(ses) groscul hotel volupté voir préservati pénétratio ecriv_c
Auteur : Lys d'Oran & Domi Dupon  (2 auteurs de Rêvebébé se rencontrent et écrivent à 4 mains)      

Série : Ludo vs Elise

Chapitre 03
Ludo vs Elise - 3 - Matinée

Le cul a des raisons que le cœur ignore et lycée de Versailles…


À l’aube, encore un peu déboussolé par le décalage horaire, Ludo se réveilla. Élise et lui prenaient très peu de place dans cet énorme lit. Ils étaient restés enlacés au beau milieu toute la nuit. Elle dormait encore à poings fermés, enroulée dans le drap, s’auto-caressant les seins de son avant-bras tacheté. Ne voulant pas la réveiller, Ludo resta là longtemps, écoutant son souffle régulier et léger se mêlant aux tout premiers sons de la ville. Il lui sembla deviner un fugace sourire au coin de ses lèvres, vestige de son fou rire de la veille suite au peep-show qu’ils avaient inopinément offert aux voisins. Ce souvenir le faisait sourire, lui aussi, et il la berça tout doucement, caressant ce cul qui avait tout enclenché, et dont il tombait de plus en plus amoureux. Il huma ses cheveux, son cou, se repaissant de ses fragrances qui lui racontaient leur folle soirée : son corps entier exhalait l’amour. Epuisés par leurs joutes successives, ils avaient négligé de passer à la salle de bain et des effluves très suggestifs affolaient ses narines et dilataient sa queue dans une semi-érection matinale. Élise poussa un soupir et s’étira un peu, pour aussitôt se recaler au creux des grands oreillers, si moelleux qu’ils en étaient décadents. Ludo en profita pour se dégager. Sans bruit, il se leva pour aller faire sa toilette et en profita pour découvrir tous les avantages de la luxueuse douche à six jets qui semblait tant épater Élise. Ce n’était pas dans ses habitudes de se bichonner ainsi, mais il se laissa prendre au jeu et testa un à un la panoplie étonnante de produits de bain de première qualité mis à sa disposition. Effectivement, tout cela n’était pas désagréable. Et sortant de la salle d’eau, il se sentait lavé, récuré, mais pas seulement à l’extérieur…


Il enfila un des douillets peignoirs de coton blanc fournis par l’hôtel et regagna la chambre. Un soleil brillant illuminait maintenant la grande pièce, et la scène pourtant simple qui attendait Ludo le chavira : Élise, découverte, allongée sur le côté, lui tournait le dos, les genoux un peu repliés. Elle dormait toujours tranquillement, caressée par le nouveau jour, radieuse comme si allumée de l’intérieur. Les rondeurs et les vallées de toutes ses courbes suscitaient en Ludo une forte émotion ; tout en elle criait féminité et volupté. Forte, elle l’était, dans tous les sens du terme, mais aussi tellement vulnérable dans cette position où elle s’abandonnait à son regard. Chaque pic, chaque combe de ce corps tactile lui susurrait « Viens ; viens me faire l’amour ». Ludo, aguiché, mais ému, s’approcha silencieusement. Il s’assit au bord du lit, contempla longuement son amante. Une boule lui vint à la gorge. Il vit d’un coup combien l’affection, la tendresse, voire même l’amour d’une femme, lui avaient manqué ces dernières années. Et voici que cette québécoise, aux antipodes de ses fantasmes, mais dotée d’une sensualité naturelle si désarmante, l’avait touché et l’avait libéré d’années d’inhibition.


Sans qu’il s’en rende réellement compte, sa main droite se posa sur la cheville de la belle endormie. Paume ouverte, doigts légers, celle-ci, alors que son disque dur interne finissait d’effacer ces années de souffrance, amorça une caresse nonchalante. Suivant les lignes naturelles de la jambe, elle contourna le genou. Devenue frôlement, elle agaça, éveilla chaque parcelle de cette cuisse puissante. But ultime, elle escalada ce cul, cet immense cul. Parvenue au sommet, la main utilisa toutes ses potentialités pour explorer une nouvelle fois ce monument de sexe. Main ouverte, doigts écartés, du haut de la paume, du dos de la main, du bout des ongles, poing fermé : tout y passa. Ludo, sortant de ses pensées, eut soudain conscience qu’il bandait comme un Turc. Il prit également conscience de ce que manigançait sa main. Un instant d’arrêt, d’hésitation, un regard à Élise. Sa respiration régulière, son sourire apaisé : apparemment, ces caresses ne la dérangeaient pas. Il relança sa main. Élise avait deux fesses : il dut envoyer sa main gauche en renfort. De ce fait, il ne put faire autrement que de poser ses lèvres à l’endroit où sa main avait entamé son trajet.


