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Temps de lecture estimé : 7 mn
18/06/05
Résumé:  Un week-end s'annonce. Victor est bougon, Carole est fatiguée...
Critères:  fh couple volupté fsoumise hdomine fellation nopéné ecriv_f
Auteur : Marilou      Envoi mini-message

Série : Carole et...

Chapitre 01
Carole et Victor

CAROLE ET VICTOR


Victor traînait sa mauvaise humeur aux quatre coins de son bureau. Il aurait dû être satisfait de la semaine tranquille qui venait de s’écouler. Homicides : néant, vol avec violence : une affaire résolue en quarante-huit heures, pas de viol déclaré ni de disparition inexpliquée.


Tout aurait donc dû être parfait dans ce relatif meilleur des mondes. Il était dix-sept heures tapantes ce vendredi après-midi et Victor était prêt à quitter son bureau Il ruminait juste comme à son habitude son sale caractère parce qu’on avait trouvé le moyen de le mettre d’astreinte durant tout le week-end. Ils avaient prévu, Carole et lui, une escapade au Lac Blanc. Mais Masson avait pris trois jours pour marier sa sœur et c’était donc lui, le boss, qui avait écopé de la corvée.



Il claqua bruyamment la porte de son bureau en bredouillant un vague "Salut" à la cantonade malgré l’évidente absence d’âme qui vive et avala quatre à quatre les marches du vieil escalier, comme à son habitude. Destination : l’appartement de Carole, le portable branché à portée de main, la télé allumée pendant deux jours, à la merci des déglingués du week-end et de leurs inventifs et diversifiés méfaits potentiels.


La douce Carole le laisserait choir et ce ne serait que justice. Juin était brûlant cette année et il fallait être fou (ou commissaire principal !) pour aller s’enfermer deux jours de suite dans un duplex sous les toits en plein centre ville.


Arrivé chez Carole, il commença par se débarrasser de son holster, puis se servit un Chivas avant de s’affaler la mine sombre dans le grand canapé blanc. Il faisait une chaleur étouffante dans l’appartement et, bien sûr, Carole n’avait pas pensé à allumer la climatisation. Il lui fallait donc attendre qu’elle veuille bien rentrer chez elle pour donner un peu d’air frais à cette fournaise. Chaleur, Chivas, ennui, il n’en fallut pas plus pour qu’il s’endorme dans les dix minutes qui suivirent.


Carole avait eu une journée épuisante. Le suicidaire du vendredi n’avait bien sûr pas raté son rendez-vous ! C’eut été trop beau. Il l’inquiétait beaucoup, et elle se demandait de plus en plus si le transfert allait suffire encore longtemps à l’empêcher de se jeter de son troisième étage. Certes il était transi d’amour pour elle mais la psychanalyse a ses limites… Il y avait aussi eu la phobique de onze heures, le TOC de treize heures quarante-trois et la petite Emeline qui se remettait doucement mais sûrement des atrocités que son père lui avait fait subir pendant cinq ans sous les yeux crevés de sa mère.


Elle éteignit son ordinateur puis la lumière du bureau, referma son stylo et rajusta son corsage dans sa jupe. Elle ferma la porte du cabinet et monta rapidement les marches du petit escalier en colimaçon qui donnait accès à son appartement. Elle avait entendu la porte un peu avant et se doutait d’y trouver Victor. Son cœur ratait facilement un ou deux battements quand elle savait son homme à proximité. C’était une grande affaire que cet homme-là, une grande chance dans sa vie, un grand plaisir partagé, un grand chantier de découvertes jamais terminé. Il était bougon, soupe au lait, autoritaire, d’accord. Mais il était beau comme un camion, amant comme un Siffredi, tendre comme un agneau et jamais en peine pour la satisfaire.


Elle le trouva endormi dans le grand canapé blanc, un verre posé par terre, une jambe pendante. Elle le regarda un moment et ses yeux descendirent lentement jusqu’à sa braguette. Déjà oubliés le suicidaire et l’obsessionnelle, elle avait envie de lui, là, tout de suite. C’était impératif. Elle s’approcha doucement de lui, posa un baiser dans son cou, juste sous l’oreille droite, puis fit courir une langue bien dardée sur son visage. Les joues, les yeux, le front. C’était salé et tiède Elle happa une goutte de sueur coincé dans la petite ride qu’il avait au milieu du front. Ses paupières frémirent mais il ne les ouvrit pas. Il fit simplement basculer son bassin pour laisser plus ostensiblement son sexe en offrande. Encore penchée sur lui, Carole passa une jambe par-dessus lui pour s’asseoir sur son pubis. Il ne bandait pas encore. Cela aurait été trop simple et ne faisait pas partie du jeu. Cette bandaison, cette bite dure et tendue à la faire crier qui s’insinuerait plus tard en elle, elle devait la mériter, elle le savait.


