Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 10164Fiche technique16777 caractères16777
Temps de lecture estimé : 10 mn
18/02/06
Résumé:  Caroline aime désespérement Nicolas. Nicolas manque de confiance dans cet amour, et Caroline veut le rassurer en donnant beaucoup d'elle-même.
Critères:  fh vacances plage amour volupté revede exhib nudisme
Auteur : Julest78  (Jh)      

Série : Le sexe peut-il sauver l'amour ?

Chapitre 01
Les convictions de Caroline à l'oeuvre


Caroline et Nicolas




Caroline était très amoureuse de Nicolas. Depuis 3 mois, ils ne se quittaient plus et déjà, elle envisageait de bâtir un avenir avec lui. Agée de 25 ans, elle avait connu des expériences plus ou moins heureuses qui avaient fait mûrir la perception de ses sentiments. Elle avait donc su, dès leur premier baiser, que leur union se transformerait naturellement, avec le temps qui passe, en un couple voir en un mariage.

Aucun doute ne planait sur cette idylle qui la rendait insouciante, légère et qui mettait une distance nouvelle avec tous les petits tracas qui peuvent rendre la vie quotidienne morne et sans ivresse. Cet amour la guidait comme une force tranquille au milieu des angoisses qui assaillent d’ordinaire toute jeune femme à son entrée dans le monde sans merci du travail. Finissant ses études dans une grande école de commerce parisienne, elle comptait trouver un emploi à la rentrée des vacances d’été, et souhaitait profiter de ces derniers instants de femme libre avec Nicolas, dans un endroit isolé et chaud.


Un seul problème se présentait à elle : Nicolas était très, trop secret. Leur histoire était très récente et Nicolas s’exprimait peu sur eux, ne donnait pas de signes visibles de leur amour. Ce n’était pas le cas de Caroline, qui regardait son homme avec des étoiles dans les yeux, et plongeait parfois dans son regard avec tellement d’intensité que Nicolas détournait le sien, gêné de cette démonstration et apeuré de cette force sentimentale trop visible.

Avec lui, elle se laissait aller parfois à des rêveries où Nicolas était toujours présent… Sa seule présence provoquait chez elle des flux de douceur et de désir qui la rendaient incroyablement disposée à se laisser prendre par lui, dans tous les sens du terme. Mais ses effusions étaient parfois stoppées par le caractère énigmatique du jeune homme, sa réticence à vouloir, comme elle l’aurait souhaité, courir le soir la main dans la main pour le plaisir de partager ensemble les vibrations de la vitesse… disparaître sans un mot des soirées ennuyeuses, uniquement pour se retrouver seuls… prendre la fuite vers la mer un soir, en voiture, pour le plaisir de dormir bercés par le lent et répétitif flot des vagues s’échouant sur une plage déserte.


Nicolas était pourtant fou amoureux d’elle. Fou. Leur union l’avait complètement désorienté, jamais il n’avait pensé pouvoir aimer quelqu’un à ce point-là. Cet excès lui faisait peur, et il sentait que son équilibre intérieur était perturbé par ce choc amoureux. Nicolas détestait cette fragilité et ressentait comme un danger dans cette relation qui pouvait l’amener à faire des choses que jamais il n’aurait pensé pouvoir faire. Il sentait pourtant la réciprocité de leurs sentiments mais pensait, malgré tout, devoir en souffrir tôt ou tard car jamais, se disait-il souvent, elle ne l’aimerait de la même manière que lui, éternelle et absolue.


Son besoin urgent d’être rassuré était de plus mis à mal par leur différence physique. Caroline était une jeune femme très mignonne, que tous les garçons au lycée avaient voulu posséder, que beaucoup d’hommes avaient courtisée, sans succès. Son charme ensorcelant ne venait pas d’un physique de mannequin hors du commun, mais d’un mélange irrésistible d’innocence, de sensualité discrète qui la rendait à la fois très attirante et – faussement – accessible. Sa peau était exempte de toute impureté, son sourire rayonnant. Le don que la nature lui avait fait était tel, qu’elle n’avait jamais à se mettre spécialement en valeur par du maquillage ou des artifices d’habillage. N’importe quel type essayait mentalement de la déshabiller pour avoir le privilège de voir ses seins, qu’on imaginait à la fois généreux et bien dessinés sous les habits les plus banals.


