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n° 23775Fiche technique10112 caractères10112
1841
Temps de lecture estimé : 8 mn
28/08/26
Présentation:  Un court texte concernant le mariage et ses aléas...
Résumé:  Je sais très bien que ma femme me trahit. Au début, j’ai cru à une passade, mais ça va nettement plus loin, trop loin.
Critères:  #couple fh #USA
Auteur : Patrik  (Carpe diem diemque)            Envoi mini-message

Collection : 9999 maxi
Une autre issue

Proche de ce que j’ai déjà conté, mais avec un autre déroulement. L’action se déroule aux USA. Bonne lecture :)




Trahison



Je sais très bien que ma femme me trahit. Au début, j’ai cru à une passade, mais ça va nettement plus loin, trop loin. De ce fait, même si tout le monde pense que je suis un bon gros toutou en adoration devant son épouse, j’ai décidé de réagir à ma façon.


Moi aussi, ces derniers temps, je suis moins disponible, Madame n’a plus systématiquement son repas préparé le soir. Avant que je sache que je cuisine pour deux ou que pour moi, ça ne changeait pas grand-chose, d’autant que j’aime faire la popote, ça me détend.



À présent, j’utilise les mêmes arguments qu’elle : j’ai diverses réunions, car l’entreprise est en train de changer d’envergure. Melania ne peut pas le nier, puisqu’elle travaille avec moi dans la boîte que j’ai fondée un peu avant de la rencontrer. J’avoue qu’elle m’a bien aidé au début. Puis, lentement mais sûrement, elle a mis la main sur la partie commerciale, et il faut reconnaître qu’elle est douée, mais parfois, elle use et abuse de sa séduction…


Boum !


Toujours ces fichus travaux dans la rue ! Ça va faire trois jours que ça dure ! Je ne pensais pas que ça prenait autant de temps pour démolir une maison quasiment délabrée.


En cette fin d’après-midi, l’ambiance est étrange à la maison, Melania est habillée d’une robe rouge à paillettes, celle des très grandes occasions. De plus, elle est branchée en mode provoc.



Ma femme fronce des sourcils, ma réponse est logique, imparable, non prévue. Elle répond :



Je la regarde avec un franc étonnement :



Ma réponse la désarçonne : aucune trace de jalousie ou de suspicion. Flegmatique, je pose une bouteille et deux verres sur la table :



Assez décontenancée, elle soupire :



Je remplis nos deux verres, je lui tends le sien, puis nous buvons. Melania est déconcertée, c’est flagrant. Je lui indique le mur sur sa gauche :



Ma femme ouvre de grands yeux encore plus ronds.




Mouvements



Sereinement, je souris :



Éberluée, elle ne répond pas, ma femme ne s’attendait pas à ce revirement. Assez désorientée, elle pose son verre. Je poursuis :



Melania tombe des nues :



Boum ! Une nouvelle petite explosion coupe notre conversation. Melania reprend la main :



Elle me dévisage :



Soudain, Melania réalise une partie de ce que j’ai dit auparavant :



Il est évident que ma femme est perdue, elle s’aventure dans un chemin qu’elle n’a absolument pas prévu, elle réalise petit à petit que c’est moi qui mène la danse. Je soupire :



D’un geste de la main, je désigne la bouteille blanche :



Se levant tout en ouvrant de grands yeux ronds, Melania devient hystérique :



Boum ! Ces petites explosions deviennent agaçantes, ça coupe la conversation. Je réponds placidement :



Cette évidence la change en statue. Soudain, elle porte sa main à sa poitrine :



Elle se précipite vers la porte, mais ses jambes ne la portent déjà plus. Melania s’affale au sol, en même temps que retentit une nouvelle explosion. Effarée, elle me regarde dans les yeux, tandis que je me penche sur elle :



J’affiche un sourire un peu triste :



Affolée, elle fixe la petite caméra, là-haut :



Bouche ouverte, incrédule, elle me dévisage, j’explique :



Elle me regarde avec des yeux effrayés :



Effarée, elle balance sa tête dans tous les sens :



Elle me regarde avec de grands yeux pleins de larmes :



Je caresse ses cheveux, elle n’a plus la force de m’en empêcher :



Affalée sur le sol, de plus en plus faible, elle proteste :



Elle s’arrête en cours de phrase, ses forces l’abandonnent. Tandis qu’elle peut encore m’entendre, je déroule ma logique :



La bouche ouverte, elle me regarde, se disant sans doute qu’elle a été trop vorace et que notre séparation aurait pu aller dans le bon sens pour elle.



Complètement atterrée, ma femme me regarde comme si j’étais un Martien. Il suffisait qu’elle attende mon décès, de cause naturelle. Elle cligne des yeux, sa respiration s’entrecoupe, je pose ma main sur son visage :



J’ignore quelle épithète elle avait en tête. Peu importe, je lui demanderai quand je la rejoindrai de l’autre côté.