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Temps de lecture estimé : 18 mn
26/07/26
Résumé:  J’étais au Parc pour la finale de la Coupe d’Europe, mais j’ai fêté d’une bien étrange façon la victoire du PSG !
Critères:  #érotisme #volupté #confession #occasion #différencedâge fh hplusag inconnu
Auteur : Elodie S      Envoi mini-message
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Ma meilleure amie, Coralie, manifeste une prévenance particulière depuis ma séparation avec Kevin il y a trois mois. Elle m’a présenté trois candidats, comme elle dit, comme s’il s’agissait d’un concours de beauté ! Des garçons qui ne m’inspiraient pas ! Je dois reconnaître que le célibat me pèse, et ces trois mois d’abstinence me rendent quelque peu nostalgique de caresses viriles et de troubles abandons.


Ce n’est cependant pas suffisant pour franchir le pas, car je redoute de vivre à nouveau les affres d’une séparation avec un homme auquel je m’étais attachée, autant par les sentiments que par le physique. Se rendant compte que je ne suis pas disposée à me jeter dans les bras du premier mâle venu, Coralie s’attache au moins à me changer les idées ; elle me traîne à des expos, au cinéma, au théâtre, tout en me bousculant :



L’idée d’aller au Parc pour regarder sur un écran géant un match de foot me paraît saugrenue, mais cela me change des sorties culturelles que Coralie me proposait jusque-là et, devant son insistance, je finis par accepter. Je n’ai pas trop envie de passer la soirée seule devant une série à la télé.



***********



Le soir venu, j’hésite sur la tenue à me mettre pour rejoindre Coralie et Christian. J’opte finalement pour une solution neutre, jean, débardeur blanc, baskets assorties. Après réflexion, je décide de me passer de soutien-gorge : bien que mon haut soit plutôt moulant, je suis fière de ma poitrine qui se tient bien malgré sa taille et il fait chaud en cette soirée de fin mai.


Je retrouve mes amis dans un bistrot de la Porte de Saint-Cloud et, après deux bières fraîches, Christian, le mec de ma copine, nous emmène vers le Parc. Je suis surprise, le stade est plein, alors que la rencontre est télévisée ; mais notre guide m’explique que les amoureux du foot préfèrent vivre les matches en communauté. Avant même que celui-ci ait commencé, des olas traversent les gradins et, avec Coralie, nous nous levons, bras en l’air lorsqu’il le faut. Je vois plusieurs visages masculins se retourner vers moi. Je réalise que cet innocent exercice souligne malgré moi le galbe de mes seins.



Je rougis et regrette un peu trop tard de ne pas avoir mis de soutien-gorge… Mais, rapidement, les regards appuyés m’abandonnent, car sur l’écran géant, les joueurs apparaissent. Les hymnes commencent, la ferveur monte lors de celui du PSG, l’autre est copieusement sifflé. Le match commence…


Honnêtement, je suis plus impressionnée par la communion entre les joueurs et le public que par ce qui se passe sur l’écran géant. Les réactions bruyantes de mon entourage me fascinent, l’arbitre est conspué, les noms d’oiseaux fusent à destination des joueurs anglais. Le spectacle est dans les tribunes ! Un peu malgré moi, je me mets à vibrer à l’unisson, à crier avec les autres et à maudire la Perfide Albion.


Brutalement, un silence lourd s’abat sur le stade. Les Anglais viennent de marquer un but ! Pendant cinq bonnes minutes, les supporters sont muets. Puis, peu à peu, les encouragements reprennent, plus timides et mesurés que précédemment. L’arbitre siffle la mi-temps, nous décidons, Coralie et moi, d’aller soulager nos vessies des bières d’avant-match, alors que Christian part à la recherche de nouvelles ! Nous avons droit toutes deux à de nombreux commentaires plus ou moins distingués lors de notre escapade, et j’ai l’impression d’être dans le métro : des mains exploratrices me frôlent, me pincent, me pelotent sans douceur. La file d’attente est longue, les spectateurs à 95 % masculins, une vraie corvée. Enfin soulagées, nous regagnons nos places où Christian nous attend avec des gobelets mousseux.


