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Temps de lecture estimé : 7 mn
29/07/26
Présentation:  Un court récit qui se déroule sous l’hégémonie perse.
Résumé:  Je reviens d’Égypte où j’ai mené une ambassade pour mon Maître Cyrus.
Critères:  #historique fh
Auteur : Patrik  (Carpe diem diemque)            Envoi mini-message

Collection : 9999 maxi
Harem secondaire

Ce récit se déroule au Moyen-Orient, du temps de Cyrus II, dit le Grand. Bonne lecture :)


Teispès


J’ai eu le malheur de naître avec une pilosité nulle, ce qui s’est vu dès ma naissance, car je n’avais ni cil ni sourcil, mais parfois c’est le cas de certains bébés. Mais le temps qui passe n’a pas arrangé les choses.


La fierté de n’importe quel noble de mon entourage est d’avoir une longue chevelure et une barbe fournie, toutes les deux entretenues et tressées. Ce qui est difficile dans mon cas. J’ai bien tenté des postiches, mais j’ai l’air ridicule.


Du fait de mon allure, on m’appelle l’Égyptien (eu égard aux prêtres de ce lointain pays).


Même mon prénom Teispès, pourtant typiquement perse, sonne assez égyptien. Il est même glorieux, car un ancêtre de mon Maître Cyrus se nommait ainsi. Sans aucun doute, les Dieux sont joueurs.


Quand j’ai mené ma première ambassade auprès d’Ahmôsis (second du nom), le Pharaon régnant, lui et ses proches ont été étonnés par mon allure : je ressemblais de loin à l’un des leurs, mais avec une tête de plus et pas tout à fait le même type de visage.


Aujourd’hui, je suis de retour de ma troisième ambassade. Je fais halte chez Marparès, un satrape nouvellement installé à la place d’un ancien roi récalcitrant. L’accueil est fort bon, mon maître Cyrus, ayant étendu sa domination sur une bonne partie du monde connu, et je suis un de ses représentants…


Atossa


Il ne me faut pas longtemps pour repérer une jeune femme intéressante. Elle est divine à sa façon, je veux bien être son Zarathustra ! Après quelques renseignements, j’apprends qu’elle appartient au harem secondaire, et qu’elle n’est la favorite d’aucun noble ou conseiller.


Ce qui me convient parfaitement !


Comme je peux circuler presque partout, sauf dans le harem principal, je me fais un plaisir d’organiser une rencontre, auprès d’un bassin du second harem. Tandis qu’elle est debout devant moi, dans une robe de lin plutôt légère, cette jeune femme me regarde avec une curiosité non feinte. Je constate aussi qu’elle n’affiche pas un visage révulsé ou contrarié devant ma singularité physique.


Nous engageons la conversation en araméen :



Ce prénom m’étonne :



Amusé, je hoche de la tête :



Atossa fait remarquer à voix assez basse :



Vu ma position, il m’est très facile d’obtenir ce que je veux. La jeune femme me dévisage, cherchant à lire au fond de mes yeux :



De la main, Atossa désigne le bassin :



Sans complexe, elle se dénude et s’enfonce dans l’eau du bassin. J’en fais de même. Tandis qu’elle me frotte le dos avec une éponge, elle me dit :



Elle s’applique, humidifiant chaque partie de mon corps, y compris ma colonne qui n’arrive pas à rester impassible, ce qui la fait sourire. Quelques instants plus tard, elle pose son éponge entre mes mains :



Je suis un peu étonné :



À mon tour, je la lave, d’abord le dos, ses bras, puis son torse orné d’une poitrine bien ferme. L’éponge descend ensuite sur ses jambes, puis remonte vers sa fente. Comme beaucoup de femmes, elle est épilée au niveau du pubis.



Puis sans complexe, tandis que je suis resté assis, me fixant droit dans les yeux, elle me chevauche pour venir s’empaler posément sur ma colonne déjà bien raide depuis un bon bout de temps. Je suis assez surpris par son initiative. Posant ses mains sur mon torse glabre, elle annonce :



Elle se met à rire, tandis que je commence à lui faire l’amour avec passion.


Accompagnatrice


Notre premier contact s’est très bien déroulé. Peut-être un peu trop bien, car maintenant, je suis vraiment accro. Comme je ne connais pas exactement les mœurs locales, Atossa me sert en quelque sorte de traductrice. Elle m’accompagne presque partout, sauf lors des entretiens privés.


Un peu soucieuse, elle me demande :



Atossa est discrète, elle évite de trop me poser des questions, contrairement à bien des consœurs dont j’ai pu croiser ma route depuis des années. J’aime sa présence, sa conversation et son corps. Que demander de plus ?


Je ne déteste pas lui faire l’amour à divers moments de la journée et de la nuit, peu importe le lieu. Et parfois, c’est elle qui me devance.


Babylone et Suse


Ce matin, après une nuit torride comme les autres et une rapide collation, je m’adresse à Atossa qui est allongée nue à côté de moi :



On dirait qu’elle hésite à me croire :



Elle revient au sujet initial :



Elle se met à sourire :



Elle demande :



Elle semble impassible, mais je sais qu’elle fait un gros effort pour le rester, ce qui ne m’étonne pas trop d’elle. Lançant le bras, je m’empare d’un fruit :



Tandis que je croque dans la pomme jaune piquetée, Atossa affiche un petit sourire :



Je repose le fruit croqué, puis je capture les mains d’Atossa :



Elle se met à rire :



Je lui démontre tout de suite qu’elle a eu raison de dire oui.