| n° 23726 | Fiche technique | 7087 caractères | 7087 1232 Temps de lecture estimé : 5 mn |
29/07/26 |
| Présentation: Juline et moi continuons nos aventures dans le monde de la soumission. | ||||
Résumé: Juline et moi continuons nos aventures dans le monde de la soumission. | ||||
Critères: couple campagne fsoumise hsoumis attache | ||||
| Auteur : benoit vitse Envoi mini-message | ||||
(Avec Juline, nous formons un couple de soumis)
Un soir, Juline avait pensé que nous nous ligotions mutuellement. J’ai commencé selon son désir par l’attacher fermement à un cerisier que nous avions dans la cour. J’ai savamment à la manière des maîtres japonais fait glisser la cordelette sur ses rondeurs, pris un soin infini à chaque nœud, fait en sorte qu’elle puisse respirer sans pour autant esquisser le moindre mouvement. Et c’est alors que je me fis la réflexion : « Mais alors moi, qui va me ligoter ? » Elle m’avait une nouvelle fois berné.
J’ai bien essayé autour du cognassier un peu noueux. Les premiers tours, j’y suis arrivé, mais c’est après que cela devint impossible. En plus, je prenais sur la tête les branches basses de l’arbuste. Elle m’appela (j’avais commis la lourde faute de ne pas prévoir un bâillon) :
Je trouvai rapidement dans la boîte à couture ledit objet et je commençai ma mission. Je découpai habilement le corsage Versace par petits bouts. Puis le soutien-gorge fut plus difficilement mis en pièces, plus difficilement car les armatures avec ces petits ciseaux de couture, ce n’est pas une sinécure. Il m’a fallu quarante minutes pour voir ses seins, à peine arrogants, surgir du cordage. Des marques rouges çà et là montraient bien l’irritation de la cordelette sur le corps dénudé. Puis ce fut la jupe et un travail de longue haleine. Centimètre par centimètre, et encore une bonne quarantaine de minutes. Il restait la culotte. C’est alors qu’elle me dit :
C’est vrai. Il y a une semaine, il est venu. Elle était nue de dos dans un coin, les fesses rougies par quelque martinet. Elle lui a demandé de mettre les lettres dans la fente, pour calmer ses hémisphères en feu. Alors, il avait pris l’habitude de revenir, à l’occasion, pour prendre un café au cas où… Soumis, je me suis désapé. Et l’excitation venait progressivement. Lui déchirer avec ces fines lames une culotte à 96 euros, c’est grisant. Effectivement, mon pénis regonflé lui faisait quelques salissures sur le pubis pendant que j’œuvrais. Et voilà qu’elle était nue et la cordelette lui rentrait profondément dans le sexe. Seulement moi, je n’étais toujours pas attaché, ni lié, ni ligoté, ni heureux dans ma soumission. C’est assez énervé que je lui demandai :
Il y avait effectivement une branche qui pouvait servir à cet effet. Avant, il me fallait quand même avaler une bonne livre de cerises (qui n’est pas mon fruit préféré, je dois le dire). Je m’y employais pourtant et chaque noyau venait décorer ce corps momifié de nouvelles teintes rougeâtres. À la fin, n’y tenant plus, je lui crachais directement les cerises à peine mastiquées. Elle ressemblait alors à un Saint Sébastien androgyne, sanguinolent et tout de même un peu trop narquois pour un saint. Elle prenait néanmoins son plaisir, au point d’en pisser d’émotion.
Je montai donc en me disant que le cerisier était l’arbre le plus indiqué pour ce faire, puisque c’est l’arbre préféré des Japonais experts dans l’art du bondage, qu’ils appellent le shibari. Et après plusieurs contorsions non concluantes, ma pine se retrouva inopinément dans la bouche de Juline. L’effet fut foudroyant. Seulement Juline voulait faire durer l’orgasme et moi j’avais mal aux bras à force de me suspendre à une branche au bois rugueux. Au moment fatidique, je sautai arrosant Juline d’un jus qu’elle ne put déguster. Finalement je glissai sur des noyaux et je me cognai la tête sur le cognassier. J’étais évanoui et Juline ne pouvait me venir en aide.
Quand je me réveillai, elle se penchait sur ma tête endolorie. Elle était libérée et rhabillée. Elle m’expliqua que le facteur l’avait délivrée en ayant la main un peu baladeuse. Mais tout à fait correct. Ce qui était moins correct pourtant, c’est que pour la délivrer, comme il n’avait aucune formation en bondage et qu’il n’avait pas réussi à défaire les nœuds, il avait coupé avec ma tronçonneuse le cerisier au pied et fait glisser ainsi Juline une fois l’arbre abattu. La cordelette détendue, c’était devenu un jeu d’enfant de la libérer de ses liens en explorant tous les recoins secrets de son corps rompu après tant de jouissance et d’émotions. Il introduisait ses doigts partout pour voir s’il ne restait pas ne serait-ce qu’une petite ficelle. Puis il la rhabilla avec les mêmes simagrées. Un fameux facteur.
Et moi, je devais encore le remercier… Moi, qui n’avais pas eu ma dose de soumission. C’est toujours elle qui tirait profit de nos séances. C’est ce à quoi nous réfléchissions quand on frappa à la porte. Un jeune couple se présenta et demanda à nous parler. Ils disaient habiter le village et s’intéresser à leurs voisins. Nous n’étions pas à l’époque ennemis du colloque. Nous avons pris une bière ensemble. Juline n’aime pas ça, la bière, mais elle la buvait en signe de soumission et elle aimait ça. C’est alors que nos invités aperçurent un martinet, des orties, des fourmis et ils se regardèrent en rougissant. La jeune femme demanda à Juline pourquoi elle avait des marques rouges sur les bras.