| n° 23786 | Fiche technique | 9559 caractères | 9559 1676 Temps de lecture estimé : 7 mn |
05/09/26 |
| Présentation: Alors que je venais de passer une mauvaise journée, le comptable a trouvé les mots et les gestes pour me réconforter. | ||||
Résumé: Je m’appelle Maryvonne et je suis une sexagénaire, femme de ménage, divorcée et en colère contre un employé de bureau où je travaille. Heureusement, Marc, le comptable, a toujours les mots pour me redonner le sourire. | ||||
Critères: #érotisme #consolation fh fagée collègues travail fellation | ||||
| Auteur : Bicurieux Envoi mini-message | ||||
Mais quel connard ! Je n’arrive pas à y croire ! Ça fait plus de douze ans que je travaille comme femme de ménage ici et on ne m’a jamais parlé de la sorte. Je suis tellement en colère que j’en ai les mains qui tremblent et le cœur qui frappe fort à l’intérieur de ma poitrine.
Thierry, le directeur de ce cabinet d’urbanisme, m’avait recrutée quand je n’étais qu’intérimaire. Âgée de cinquante ans, je venais de passer une année difficile. Divorcée à cet âge-là, quelle épreuve ! Je ne voulais pas que mon mari… pardon, ex-mari, me quitte et la rupture m’avait désolée. Certes, la flamme s’était éteinte, mais j’avais espoir d’une solution pour qu’on puisse se retrouver. Sans succès.
S’en était suivie une dépression qui m’avait non seulement éloignée de mes amis – qui ne m’ont jamais lâchée, d’ailleurs – mais avait aussi déclenché mon licenciement. Petits boulots après petits boulots, je scrutais chaque annonce, dans l’espoir de retrouver une stabilité financière.
Pendant une semaine, mon agence m’avait envoyée m’occuper des bureaux près de la gare de Nantes. J’aimais bien ce quartier. J’avais dû faire du bon travail, puisque le vendredi soir, on m’avait proposé un entretien et, dès le lundi suivant, j’avais signé un CDI. Autant vous dire que je dois beaucoup à Thierry. Non seulement ça m’avait apporté une routine saine, mais surtout, en ayant entretenu d’excellentes relations avec le personnel de la boîte, j’étais sortie de cette dépression qui m’avait consumée à petit feu.
Voilà donc douze ans que mes journées consistent à nettoyer, ranger, passer l’aspirateur, faire les vitres… L’accueil au rez-de-chaussée n’est pas très grand, avec seulement une réception et un petit salon où les réunions sont organisées. Puis il y a quatre étages. Thierry est au quatrième et, juste en face de son bureau, c’est Lucie, sa secrétaire.
Au premier étage, il y a une petite kitchenette avec la machine à café. On y trouve aussi les toilettes et une salle de détente. Au deuxième, il y a quatre bureaux de taille modeste. Et je suis maintenant au troisième, dans le couloir qui sépare les deux seules pièces. Je sors de faire les vitres du bureau de Jérôme. Il est chef de projet.
Quelques gouttes de produit ont coulé le long du rebord, qu’il utilise comme une étagère. Et alors que j’avais pris les calepins qui s’y trouvaient pour pouvoir essuyer la plaque en aluminium, Jérôme a littéralement enjambé la chaise présente pour ses invités pour m’arracher les blocs-notes des mains avec une violence inouïe.
Pour qui s’est-il pris ? Que pensait-il que j’allais faire ? Prise de panique, je n’ai pas dit un mot. J’étais sous le choc. J’ai peut-être beaucoup de défauts, mais je ne suis pas une voleuse. Et de toute façon, qu’en ferais-je, de ces carnets ? Je suis sortie de son bureau toute bête, tremblante, seule.
Je pense à courir vers la sortie, mais non, j’y ai laissé l’aspirateur. Je n’ai pas le choix. Il faut que j’y retourne. Que va-t-il dire ? Je prends mon courage à deux mains et je frappe à la porte.
« Comme s’il ne s’était rien passé », il n’est pas sérieux. Il vient littéralement de m’agresser. Je bouillonne de l’intérieur. Toutes les dix secondes, j’alterne entre peur de quelconques représailles et envie de me défendre. Il y a bien quelqu’un qui pourrait m’aider : Marc. Une fois le sol terminé, j’enroule le fil de l’aspirateur et j’attrape le seau dans lequel je transporte les produits d’entretien.
Un café, voilà ce qu’il me faut. Je descends alors au premier, je me mets le dos contre le mur, la tête vers le haut, les yeux fermés, en attendant que le cycle Nespresso se termine. Tout se mélange dans mon cerveau. Vais-je être licenciée ? Je vais avoir 63 ans à la fin de l’année. Que vais-je devenir ?
