| n° 09710 | Fiche technique | 13547 caractères | 13547Temps de lecture estimé : 8 mn | 22/09/05 |
| Résumé: ELLE, c'est Chloé... | ||||
| Critères: ff jeunes médical handicap amour volupté cunnilingu fgode | ||||
| Auteur : Kiki86 | ||||
| Épisode précédent | Série : ELLE - La naissance d'une colombe Chapitre 02 | Fin provisoire |
« Ok, je te propose le programme suivant, d’abord la toilette et ensuite massage. »
« D’accord ! »
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ELLE c’est Chloé, une jeune de dix-huit ans, qui avait tout pour être heureuse. D’une beauté appréciée et reconnue par tous et par toutes, une tête bien remplie qui lui permettait de poursuivre ses études, son rêve était de devenir vétérinaire. Des amies et des amis, une petite amie, car elle préférait et aimait les femmes. Tout avait basculé, tragiquement au début des vacances, comme souvent, dans un stupide accident. Mais quel accident n’est pas stupide ? La bande de copains et de copines avait décidé de fêter les résultats du Bac, soirée classique, boisson, boîte de nuit et boisson, résultat classique lui aussi. La mort se frottait les mains de l’insouciance et de la bêtise de ces jeunes qui se croient invincibles, indestructibles, intouchables, car « ça n’arrive qu’aux autres ». Bref, retour en voiture, perte de contrôle, tonneaux, un conducteur et quatre passagers au carreau. Des cinq passagers du véhicule, elle fut la seule survivante. Chloé est dans cette chambre depuis maintenant presque deux mois et toutes les nuits elle rêve de ce que pourrait être sa vie et, depuis peu, de Marie.
Elle est à l’aise dans les mains expertes et professionnelles de Marie. Ça n’a pas toujours été le cas, les débuts furent difficiles. Difficile de sentir celles-ci parcourir son corps, la palper, la laver, dans les endroits les plus intimes. De la confusion des premiers désirs que Chloé avait ressentie. De la gêne et de la honte que ça lui avait procurée. La honte de l’attente de ces instants magiques. Elle se demandait si Marie avait deviné l’émoi qu’elle lui procurait. L’infirmière s’appliquait à la masser, soulageant les douleurs lancinantes, appliquant ses massages avec soin sur cette cuisse, unique survivante de ce qui fut sa jambe droite. Malgré l’absence du reste Chloé avait toujours l’impression d’avoir l’intégralité de son membre et non qu’une partie. Ces séances de massage se finissaient généralement par son assoupissement. Mais cette fois-ci il y avait quelque chose de plus, de nouveau. La pression était plus douce, plus un effleurement. À l’intérieur de sa cuisse, le mouvement était plus ample, venant jusqu’à la limite de sa toison, ressentant l’impression qu’à ce moment les doigts s’écartaient, cherchant le contact.
De fait, l’assoupissement, cette fois-ci, laissa place au questionnement. En regardant Marie dans les yeux elle y trouva un nouveau regard. Ce n’était pas le regard qu’elle connaissait, celui de l’infirmière, de la professionnelle, ni celui de l’amie, mais quelque chose de plus tendre, d’aimant, comme le regard de sa mère. Oui, c’est tout à fait ça ! Il y a de l’amour dans ce regard qui la fixe, dans ce visage qui lui sourit, dans ces mains qui ont dépassé le stade du massage simple, mais qui s’appliquent plus à prodiguer un massage sensuel, à lui procurer du plaisir.
***
Marie se penche, profitant de la surprise de sa patiente, pose un délicat baiser sur le front et lui glisse à l’oreille.
Chloé la regarde, écoutant, totalement passive, les yeux s’embuant sur ces dernières paroles.
La main à l’intérieur de sa cuisse s’est posée volontairement sur l’ensemble de son intimité. Le contact est tellement soudain, inattendu qu’elle sursaute. Marie se fait pressante, voulant affirmer son territoire.
Le oui est presque inaudible.
L’infirmière se penche encore plus à son oreille comme voulant lui confier un secret.
Elle se redresse et sort de la chambre, se retournant juste avant de passer la porte.
La porte se ferme. Chloé ouvre le tiroir et y trouve un paquet emballé dans du papier-cadeau, entouré avec un ruban rose et un joli cœur dessus, sur lequel est écrit "pour toi". Fébrilement et avec difficulté, elle ouvre celui-ci et y trouve un magnifique objet oblong, de couleur argentée, de taille appréciable. Ce gode est magnifique, l’attention la touche beaucoup, le rose lui monte aux joues. Un sourire illumine son visage. Oui, elle va penser à Marie en l’employant. Oh que oui !
***
Lentement, chemin faisant le temps a égrainé les jours. Les jours se sont transformés en semaines, les semaines en mois. Dans quelques heures, elle sortira enfin de cet endroit. Elle pourra enfin profiter de cette nouvelle vie qui lui a été offerte, maintenant qu’elle a appris à apprivoiser son corps, en commençant par l’accepter. De tous les souvenirs qu’elle a ici, de toutes les souffrances et les joies qu’elle a ressenties, les seuls moments dont elle veut se souvenir se sont ces instants, tous ces instants partagés avec son infirmière, son amie, son amante. Des caresses, des baisers, de ces doigts qui ont fouillé son corps, de cette langue amoureuse. De la nuit dernière…
… il était 21h30, Marie venait de finir son service. Après s’être changée, elle était passée par la chambre de Chloé afin de lui souhaiter une bonne dernière et ultime nuit dans sa chambre d’hôpital, mais aussi pour lui apprendre la bonne nouvelle qu’elle avait à lui transmettre. La jeune fille l’attendait vêtue de la nuisette bordeaux qu’elle lui avait offerte pour son anniversaire.
