Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 09277Fiche technique14180 caractères14180
Temps de lecture estimé : 9 mn
14/06/05
Résumé:  Victor est parti, laissant Carole seule et inassouvie. Sa meilleure amie Louise sonne à sa porte...
Critères:  ff copains init ecriv_f
Auteur : Marilou      Envoi mini-message

Série : Carole et...

Chapitre 02
Carole et Louise

Carole resta allongée sur le canapé sans oser bouger tant son sexe lui faisait mal à force de désir non assouvi. Elle ne savait absolument pas combien de temps Victor serait absent. Une heure au minimum, peut-être plus. Il avait proscrit toute initiative qui lui eut permis d’apaiser le feu qui brûlait son bas-ventre. En d’autres temps, elle aurait sans doute passé outre. Il ne lui en aurait pas tenu rigueur, elle le savait. C’était un jeu librement consenti, pas un diktat sado-maso. Elle aurait pu se caresser, se faire du bien toute seule et le lui dire à son retour. Sans doute aurait-il alors inventé une nouvelle et subtile frustration en guise de représailles et tout serait rentré dans l’ordre de leur plaisir mutuel.


Mais, à ce moment précis, elle avait envie de garder en elle cette douce torture et d’attendre stoïquement le retour de son amant qui saurait à n’en pas douter la combler au-delà de ses espérances. Elle trouva tout à coup qu’il faisait chaud ; elle se sentait lourde de moiteur et de désir conjugués. Se calmer, attendre sagement, s’occuper la tête et les mains. Elle appuya sur le bouton "Play" du lecteur CD et la voix suave et sensuelle de Madeleine Peyroux égraina les premières notes du "Dance Me To The End Of Love" de Leonard Cohen..


Elle se leva sans hâte et entreprit de mettre la climatisation en marche. Puis elle se rendit dans la cuisine pour se servir un grand verre d’eau fraîche. De sa main gauche elle se frottait la gorge pour sécher les perles de sueur qui la parsemaient. Immanquablement, sa main descendit vers la pointe de ses seins, mais elle s’arrêta en route.



Arrivée dans la salle de bain, elle ôta son corsage qui lui collait entre les épaules, puis balança sa jupe d’un coup de rein tout en faisant couler l’eau dans la baignoire. Culotte et soutien-gorge furent également prestement jetés au sol. Elle lança une bonne giclée de gel moussant sous les robinets et rentra avec délice dans l’eau presque froide. Elle attendit les yeux mi-clos que son corps soit peu à peu recouvert. C’était un vrai bonheur, pourtant son sexe et son cul brûlaient toujours et cela la démangeait diablement d’aller y mettre un doigt. Elle écarta imperceptiblement les cuisses pour sentir l’eau fraîche glisser entre ses lèvres entrouvertes. Décidément, saurait-elle l’attendre ?


Au moment précis où elle allait faillir à sa promesse, où sa main commençait à descendre pour trouver sa fente tant malmenée et l’apaiser un peu, l’interphone sonna. Elle s’immobilisa, l’index au bord de sa toison brune, pestant contre celui ou celle qui venait l’importuner en un pareil moment. Elle fut tentée de ne pas se manifester, mais elle se dit que c’était peut-être tout simplement Victor qui revenait plus vite que prévu et qui avait oublié sa clé une fois de plus. Si c’était lui, ses ennuis étaient terminés, il allait s’occuper d’elle, et de quelle manière ! Car elle avait été bien sage et il saurait la récompenser.


Elle sortit précipitamment de la baignoire et traversa l’appartement en courant, dégoulinant de mousse, nue comme un ver et chaude comme la vraie salope qu’elle se sentait ce soir.



Louise, sa meilleure amie, la partenaire de fous rires et la confidente des soirs de déprimes. Elle ne s’étaient pas vues depuis deux jours, il n’y avait donc rien d’étonnant à ce qu’elle vienne voir si Carole était toujours en vie. Ça énervait Victor, du reste, cette complicité entre les deux femmes. Il trouvait Louise parfois un rien envahissante et c’était donc aussi bien qu’il ne soit pas là. Carole déclencha l’ouvre-porte.



Carole s’aperçut qu’elle était nue. Elle rougit.



Elle planta sa copine et retourna chercher un drap de bain dont elle s’enveloppa. Puis elle rejoignit Louise qui s’était assise par terre au plus prêt du climatiseur. Elle avait ouvert les deux premiers boutons de son chemisier et en tenait les deux côtés écartés comme pour se rafraîchir la gorge.



Carole alla lui chercher un boîte de jus d’orange dans le réfrigérateur. Louise s’en saisit et se caressa doucement la gorge, le cou et le visage avec la boîte d’où perlaient des petites gouttes de condensation. Puis elle ouvrit l’opercule et porta la boîte à ses lèvres. Quelques gouttes de jus d’orange coulèrent sur sa gorge nue. Elle rit.


