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Temps de lecture estimé : 10 mn
23/02/06
Résumé:  Caroline prend conscience de nouvelles possibilités de plaisir. Et se demande si elle doit les faire partager à Nicolas, pour lui faire comprendre qu'elle l'aime intensément.
Critères:  f fh douche amour volupté cérébral nudisme
Auteur : Julest78      

Série : Le sexe peut-il sauver l'amour ?

Chapitre 02
Les découvertes de Caroline

Les découvertes de Caroline




Le déjeuner



Le lendemain matin, de retour de la plage, ils décidèrent d’aller déjeuner dans un petit restaurant situé au bord de la mer. Le soleil brillait avec intensité et régnait sans partage dans un ciel exempt de présence nuageuse. La chaleur avait dispersé tous les baigneurs vers des endroits ombrés et imperméables aux températures élevées.


Ils prirent place sous un parasol rouge, à une table en terrasse qui donnait sur une petite crique désertée. Le lent et répétitif va-et-vient du rivage était le seul arrière-fond sonore audible.


Caroline avait une mine superbe, le soleil l’avait déjà beaucoup brunie, son sourire blanchissait d’autant que sa peau fonçait de jour en jour. Ses cheveux bruns, qui dégringolaient en cascade le long de sa nuque, blondissaient à vue en captant la lumière généreuse de la Corse du sud. Ses épaules étaient comme polies par le bronzage, de la peau nacrée de son torse émanait une odeur discrète de crème de protection solaire.


Ils commandèrent une salade de tomates mozzarella et une petite bouteille de rosé. La première gorgée de rosé frais leur fit savourer délicieusement ce moment de quiétude azuréen. Caroline fut atteinte d’une sorte de joie intérieure, et elle éprouva l’envie d’offrir quelque chose à Nicolas, à qui elle attribuait ce moment de plénitude rare. Elle avait l’impression que manifester sa satisfaction à Nicolas permettait de prolonger cette parenthèse de volupté où tous les sens fusionnaient dans un vertige amical de plaisirs tranquilles. Sa tête bascula en arrière et elle ferma un moment les yeux, comme pour mieux se concentrer sur les saveurs d’un fruit invisible qu’elle venait de goûter.


De son côté, Nicolas avait adoré leur nuit passionnée. Il craquait particulièrement en se remémorant le visage de Caroline en train de se donner totalement à lui. Ce don de soi était peut-être la plus belle chose qu’il ait jamais vue. C’est la raison pour laquelle il craignait de la perdre, sentant que cette femme dégageait une force de séduction peu commune, devant laquelle peu d’hommes se sentaient capables de résister. Nicolas pensa alors à ce qu’il adviendrait si elle décidait de le quitter pour quelqu’un de plus beau, de mieux assis socialement, et de plus ouvertement séducteur. Il se perdit un peu dans ses pensées et prit un air assombri.


Au cours du déjeuner, Caroline remarqua que Nicolas pensait à autre chose. Elle devinait que derrière ces airs absents se dissimulait une angoisse sourde qui le rongeait intérieurement. Elle savait que le pire ennemi de leur couple étaient ces angoisses, contre lesquelles il fallait absolument batailler. La source de tout était le manque de confiance en soi, ce qui, par ricochet, finirait par déteindre sur leur couple. Ce sentiment à l’état de germe pouvait prendre des proportions importantes à une vitesse exponentielle. C’est à ce stade de l’évolution de leur couple qu’il convenait de dire les choses sincèrement, sans quoi s’amorcerait sans doute un virage vers un terrain d’incompréhension, de doute, de paranoïa, et finalement de destruction.



La fine tranche de tomate qu’il s’apprêtait à porter à sa bouche arrêta net son parcours à mi-trajet et Nicolas reposa immédiatement sa fourchette dans son assiette.



Caroline le fixa droit dans les yeux.



Un peu encombré par cette déclaration inattendue, Nicolas ne sut que répondre.


Elle reprit, comprenant que son silence gêné traduisait une bonne compréhension de la portée de ses paroles.



En disant cette dernière phrase, Caroline savait qu’elle clôturait une discussion qu’elle avait inaugurée sans même attendre la réponse de Nicolas, qui ne sut quelle interprétation donner à ces paroles mystérieuses et apparemment contradictoires.


