| n° 09570 | Fiche technique | 18421 caractères | 18421 3283 Temps de lecture estimé : 14 mn |
18/08/05 |
Résumé: Femme bcbg, à l'âge critique, qui ne sait pas trop ce qu'elle veut... | ||||
Critères: fh fplusag jeunes couple extracon inconnu essayage lingerie nopéné | ||||
| Auteur : Agerespectab (Bourgeoise en mal d'amour) Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Dans les beaux quartiers Chapitre 01 / 04 | Épisode suivant |
J’aimerais du changement.
Je m’appelle Juliette et j’ai fêté mes trente-six ans il y a peu.
C’était un jeudi et, prévoyante, j’avais demandé à Anne-Marie, ma belle-mère, de me garder les gosses. On ne sait jamais, des fois qu’il y penserait…
Luc est arrivé assez tard, vers huit heures et demi, avec trois roses… Il y avait pensé ! Je me suis jetée à son cou et je l’ai embrassé avec cette tendresse qui dit à la fois "Merci" et "Je t’aime".
Il avait les traits tirés.
J’ai pensé qu’il fallait donner un air de fête à cette soirée et je lui ai demandé de nous faire rafraîchir du champagne.
Pendant qu’il partait sous la douche, j’ai installé deux bougies pour éclairer le coin repas.
Au cours de notre dînette, j’ai bien remarqué qu’il faisait de gros efforts pour paraître tendrement attentif, mais il clignait trop souvent des yeux :
Dans le canapé, je me suis pelotonnée contre lui quelques instants, écoutant les vocalises de La Reine de la Nuit, puis j’ai pris ma douche tandis qu’il allait au lit, j’ai enfilé mon peignoir et je suis venue me coucher sans chemise de nuit.
Je me suis glissée toute nue sous la couette… mais il dormait déjà ! Je me suis relevée, j’ai enfilé ma chemise de nuit ; j’avais le cœur gros, les larmes me montaient aux yeux, mais je les ai refoulées, il avait été si adorable toute la soirée…
Le lendemain, sa mère, en me rendant les petits, m’a fait un clin d’œil :
Et là, j’ai vraiment eu envie d’éclater en sanglots ; mais j’ai fait front, comme toujours, avec un sourire un peu crispé.
L’allusion est claire : il faut que je me trouve une autre baby-sitter, et vite !
Cette fameuse soirée, je ne l’ai pas digérée. Pourtant rien d’exceptionnel dans les faits, mon mari travaille comme un sauvage, il a bien le droit d’être fatigué. Luc semble bien toujours aussi amoureux, autant que je le suis moi-même, mais il ne me voit plus. Je suis sûr qu’il me considère comme un second lui-même, son double en féminin, qui fait des gosses et tient la maison. Les années ont passé, il est certain que nous sommes plus sereins, plus posés, que nous sommes mieux armés vis-à-vis de l’adversité, mais au dodo, ça s’est bien calmé aussi…
Peut-être faudrait-il que je songe à me rendre plus attrayante pour mon mari ? Mon instinct me dit qu’il ne m’a encore jamais trompée, mais en fait où est l’important ? Je souffrirai s’il en baise une autre, c’est sûr, mais si c’est juste une fois et que je n’en sache jamais rien, j’en prendrais mon parti (vous y voyez une contradiction, vous ?)
Par contre, que je ne sois rien qu’une potiche transparente, alors ça, non ! Insupportable !
J’ai tout, je le sais, pour ne pas craindre la concurrence ; j’ai la chance d’être restée svelte sans effort, je suis active et équilibrée et ça se voit. D’ailleurs, je viens de croiser un beau jeune homme, en complet Armani et barbe de trois jours, il a jeté un coup d’œil vers mes seins et, même très bref, son regard me rassure sur ma plastique.
Mais il est vrai qu’avec tous les crédits qu’on a sur le dos, mon budget « toilettes » est voisin de zéro. Même ma lingerie, genre ado, en coton à petites fleurs, en promo chez Carrefour… Pour le soutien-gorge, ça va, j’ai des petits seins en pomme qui tiennent tout seuls, en dépit des deux bébés que j’ai mis au monde mais que je n’ai pas allaités. Mais enfin, tout cela n’est peut-être pas très affriolant.
Et… justement, voilà une jolie vitrine… une boutique de lingerie que je n’avais jamais remarquée. Ne pourrais-je pas y entrer une autre fois, quand les enfants ne seront pas avec moi ?
Le surlendemain, je pousse cette porte ; j’ai tapé ma mère de deux cents euros en lui mentant effrontément.
