| n° 23724 | Fiche technique | 31503 caractères | 31503 5263 Temps de lecture estimé : 22 mn |
28/07/26 |
Résumé: Un jeune homme, Francisco, se trouve confronté à masser les amies de sa sœur dans ce qu’il semble être un guet-apens qui va l’obliger à se révéler et à rencontrer le désir manifesté d’Éloise. | ||||
Critères: Erotisme Initiation Rencontre | ||||
| Auteur : Tenerezza Envoi mini-message | ||||
Quinze heures venaient de sonner, il était allongé sur son lit, dans sa chambre, sans savoir vraiment quoi faire de son temps.
Les parents étaient partis pour le week-end, ses deux meilleurs copains étaient occupés à de vagues activités plus ou moins avouables. Bref, rien de bien réjouissant pour ce samedi après-midi et ce dimanche, qui s’annonçaient pluvieux de surcroît…
Encore en caleçon et tee-shirt, cheveux ébouriffés, lit en vrac, il avait fait le strict minimum pour cette première longue journée où personne ne lui demanderait, c’était évident, un minimum de présentation. C’était là au moins un précieux avantage qu’il avait bien l’intention d’exploiter au maximum : service minimum pour une journée minimaliste…
Quant aux copines filles, à part la proximité des cinq mousquetaires indivisibles formés par sa sœur Alexa et ses quatre complices, il n’y avait rien en vue depuis le début de cette année ; en fait, depuis qu’il avait migré vers son nouveau lycée technique, où la moindre présence féminine était scrutée avec plus d’attention que les pièces à rectifier sous la rectifieuse… C’était la fin d’un temps béni, surtout quand il considérait avec nostalgie toutes les potentialités, absolument ravissantes et définitivement perdues, de son regretté lycée d’enseignement général.
Des cinq mousquetaires, justement, il en entendait fort bien le babillage à travers la fine cloison qui séparait sa chambre de celle de sa sœur.
Parce que sa sœur, elle, n’était pas en manque d’amies fidèles, heureuses, espiègles, et… inaccessibles. C’était en tout cas l’idée qu’il se faisait d’elles, elles qui jamais ne daignaient lui jeter un regard au hasard de croisements dans le couloir, la cuisine ou le salon…
Elles semblaient bien s’amuser… Il entendait les voix s’élever ensemble, puis baisser en amplitude comme pour cacher des secrets irrésistibles, et finir par des éclats de rire dont il percevait bien, intuitivement, que la gent masculine en faisait en partie les frais.
D’ailleurs, point de garçon dans cet environnement féminin exclusif. Même avec ses deux fidèles amis, ils n’avaient jamais eu un droit à une invitation pour partager ces moments de convivialité.
L’après-midi s’annonçait morne et sans aucun intérêt qui réjouisse le cœur et pousse à se découvrir.
Absorbé par la lecture d’une BD fantastique et sensuelle, « L’Appel – Sasmira », connue et reconnue depuis longtemps, il entendit à peine frapper à sa porte et demander qu’il ouvre, au milieu de rires difficilement étouffés.
Il ouvrit d’un air maussade pour tomber nez à nez sur Julie, une grande rousse au sourire espiègle et à l’air mutin.
Quelle garce, pensa-t-il en foudroyant sa sœur du regard… Elle ne pouvait pas se taire !
Effectivement, l’été dernier, il avait suivi un petit stage de cinq jours de massage. Initiation au Rolfing, mais à valeur thérapeutique, avait-il précisé à toute la famille pour se donner bonne contenance et justifier ce choix étrange. Parmi les activités proposées, il aurait pu tout autant choisir le tir à l’arc, le volley-ball, le VTT… mais sans vraiment vouloir se l’avouer, la présence d’une demoiselle à haut potentiel dans ce stage de massage avait orienté son choix, même si, au final, il s’était senti à l’aise et même attiré par cette pratique.
Qu’est-ce que c’était que cette histoire de massage ?