Le match reprend, les chants aussi. Je ne peux m’empêcher de pester contre la veulerie de tous ces mâles en folie, capables de tout, et du pire surtout, pour leur équipe. Et de tout casser après le match, quel qu’en soit le résultat ; ce ne sont plus des êtres humains, mais des fous ! Bref, mon rapport avec les supporters est ambivalent : j’admire la ferveur et déteste les excès qu’elle engendre. Mais, malgré moi, je me laisse reprendre par cette ambiance de masse et vibre avec les autres ! Le spectacle, pour moi, est autant dans le stade que sur les gradins. Il y a des jeunes, des moins jeunes, des friqués, des fauchés ; cette faune se mélange allègrement concentrée sur son équipe. Et tout d’un coup, le public se lève d’un bond.



Silence absolu dans les gradins, l’attente semble durer une éternité, le joueur tire, les filets tremblent, le stade explose ; je me retrouve dans des bras inconnus, dansant et trépignant. La ferveur retombe un peu, je sens un mélange de crainte et d’espoir autour de moi. Cela dure, c’est crispant, les prolongations ne donnent rien.



Lourd suspense, exultations lorsqu’un joueur parisien marque, silence glacial lorsque c’est un Anglais. Et, tout d’un coup, la folie gagne l’ensemble des spectateurs, l’un des joueurs anglais a expédié son tir hors du but, le PSG est à nouveau champion d’Europe ! Je me laisse embrasser, soulever, peloter, c’est de la folie. Les scènes de joie perdurent, jusqu’à ce que Coralie suggère à Christian de rentrer chez elle pour y fêter le sacre.



***********



Nous suivons le mouvement de foule qui s’écoule lentement vers le métro. Christian m’explique :



Je ralentis volontairement notre marche. Je n’ai aucune envie de retrouver une rame de métro bondée et des mains baladeuses. Je ne sais pourquoi, peut-être parce que je suis blonde et plus formée qu’elle, mais je suis beaucoup plus embêtée dans les transports en commun que Coralie… Autour de nous, les gens chantent, dansent, crient. Des pétards éclatent, de plus en plus nombreux.


Et soudain, il y a un mouvement de foule qui nous fait reculer. J’entends crier :



C’est pagailleux, je perds de vue mes amis. Un pétard éclate à quelques mètres de moi. Il dégage une fumée âcre qui me fait tousser et pleurer. Je réalise qu’il s’agit d’une grenade lacrymogène. Compressée, ballottée, je dois courir dans le sens que m’impose la foule. Étrangement, par moments, le ressac nous ramène en arrière. De nouvelles grenades explosent, j’ai la tête qui tourne, de grosses larmes coulent sur mes joues. Brutalement, face à nous, un canon à eau nous asperge. Je suis bousculée sans ménagement ; j’ai perdu le sens de l’orientation, mais réalise que les CRS nous prennent en tenaille. Certains renversent les poubelles et y mettent le feu, d’autres, d’un coup de pied, renvoient les grenades vers ceux qui les ont lancées. Tout est bon pour servir de projectile, matériel de chantier, panneau indicateur, grille d’égout. Je suis perdue, je suis trempée, je panique, je ne sais où me réfugier. Je tousse, je crache, je pleure.


Brusquement, alors que les CRS qui chargent ne sont plus qu’à quelques dizaines de mètres de moi, une main ferme me saisit par l’épaule, me pousse dans un hall d’immeuble, me précipite dans un petit local dont la porte claque avec fracas. Je m’effondre !



*******



Lorsque je reprends mes esprits, je suis assise dans un local exigu, visiblement sous une cage d’escalier. Un homme est assis face à moi à même le mur. Il porte un jogging aux couleurs du PSG. J’ai du mal à distinguer ses traits ; son visage est caché par une capuche. Je sens qu’il me fixe, ou plus exactement qu’il fixe mon buste. Et je me rends compte que mon top, mouillé, dévoile honteusement mes seins par transparence. Comme je suis essoufflée, ils montent et descendent au rythme de ma respiration. Je joue à la Bo Derek sortant de l’onde dans un local poubelle du XVIe arrondissement !