La vendeuse, sans doute la propriétaire, s’avance, le sourire servile :
Elle se tourne vers une étagère, saisit une boîte plate de carton blanc avec un logo qui m’est inconnu, la pose devant moi et l’ouvre.
Il s’agit d’un soutien-gorge et d’une culotte, de couleur paille, très simples. Elle prend la culotte et la tend entre ses deux index : ça ressemble à un short de basket, mais en plus coquin. Il y a un liseré de dentelle blanche en bas des jambes ; le soutien-gorge est également orné du même liseré, mais sur le haut des bonnets.
Et son sourire, plus appuyé, prend une légère teinte ironique.
Toi, ma poule, tu vas pas l’emporter au paradis, ton sourire à deux balles ; déjà que le genre de la bonne femme me déplaît souverainement, avec ses cheveux rouges, sa quarantaine adipeuse et son tailleur gris tristounet !
Elle m’annonce un prix, et j’ai de la peine à avaler ma salive ; elle fait mine de ne pas s’apercevoir de mon embarras et propose :
Je ne vais pas dire non et m’en aller comme une minable. Elle me guide vers un petit salon d’essayage avec trois miroirs, deux chaises pour poser les vêtements, et repart en tirant le rideau. Je me déshabille, un peu méfiante, en surveillant le rideau. J’enfile culotte et soutien-gorge : ils semblent avoir été faits pour moi, sauf les bretelles du soutien-gorge, un peu trop longues. Je scrute mon image multiple, pas d’erreur, je suis mignonne comme un cœur là-dedans. Mais je n’aurais jamais cru que l’on pouvait essayer de la lingerie…
J’entends :
Et avant que j’aie répondu, elle est déjà là, derrière moi ; elle pince les bretelles pour les raccourcir :
Elle prend mes seins dans ses paumes, par-dessous, lissant la soie :
Elle me pelote allègrement ! Elle commence à me courir, la rombière, et je suis prête à lui dire son fait lorsque, abandonnant ma poitrine, elle me déculotte !
Mais, couvrant ma voix :
Et la voilà partie avec la culotte à la main. Je récupère ma jupe et me couvre maladroitement, mais elle est déjà de retour :
S’accroupissant, elle me présente la culotte ouverte devant les pieds, la remonte le long de mes mollets, de mes cuisses, sans oublier de passer avec insistance une main sur ma toison :
Je me retrouve à nouveau déculottée, avec cette fois une caresse sur les fesses ! De ce fait, elle m’a donné l’occasion de foutre le camp en sauvant la face ; je me tourne vivement vers elle :
Je prends un air furibard pour me rhabiller et sortir la tête haute, sans prendre la peine d’écouter ses protestations.
Je suis rentrée chez moi pensive, révoltée des façons de cette gouine. Il n’est pas surprenant qu’elle n’ait pas plus de clientes, si elle s’y prend comme ça avec toutes…
Le lendemain, après avoir un peu digéré cette mésaventure, je poursuis ma gamberge : c’était tout de même assez troublant, ses mains glissant sur mes fesses… Holà, tu ne vas pas t’y mettre toi aussi, c’est pas la solution pour aguicher ton homme…
Quoique… !
Il paraît que ça excite beaucoup certains mecs, de voir des femmes qui se caressent ; il faudrait que j’explore les goûts de Luc à ce niveau…
Mais t’es pas folle, ma fille ? Tu vas virer gousse pour lui faire plaisir ?
Et la parure en soie, si je l’achète, qui va la payer, finalement ? Il faudrait voir dans le Chouchou s’il n’y a pas l’équivalent, peut-être que sur les photos, on ne se rend pas bien compte de ce que c’est.
Je me dégoûte. C’est grave, je suis en train de perdre ma belle confiance en moi.
Quelques temps après, nous formons un projet de soirée en amoureux. Un petit resto, suivi d’un spectacle, peut-être ; et me revient à l’esprit que je n’ai personne pour garder les enfants.
Je m’arrête au CIJA, où les lycéens et les étudiants déposent des offres de services divers, cours de soutien, baby-sitting, jardinage et autres. Je relève deux ou trois adresses. J’allais repartir lorsqu’une jolie jeune fille brune aux yeux bleus, s’adresse à moi en souriant timidement :
Elle s’exprime bien, elle a de la décision, d’emblée elle me plaît. De plus elle est belle… Pourquoi pas celle-là ?
Elle s’appelle Clémence : quel superbe prénom !
Le samedi, nous faisons plus ample connaissance. Elle vient assez tôt pour prendre mes consignes, se familiariser avec l’appartement et les enfants qu’elle devra surveiller, faire manger et coucher pas trop tard. Je suis ravie, elle me paraît parfaite.