Que lui voulaient-elles soudainement, après l’avoir maintenu invisible depuis… depuis le début, en somme ?
Et même s’il pouvait « masser » Claudine, il ne se sentait pas à l’aise devant un rapprochement si intime et soudain.
Et où allaient-ils faire cela ? Dans sa chambre ?
Et surtout, le Rolfing, cela se fait directement sur la peau, jusqu’où oseraient-elles aller !
D’une voix mal assurée, il tenta de les dissuader, en minimisant la portée de son initiation au Rolfing.
Il sentait bien la pression des cinq filles : leur présence et la cohésion de leur groupe étaient bien trop fortes pour lui. Trop, c’est trop ! pensait-il, un peu affolé par les envahisseuses…
Peine perdue, Julie et ses acolytes semblaient convaincues des capacités thérapeutiques du jeune masseur débutant, et sa sœur, toujours avec son air innocent, appuyait chacun des arguments.
L’avenir de Claudine semblait tenir entre ses mains, à les entendre parler !
Il sentait bien d’autres raisons que celles invoquées, d’autant plus que la « malheureuse » semblait se terrer sans grand enthousiasme dans l’autre chambre pendant que la délégation poursuivait son protocole compassionnel.
C’était un guet-apens dont, en plus, il ne pouvait connaître l’objectif !
Enfin, sa sœur lui asséna un dernier argument irréfutable :
Parce qu’en plus, cela semblait évident qu’elles allaient toutes assister au massage !!!
Alors qu’il n’avait jamais évoqué une démonstration hors de la famille et surtout pas devant un groupe d’amazones !
Et profitant de l’effet de surprise, sa sœur acheva le cycle de négociation en concluant qu’elles allaient « s’occuper de tout ». C’est-à-dire : amener un matelas qui serait posé au sol pour le massage, des serviettes, des coussins, de l’huile de massage, des petits gâteaux, des boissons, et tout cela, bien sûr, dans sa chambre à lui, et sans discussions et négociations possibles.
Dans la panique, à peine eut-il le temps de ranger quelques affaires en désordre, tirer la couverture sur son lit, ranger des chaussettes, que la horde débarquait déjà dans sa chambre, avec des rires et une dynamique qui l’auraient réjoui s’il avait été, de son côté, accompagné de ses deux meilleurs amis afin de faire un minimum contrepoids…
Il n’eut pas même le temps d’enfiler un jean, et se retrouva par défaut en caleçon, certes pas n’importe quel caleçon, mais un peu trop dénudé quand même à son goût.
Dix minutes plus tard, tout était prêt : sa chambre était devenue un salon thérapeutique de la plus haute élégance, et comble du raffinement, une bougie prestement allumée trônait à la tête du matelas comme pour donner une dimension religieuse à cette pièce de théâtre qui s’annonçait plutôt… inquiétante pour lui !
À croire que tout avait déjà été préparé bien avant même le premier coup sur la porte !
Sa sœur, Julie, et Sandrine prirent possession de « son » lit sans crier gare, et enfin, Claudine, accompagnée d’Éloise, entra dans un silence religieux pour s’allonger sur le matelas sans un mot.
Puis tout le monde attendit que l’office commence, laissant ainsi l’infortuné jeune homme seul acteur de cette pièce qui se jouait à son insu.
Et tout en le disant, il prit conscience qu’elles avaient déjà prévu cette nécessité en amenant de l’huile de massage !
Trop tard, il était tombé dans le panneau et leur avait offert tous les arguments pour qu’elles arrivent à leur fin !
Qu’à cela ne tienne, Claudine fut prestement déshabillée par ses acolytes sans résistance de sa part, et s’en remit, corps, âme et esprit confondus, dans un abandon religieux, aux soins du bon samaritain.
Elle se tenait allongée sur le ventre, dans toute sa féminité, en soutien-gorge, mais avec son jean, au beau milieu de sa chambre, ce qui était simultanément la pire et la plus sensuelle des situations qu’il aurait pu imaginer dans ses rêves les plus fous !