Je distingue vaguement un sourire sur le visage de mon vis-à-vis. Il me lance avec un fort accent banlieusard :



Dans un souffle, je lui murmure :



Il éclate de rire, et me dit que les combats de rue font rage juste devant la porte de l’immeuble, qu’il est prématuré de sortir et que, de toute façon, il n’y a pas de loquet intérieur pour ouvrir celle du local où nous sommes ! Je vérifie du regard : en effet, nous sommes enfermés. L’idée de passer la nuit avec un inconnu dans ce gourbi m’effraie ! Notre cagibi est éclairé par une sinistre lanterne murale, une poubelle est enfoncée sous l’escalier. Tout est lugubre, et, en plus de ça, son regard pèse toujours sur ma poitrine ! En plus, j’ai une furieuse envie de faire pipi (Ah, la bière et moi !) N’en pouvant plus, je me résous à m’adresser avec honte à mon voisin pour lui faire part de mon problème. Il sourit à nouveau, et semble réfléchir un instant.


Puis il me montre la poubelle calée sous l’escalier. Je lui fais comprendre qu’une femme ne peut pas grimper dessus pour se satisfaire. Il rit franchement, déploie sa carcasse (il doit bien mesurer 1,80 m) et, inclinant l’angle du bac entre ses jambes, mime ce que je dois faire, évidemment debout ! J’ai trop envie, je lui demande de se tourner vers la porte, penche la poubelle vers mon ventre. Je dois bien évidemment retirer complètement pantalon et shorty d’une jambe puis, m’inclinant vers l’avant, j’urine dans un bruit sinistre. Lorsque je me retourne, il est face à moi, me matant sans vergogne. Après mes seins, j’ai montré à cet inconnu mon cul et probablement ma chatte !


Je me rhabille et retourne m’asseoir face à lui. Il ôte enfin sa capuche ; je le dévisage. Visiblement maghrébin, il doit avoir une bonne quarantaine d’années. Sa peau est sombre et ridée, son nez épaté. Il a une barbe de trois jours, une imposante moustache poivre et sel, une imposante chevelure crépue, des tempes argentées. Il me sourit à nouveau, conscient de mon inspection visuelle. Je me dis que moi, je ne dois pas être présentable, les pleurs provoqués par les grenades lacrymogènes ont dû mettre à mal mon maquillage !


Étrangement, nous restons un long moment à nous regarder, moi son visage, lui, mon buste et mes yeux. Je me dis que, finalement, j’ai de la chance, beaucoup d’hommes, dans ces circonstances, m’auraient déjà sauté dessus pour me violer. J’aurais pu tomber sur pire. Cette pensée m’arrache un sourire, auquel il répond, et me murmure en me tendant la main :



Sa peau est calleuse, ce doit être un travailleur manuel. Il garde ma main dans la sienne plus longtemps qu’il n’aurait dû, je frissonne à ce contact. Profitant de cette légère intimité entre nous, je lui souffle :



Il déploie sa grande carcasse, se lève et va observer le verrou. Il s’arcboute, pousse, sans résultat, et me glisse qu’il va falloir attendre demain pour envisager de sortir de cet affreux local. Il se rassied, face à moi. Ce regard qui caresse mes seins me trouble plus qu’il ne devrait. Combien de temps faudra-t-il pour que mon top sèche ? Nos regards se croisent, s’accrochent, je rougis. Je me dis que, finalement, ce n’est pas un violeur que j’ai face à moi, mais plutôt un sauveur qui m’a arrachée des griffes d’une guérilla urbaine. Je devrais lui en être reconnaissante ! Mon malaise se transforme en trouble. Est-ce cette promiscuité, les peurs ressenties, l’émotion ?


