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Temps de lecture estimé : 8 mn
17/08/26
Présentation:  Une courte histoire qui se déroule à la campagne dans les années 50.
Résumé:  Je suis un médecin de campagne, avec avantages et inconvénients...
Critères:  fh médical campagne
Auteur : Patrik  (Carpe diem diemque)            Envoi mini-message

Collection : 9999 maxi
Consultations

Une courte histoire campagnarde des années 50. Bonne lecture :)




Un médecin de campagne



Je suis un médecin de campagne, installé depuis deux ans dans un coin campagnard. Presque dix ans après la dernière guerre, les mentalités commencent à bouger petit à petit.


Un médecin de campagne n’a pas vraiment de vie privée ; ça tombe bien, je suis célibataire. Quand je ne consulte pas dans mon cabinet, je suis sur les routes afin de faire le tour de mes patients, de jour comme parfois de nuit.


Aujourd’hui, plus qu’une seule patiente dans la salle d’attente. Avant de l’accueillir, je place le panneau de la porte sur la face « Fermé ». Il est déjà assez tard, j’arrête là. Je reviens auprès de la dernière personne présente :



La seule mercière de la contrée, Gisèle Laturnelle, n’a pas eu beaucoup de chance avec ses maris : trois mariages, trois veuvages très rapides, d’où son surnom de Veuve Noire. Bien qu’elle soit toujours appétissante, les prétendants ne se bousculent plus au portillon, y compris pour être ses amants, car le dernier « fiancé » est passé de vie à trépas, à la suite d’un accident très saugrenu : avalé par une moissonneuse-batteuse. Ça ne lui a pas du tout réussi !


Je croise madame Laturnelle ci et là, surtout à la boulangerie, et parfois à la Coop. Je reconnais qu’elle est plaisante à voir, mais qu’il est parfois difficile de ne la regarder que dans les yeux. Que ce soit du côté face ou du côté pile, il y a beaucoup à contempler.


Assise face à mon bureau, ses genoux bien en évidence, elle annonce :



Elle désigne du doigt sa poitrine avenante :



Je ne me mouille pas dans ma réponse, bien que la perspective de contempler la poitrine de ma patiente m’intéresse vivement. À moi de rester pro :



Je n’arrive pas à cacher mon admiration devant ce qu’elle me dévoile. Consciente, elle affiche un petit sourire :



Je reconnais avoir des sueurs chaudes et froides, mais je me contrôle. Je m’apprête à mettre des fins gants blancs en latex, elle demande :



J’hésite, je tergiverse, puis je me décide :



Tout en restant très pro, j’opère diverses palpations sur les trop tentants seins de la mercière. Je m’offre même le luxe de les soupeser. Je comprends parfaitement pourquoi la Dame a pu se marier plusieurs fois. Du coin de l’œil, je constate que mes attouchements font plaisir à ma patiente. Pour ma part, j’éprouve beaucoup de difficultés à ne pas bander.



Elle me regarde d’une façon étrange :



Je suis sur le point de dire « moi aussi », mais je me rattrape à la dernière fraction de seconde :



Je ne m’attendais pas trop à cette réponse.




Médecine douce



Devant mon air étonné, ma patiente rougit un peu. Revenu de ma surprise, je demande d’un ton que j’espère neutre :



Assez confus, je me gratte la tête :



Elle affiche un large sourire :



Ayant repris mon contrôle, bien que je louche souvent sur cette poitrine dénudée, je souris :



Je décide d’être franc :



Déçue, elle baisse les yeux, je poursuis :



Elle s’anime :



Je pose mes conditions :



Elle se met à sourire :



Son sourire vient de s’élargir jusqu’aux oreilles :



Ses yeux brillent :



Son visage devient lumineux :



Je ne me cherche plus d’excuse, je capture aussitôt ma patiente dans mes bras, bien décidé à lui prouver tout le bien que je pense d’elle. Visiblement, elle apprécie beaucoup ma façon de l’embrasser et de la peloter en même temps.




Dépassement d’honoraires



Mon logement et le cabinet médical sont sous le même toit. Ce qui s’avère très pratique. Après de multiples bisous peu chastes, je capture la main de ma patiente pour l’entraîner dans le salon voisin, coupant la lumière de mon bureau afin de bien faire voir que je n’y suis plus.



Elle se contente de sourire. Tandis que je l’enlace à nouveau, je précise :



Elle se frotte impudiquement sur moi :



Je ne vais pas m’étaler sur toutes les cabrioles que mon salon a pu vivre durant deux heures. Elle n’a jamais prononcé le mot « stop », mais plusieurs fois le mot « encore ». Quand nous avons enfin repris nos esprits, tandis qu’elle remet un peu d’ordre dans ses cheveux, elle dit simplement :



Pour toute réponse, je me suis jeté sur elle, bien décidé à ajouter un petit complément.




Médicalement vôtre



Il y a des prescriptions hebdomadaires, d’autres quotidiennes. Nous avons commencé par la première variante, puis doucement, mais sûrement, nous nous acheminons vers la seconde.


Alanguie toute nue et en sueur sur son lit, tandis que je me rhabille pour rentrer chez moi, Gisèle me lance :



Je me fige sur place, ce qui inquiète ma maîtresse qui me demande :



Je la regarde droit dans les yeux :



La nuit est franchement torride, nous nous endormons au petit matin.


Quelques jours plus tard, toute la contrée est au courant que la mercière et le médecin ne sont plus célibataires.