Avec une ferveur qui l’étonna, il butina chaque centimètre carré de peau en suivant le chemin précédemment emprunté par sa dextre. Mais maintenant, chacun de ses gestes était voulu. Aussi sa bouche mit beaucoup plus longtemps pour effectuer le parcours. Il fallait, sans cesse, s’arrêter, se plier aux caprices de lèvres qui trouvaient le mollet si agréable qu’elle ne pouvait plus s’en détacher. Ensuite répondre à ceux d’une langue toute aussi exigeante qui, très fière des réactions qu’elle provoquait en léchant l’intérieur du genou, s’en allait pour mieux y revenir, mais ne voulait plus partir. Enfin une fois la cuisse rejointe, Ludo dut se raisonner pour ne pas laisser ses dents mordre cette chair si tendre et dont il était si affamé. Pendant que sa bouche butinait ainsi, ses mains avaient toute liberté pour s’occuper. Après avoir effleuré, cajolé, pétri, palpé, malaxé, trituré, maltraité de toutes les manières possibles ces deux excroissances fermières, elles avaient, écartant bien les deux hémisphères, accédé au temple inviolé. Un pouce, l’autre, les deux appuyaient, tournaient, poussant l’anus dans ces derniers retranchements. Lorsque l’index de la main droite commença de frapper à la porte close, la main gauche se sentit de trop et descendit à l’étage inférieur voir ce qui s’y passait. Divine surprise ! La vulve ruisselante affirmait que, endormie ou pas, Élise appréciait.


Ludo voulait voir ! Abandonnant son travail de bouche, il se redressa et contempla ce profond canyon dans lequel sa bite s’était vautrée la veille. Ses yeux descendirent jusqu’à la fourche. Pour sûr, Élise ne restait pas froide sous ses caresses : les fluides, qui suintaient de sa vulve bâillante et souillaient sa rousse toison, en étaient la meilleure preuve. Son regard remonta et il découvrit, attendri, ce petit réceptacle chiffonné qui semblait lui faire de l’œil. Une pensée émue, pour la première fois sans rancœur, de l’anus adolescent de Noël traversa en courant son esprit et, de dépit, alla se jeter dans le Saint-Laurent. Des désirs anciens remontaient, mais il savait que ce n’était pas le moment. Pourtant, il avait envie de sentir sa queue peser contre ce petit trou qu’il chérissait tant. Prenant sa bite en main, il commença à en caresser les fesses de sa maîtresse, passant le nœud entre celles-ci, le promenant de la limite du vagin jusqu’au bas des reins en de lents va-et-vient. À chaque passage près des grandes lèvres, le gland s’imprégnait des sécrétions de cyprine qui s’en échappaient. Il colla son corps contre celui d’Élise. Tout en lui déposant de petits baisers humides et rassurants dans le cou, il referma sa main droite sur un sein déjà très dur. De sa senestre, avec l’assurance que donne l’habitude, il fit glisser son vit raide entre les deux globes joufflus et plaça son gland lubrifié contre le rectum serré de la belle québécoise. Il resta ainsi un grand moment, savourant les spasmes désordonnés de l’anus à chaque pression de son nœud. Anus qui imperceptiblement s’ouvrait sous les poussées sans vigueur, mais répétitives. Lorsque Ludo s’aperçut que son gland bien huilé s’introduisait insidieusement, rompant l’étanchéité du lieu, il se retira. À cette seconde, un objet plat fut glissé dans sa main droite et Élise murmura :



La mâtine devait être réveillée depuis un moment et attendait l’instant propice.


Ludo, d’un coup de dent précis, ouvrit l’étui. Il en sortit le préservatif et, fort adroitement pour quelqu’un de peu familiarisé avec son emploi, habilla son pénis. Quelques secondes plus tard, sa bite s’enfonçait sans nul problème, vu l’état d’humidité des lieux, entre les lèvres et pénétrait dans le temple d’amour d’Élise. Elle n’avait pas entrouvert ses jambes, aussi la bite qui avait pris un volume des plus convenables s’y trouvait presque à l’étroit. Heureusement, l’endroit était moelleusement confortable. Ludo parvint non sans peine à glisser son bras gauche entre le corps et le drap du dessous permettant ainsi à sa main d’atteindre le clitounet qu’il commença aussitôt de titiller. Sa dextre avait rejoint le sein momentanément abandonné. Alors que de trois doigts, il pressait ce joli ballon selon le pouls d’Élise, il faisait rouler entre index et majeur un téton qui ne cessait d’enfler. La main d’Élise passant entre ses cuisses potelées avait empaumé les testicules de Ludo et les tirant vers son vagin ou les repoussant donnait la cadence de la pénétration. Cadence des plus gentilles. Petit trot attelé. Ludo était très heureux de se laisser driver. Il pouvait ainsi apprécier tout à loisir le coulissage régulier de son vit dans cette gaine parfaitement ointe. Élise ne lésinait pas sur le lubrifiant. Les vibrations des parois internes du vagin se transmettaient à sa bite générant des sensations très, très agréables. Son ventre rebondi venant tapoter cet opulent cul rembourré comme le ressac venant s’échouer sur la grève, sa poitrine poilue plaquée contre la peau douce, élastique, augmentaient encore son plaisir.