Trop tard, pensa-t-il tout en se rendant enfin compte que c’était bien ce qu’elles attendaient !
C’était encore pire, l’argument de la nudité au lieu de les dissuader lui rendait la situation encore plus périlleuse !
Quelle idée avait-il eue de décrire à la famille le contexte précis de son stage de massage ?
Et quel était donc l’objectif de ces petites pestes ?
Ah ça, sa sœur lui paierait cher cette traîtrise qu’il vivait comme un guet-apens !
Il se résolut à ignorer fermement la présence de l’huile de massage… Après tout, c’était lui le maître de cérémonie et celui qui avait la science et la connaissance en main.
Et de toute façon, le Rolfing ne peut se pratiquer avec de l’huile de massage, c’est « techniquement » impossible et proscrit par le manuel !
Le silence était palpable, l’attention religieuse, l’intérêt centré sur lui et sur elle.
Pour cette première prise de contact inattendue par le massage, il se laissa aller à son intuition tout en prenant acte de la demande. Au final, cela lui simplifiait les choses devant l’immensité des possibles et surtout la complexité de la demande féminine dont il n’arrivait pas à décrypter la complexité et la finalité…
Après tout, la devise « un esprit sain dans un corps sain » devait suffire à canaliser la demande et l’action correspondante, et ainsi le mettre hors de toute difficulté, c’est-à-dire lui permettre de ne pas tomber sous la coupe de ces redoutables amazones.
Elle avait « mal au dos ». Le dos était la zone la plus neutre, alors, tant qu’à faire, il se concentrerait sur les omoplates, siège de toutes les tensions universellement partagées par la gent féminine du monde entier, c’était bien connu.
Après quelques questions sur le mal de dos et son origine, posées pour se donner bonne contenance, il se concentra sur le dos « là où elle avait mal » en lui prodiguant un vigoureux massage d’où émergeaient quelque peu les fondamentaux du fameux Rolfing.
Au bout d’une demi-heure d’un massage bien dynamique, il conclut qu’il ne pouvait pas faire vraiment plus et l’enjoignit à se lever, avec une envie prudemment retenue de ponctuer son invitation par une claque sur ses fesses qu’il trouvait finalement bien attirantes.
La perspective de sortir de cette situation, aux contours difficilement maîtrisables, le soulageait soudainement et, tant qu’à faire, il se mettait à voir d’un œil différent tous les nouveaux privilèges de masseur dont on venait de le gratifier et auxquels il pouvait maintenant prétendre.
C’était l’heure des réjouissances, puisqu’il avait répondu avec efficacité – et prestement – à la demande.
Gâteaux et boissons sortirent par enchantement, et il fut joyeusement invité à célébrer l’acte compassionnel en prenant sa place parmi elles, ce dont il goûta la simplicité et le plaisir.
Il garda cependant prudemment le silence, même si sa sœur chercha à lui soutirer ses impressions, car il avait bien senti que cette traîtresse pouvait encore le mettre en difficulté.
Claudine, comme ressuscitée par le Saint-Esprit, détourna l’attention générale sur elle en ne tarissant pas d’éloges pour ce massage providentiel, agrémenté d’une description de toutes les sensations et évolutions dont il n’aurait jamais imaginé l’existence même.
Il ne savait pas que ce – son ? – massage avait de telles vertus, cela ne lui avait pas sauté aux yeux lors de son initiation en stage !
Mais pour lui, l’affaire n’était pas terminée…
Spontanément, Sandrine s’adressa à lui, mais en des termes différents :
Décidément, toute cette féminine jeunesse était affligée d’un mal de dos ! …
La demande de Sandrine lui parut cependant plus sincère et spontanée, et surtout, elle lui était exposée en lui laissant le choix.
Il acquiesça, en se disant qu’après tout son rôle n’était pas des plus désagréables et que les donzelles n’étaient peut-être pas si manipulatrices que cela.
Sandrine se déshabilla avec cette simplicité qui anime ceux dont la parole est en accord avec les sentiments, et s’allongea, accompagnant son abandon d’un long soupir de quiétude et de bien-être.