Je fais malgré moi un geste qui m’étonne : très lentement, je rampe vers lui. Il me regarde avec surprise ! Je prends sa main si calleuse et la pose avec douceur sur ma poitrine. Il sursaute. Sa paume englobe mon sein, il ne bouge plus. Je sens d’étranges fourmillements dans mon buste, mais il reste quasiment immobile, resserrant légèrement sa pression. Mes pointes durcissent. Des sentiments ambigus m’assaillent : finalement, ce n’est pas grand-chose que de laisser un individu qui m’a probablement sauvé la vie, même s’il est vieux et arabe, me caresser la poitrine…


C’est alors que mes yeux tombent sur son entrejambe. Je ne peux m’empêcher de lâcher un « oh » d’exclamation devant ce spectacle. Son membre, fièrement dressé, ressemble à une perche de chapiteau qui soulève son jogging. Et pourtant, il continue à me regarder, immobile, la main posée sur mon sein. Je plonge les yeux dans les siens, un courant électrique me traverse. Est-ce la peur que j’ai eue il y a peu qui justifie mon trouble ? Je me redresse un peu sur mes genoux et, avec douceur, prends sa main inoccupée pour la déposer sur mon second sein libre. Ses paumes me couvrent comme un soutien-gorge. Mon regard quitte son membre. Je lui murmure d’une voix rauque :



Alors, ses doigts entrent en action. Ses pouces enfoncent légèrement mes pointes dressées, il m’empaume fermement la poitrine. Il me masse avec vigueur, je me sens fondre, mon ventre me chatouille. Au bout d’un moment, il fait glisser mon top par-dessus ma tête, je l’aide en levant les bras. Il m’attire vers lui, et sa bouche humide et chaude m’aspire un téton. C’est soft, mais c’est divin !


Pendant de longues minutes, il me tète. Je sens mon ventre devenir tout humide. Mais il ne fait pas plus. Agenouillée ainsi seins nus, tous les hommes que j’ai connus jusque-là n’auraient pas résisté et seraient déjà en train de me chevaucher. Mais je devine son petit jeu trouble : il ne veut pas me prendre, il veut que je me donne. Alors je fais un geste insensé vis-à-vis d’un type que je ne connaissais pas une heure avant : je pose mes doigts sur le mât qui émerge de son bas-ventre. C’est dur et doux à la fois. Mon index suit le contour de sa verge de haut en bas, puis de bas en haut. Je lève les yeux, son regard brillant ajoute à mon trouble. Je le prends dans ma paume, j’ai du mal à l’enserrer. Je veux plus.


Je glisse mes doigts sous l’élastique de son jogging, son sexe m’apparaît, énorme, orgueilleux, vibrant. Il se soulève un peu, et j’en profite pour baisser son pantalon sur ses cuisses. Bien qu’il soit très velu, ses bourses émergent. Je les soupèse, elles sont lourdes, pleines de vie. Il écarte les cuisses, et je plonge les deux mains vers son bas-ventre ; l’une le masturbe avec douceur, l’autre joue avec ses boules. Les yeux dans les yeux, je continue mes massages pendant plusieurs minutes. D’un mouvement de paupières vers le bas, il me fait comprendre ce qu’il attend de moi.


Pour me donner bonne conscience, je me dis qu’une pipe, ce n’est pas grand-chose par rapport à ce qu’il a fait pour moi. Je plonge mon visage entre ses cuisses, ma chevelure blonde se pose sur sa forêt noire. C’est à ce moment que mon téléphone sonne. Je l’ignore… et examine son gland. Il est massif, sombre, circoncis. Il me fait penser à un champignon au bout de sa tige. Mes lèvres s’y posent avec douceur ; du bout de la langue, je nettoie la goutte de liquide séminal qui perle sur son méat. À ma grande surprise, il relève mon menton, me prend sous les épaules et m’attire vers lui. C’est son premier geste depuis que je me suis approchée de lui ! Sa queue coulisse entre mes seins. Puis il me repousse vers le bas. Je comprends, il veut que je le caresse avec ma poitrine ! J’obtempère volontiers, faisant des allées et venues tout en comprimant mes seins autour de son membre. Espiègle, je lui taquine le sexe du bout de la langue lorsque je m’en approche. Nos regards sont scotchés l’un à l’autre, ses yeux brillent de malice sensuelle.