Ils finirent de déjeuner en échangeant des paroles sur le temps superbe et le côté paradisiaque de certains décors de la Corse. Souvent, Nicolas repensait aux mots de Caroline et à leur signification cachée. Il conclut qu’il ne fallait pas espérer trop de choses sexuellement parlant, ni fellation ni aucune sorte de pénétration réservée aux couples hards…


Vint une après-midi tranquille à la plage située près de leur appartement. Le thermomètre battait des records et les obligeait à se tremper dans la mer toutes les demi-heures. Caroline souhaitait bronzer un maximum, le changement de couleur de peau lui donnait l’impression amusante de muer. Ils partirent de la plage peu avant 17 heures, gorgés de soleil et de chaleur.




Après la plage



Une fois de retour dans leur appartement, Caroline remarqua que des grains de sable lui collaient à la peau et que le sel de la mer la démangeait.



Elle enleva le paréo orange attaché à sa taille puis dégrafa son soutien-gorge.



Nicolas fut frappé par la rapidité avec laquelle la peau de Caroline avait bruni, et par le contraste saisissant de son buste foncé par rapport à ses seins restés blancs. Les aréoles de ces deux petits globes de chair étaient fripées, le contact de l’air avait rétracté les tétons comme deux étoiles de mer franchissant la frontière d’un environnement hostile.


Elle le regarda en souriant, l’air malicieux, et posa ses mains sur ses hanches, fière de lui offrir ce spectacle. Tout en continuant à le fixer, Caroline fit ensuite descendre délicatement sa culotte le long de sa jambe droite, puis de sa jambe gauche. Il put à peine apprécier l’étrange composition que formait son corps zébré, et notamment le charmant triangle inversé de chair blanche dont le sommet était coiffé d’une très fine couche de poils fins et soyeux qui se prolongeait dans son entrejambe, car elle lui tourna rapidement le dos et se dirigea vers la douche. Nicolas put néanmoins observer avec amusement et envie ses petites fesses fermes et rondes se dodeliner, qui faisaient en quelque sorte l’objet d’un coup de projecteur permanent.


Elle disparut sous la douche et Nicolas entendit le jet d’eau partir d’un seul coup. Caroline sentit avec vigueur le balaiement de l’eau qui dégageait progressivement la crème solaire diluée sur sa peau. L’eau tiède qui se déversait sur elle ramena lentement la température de son corps à des normes plus supportables. Elle prit soin de prendre un savon liquide spécial pour laver son sexe, et passa plusieurs fois sa main pour enlever le sable qui s’était logé près de ses grandes lèvres et autour de son anus. Plusieurs grains étaient placés dans la raie de ses fesses, et elle dut s’y prendre à plusieurs reprises pour tout évacuer. Amusée de s’attarder sur cette zone sur laquelle elle n’avait jusqu’ici passé qu’un coup de gant de toilette rapide et efficace, Caroline se surprit à trouver agréable de toucher son petit anus glissant.


Elle passa plusieurs fois sur la petite rondelle, remonta doucement le long du périnée et, comme s’il s’agissait d’une trajectoire évidente, finit par sillonner avec un doigt sa fine tranchée de chair qui fut tout à coup envahie par un liquide poisseux et gluant. Caroline n’avait jusqu’ici jamais pris conscience du fait que les différentes zones situées dans son entrejambe pouvaient avoir une même fonction, celle de provoquer du plaisir, et pas seulement celle de rejeter les déchets de son corps, de procréer ou d’accoucher. Une image fugace traversa son esprit : elle imagina une seconde Nicolas collé contre son dos sous la douche, cherchant à l’aveugle avec son gland l’entrée de son orifice anal. Elle put presque sentir le bout du bâton de chair entre ses fesses essayer à tâtons de trouver la position idéale pour pénétrer cet espace interdit. Cette idée la troubla, et elle eut un peu honte de penser à cette pratique qu’elle n’avait jamais une seconde imaginé tester. Ses papilles s’excitèrent et elle sentit que de la salive suintait en surproduction le long de ses joues intérieures et de sa langue. Elle pensa à ces petits plaisirs coupables liés à l’enfance, et à ces sensations délicieuses où se mélangent le plaisir et le danger.


Elle glissa une nouvelle fois son majeur le long de son vagin mouillé de cyprine et de savon, passa délicatement le long de son périnée et atteignit une nouvelle fois le petit rebond qui, curieusement, semblait avoir gonflé. Un petit nœud se forma dans son ventre. Elle décida de se laisser un peu aller, elle d’habitude si prude et si pudique.