Nicolas n’était pas laid, mais son physique était beaucoup plus ordinaire, et pour tout dire, assez commun. Brun comme elle, de taille moyenne, ce n’était pas le genre de type que les femmes remarquaient du premier coup d’œil. Pourtant, sa grande sensibilité, son attention et sa générosité d’âme le rendaient beau aux yeux de Caroline. Elle n’était pas intéressée par les frimeurs, le tape-à-l’œil et les démonstrations ostentatoires de savoir-faire masculin. Au contraire, elle était charmée par la musique authentique des âmes pures, par les personnes vraies qui ont un rapport au monde à la fois riche et complexe, et qui gardent toute leur vie une innocence incorruptible face à une société si effroyablement dure. C’est cette part de vérité inébranlable qui la faisait rêver, loin des ambitieux sans scrupules, des dents qui rayent le parquet et des crocodiles qui n’existent que par leur compte en banque, leur voiture et qui perçoivent leur femme comme un faire-valoir à montrer en soirée.


Nicolas ne comprenait pas tout cela et n’avait pas encore percé les mystères de leur amour. Il se trouvait indigne de ce cadeau extraordinaire de la nature. "Trop belle pour toi" pensaient également les hommes envieux de son sort. Tous, sauf Caroline, anticipaient une rupture plus ou moins proche, et envisageaient leur couple comme un couple qui durerait jusqu’à ce que, telle une main invisible, les exigences sociales viennent naturellement y mettre un terme.


Caroline était trop intelligente pour ne pas avoir saisi ce que d’autres lui faisaient par ailleurs comprendre, plus ou moins explicitement. Elle se dit qu’il fallait montrer à Nicolas que son amour à elle était véritable, sans faille, et ne voulait à aucun prix perdre ce qu’elle avait cherché toute sa vie. Caroline sentait bien qu’elle apparaissait malgré elle comme une icône devant laquelle des hommes se prosternaient, et que Nicolas était tombé dans ce piège mortel pour leur couple. Ça pouvait le rendre fou, elle le savait. Il fallait donc trouver un moyen de lui donner confiance, de lui montrer qu’elle était prête à tout pour le garder, fut-ce au prix de sa personne. Quelqu’un disait qu’il n’y a pas d’amour, mais uniquement des preuves d’amour. Elle chercha, quelques jours avant leur départ pour la Corse, un moyen de lui démontrer qu’elle pouvait aller plus loin pour lui que pour n’importe quel autre.




La Corse




L’appartement qu’ils avaient loué à cinq minutes de la mer était exactement ce dont ils avaient besoin. Ce deux-pièces datant des années soixante-dix, propre et fonctionnel, servait d’écrin à leur amour. Le matin, sitôt après leur réveil, ils se rendaient tranquillement à la mer et arrivaient les premiers sur cette plage de sable fin.


Le deuxième jour, juste après avoir posé leurs serviettes, Caroline jeta un coup d’œil autour d’elle et, après avoir scrupuleusement vérifié qu’ils étaient bien seuls sur la plage, dégrafa le haut de son bikini. D’une grande pudeur, elle fit ce geste en regardant vers la mer. Ses seins ronds, dotés chacun d’une petite pyramide de chair brune, se relâchèrent alors légèrement, libérés de leur prison de tissu. Caroline fit ce geste l’air de rien, voulant tout à la fois faire bronzer sa poitrine et offrir ce spectacle simple et magnifique à l’homme qu’elle aimait, sans toutefois faire de zèle dans la provocation.


Ce geste apparut à Nicolas d’un érotisme incroyable. Couché à côté d’elle, il tourna la tête pour regarder, dans le silence bercé par le flot calme de la plage, la peau douce de ses seins se faire caresser par la lumière. Seuls quelques chanceux avaient pu bénéficier de la sensualité de ce spectacle. Elle tourna alors la tête vers lui, le regarda avec intensité et sérieux, caressa son visage lentement et lui prit la main. Le regard de Caroline exprimait un authentique désir, et un courant électrique circula de son bras à celui de Nicolas.


