| n° 23794 | Fiche technique | 5199 caractères | 5199 879 Temps de lecture estimé : 4 mn |
10/09/26 |
Résumé: Un couple se fait plaisir avant de se rendre chez des amis | ||||
Critères: #volupté #lieupublic couple campagne jardin fête amour voir caresses | ||||
| Auteur : Accortelili Envoi mini-message | ||||
| Texte court |
La conversation légère qui servait de toile de fond durant le trajet jusqu’au domicile des B. masquait mal nos œillades.
Via le jeu des rétroviseurs, tels de grands gamins, nous nous allumions en multipliant les allusions égrillardes et les contacts plus ou moins provoqués. C’est ainsi que, sous prétexte de récupérer mon tube de rouge à lèvres tombé à ses côtés, j’avais laissé ma main s’égarer ici et là. Et lui, de même, coulait des regards dénués de toute ambiguïté sur mon décolleté…
Mais nous voici arrivés. Profitant de l’ouverture du portail de la propriété, il a entrouvert mes lèvres d’un premier et tendre baiser souriant. Une fois notre véhicule garé, il m’a ouvert la porte côté passager avec sa galanterie si délicieusement vintage. Bien sûr, avant de nous diriger vers la maison, dissimulé par la pénombre, il en a profité pour me voler à nouveau un petit bécot tout en m’attirant contre lui et en me faisant sentir son bas-ventre dur et frémissant…
J’aime ça.
J’aime quand ton regard devient lourd et que tes baisers, tes lèvres tièdes, me font saliver. Toujours.
C’est cette manière que tu as de prendre ma bouche en gardant cet air sérieux qui affole mes sens. C’est comme si tu me disais : je vais m’occuper sérieusement de ton corps car je le connais mieux que toi.
C’en est agaçant.
Oui, c’en est même irritant… car d’une certaine manière, ce n’est pas faux.
Mais que j’aime ressentir cette douce pression de ton torse qui allume mille étincelles en moi, qui courent de la pointe de mes seins au creux du ventre…
Éprouver toute la faiblesse de ma chair face à ton corps qui presse le mien : ça me donne des envies…
Envie d’être déshabillée, avec une lenteur exaspérante ou avec une brutalité feinte, comme une poupée, qui ne dirait jamais non et qui serait à ta disposition…
Envie d’une langue chaude, qui s’aventure, qui tâte, qui tète, qui lape, qui débusque, qui me fouille, qui me mouille… et ton regard qui jamais ne se baisse, qui s’assure que je te vois faire, ton regard qui reflète mon désir.
Envie de ressentir ton torse puissant peser sur mon dos frêle. Tel un taureau, tu m’immobiliserais, bassin aimanté à mes reins, genoux écartant mes cuisses, m’ouvrant autant que possible… nos phalanges entrecroisées, dans une étreinte possessive, autoritaire et tendre à la fois, lente et affolante en même temps…
Et que j’aime entendre tes murmures crus glissés dans mon oreille, entre deux râles tes mots qui m’ordonnent, qui m’enveloppent, qui m’adorent et me rendent folle de désir. Tes injonctions pourraient me mener au bout de la nuit.
Tout comme tu te délectes de mes halètements d’envie qui te répondent, de mes gémissements sourds d’acquiescement. Tu le sais que tu es ma plus grande faiblesse ? Tu le sais que l’accès à ma bouche, à mon ventre, à mes cuisses t’est permis… selon ton bon vouloir : tout est à toi, tout est pour toi. Car il n’y a que toi qui me connais comme cela…
Et tandis que la chaleur de nos corps se diffuse et me fait fondre, que se liquéfie ma motte rendue toute molle, tes doigts curieux avancent lentement en terrain conquis, au plus profond de mon con humide, désirant et désormais bien ouvert pour toi… Là, je pourrais déjà crier mon plaisir mais, de ton regard, tu m’intimes de conserver le silence. Car tu n’ignores pas mon envie d’être tenue, d’être empêchée de bouger… Tu devines mon besoin de sucer tes doigts : un à un. Ma bouche pleine de toi et des saveurs de moi.
Tu connais parfaitement mes envies de caresses indécentes, de suées odorantes et, quand ta main revenue dans la chaleur de ma chatte s’égare plus loin dans la moiteur de ma raie culière, c’est la double peine, mais quel bonheur, que dis-je, quelle félicité…
Sentir la manière avec laquelle tu me tiens à cet instant précis est indicible. Tu le sens, ô combien, là, tout de suite, j’ai besoin d’être baisée, ton front contre le mien, ton regard fixe, mon souffle court, ton autre main posée sur ma hanche, poussant et attirant selon tes profondes allées et venues… ?
Et puis, susurre-moi encore les mots qui feront tomber mes dernières réserves, fais-moi me tortiller en gémissant, n’arrête pas de faire ton trou en moi, pilonne-moi tendrement, puis passionnément, rends-moi petite chienne suppliant d’être submergée de volupté, tandis que nos voix devenues plus rauques nous accompagneraient dans l’infinie profondeur du plaisir partagé…
Mais nous devons déjà achever cet intermède délicieux, prélude à des plaisirs bien plus intenses.
Nous sommes attendus et la courtoisie demande à ce que nous ne prolongions pas davantage notre petit quart d’heure de retard. Nous partageons nos derniers instants d’intimité, en riant comme des baleines : pendant que j’arrange correctement ma jupe, il me fait lécher ses doigts. Il me remet du rouge à lèvres, tandis que j’essuie les dernières traces de mon maquillage sur son visage.
Un dernier baiser échangé… et la porte de nos hôtes s’ouvre dans un brouhaha euphorique.
Happés par l’humeur joyeuse de nos connaissances, nous sommes rapidement séparés.
Reste un regard échangé, brûlant, anticipant la dernière partie de soirée…
Celle où nous laisserons libre cours à nos envies…