| n° 23746 | Fiche technique | 5235 caractères | 5235 923 Temps de lecture estimé : 4 mn |
12/08/26 |
Résumé: Jeu Polar and Co : Tel est pris qui croyait prendre | ||||
Critères: #drame #policier #vengeance | ||||
| Auteur : Patrick Paris Envoi mini-message | ||||
| Collection : Polar and Co |
Suite possible écrite dans le cadre du jeu « Polar and Co », pour le texte de Patrik : Associativité
Marc n’est pas bien malin. C’est moi qui ai installé notre système informatique pour gérer notre entreprise. Il n’a jamais pris conscience que j’en étais administrateur, j’avais donc tous les mots de passe. Je n’ai jamais essayé de l’espionner, mais, comme souvent, dans la recherche d’un bug, on tombe sur des choses qu’on ne devrait pas voir. En l’occurrence, un échange de mails avec Lætitia a attiré mon attention. Il était court, rien de bien méchant, mais il me troubla.
Ne pas réagir sans être certain. Le soir même, je jetai un œil sur son téléphone, j’avais son mot de passe ayant aussi installé son système, elle ne l’a jamais changé. Sa messagerie m’ôta tous mes doutes, j’étais cocu.
Plusieurs centaines de messages, leur petite affaire durait depuis plusieurs mois, j’avais toutes les dates, les lieux, les rendez-vous qu’ils se fixaient pour s’envoyer en l’air. Au milieu de leurs mots d’amour, je découvris leur projet de s’emparer de mon entreprise, avec l’aide d’un certain Luc que je ne connaissais pas.
Je savais qu’ils voulaient me piéger, je n’allais pas me laisser faire. J’y suis bien arrivé.
— --oOo-- —
Marc est surpris de mon assurance, il se saisit de son téléphone pour avertir son complice. Nous entendons le bip caractéristique d’un téléphone qui ne décroche pas.
Je regarde ma montre :
Affolé, Marc prend ses affaires et s’apprête à nous fausser compagnie, quand la sonnette de la porte d’entrée retentit :
Dépassée par les événements, comme une automate, Lætitia va ouvrir aux deux gendarmes qui attendent :
Lætitia frémit en voyant son amant, les menottes aux poignets. Nous nous retrouvons seuls.
Faut dire que la brigade financière avait été très intéressée par le dossier que je leur avais fourni sur ce Luc et sur ses relations avec Marc.
Lætitia est effondrée, tout est allé tellement vite. J’en profite pour porter l’estocade :
Son regard est chargé de haine, comme on dit « si ses yeux étaient des revolvers… » :
Pour cette nuit, je lui laisse la chambre, je préfère notre canapé. Il faut que je réfléchisse à ce qu’elle vient d’insinuer. Avec elle, il faut s’attendre à tout.
Quelques minutes plus tard, elle revient furieuse dans le salon :
En fureur, Lætitia retourne dans la chambre en claquant la porte. Elle va avoir toute la nuit pour réfléchir.
Le canapé n’est pas idéal, j’ai mal partout. Au lever du jour, je sursaute en entendant des coups frappés à notre porte.
La porte de notre chambre s’ouvre, Lætitia ne dormait pas non plus, elle m’interroge du regard.
Trois nouveaux coups, un peu plus forts :