Elle commença un lent va-et-vient à coup de reins et de fesses sur la proéminence qui commençait à se dévoiler.



Elle approcha la main de la ceinture de cuir qui maintenait le pantalon. Elle en ouvrit la boucle d’un geste bref et s’attaqua aux boutons qui lui fermaient encore l’accès à la trique dont elle rêvait. Sans nouvelle consigne, elle allait dégager son sexe du slip d’où le gland débordait déjà, mais il la retint.



Elle s’exécuta et la lui tendit.



Carole se pencha en avant et sa bouche heurta le gland rouge et gonflé de Victor. Elle ouvrit les lèvres et entreprit de sortir la bite de son slip comme elle le put pendant qu’il lui attachait les mains derrière le dos. Avec les dents, très délicatement, elle tira l’élastique du slip vers le bas, découvrant peu à peu l’objet de son désir. Furtivement, l’image de cette queue dans son cul la fit gémir. On n’en était pas là ! Peut-être n’y aurait-elle même pas droit ce soir…


Elle arriva enfin à dégager toute la queue de Victor et laissa l’élastique à la base, juste avant les couilles. Cela eut pour effet de la redresser légèrement. Suffisamment pour que sa bouche s’en empare goulûment. Elle fit courir sa langue sur toute la longueur, s’en servit pour bien dégager le gland. C’était si bon, si doux, comme du velours de soie. Elle inonda peu à peu sa culotte d’une abondante rosée tiède. Elle sentait le sang de Victor pulser sous ses coups de langue, dont la pointe dure lui évoquait son petit bouton qui hurlait de douleur et d’envie tout seul dans son coin pendant ce temps-là. Victor lui prit la tête à deux mains et l’appuya si fort que son gland s’enfonça dans la gorge de Carole. Elle eut un haut-le-cœur mais cela n’infléchit pas son amant qui la voulait profonde et offerte sans résistance.



Carole aimait ce ton, elle aimait se mettre à la disposition autoritaire de Victor. Il la dominait de sa puissance et de son savoir mais n’était jamais violent avec elle. Être à sa merci, c’était jouissif, ça lui vidait la tête de toutes les horreurs qu’elle entendait toute la journée. Elle n’avait pas encore prononcé un mot, il n’avait pas encore donné la permission. C’était bien, ce silence, c’était bien aussi qu’il parle, lui, qu’il dicte ses désirs. Plus aucune responsabilité, juste la quête de la jouissance, quelle tranquillité !


Elle redoubla d’énergie pour le satisfaire. La bouche comme une ventouse à s’en faire mal, elle branlait de ses joues et de sa langue cette queue qui refusait d’éjecter son nectar dans sa gorge. Elle savait comment faire pour le combler totalement, mais pour cela elle avait besoin de ses mains et il le lui avait interdit. Il faut croire pourtant que l’envie fut la plus forte, car il défit brusquement la ceinture et rendit à Carole l’usage de ses deux outils masturbatoires. Elle saisit les deux couilles à pleines mains et les massa énergiquement tandis qu’elle continuait à le branler de sa langue. Son souffle s’accéléra soudain, il se mit à trembler légèrement de tout son corps. Ses reins s’activèrent aussi en même temps qu’il commençait à gémir doucement. Lorsqu’il gicla enfin, il eut un violent spasme de tout son corps avant d’empoigner la tête de Carole pour l’embrasser violemment. Il lécha d’un air gourmand les gouttes de sperme qui lui tartinaient les lèvres.



Elle acquiesça avec un large sourire. La soirée serait longue et chaude, c’était la seule certitude qu’elle avait. Tandis qu’il lui caressait doucement les cheveux, elle ferma les yeux et s’imagina tout ce dont il était capable. Décidément, ce serait une bonne soirée, pensa-t-elle.


Le portable de Victor sonna. Lui le regarda d’un œil mauvais, elle trouva, quant à elle, ce bruit tout à fait incongru. Il répondit rapidement et baragouina des "hum", des "oui" et des "non" en rajustant son pantalon.



Il avait déjà enfilé son holster et commençait à descendre l’escalier.