Carole regardait son amie comme si c’était la première fois qu’elle la voyait. Elle la trouva belle. Ses cheveux noirs et épais, ses belles boucles qui couraient sur ses épaules. Sa manière discrète de se maquiller en soulignant d’un trait de khôl ses grands yeux bleus. Sa jolie bouche charnue et tentante. Pour la première fois elle la découvrait de manière gourmande. Elle fut tout à coup jalouse des hommes qui la touchaient, lui donnaient du plaisir. Son désir encore en suspens dans son sexe lui dévorait les neurones sans doute, pensa-t-elle. Elle devenait complètement obsédée, et tout cela à cause de Victor ! Elle secoua vivement la tête pour chasser ces vilaines pensées qui l’assaillaient tout à coup.



Carole s’était assise à côté de son amie. Elle tendit le bras pour attraper la boîte de jus d’orange et le drap de bain se dénoua. Son sein gauche effleura le bras de Louise qui eut un léger mouvement de recul. Carole saisit la serviette et la rajusta maladroitement.



Elle approcha ses lèvres de celles de Carole et s’en empara goulûment. C’était bon, c’était tendre, leurs deux langues qui se rencontraient, se mêlaient. Elle mordilla les lèvres de Louise qui avait entrepris de lui caresser doucement les seins.



Carole dut se forcer pour s’extraire quelques instants des caresses de son amie. Elle défit les deux derniers boutons du chemisier de Louise qui ne portait rien en dessous. Elle prit ses seins à pleines mains. Impatiente, Louise se défit elle-même de son pantalon et de sa culotte.



Carole était au supplice. Elle sentait qu’elle allait partir vers la petite mort à l’instant même, rien qu’au contact de la peau de son amie, tant son désir était prégnant, impérieux. Il la terrifiait presque. Elle était au bord des larmes.



Louise écarta doucement les lèvres de la chatte de Carole, qui sursauta à ce simple contact.



Elle se mit à lui caresser le bord du vagin qui ruisselait d’un miel chaud jusque sur le tapis noir, y formant une petite tâche claire. Elle porta l’index à sa bouche, puis renouvela son geste à l’intention de Carole.



Elle mélangèrent leurs langues pour partager les saveurs de Carole. Ce faisant, Louise s’était couchée sur son amie et lui caressait les seins à lui faire mal. Les pointes en étaient dures comme du bois, et Carole gémissait de douleur et de plaisir. Son bassin bougeait en cadence tandis qu’elle s’emparait à son tour des seins de Louise. L’un dans une main, l’autre en bouche. Ses dents enserrèrent la pointe souple qui durcit instantanément. Louise l’encourageait dans le creux de l’oreille :



Dans les baffles, Madeleine Peyroux chantait "J’ai Deux Amours…".


Louise fit lentement glisser une main jusqu’à la chatte de Carole et y introduisit trois doigts sans ménagement. Carole eut un petit cri de surprise et de plaisir mêlés. Elle s’agita de plus belle, contractant et relâchant frénétiquement son vagin autour de ce substitut de queue. Louise s’interrompit brusquement et se dégagea du corps de Carole.



Louise parcourut le corps de Carole d’une longue et tendre rivière de baisers, depuis sa gorge jusqu’à l’entrée de ses profondeurs. Elle fit pénétrer sa langue, un peu hésitante tout d’abord, puis plus conquérante. Sentir son amie s’abandonner totalement à ce contact lui provoqua une vive excitation. Voulant se consacrer exclusivement à la jouissance de Carole, elle prit le parti de se caresser pendant qu’elle dardait le sexe de son amie des assauts de sa langue. De son index droit elle excitait son clitoris qui bandait à lui faire mal tandis qu’elle léchait et pompait le con de Carole. Elle pénétra son vagin à plusieurs reprises avec sa langue. C’était très doux, cette peau chaude et lisse. Les saveurs inconnues qu’elle découvrait l’emmenaient loin elle aussi. Elle avait envie que Carole lui inflige le même traitement sublime.



Maladroite, hésitante, au bord de l’extase qu’elle retenait toujours, Carole s’exécuta. En position de soixante-neuf, les deux femmes calquaient leurs caresses buccales, cherchant à se donner mutuellement le plus de plaisir. Elles découvraient des sensations inconnues jusqu’alors, des caresses qu’aucun homme n’avait jamais su, pensé, réussi à leur faire. C’était un pur bonheur de faire ça entre femmes, elles n’avaient aucune envie que cela s’arrête. Tandis que Louise introduisait son pouce dans l’anus de Carole, lubrifié et offert à l’extrême, celle-ci sentit qu’elle allait partir. C’en était trop.



Et c’est ainsi, chattes béantes collées l’une à l’autre, s’activant frénétiquement pour enfin aboutir, qu’elles atteignirent au même instant, dans le même souffle, le même baiser, un orgasme que même dans leurs rêves les plus fous, les plus inavouables, elles n’auraient osé imaginer. Ce fut d’une telle fulgurance que Carole se mit à trembler. Pantelante, Louise, elle aussi secouée de spasmes nerveux, se laissa choir sur le tapis, à bout de souffle. Elle posa une main sur le ventre de Carole, qui était trempée de sueur malgré le climatiseur qui ronronnait toujours à côté d’elles.