La soirée avec Luc est très agréable. Je l’observe, mine de rien, ne cessant de penser que je suis bien exigeante, que des millions de femmes en voudraient bien un comme ça. Qu’est-ce qu’il me faut de plus ? Et je parviens à me convaincre que je ne suis qu’une petite fille gâtée et capricieuse.
Malgré tout, une vague sensation d’insatisfaction perdure.
De retour à la maison, rien ne cloche ; les enfants dorment. Clémence lit un gros roman. Tout est calme et en ordre ; je lui remets l’enveloppe contenant son dû. Je suis si contente de ses services que, sur une impulsion, je lui plante une grosse bise sur la joue :
Elle est un peu surprise mais me renvoie un éclatant sourire.
Ce soir-là, Luc m’a fait l’amour, très bien comme à son habitude, attentif à ce que j’ai au moins deux explosions de plaisir.
Puisque vous insistez, voici le programme, que nous avons établi après des années de tâtonnement (c’est le cas de le dire), d’essais décevants, de timidités diverses et surtout de non-dits.
Tout d’abord il me caresse tout partout, en m’embrassant longuement, puis ses baisers descendent de mes lèvres en poursuivant un chemin sinueux, avec très longues stations sur mes seins et savants agacements de mes tétons qu’il mordille doucement, puis accélération un peu affolante vers ma toison et arrêt-buffet sur ma fente.
En quelques minutes, je suis parcourue de frémissements, puis de tremblements et je me dresse sur la nuque et les talons, tendue comme un arc, cuisses serrées sur ses joues, en émettant un long ululement dans l’oreiller que je me suis plaqué sur la bouche pour ne pas ameuter le quartier et réveiller les gosses.
Il revient alors vers ma bouche et, ses yeux dans les miens, me fait goûter ce qu’il a recueilli dans ma vulve.
Je suis en train d’atterrir doucement. Je ressemble sans doute à une flaque de glace à la vanille, toute fondue au fond de sa coupe.
Je l’aime encore plus fort… mais ne peux m’empêcher de lui trouver le sourire triomphant, genre « J’assure, non ? »…
Il ne dit rien. Il ne dit jamais rien pendant nos jeux amoureux et c’est aussi bien comme ça. Ça me déplairait totalement qu’il ajoute de la vantardise à ces instants de plaisir partagés. Il le sait et de plus il n’est pas prétentieux.
Mais tout de même, ce sourire est triomphant ! Je ne ferai rien, bien sûr, pour le lui rentrer dans la gorge, je suis trop heureuse de ce qu’il vient de me faire. Pourquoi me vient-il à l’esprit que ça n’est pas suffisant? Je ne suis pas une épouse négligée, il s’en faut de beaucoup, alors quoi?
Quand mon cœur a retrouvé un rythme normal ou presque, il recommence ses caresses. Je lui en prodigue aussi et il me pénètre, soit en missionnaire, soit en levrette, soit encore, ce que nous préférons tous deux, couchés sur le côté droit, emboîtés en chien de fusil, lui derrière moi. Cette position étant très reposante, on peut faire durer, et il sait le faire, d’autant que pour ma part, le plaisir est plus long à monter. Quand il se manifeste, la contraction de mon vagin provoque aussi son explosion, et nous nous envolons ensemble.
Le seul problème, c’est qu’il y a dix ans, nous faisions cela tous les soirs, et même des fois le matin, et même parfois le dimanche après-midi si nous étions seuls.
Il pouvait même m’entraîner dans des coquineries qui me font rougir aujourd’hui, quand j’y repense. Ainsi, il arrivait qu’au cours de nos transports une envie soudaine me prenne de vider ma vessie. Il insistait pour m’accompagner, s’asseyant par terre, devant la cuvette, les jambes de part et d’autre. Je protestais :
Je finissais par lâcher mon petit pipi qui chantonnait gaiement. Luc regardait ma chatoune émettre sa cascade, puis il voulait m’essuyer lui-même et je le laissais faire, un petit peu honteuse mais amoureuse.
Comme c’était bien, comme ça paraît loin…
Le lendemain, en me remémorant toute cette soirée, me reviendra aussi le souvenir du fiasco que fut ma soirée anniversaire. J’ai même, pour la première fois de ma vie, des rêves un peu pornos, où un mec (mon mec ?) qui me montre son beau braquemart dressé, me dit en ricanant : « Celui-là, tu l’auras tous les 36 du mois !… »
A quelques temps de là, je contacte à nouveau Clémence; elle ne peut pas me garder les enfants en cette fin de semaine, étant elle-même de sortie avec son chéri, pour un concert exceptionnel.
Mais son frère Nicolas, me dit-elle, peut la remplacer, "Je vous l’envoie."