Je monte, je descends, je sens ma vulve qui s’impatiente. Mais visiblement, c’est lui qui m’impose ses caprices, et je reste obéissante à ses désirs. Je sens cependant qu’il se crispe, son plaisir ne doit pas être loin. Enfin, il arrête mes va-et-vient d’un geste et me lance :



À la lueur blafarde de l’unique lampe murale de notre réduit, j’ôte mes baskets et fais glisser le plus lascivement possible mon pantalon, puis mon shorty. De son côté, il se met debout, enlève son bas de jogging resté sur ses genoux, puis son haut. Son torse est incroyablement velu, on dirait un ours. Nous sommes debout, face à face, son regard a quitté mes yeux pour se fixer sur ma chatte. Il avance la main et en caresse les lèvres en me murmurant :



C’est vrai, j’ai envie de sa queue qui pointe orgueilleusement vers moi, de la sentir dans mon ventre, d’avoir ce mâle en moi ! D’une pression sur les épaules, il me fait signe de me pencher, puis de m’agenouiller, et enfin de me mettre à quatre pattes. Il s’agenouille derrière moi et pose enfin son dard sur l’entrée de ma chatte. Je sursaute, je gémis, je n’attendais que ça ! Il me pénètre lentement, inexorablement. Je sens contre mes muqueuses exacerbées la progression de son machin, il est vraiment volumineux. Depuis trois mois et ma rupture, je n’avais pas connu d’homme ! À peine m’a-t-il investie totalement, ses bourses au contact de mon périnée, qu’un violent orgasme me secoue. Je feule si fort qu’il me met une main sur la bouche.


Lorsque je reprends mes esprits, sa queue est toujours profondément fichée en moi. Il commence alors des va-et-vient en moi, lentement au début, plus rapidement ensuite. Ses ongles pénètrent la chair de mes hanches, il me projette vers l’avant, puis me tire en arrière. Nous faisons un bruit de succion incroyable. Il me chevauche avec vigueur assez longtemps, se cabre tout d’un coup, sa semence jaillit et, à l’unisson, je monte au septième ciel une seconde fois. Il s’affale lourdement sur moi et nous restons encastrés l’un dans l’autre.



*****



Le contact très désagréable du sol sur mon ventre et mes seins me ramène à la réalité. Je repousse mon amant, j’ai les reins endoloris. Je rampe jusqu’à mon sac et sors mon téléphone : c’est Coralie qui m’a appelée tour à l’heure, alors que j’étais fort occupée. Je regarde l’heure : 1 h 30. Je l’appelle, elle décroche tout de suite.



Rachid a assisté à notre conversation, amusé. Il me lance :



L’homme éclate de rire à mon propos. Je me blottis dans ses bras, collée à lui, car j’évite d’être en contact avec le ciment du sol. Et, les sens repus, je m’endors.


Un picotement délicieusement douloureux sur l’une de mes aréoles m’extrait des bras de Morphée : la moustache de Rachid. Il prend mon téton entre ses dents et le mordille, générant des ondes lascives dans mon buste. Sa main descend vers mon ventre, il caresse longuement mes lèvres intimes. J’ouvre les yeux, il est penché sur moi, la bouche sur mes seins, la main dans ma chatte. Il a saisi mon petit bouton et le fait rouler sans ménagement entre ses doigts. Les ondes sont maintenant dans mon ventre. Je colle mon bassin contre sa paume et lui susurre :



Mais Monsieur ne l’entend pas de cette oreille, et continue son massage indiscret. Mon souffle s’accélère, je ruisselle, il s’acharne. Une vague de plaisir me submerge, je crie, je jouis.