L’instant était différent et l’entourage plus attentif et respectueux. Cela lui donna plus d’assurance. Après tout, cela ne devait pas être plus compliqué ou plus « incertain » que le massage de Claudine !
Il se rapprocha d’elle, s’accroupit, et prit cette fois le temps de contacter en lui cette qualité qu’il avait rencontrée au bout de ces jours d’initiation de massage.
Il se pencha, et lui demanda au creux de l’oreille s’il pouvait poser ses mains sur elle, créant ainsi un lien spécifique entre eux deux.
Elle répondit « oui », et il posa ses mains au centre de son dos.
Elle accueillit le contact dans une inspiration, lui accordant ainsi le droit d’être en relation avec elle.
Chaque fille suivait alors le geste qui se créait, instant après instant.
Il se laissa porter par son intuition, et ses mains trouvèrent de nouveau les chemins privilégiés pour la rencontre.
Car c’était pour lui plus une rencontre avec le corps féminin qu’un massage à proprement parler : il apprenait les formes, la texture, les creux et les pleins dans une intimité qui s’installait progressivement entre eux.
La présence des quatre autres jeunes femmes devenait plus naturelle, et une attention et un silence respectueux de leur part marquaient maintenant la valeur de ses actes.
Le jeu s’était transformé en une initiation partagée où chacun prenait sa place progressivement.
Après un long massage dynamique et naturel, Sandrine se releva et, le gratifiant d’une bise sonore, le remercia pour ce « délicieux massage ». Les choses étaient claires : il se sentit plus légitime à sa place, bénéficiant pour le coup de deux précieux témoignages positifs.
On ressortit quelques gâteaux, et Sandrine fut sollicitée pour donner ses impressions.
Et cette fois-ci, il essaya à son tour de traduire ses impressions, ses doutes, ses objectifs.
Mais, pour le pire et peut-être le meilleur, l’affaire n’était toujours pas terminée pour lui…
Nouveau coup de poignard dans le dos… Il aurait voulu disparaître sous terre…
L’huile, il le pressentait, donnait un sentiment d’une incroyable intimité dans le contact avec la peau.
Et parachevant son travail aux objectifs obscurs et impénétrables, sans lui laisser le temps de se défausser, elle déclama à l’assistance « Qui veut essayer ? » comme si ce prolongement coulait de source.
Un long silence naturel s’était installé et, dans cette vibration à cet instant où, déjà, le jeu avait basculé vers une autre réalité, s’éleva une voix douce et ferme qui posa avec naturel une intention :
Manifestant le verbe, Éloise se releva de toute sa hauteur et, avec un beau sourire naturel, le regarda sans ciller.
Pour la première fois, il découvrit Éloise telle qu’elle était, et, devant son sourire désarmant de sincérité, sentit instantanément s’ouvrir en lui une confiance et un accord naturel.
C’était une évidence lumineuse.
Il n’avait jamais pris le temps de discerner précisément chacune des amies de sa sœur.
À sa décharge, elles étaient toujours toutes groupées en un magma bruyant et invasif, ne laissant jamais la place à une parole isolée et spécifique.
Éloise venait d’émerger clairement du groupe, de lui apparaître par sa propre volonté. Et par la qualité de son acte, elle créa instantanément une intimité qui leur était propre, mettant de facto le reste du groupe dans une situation extérieure à leur échange dont tout, déjà, commençait à se dessiner.
Elle choisit spontanément une huile, « Au parfum de rose et de jasmin », qu’elle lui remit avec naturel entre les mains.
Elle se déshabilla seule, en silence, sans le regarder, tant l’intensité de son acte la confrontait elle aussi, puis elle s’allongea paisiblement sur le matelas.
Mais elle savait ce qu’elle voulait et le sens qu’elle souhaitait lui donner.
Éloise était une grande et belle jeune femme à la peau mate, au corps souple et délié, au port de tête altier. Elle portait une longue chevelure châtain clair, presque blonde, dont des cheveux en filets s’enroulaient en nappes vrillées.