De fait, le lendemain, coup de sonnette et j’ouvre à un grand garçon qui se présente:
Je sais qu’ils seront ravis d’avoir Nicolas comme nounou ; c’est un grand brun, mince, il avoue dix-huit ans, il a des yeux noisette très doux, comme son sourire. Il inspire la confiance par une attitude calme, à la fois sûr de lui et modeste.
Comme nous traversions un cellier/débarras, entre deux portes, je me suis retournée un peu brusquement, pour lui dire je ne sais quoi.
Il a été surpris et moi aussi : je me trouvais entre ses bras, presque sur sa poitrine, et il m’a saisie adroitement aux épaules pour m’empêcher de tomber ; et, sans doute impulsivement, il a embrassé mes cheveux, à la lisière de mon front :
L’instant magique, vous comprenez ce que je veux dire ? J’avais son visage tout près du mien, j’ai flashé sur ses lèvres juvéniles, à peine ombrées d’un fin duvet, je l’ai embrassé.
Oui, comme je vous le dis : je me suis haussée sur la pointe des pieds et j’ai posé ma bouche sur la sienne !
Je ne parviens toujours pas à m’expliquer un geste aussi irréfléchi, mais dire que je le regrette serait pure hypocrisie.
Et d’ailleurs il m’a enlacée et m’a rendu mon baiser au centuple.
Au début, ses deux grandes mains m’enserraient la taille et semblaient goûter la flexion passionnée de mon corps, puis l’une est partie vers la nuque en une longue caresse de mon dos et l’autre s’est arrêtée sous mes fesses qu’elle palpait de façon bien cavalière, me suis-je dit. Je me suis dégagée, avec un peu trop de brusquerie sans doute, j’avais les joues en feu et un chat dans la gorge.
Sans un mot, j’ai pris sa main et l’ai entraîné vers le canapé du salon.
J’étais décidée à me laisser faire ; à nouveau, j’avais dix-huit ans et je me laissais aller dans des bras masculins, comme une rosière. J’avais complètement perdu la tête.
Mais je n’ai plus dix-huit ans, et lui les avait tout juste ; il fallut bien me rendre à l’évidence : il ne savait pas vraiment comment ça fonctionne, une femme. Sans doute n’étais-je pas la première, mais il faut croire que les autres n’étaient pas pédagogues.
J’ai dû guider ses gestes, plus ou moins. Il avait bien soulevé mon tee-shirt, mais cherchait maladroitement comment m’ôter mon soutien-gorge. Je lui fis comprendre que ce n’était pas le plus urgent, en amenant sa main dans ma culotte. Il ne savait pas faire, mais comprenait très vite, n’y mettant aucune sorte de fierté stupide, tout d’humilité mais aussi de bonne volonté.
Je le laissai explorer ma vulve, ce qu’il fit avec délicatesse, puis je dus lui enseigner à amener un peu de mon sirop intime vers le petit bouton sensible qui est à l’entrée, en haut, vous voyez ?
Pendant qu’il me prodiguait ainsi un doux massage, je glissai ma main droite dans le dos et me débarrassai de mon soutien-gorge. Ainsi, il avait l’accès libre à mes seins et, sans cesser de dorloter mon petit bijou, il pencha la tête pour saisir un téton entre ses lèvres, me le lécher, me le pincer doucement, passer à l’autre, puis revenir au premier comme s’il le préférait ! Quel amour !
Il avait la situation bien en main ; je pouvais maintenant me laisser aller, ce que je fis…
Et j’explosai soudain dans un râle qui le surprit ; il m’a avoué que c’était la première fois qu’il voyait une femme atteindre l’orgasme, et qu’il en fut un peu effrayé.
Je l’ai remercié avec un long baiser, puis lui murmurai :
Il était trop ému pour me parler, il acquiesça en battant des cils.
Je ne savais trop comment j’allais le récompenser, mais j’y étais bien décidée, considérant que ne rien faire pour lui eut été trop égoïste de ma part.
J’étais prise au piège, ne pouvant admettre l’idée que j’allais tromper mon mari, et trop pudique pour lui proposer une gâterie.
Je me suis rajustée, j’avais les joues en feu, nous nous sommes levés pour poursuivre la visite…
J’avais moins honte d’avoir provoqué ces caresses que de laisser ce gentil garçon sur sa faim.
Avant qu’il ne s’en aille, je lui ai dit, les yeux dans les yeux :
Il chuchota :
(A suivre)
Voilà : la suite peut être riche en rebondissements, sauf qu’elle soit enlevée par les pirates barbaresques, cette option n’est pas au catalogue.
Si ça vous a plu, je me remettrai au boulot.