La chaleur commença à se faire sentir, il devait être dix heures trente du matin, et déjà, le soleil paraissait à son zénith dans ce ciel bleu azur. Des gens arrivèrent au loin. Caroline remis son soutien-gorge, se leva d’un coup, et pris la main de Nicolas en riant pour le tirer vers la mer.


Ils coururent comme des enfants, s’éclaboussèrent puis se laissèrent tomber en entier dans la grande bleue. Caroline ressortit presque instantanément de la mer, ses cheveux mi-longs plaqués par l’humidité, en riant à gorge déployée. Elle se jeta au cou de Nicolas et l’enlaça par les bras et par les jambes. Il faillit tomber à la renverse mais son buste solide parvint à maintenir l’équilibre. Elle colla sa bouche mouillée sur la sienne, et le goût de ses lèvres fit à Nicolas l’effet d’un sirop invisible et discrètement sucré.


Ce moment suave lui rappela la nuit précédente. Il ferma les yeux et l’espace d’une seconde, se remémora le trouble délicieux qu’il avait éprouvé lorsqu’il l’avait découverte, nue et allongée dans le lit, comme sans défense, dans l’attente de faire l’amour avec lui. Ce ne serait pas la première fois, mais c’était la première fois qu’ils se retrouveraient seuls et isolés, et pourraient s’abandonner l’un à l’autre dans un appartement qui aurait pu être le leur.


Lors de cette nuit, il n’osa au départ presque pas la toucher. Il se contenta d’abord de promener légèrement un doigt le long de la bordure de ces seins, puis repassa plusieurs fois sur leur pointe, jusqu’à ce qu’elles deviennent dures, comme mûres pour le plaisir.


Caroline était frémissante sous l’effet de ces caresses simples, et Nicolas devina que son sexe s’humectait petit à petit. Ne voulant pas être trop brusque, il fit lentement descendre sa main vers son nombril et son ventre ; cette zone intermédiaire dont chacun devinait qu’elle était l’étape précédant l’accès au plus intime de Caroline. Il prit son temps, prolongea ce moment fragile et rare où l’inconnu est à portée de main, où le fantasme est contigu à la réalité, où le rêve s’enlace délicieusement avec le désir.


Caroline fit descendre la main de Nicolas entre ses cuisses. Elle lui manifestait ainsi l’envie qu’elle avait qu’il la touche, lui faisait comprendre que son espace intime n’était violé d’aucune manière, bien au contraire, mais qu’il y était invité de la manière la plus transparente et sincère qui soit. La main de Nicolas fut menée le long d’une fine couche de poils. Puis Caroline laissa aller les doigts de Nicolas cheminer seuls, jusqu’à l’intérieur de ses cuisses pour atteindre les grandes lèvres, fines et mouillées. Il passa ensuite délicatement vers l’entrée de son sexe, recouvert d’un film de cyprine, et remonta vers le clitoris qu’il sentit petit et dressé. Le corps de Caroline se tendit alors, et une vague d’excitation la parcourut de haut en bas, irradiant son corps entier de plaisir. Le pénis de Nicolas se tendit au maximum, et devint tellement dur que ce qu’il ressentait était à la limite de la douleur.


Ils s’embrassèrent alors fougueusement, dans un moment de fusion unique, au bord d’un orgasme simultané et puissant. Nicolas vint alors s’agenouiller face à la jeune femme, le sexe dressé de plaisir, le gland décalotté couvert d’un liquide scintillant et transparent. Elle fut émue par l’excitation visible de son partenaire et décida de lui laisser mener le débat. Nicolas écarta les cuisses de Caroline, et put ainsi voir son sexe furtivement, avant de se placer sur elle.


Plaqué contre son corps, il l’embrassa avec tendresse, leurs langues se mélangèrent, leurs salives ne firent plus qu’une. Le pénis de Nicolas était collé au ventre de Caroline. Ils s’enlacèrent avec leur bras, se pressèrent l’un contre l’autre. "Je t’aime" lui murmura-t-elle alors. Cette déclaration le surprit parce qu’elle révélait le plaisir immense qu’elle prenait à se sentir physiquement contre lui, elle d’habitude si réticente à se livrer sans pudeur. Il comprit que par ses mots, elle finissait de se déshabiller totalement, et que sans doute, jamais elle ne s’était livrée aussi complètement.