Elle s’accroupit en écartant légèrement les fesses, et se sentit émue à l’idée d’ouvrir cette partie de son corps qu’elle avait toujours appris à protéger, non seulement du regard des hommes mais aussi de leur tentative de s’y introduire. Caroline prenait cela pour un manque de respect. Elle décida d’oublier ce que pourraient penser les autres, sa famille, Nicolas, s’ils devaient la surprendre dans cette position gênante. Sous la douche, elle ne risquait rien, et personne ne pouvait la voir, mais c’était vis-à-vis d’elle-même qu’elle fit un effort, car l’envie d’aller plus loin était pour la première fois plus forte que celle de se renfermer.

Ses cuisses écartées de la sorte, son anus semblait disposer à recevoir. Caroline préleva un peu de sa cyprine, passa un peu de ce liquide sur les bords son rectum, et y introduisit très facilement un doigt. Cette sensation était différente de celle qu’elle connaissait, son doigt à l’intérieur ne touchait rien et semblait prisonnier d’un espace vide et chaud. En faisant coulisser son doigt, elle commença à prendre un plaisir comparable à celui de la pénétration vaginale, mais en même temps totalement inédit. Elle sentait que les petites parois de son anneau anal, richement innervées, captaient toutes les sensations liées au doux frottement de son doigt. Elle ferma les yeux et commença à gémir discrètement, étonnée de la nouveauté des sensations que cette partie de son corps, jusque-là inexplorée, lui procuraient. Un nouvelle fois, elle se prit à imaginer le sexe de Nicolas rentrer dans son corps par cet orifice, et pensa furtivement à la dilatation provoquée par la pénétration de son pénis. La concentration de toutes ses pensées faisait battre son cœur à grande vitesse. Elle s’arrêta toutefois en pensant à Nicolas qui devait s’impatienter de l’autre côté.



Elle sursauta au son de sa voix, et eut l’impression d’être une enfant surprise par ses parents en train de manger de la confiture. Son manège fut immédiatement stoppé.



Elle sortit de la douche, s’essuya avec une serviette et frotta ses cheveux pour les sécher. Elle prit une brosse et, devant la glace, les démêla. Ses idées étaient encore confuses, elle était à présent à la fois pleine de honte, voire légèrement humiliée de ce qu’elle venait de faire. En même temps, elle prit conscience qu’elle venait de goûter à un fruit défendu, mais délicieux.


Caroline réfléchit et se dit qu’elle voulait partager cette expérience avec Nicolas ; elle repensa aux paroles du midi lors du déjeuner et pensa que c’était son amour pour lui qui l’ouvrait à des plaisirs nouveaux. Elle comprit qu’elle désirait que son corps fusionne avec celui de Nicolas au maximum de ses possibilités, pour que sa volonté de s’unir à lui s’incarne en un geste à la fois extrême et total. Le mot de sodomie ne lui convenait pas, car il réduisait la pensée de Caroline à une traduction basse et bestiale de son désir. En même temps, elle voulait que l’offrande de cette nouvelle virginité lui apparaisse comme une déclaration d’amour ultime, comme pour manifester qu’elle était prête à passer outre à sa pudeur pour se donner à lui comme jamais. Ainsi serait-il rassuré et prendrait-il peut-être conscience qu’elle ne donnerait pas à un autre ce qu’elle pourrait lui donner.


Elle sortit quelques minutes après, nue sous un peignoir blanc, une serviette enroulée en ruban autour de ses cheveux. Elle eut l’impression de revenir d’un autre monde, et se sentait légèrement différente.



Il avait eu envie de la rejoindre mais n’avait pas voulu troubler son intimité. Il se rendit à son tour dans la douche et en ressortit rapidement, une serviette attachée autour de la taille, le buste humide perlé de quelques gouttes.


Caroline regardait la mer par la fenêtre, songeant à la suite des événements. Elle était encore émoustillée par sa découverte récente et ressentait une forte envie sexuelle. Mais le grand moment ne lui paraissait pas encore venu, la présence de Nicolas l’avait ramenée au monde réel, et elle prit peur l’espace d’un instant du regard qu’il pourrait porter sur son envie, que du coup elle reconsidéra irrationnellement comme honteuse.


Nicolas se laisser aller sur le lit avec la serviette, et s’y allongea tout du long.