Chloé ne put finir sa phrase. Sa gorge se serrait, un point dans la poitrine l’empêchait de respirer normalement. Ses yeux s’embuèrent. Des larmes commencèrent à couler le long de ses joues.
Marie s’assied sur le lit, pose sa main gauche sur le tissu à la fois chaud et frais. Elle glisse sur le satin et remonte vers la poitrine. Les tétons sont déjà tendus. Des frissons courent le long de ce corps. Les doigts effleurent ces extrémités durcies par le plaisir avant de reprendre le chemin du ventre, cherchant la frontière entre la fin du tissu et le début de cette peau connue et si douce. Le contact est établi, l’endroit est chaud et invite à l’exploration. Centimètre après centimètre elle reprend l’ascension, repartant à la conquête des ces douces collines, espérant cette foi en prendre entière possession. La main finit par capturer un sein, le pouce s’occupant du téton. La peau se tendait, le téton se durcissait, la poitrine se soulevait rapidement. Marie se pencha et posa ses lèvres sur celles de Chloé. Les lèvres se soudèrent, les bouches s’ouvrirent, les langues se mêlèrent, se lièrent, entamant un ballet frénétique, les cœurs battants plus forts, les respirations devenant plus courtes. Les caresses, de part et d’autre, se faisaient plus insistantes, les mains enserrant, pétrissant, caressant ses seins gorgés par le plaisir. Les lèvres se dessoudèrent, les bouches se séparent, se dirigeant vers ses fruits arrivés à maturation.
Marie se décala, embrassant le ventre qui s’offrait à elle. Fit descendre le drap, dévoilant un magnifique boxer, bordeaux lui aussi, tout en dentelle, laissant voir autant qu’il cachait. Délicatement elle fit lever le bassin pour faciliter l’enlèvement de ce rempart, convoitant ce qui se trouvait derrière. Une fois l’obstacle éliminé, elle reprit ses baisers, s’appliquant à ne laisser aucun recoin inexploré. Sa bouche et sa langue couvraient et goûtaient chaque parcelle de ce territoire totalement dénudé. Cette nouveauté augmenta sa curiosité. Elle finit par arriver sur le bourgeon d’amour, mais le délaissa aussitôt pour glisser directement entre ses lèvres charnues et nues. Sa langue creusa le sillon, délogeant tous les plis de son intimité, trouvant l’entrée de son antre, s’y engouffrant aussitôt, avide d’y retrouver ce trésor tant convoité, cet élixir d’amour.
Chloé s’était ouverte au maximum, permettant ainsi à Marie de pouvoir la fouiller le plus profondément possible, appliquant ses mains sur la tête de celle-ci afin d’augmenter encore plus la pression. Un doigt chercha à déloger le bouton d’amour en le caressant, le malaxant. Un autre doigt se fit plus inquisiteur et se présenta à l’entrée de sa grotte, suintante de plaisir.
Chloé tendait à Marie le cadeau que celle-ci lui avait offert. Elle prit le gode, le porta à sa bouche et commença à le lécher, le sucer, le couvrant de salive. Quand elle estima qu’il était prêt, elle le présenta à l’entrée de ce fourreau de chair, palpitante, vivante, avide de l’engouffrer. Le corps était tendu, la respiration courte, on sentait toute la tension due à l’attente de ce moment, comme dans l’attente d’une délivrance. Au fur et à mesure que le gode la pénétrait, tout son être se relâchait, savourant, se délectant, des sensations qui l’envahissaient. Lentement le mouvement de va-et-vient commença, lentement la jouissance augmenta. Son amante en profitait pour lui lécher et mordiller son bourgeon gorgé et bandé. Le mouvement se fit un peu plus rapide, la jouissance augmenta encore. Le corps ondulait, accompagnant le flux et le reflux de ses vagues qui petit à petit la submergeaient. Le mouvement se fit plus rapide, plus fort, plus appuyé. Des tréfonds de son être la jouissance s’amplifia, se déversa, la parcourut complètement, se répandant dans chaque cellule, submergeant tous ses sens, la transportant au nirvana. Elle se mordit les lèvres pour ne pas crier. Ses mains agrippèrent le poignet qui tenait le gode et elle se l’enfonça d’un coup sec, se donnant ainsi le coup de grâce. La jouissance explosa alors en elle, s’évadant, ruisselant sur ses cuisses.
***
Pantelante, elle laissa retomber mollement ses jambes de chaque côté du lit. Reprenant petit à petit ses esprits, calmant sa respiration. Elles s’embrassèrent langoureusement, amoureusement.
Des larmes coulaient abondamment de Chloé. Des larmes, oui, mais de joie, de bonheur. Ses rêves se réalisent. La peur, l’appréhension, qui grandissait en elle dans l’attente du cauchemar de la séparation, de leur séparation, s’évanouit, disparut en un instant, laissant la place à la vie, à l’amour.
***
On frappa à la porte de sa chambre, le chirurgien passa, fit sa visite de sortie et lui souhaita une bonne chance. Ses parents étaient là, Marie était là. Dans la même journée, au même instant, elle quittera cette chambre, cet hôpital, dira adieu à sa vie de jeune fille en disant au revoir à ses parents et embrassera sa vie de femme en embrassant son amante. Une nouvelle vie s’offrait maintenant à elle et elle savait déjà ce qu’elle allait en faire. Il y avait tant d’amour que lui avait donné Marie qu’elle n’avait pu lui rendre ! Oui ! Elle lui rendrait tout, et au centuple !