Après ses décharges plurielles de la veille, il lui semblait que cette pénétration pourrait durer des heures tant il était bien, tant il n’avait pas envie que ça finisse. Élise, cependant, s’avérait une fougueuse matinale, et le trot devint rapidement galop. Elle se releva soudain sur les genoux et, ainsi en levrette, entreprit une série de va-et-vient des plus véhéments, jetant ses fesses contre le ventre de Ludo. Elle se cabra et repoussant Ludo, vint s’asseoir sur les cuisses de son amant, toujours profondément empalée sur le vit. Passant ses mains par-dessus sa tête, elle attrapa celle de Ludo et l’attira contre son cou. Il profita de l’occasion pour aller agacer de sa main gauche les seins redressés par ce mouvement. Il caressa de son autre main le ventre crémeux au petit nombril de chérubin et descendit lentement, pétrissant au passage le pubis cuivré, pour aboutir à ce clito dur comme un rubis. Sa masturbation toute en douceur et en délicatesse contrastait étonnamment avec la chevauchée fantastique qu’avait entamée Élise. Le cheval s’était emballé et la cavalière ne le contrôlait plus guère vu la manière dont sa croupe tressautait sur les cuisses de sa monture. Ludo, sous ce rythme effréné, sentait la sève monter, et Élise galopait toujours de plus belle. Non moins fringante que la veille, ensorcelée, elle haletait des encouragements à Ludo qui se voulaient de plus en plus grivois…



Elle se laissa retomber sur le lit, poitrine à plat, mais cul bien en l’air, s’agrippant désespérément aux oreillers dans l’attente de l’assaut final, comme son vagin en spasmes s’agrippait au membre en délire. Soudain elle saisit la main qui n’avait pas délaissé son clito, l’écrasa contre son pubis et, d’un cri fébrile, jouit sous la paume de son amant. Tout son être semblait vibrer, commençant par ce vagin qui palpitait follement et serrait Ludo avec une force peu commune. Ludo se redressa, la vue de ce cul irréel lui coupa le souffle déjà éprouvé. Il saisit les larges hanches invitantes, vision primaire s’il en était, et se laissa engloutir dans les flots de son plaisir. Son orgasme interminable en provoqua un nouveau chez l’insatiable Élise, dont tout le corps ondulait en un long cri de joie. Après de longues minutes où s’entremêlaient gémissements et caresses tumultueuses, les deux amants épuisés et repus s’endormirent à nouveau au son du carillon dominical de Notre-Dame de Montréal.


Sunny afternoon… … in the summer time


Dimanche début de soirée. Le soleil se couche tard au Québec à la mi-juin, et Élise et Ludo avaient profité pleinement de cette magnifique journée en compagnie l’un de l’autre. Après avoir testé ensemble, mais de manière fort chaste (enfin quasiment) la douche à six jets, elle lui avait fait faire un tour de ville personnalisé, avait dégoté des petits restos charmants peu fréquentés par les touristes. Ils avaient ensuite longuement marché dans le Vieux Port, bras dessus bras dessous, faisant leur possible pour ne pas penser au travail qui les attendait le lendemain, surtout à la nécessité de maintenir une façade professionnelle toute la semaine à venir. Du moins le jour, ne serait-il pas souhaitable que Élise durant la semaine retourne à sa vie ?


Bien que sachant qu’elle devrait rentrer chez Amine pour être présentable le lendemain, Élise ne put se résoudre à abandonner Ludo. Elle le raccompagna à son hôtel. Pourtant Amine serait sans doute de retour et ils ne s’étaient pas vus depuis vendredi. À vrai dire, elle ne savait pas trop comment lui expliquer pour Ludo. Amine avait toujours été net avec elle à propos de ses autres amants ; elle ne lui devait rien de moins. Elle n’avait pas, non plus, parlé d’Amine à Ludo et elle ne savait pas trop comment aborder le sujet. Ludo était de passage seulement, après tout. Elle savait d’instinct qu’il était quelqu’un qu’elle pourrait facilement aimer, mais le mêler à sa vie privée tumultueuse à ce stade-ci compliquerait inutilement leur relation.


Dans le hall de l’hôtel, Ludo la délivra de tous ses problèmes métaphysiques en quelques mots :



Élise, loin de se sentir congédiée, plutôt soulagée que, pour une fois, on prenne la décision pour elle, s’empressa d’en rajouter une couche.



très chargée. Nous allons avoir besoin l’un comme l’autre d’avoir l’esprit clair et si on passe notre temps à tester toutes les manières de s’envoyer en l’air, ça risque de nuire à notre boulot. Si tu en es d’accord on ne se voit pas de la semaine.



faire un peu le point et de garder l’esprit clair. Qu’en penses-tu ?



l’avenir de ma société. Je peux pas me permettre la moindre erreur même si je sais que tu vas me manquer et que je vais trouver ce putain de lit immense…


Au mépris de toute discrétion, il l’enlaça et sous le regard intéressé du réceptionniste, ils s’embrassèrent longuement. Puis dans un geste très hollywoodien, il la repoussa et se dirigea vers l’ascenseur.


À suivre…