Elle avait gardé ses sous-vêtements en coton blanc dont la trame simple et naturelle soulignait par contraste le grain de sa peau. Le soutien-gorge, orné d’une dentelle discrète, soulignait les formes épanouies de sa poitrine et sa culotte, remontant assez haut à la taille, couvrait avec sagesse la merveilleuse rondeur de ses hanches et de ses fesses.
Tout le contraire d’un string pensa-t-il, découvrant ce que le tissu mettait, naturellement, tant en évidence en le couvrant, soulignant ainsi les formes par sa simplicité.
Après une longue minute où il retint son souffle, il s’approcha d’elle et replia sa longue chevelure sur le côté, dévoilant ainsi sa nuque et ses épaules.
La fluidité de ses cheveux parlait déjà d’abandon et de souplesse.
Sans parler, en accord avec ce qui était, il dégrafa son soutien-gorge et dégagea complètement les bretelles sur le côté.
Accompagnant jusqu’au bout le sens de son geste, Éloise souleva légèrement le buste, l’invitant à lui dénuder totalement la poitrine, dévoilant ainsi le profil de ses seins dont la merveilleuse rondeur en soulignait le poids et l’abondance.
Par cette confiance implicite qu’elle lui accordait, elle lui ouvrit l’espace pour accéder à elle.
Le verbe n’était pas nécessaire.
Ainsi, les gestes lui vinrent naturellement et l’inspiration le guida vers des mouvements qu’il n’avait jamais explorés.
La technique du Rolfing n’avait plus de raison d’être.
Et il n’y avait plus d’objectif en soi, tout était ouvert.
Il se donna le temps de s’approcher et de poser sa main sur elle, sans qu’il éprouve le besoin de lui demander.
Il fit couler un long filet d’huile tout au long du sillon naturel de la colonne vertébrale, de la naissance du cou jusqu’au creux des reins, sans savoir quelle quantité avait du sens.
Puis, attiré par l’amplitude de son corps, de ses mains en V largement posées à plat, doigts écartés et pouces en contact, il parcourut lentement de haut en bas toute la surface de son dos, diffusant l’huile sur toute la peau en un appel à la sensualité et à l’intimité du contact.
Dans son mouvement ininterrompu jusqu’au creux des reins, il effleura la transition/limite posée par le tissu, puis suivit la lisière de la couture en séparant les mains, épousant la rondeur des hanches et enveloppant la taille de part et d’autre.
Il remonta de chaque côté des hanches, suivit le creux de sa taille, découvrant et définissant les contours de son corps, lissant discrètement au passage le flanc de ses seins, et remontant en englobant les épaules. Il termina cette ample découverte par un massage de la nuque, jusqu’à glisser chacune des phalanges de ses doigts écartés dans le tamis de sa chevelure.
Son geste était inné, guidé par l’appel de sa compagne dont tout était offert.
Ils étaient seuls, déjà.
Tout entier absorbé par cette danse sans interruption, il suivit les méandres et les spécificités de chaque parcelle de sa peau et, tour à tour, les appels à l’intensité du contact et les invitations à la caresse sensuelle.
Le mouvement se fit plus ample, réunissant le haut et le bas en une unité et rendant naturelle et impérieuse sa propagation jusqu’aux jambes et aux pieds.
Le tissu de la culotte ne cachait plus rien si ce n’était son inutilité, tant ses mains se glissaient naturellement dessous pour passer sans interruption du creux des reins à la rondeur et l’abondance de ses fesses.
Alors il se pencha vers elle et souffla à son oreille une demande qu’eux seuls entendirent, mais que tout le monde comprit.
Par cet accord silencieux, qui lui était offert dès le premier instant, ses mains glissèrent alors sans hâte une fois encore de la nuque jusqu’à la chute des reins et, dans ce même mouvement lent et sans hésitation, entraînèrent le coton blanc à libérer ce qu’il n’avait plus à cacher, tant l’intimité de cet instant présent appelait à célébrer la grâce de sa nudité.