C’est comme s’il m’avait entendu. Marc, le comptable, vient d’entrer. Je ne sais pas pourquoi, mais un seul regard, et je fonds en larmes. On se connaît depuis le premier jour. On se retrouve quasiment tous les jours ici même pour bavarder autour d’un café. Je n’essaie donc pas de cacher mes émotions.
Sa voix m’apporte très rapidement un réconfort incommensurable. Je lui raconte ce qui vient de se dérouler :
Il pose sa main sur mon épaule. Quelle poigne ! Je sens ses doigts se rapprocher de mon cou. Des larmes coulent lentement sur mes joues et son autre main, d’un geste sensuel, m’en essuie une de son index.
On laisse nos tasses dans l’évier et on monte dans son bureau. Il ferme la porte derrière lui et s’assoit sur le rebord de son bureau. Les jambes légèrement écartées, les deux bras tendus vers moi. Son invitation à venir près de lui est franche et directe. Toujours un peu perdue suite au comportement de Jérôme, je ne réfléchis pas et je m’approche.
Il met ses mains sur ma taille et me tire gentiment contre son corps. Alors que mes yeux sont fermés, ses lèvres embrassent les miennes. Je le laisse faire. Puis je sens sa langue, timide, m’effleurer. Et là, tout s’emporte en moi et je lui retourne chaudement son baiser. Quel plaisir ! Cela fait tellement longtemps qu’on ne m’a pas embrassée avec autant de passion.
Ce geste, aussi bienvenu qu’effrayant, est en train de réveiller des émotions enfouies au plus profond de moi depuis le divorce. J’ai eu quelques aventures, souvent des rencontres organisées par mes amis, mais la plupart du temps, c’est avec des hommes âgés, sentimentalement encore plus blessés que moi. J’ai toujours trouvé Marc charmant. Marc est veuf, sa femme est morte dans un accident quand ils n’étaient que trentenaires. Elle a été percutée par un camion en rentrant du travail à vélo. Il ne s’est jamais remarié. Il a élevé leur fils seul. Maintenant, dans la cinquantaine, Marc a une chevelure poivre et sel, de petites rides au bord des yeux et une voix légèrement plus grave qui font leur effet.
Aurais-je un jour tenté un rapprochement ? Pas du tout. De dix ans son aînée, je ne suis même pas sûre de lui plaire physiquement. On discute beaucoup et je peux même dire qu’on est proches. Je suis un peu perdue. Comme sur un nuage. Pourquoi lutter et rejeter ce baiser ? J’ai aussi le droit d’être heureuse.
Il me prend le poignet et, avec douceur, il me baisse la main sur sa braguette, m’encourageant à masser son sexe que je sens en érection dans son pantalon.
Que faire ? Ça fait si longtemps que je n’ai plus passé un moment intime avec un homme. En suis-je encore capable ? J’en ai tellement envie. Une pulsion incontrôlable me prend en otage. Je sens une boule dans mon ventre. Et en même temps, ma bouche se met à saliver. Je me baisse donc, Marc toujours assis sur le rebord de son bureau, et je déboucle sa ceinture, déboutonne son pantalon, dézippe sa braguette et baisse son pantalon sur les chevilles. Le caleçon cachant toujours son sexe, je colle mon visage sur la bosse. En respirant fort par le nez, je profite de son odeur. Je suis prête.
Je dégage sa verge et l’apporte près de mes lèvres. Son prépuce cache son gland. Je la mets en bouche et la décalotte. Je sens la chaleur de son sexe le long de ma langue. J’entreprends une lente pipe. J’ai toujours aimé sucer. Et mon péché mignon, quand j’étais jeune, c’était de ressentir l’éjaculation. Le plaisir du sperme chaud, les vibrations des bites lancinantes… Cette domination de l’homme n’est pourtant qu’une illusion. C’est bel et bien moi qui ai le contrôle. D’ailleurs, j’aime ce pouvoir.
Je continue les va-et-vient.
Mon silence lui confirme que je lui donne l’autorisation d’atteindre l’orgasme dans ma gorge. De petits sons graves me préviennent. Un jet, puis un deuxième viennent me remplir la bouche. J’arrête donc de le sucer, tout en commençant une masturbation pour accompagner chaque émission de sperme qui coule le long de son gland. Puis je le reprends en bouche et, son sexe rétrécissant, je peux à présent le téter pour en extraire les dernières gouttes de nectar.
Marc me relève ensuite et me tend un mouchoir du présentoir présent à côté de son écran d’ordinateur. Il a un sourire charmant, vissé sur son visage. Debout, je me rapproche et, à ma grande surprise, alors que je n’ai pas encore utilisé le mouchoir, on s’embrasse à nouveau. C’est comme si on avait vingt ans. Un baiser sensuel et romantique. Nos langues s’entremêlent. Nous sommes tous les deux excités par l’odeur de sperme et par le moment qu’on vient de partager.
Il se rhabille rapidement et me prend par la main.
Suis-je toujours en colère ? Non, bien sûr. Mais mon cœur bat toujours aussi fort…