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n° 23733Fiche technique9937 caractères9937
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Temps de lecture estimé : 8 mn
04/08/26
Présentation:  Un récit assez différent par rapport à ma production habituelle.
Résumé:  Il se passe d’étranges choses dans la contrée ou j’habite.
Critères:  #policier #mythologie
Auteur : Patrik  (Carpe diem diemque)            Envoi mini-message

Collection : 9999 maxi
Saute-mouton

Un récit qui sort de l’ordinaire. Bonne lecture :)




Choses étranges


Depuis quelques temps, des choses assez étranges se déroulent dans notre petite ville. Des personnes pourtant hors de soupçon se comportent comme des délinquants, puis soudain elles redeviennent comme avant, sans explication valable.


Il est avéré qu’elles ont bien fait ce qu’elles ont fait, mais quelque chose cloche. Un témoignage qui revient souvent de la part des témoins connaissant le délinquant est :



J’ai bien ma petite idée, mais personne ne me croira. À force d’analyses, de recoupements et d’intuition, j’ai fini par comprendre le mode opératoire.


Je suis face à l’homme qui est le dernier en date de cette étrange série. Bien qu’il soit actif, je constate que son corps est dans un état proche du délabrement, mais ça ne semble pas le gêner.


Calmement, je lui explique que je sais qui il est, mais qu’il serait bon qu’on en parle de façon plus discrète. Il me propose alors :



Nous nous séparons.




En forêt


Comme je m’en doutais, venu à moto, mon interlocuteur est légèrement en retard, mais ce n’est pas grave, je n’ai aucun train ou avion à prendre. Il pose son engin contre un arbre. Une fois son casque enlevé, tout de suite, il pérore :



Ma réponse le surprend, mais il se rengorge très vite :



Je me moque :



Surpris par ma désinvolture, il grimace, puis il attaque :



Mains sur les hanches, il glousse. Je reste parfaitement placide :



Je ne réponds pas. Tout en jubilant, il expose à présent avec gourmandise ce qu’il a prévu de me faire subir :



Me dévisageant, il marque un temps d’arrêt, il s’attendait sans doute à ce que je cède à la terreur. Il revient à la charge :



Subitement, il extirpe un pistolet de sa veste, le plante dans sa bouche, puis il tire, faisant exploser l’arrière du crâne de l’humain qu’il parasitait. Le corps oscille quelques instants, avant de s’effondrer au ralenti vers le sol, l’arme toujours en main.


C’est idiot pour cet humain, mais s’il était resté en vie, il aurait eu beaucoup de mal à expliquer ses faits et gestes des derniers jours. Et puis, vues certaines cicatrices, il était sans doute bien abîmé à l’intérieur. Cette mort rapide est une délivrance pour cet homme.


Avant que la face ensanglantée ne touche l’herbe, un ectoplasme ayant une forme vaguement humaine s’évade du défunt. Il ricane :



Affichant un rictus vainqueur, il fonce sur moi. Soudain, un mur invisible le bloque. Intrigué, il tourne autour de moi pour tenter de s’emparer de mon corps, mais manifestement, il n’y arrive pas. Il virevolte plusieurs fois autour de moi, puis il s’étonne :



Tandis qu’il me fait face, je le toise :



Je constate que mon vis-à-vis commence à baliser. Il tourne la tête dans toutes les directions, mais il n’y a personne, rien de rien, à proximité. Et s’il ne trouve personne, il sent confusément qu’il lui arrivera quelque chose de très grave, ça se lit sur son « visage ».


De plus, un ectoplasme se déplace assez lentement, moins vite qu’un humain en marche. Je le toise à nouveau :



Interloqué, il me regarde :



Il n’est peut-être pas si idiot que ça. J’affiche un large sourire :



Ce qu’il fait aussitôt. Je le vois qui pâlit :



Il se recroqueville, ayant pris conscience que je ne suis pas n’importe qui. Il demande :



M’adossant à un arbre, je croise les bras :



Dumuhanbi savait qu’il risquait très gros en ne trouvant pas rapidement un autre hôte, mais pas à ce point. Il s’affole :



Acculé, il devient menaçant :



Il s’approche de moi, décidé à en découdre :



Pour toute réponse, je fais un petit geste de la main ; il s’écroule sur le sol, perclus de douleur :



Je fais un autre geste pour le délivrer. Avachi dans l’herbe, il récupère petit à petit, puis il quémande :



Conscient de l’impasse où il se trouve, il cherche une solution :



Je passe outre sa remarque :



Aussitôt, il ricane :



Pour toute réponse, je refais le même petit geste : il se tord à nouveau dans de grandes douleurs. Tout en se contorsionnant, il supplie :



Il hurle de plus belle, il se désarticule, comme s’il était placé sur un bûcher ardent, sans que celui-ci ne le consume réellement. À bien y réfléchir, le laisser se dissoudre dans le néant serait trop doux pour cet égaré.




Dame Ereshkigal


Plus tard, un genou à terre, je suis en train de converser avec Dame Ereshkigal. Visiblement égayée, celle-ci me félicite :



Hiératique, elle regarde au lointain :



Juste à l’entrée de la première des sept portes, la plus passante, exposé à la vue de tous, Dumuhanbi se tord muettement de douleur, enfermé ad aeternam dans une sphère de cristal.


Oui, il y a parfois pire que le néant…