Découvrant la merveilleuse amplitude de ses fesses, la parfaite égalité des lobes séparés par le sillon, la délicate commissure qui les lie aux cuisses, il s’accorda quelques instants pour assimiler cette réalité.
C’était une chose d’avoir vu des nus de femme en photo, il en était une autre de savoir la réalité de son incarnation librement offerte ainsi.
À cet instant, il devint limpide que cette conjonction ne les concernait qu’eux deux.
Les quatre amies se levèrent discrètement, sans faire de commentaire.
La boucle initiée par le jeu se refermait pour laisser s’ouvrir et prendre toute la place à un autre espace d’une tout autre nature et densité.
Il vint s’asseoir à ses pieds pour la voir offerte, simplement, dans toute son amplitude.
De là, il voyait l’évasement progressif initié par la finesse des chevilles, puis le galbe des mollets, l’arrière délicat du genou, les colonnes puissantes et solides des cuisses, qui s’ouvraient enfin à leur apogée en une courbe puissante et gracieuse des hanches, pour enfin se refermer sur la taille.
Là était dessinée et incarnée toute la puissance de sa féminité.
Puis, de la taille, émergeait la structure du dos qui s’évasait jusqu’aux aisselles et convergeait vers la ligne de la nuque en suivant la ligne ronde des épaules.
Enfin venait son visage, dont il voyait le profil serein et confiant : les lèvres aux commissures finement ourlées, les sourcils dessinés comme l’épure d’une calligraphie et le front dégagé.
Il attendait de la rencontrer plus en profondeur qu’il ne l’avait fait lors de ce premier contact un peu rapide et désordonné.
Une nécessité plus mature de la toucher de la tête aux pieds en prenant tout le temps nécessaire pour la connaître émergea ; et il commença à lui masser les pieds, les chevilles posées sur ses cuisses, d’un mouvement lent en appuyant avec délicatesse et fermeté sur toute la surface de la voûte. Là déjà, il sentait la disponibilité intérieure de la jeune femme, tant la chair était souple et les pieds disponibles aux mouvements.
Remontant progressivement, il dénoua la liberté des chevilles, puis pressa dans de longs mouvements linéaires la rondeur des mollets.
Naturellement, dans ce mouvement proposé, elle se laissa aller par une ouverture naturelle et progressive de ses jambes, dévoilant sans fausse pudeur la ligne finement ciselée de ses lèvres intimes.
Elle savait qu’elle s’exposait et le fit en toute liberté, tout comme elle s’était proposée à lui.
Elle songea un instant à ce qu’il pouvait être en train de vivre, se promettant de lui en demander ses premières perceptions plus tard, puis elle plongea de nouveau, sans hâte et sans mystère, dans ce bien-être qui s’offrait à elle.
Lui découvrait pour la première fois l’extraordinaire densité des lignes, des formes et des couleurs qui signent la féminité ; celle de la ligne horizontale soutenue par la commissure des fesses, et celle de la ligne verticale, perpendiculaire, séparant parfaitement la merveilleuse rondeur des fesses, et invitant à poursuivre le long fil mystérieux des petites lèvres tracé comme une épure au fusain, imprécis et soutenu à la fois.
Ses mains glissèrent dans le creux délicat des genoux, puis embrassèrent la puissante musculature des cuisses, jusqu’à la commissure des fesses. La paume étalée sur la peau, ses pouces tournés vers l’intérieur vinrent se loger au creux de chaque aine, de part et d’autre des grandes lèvres.
Attentif à la respiration de sa compagne, il sentit au souffle suspendu qu’elle venait de relâcher qu’il était accepté dans cet espace. Mais il savait que l’instant pour découvrir la mystérieuse intimité délicatement dissimulée par les petites lèvres encore collées n’était pas encore là.
Il fallait attendre d’y être invité.