La main de Caroline se faufila et saisit le membre chaud et dur collé à leurs deux ventres. Nicolas se souleva légèrement de sorte qu’elle put prendre son pénis à pleine main, faisant remonter et descendre alternativement la peau sur son gland transi de désir. Des gouttes s’échappèrent alors de l’urètre et tombèrent sur le ventre de Caroline. Par un effort intérieur herculéen, il se retint de toutes ses forces pour ne pas éjaculer. Nicolas lui fit cesser cette masturbation, sentant qu’il ne pourrait pas se contenir davantage.


Il se recolla à elle, l’embrassa puis fit descendre son bassin à hauteur du sien pour loger son pénis à l’entrée de son orifice vaginal. Il ouvrit alors les yeux et vit qu’elle le regardait fixement. Il s’immobilisa, stoppant tout mouvement, son gland posé sur ses petites lèvres. Un léger mouvement suffisait à faire rentrer complètement son membre dans ce vagin visiblement étroit. Ils se fixèrent comme cela un moment, puis fermèrent les yeux. Un frisson parcourut tout le dos de Caroline, qui fit un mouvement presque imperceptible de bassin pour que le sexe de Nicolas pénétrât un peu plus. Nicolas donna un coup de rein supplémentaire. Son pénis glissa sans difficulté aucune jusqu’à sa racine.


Nicolas fit lentement coulisser son membre dans le couloir de chair. Leurs êtres semblaient s’être recentrés autour de leurs sexes imbriqués, comme si la pénétration les avait fait passer dans une dimension autre. Caroline sentait le gland de Nicolas cogner contre le fond de son vagin, et le frottement de l’épaisse bite contre ses parois intimes la faisait gémir de plaisir. Des pensées inaccessibles et furtives traversaient son esprit à la vitesse de la lumière. Elle rouvrit les yeux et regarda Nicolas se donner intensément dans ce va-et-vient qui semblait l’absorber totalement.

Brusquement, une montée extrême de plaisir partit du bas de son ventre et irrigua tout son corps, jusque dans ses ongles. Elle se tendit de jouissance, comme possédée par un esprit qui semblait la soulever du lit. Suffoquée, elle ouvra grand la bouche et respira de façon haletante, en gémissant intensément. Cet apogée contamina littéralement Nicolas qui jouit immédiatement et avec intensité. En continuant ses mouvements de pénétration, il sentit des flots de sperme se déverser dans le ventre de Caroline et se rapprocha de son haleine, comme s’il voulait aspirer l’air qui sortait de sa bouche.


Le plaisir cessa de faire ses effets de lui-même, progressivement. En même temps que la jouissance diminuait, les deux corps enlacés perdaient toute leur énergie et leur substance vitale, comme s’ils n’avaient été pendant un moment que de purs êtres de plaisir. Ils ne firent bientôt plus un geste et se blottirent dans les bras l’un de l’autre. Nicolas et Caroline sombrèrent instantanément dans le sommeil, presque assommés. Nicolas endormi banda encore de longues minutes dans le vagin de Caroline, avant que son pénis ne se désengage de son vagin par rétractation.


Lorsque Nicolas rouvrit les yeux, Caroline était en train de l’embrasser goulûment dans la mer. Puis elle le lâcha subitement et se mit à le fuir en riant. Il lui courut après, et finit par l’attraper. Elle le sentait heureux et se dit que la nuit précédente avait été si forte que les angoisses de Nicolas avaient commencé à se dissiper. Elle n’avait pas besoin de dire explicitement combien il avait su la faire jouir, de cette manière transcendante et radicale. Elle savait que le message était passé.


Etait-ce suffisant ?


La même nuit, vers quatre heures du matin, elle se releva et constata que Nicolas était sur le balcon, devant une nuit éclairée par une lune qui diffusait une lumière crue sur la mer. Il fumait une cigarette devant ce décor de nuit américaine. Caroline se plaça à ses côtés, silencieusement, et mis sa tête sur son épaule. Elle comprit intuitivement qu’elle aurait à donner plus pour le convaincre de son amour. Elle avait des idées à ce sujet et ne manquait pas de ressources…