Ses mains glissèrent de part et d’autre sur le flanc des fesses qu’il pressa l’une contre l’autre avec puissance comme pour en souligner le volume, pour enfin descendre au creux des reins où il s’arrêta. Ses mains enserraient sa taille où tout parlait d’un creux duquel toutes les autres formes s’épanouissaient.
Puis il remonta, prenant son temps de sentir sous la pression le tressage des muscles du dos qui glissaient sous ses doigts.
Le dos était trop large pour le découvrir en une seule fois, et les flancs appelaient aussi à la caresse. Les flancs et aussi l’extérieur des seins largement étalés sur le tapis par le poids du corps dont il voyait vraiment la rondeur et dont il avait envie de connaître la texture.
Ses mains parcoururent en plusieurs allers-retours le dos, de la chute des reins dont il remontait avec délice la pente jusqu’au sommet des fesses, jusqu’à la nuque, puis jusqu’aux épaules, les aisselles et, enfin, les seins qui, dans leur souplesse, s’effaçaient en douceur sous les mains.
Passant encore une fois sur le flanc des seins, elle se souleva alors un peu, l’invitant à en accueillir la rondeur et le volume. Il plongea dans cet espace qui venait de s’ouvrir à lui, le temps nécessaire pour en prendre connaissance, mais elle se reposa, enfermant ses seins au creux des deux mains de Francisco et le maintenant ainsi sous son emprise consentie.
Lui, les deux bras largement ouverts de part et d’autre d’elle, afin de glisser le creux de ses mains au centre des seins, se laissa aller complètement sur elle, déposant sa poitrine sur son dos et enfouissant naturellement son visage au creux de son cou, à l’opposé de son visage à elle.
Quelques instants passèrent, leurs respirations s’accordèrent, et il accepta enfin de s’abandonner totalement dans cette invitation.
Dans ce même silence et ce même espace, à son tour, elle releva le bras et lui caressa la tête dans un mouvement lent et apaisé, glissant ses doigts dans ses cheveux.
Elle désirait, tout autant que lui, le toucher, mais son intuition féminine lui disait de lui laisser d’abord le temps de la découvrir. Elle sentait que ce temps qu’elle lui accordait lui permettrait d’être réceptif quand viendrait le moment, ensemble, d’entrer en intimité.
Elle se donna le temps, celui de la femme qui invite l’homme à se perdre en elle.
Lui, les deux mains maintenues sous la pression ample des seins, n’était plus acteur, mais en ressenti passif et confiant.
De longs instants passèrent. Soudain, tournant la tête de son côté tout en le maintenant par sa main au creux de son cou, elle lui mordilla l’oreille et glissa sa langue chaude et d’une troublante humidité le long des dessins de son oreille, créant ainsi une incroyable et soudaine intimité.
Et dans un chuchotement doux et secret, elle l’appela par son prénom.
Il ne pouvait rien faire d’actif, les deux mains en creux où s’épanouissait la merveilleuse présence féminine l’empêchant de redevenir acteur.
Il se laissa embrasser par celle qui l’avait choisi, et exprimait maintenant son désir de lui sans fausse pudeur ni précipitation.
Elle avait tout le temps et prenait tout son temps. Elle savait qu’il avait besoin de continuer sa découverte ; et elle savait aussi que chaque instant qui lui était donné créait une intimité qui préparait à l’acte d’amour naturel et apaisé.
Enfin, elle le libéra en soulevant sa poitrine et il reprit son chemin vers sa connaissance d’elle.
La brûlure de la salive au creux de son oreille avait activé son désir de connaître de ses lèvres le goût de sa peau.
Il s’était éveillé à cela, elle l’avait invité à cela.
De ses doigts légèrement écartés, de ses deux mains, il remonta de la nuque vers la tête en les glissant dans le tamis de ses cheveux, dégageant ainsi de l’abondante chevelure toute la nuque, les épaules, les oreilles.
Sans plus aucune retenue, brûlé encore par cette présence intime au creux de son oreille, il embrassa chaque centimètre de peau par des mouvements un peu précipités et désordonnés.
Cela dura, longtemps, comme une soif à étancher en urgence malgré l’eau précieuse projetée de tous les côtés.
Elle le laissa se désaltérer de sa peau, de son parfum naturel, le temps, tout le temps qu’il lui fallait.
Puis, pour les amener sur un autre plan, vers une intimité plus intense et l’appel du véritable baiser, elle se redressa un peu, se tournant vers lui, et lui prit la tête entre ses mains comme s’il était temps d’interrompre maintenant ces enfantillages.
Sans hâte, initiatrice innée des mystères de l’amour, le maintenant immobile entre ses mains, elle déposa de lents et suaves baisers sur son front, ses paupières, ses joues, son cou, faisant durer le plaisir avant la rencontre attendue de lèvres à lèvres.
Puis, après ces instants suspendus, d’un autre mouvement tout aussi puissant et soudain, elle se releva, pivota sur elle-même et le fit rouler sur le dos.
Penchée sur lui, son abondante chevelure les recouvrant comme d’un voile protégeant un secret, elle reprit ses baisers légers, élargissant son empreinte légère au cou, aux oreilles, aux épaules, tout en évitant ses lèvres comme pour créer et suspendre la manifestation d’un instant sacré.
Toujours active, l’ouvrant aux mystères de sa féminité, elle lui prit les deux mains pour les refermer, comme les corbeilles d’un soutien-gorge, sur ses deux seins abondamment suspendus au-dessus de lui. Pressant ses mains dans les siennes, elle l’invita à pétrir la pâte de son humanité dans un mouvement doux et prolongé qu’il découvrait pour la première fois.
De ses yeux plongés dans les siens, elle se donnait à lui se découvrant corps et âme, l’invitant à se nourrir de son féminin.
Par ses yeux reliés aux siens, elle lui dit que, depuis longtemps déjà, elle l’avait choisi et désiré.
Dans un dernier mouvement décisif porté par un désir impérieux, comme l’amazone qui se penche sur son amant, elle s’allongea partiellement sur lui en insérant sa jambe entre les siennes, créant volontairement un touché peau à peau intime et prolongé.
Et reprenant fermement sa tête entre ses deux mains, elle rapprocha ses lèvres des siennes vers un premier baiser.
Sa langue suivit l’ourlet de ses lèvres et déposa un filet brûlant de salive au creux de ses lèvres ; puis elle picora sa lèvre supérieure, chacune des commissures, mordilla sa lèvre inférieure en d’incessants allers-retours, comme le babillage d’un enfant qui s’amuse à se découvrir.
Lui essayait de capter maladroitement la pulpe de ces lèvres qui venaient à lui, mais, dans sa maturité de femme qui ne se laisse pas prendre aux jeux enfantins, elle se détachait d’un petit mouvement de recul, le temps qu’il se laisse de nouveau aimer et désirer.
Enfin, quand il fut apaisé, réceptif, abandonné entre ses mains, elle posa ses deux lèvres sur les siennes, et, sans qu’il ne fasse plus aucun mouvement, créa une délicieuse et brûlante alliance de leurs pulpes baignées de leurs salives par de souples et intimes pressions.
Dans cet abandon total dans lequel il se laissait embraser, il eut le désir originel de la rapprocher plus encore de lui et d’affirmer son masculin. D’une main qu’il libéra, il posa sa paume au creux de ses reins, les doigts arqués sur la rondeur naissante de ses fesses et, tout en remontant la jambe d’Éloise entre les siennes, il la plaqua contre son ventre, lui faisant connaître sans retenue l’intensité érigée de son désir.
Elle accepta pleinement cette puissante vérité en venant coller ses lèvres sur sa cuisse, lui faisant connaître à son tour la réalité de son désir par sa lave incandescente dont il sentit la chaleur sur sa peau comme une brûlure.
Tout était prêt pour l’union amoureuse des contraires, les jeux des caresses ayant ouvert chaque segment de temps et chaque espace nécessaires à la rencontre qu’elle avait initiée dès son arrivée…