Profitant de mon abandon, il me saisit comme une poupée gonflable, me place sur le dos, s’agenouille face à moi et guide son membre en moi sans aucune difficulté, je suis plus qu’accueillante. Je noue les jambes autour de ses reins. Je crois que je n’avais jamais ressenti aussi fort cette sensation d’être progressivement remplie avec les autres hommes que j’ai connus. Cela est probablement dû à la taille de son engin. Lorsque sa queue vient buter contre mon utérus et ses couilles contre ma peau, il entreprend une cavalcade insensée, me secouant comme un prunier d’avant en arrière. Je crie, je râle, j’explose alors qu’il m’inonde de son sperme. Je m’écroule, anéantie, non sans avoir une pensée fugace : avec lui, je viens décidément deux fois avant qu’il m’inonde de sa semence !



*****



Où suis-je ? Combien de temps ai-je dormi ? J’ai peine à reprendre conscience. Un coup d’œil à ma montre : il est 6 h du matin. J’ai un peu mal au dos, le sol est si dur. L’homme à mes côtés ronfle d’un sommeil réparateur. Je m’assieds et le regarde ; il n’est pas vraiment beau, et tous ces poils noirs qui couvrent son corps le font ressembler à un satyre. Un satyre qui m’a donné quatre fois un immense plaisir ! Je ne peux m’empêcher de regarder son sexe ; il ressemble à un imposant vers tapi sur un grand nid sombre couvant deux gros œufs. Je me dis que j’ai été plus que passive avec lui jusque-là, son sommeil va me permettre de « reprendre la main ».


Avec d’infinies précautions pour ne pas le réveiller, je rampe jusqu’à sa virilité, la saisis entre mes doigts et la porte à ma bouche. L’odeur en est forte, musquée, le goût prononcé, poivré de nos humeurs. Je fais de mes lèvres un étau et l’absorbe lentement, titillant de ma langue son petit trou. Il coulisse dans ma bouche le plus profondément possible. Je l’entends grogner. Ses mains viennent se poser sur mon cou, il me pousse à l’avaler à la limite de l’étouffement. J’entreprends alors une séance de pompage digne d’une professionnelle, jouant des lèvres pour l’enserrer, de la langue pour l’affoler. Ses grognements s’amplifient, je le sens se durcir peu à peu, ses reins montent vers mon visage. Puis il éclate en rugissant, un flot de semence jaillit dans ma gorge, je n’arrive pas à tout avaler. Je retombe sur lui, inerte. Il me caresse les cheveux.

Alors que je récupère, j’entends des bruits étranges près de la porte. Nous nous redressons en chœur et celle-ci s’ouvre. Un homme assez âgé, probablement le concierge, apparaît dans l’embrasure, poussant deux poubelles vides, en râlant :



Il se fige, nous découvrant nus sur le sol. J’essaie de masquer ma nudité. Il reste une bonne poignée de secondes à nous regarder, se rinçant copieusement l’œil.



Rachid a le bon réflexe, il déploie sa longue carcasse, et s’approche de la porte alors que l’autre voulait nous enfermer. Il bloque la porte au grand dam du concierge et le ton monte entre eux. J’en profite pour enfiler mon jean et mon top, glisse mon shorty dans ma poche, chausse mes baskets, saisis mon sac et me faufile entre eux pour rejoindre enfin la rue et la lumière du jour. Comme un zombie, je me dirige vers le café le plus proche et commande un grand noir. J’en profite pour aller aux toilettes. L’image que me renvoie le miroir m’atterre : j’ai les cheveux en bataille, le teint blafard, de gros cernes autour des yeux, et mon top est sale, avec des taches plus que suspectes. Ayant pris une petite pochette pour aller au stade, je n’ai rien pour masquer ce désastre. Je prends mon téléphone et appelle Coralie, lui donnant l’adresse du bistrot. Visiblement, je la réveille !


Je l’attends plus de trois quarts d’heure. J’ai l’impression que tous les clients du bar me regardent avec amusement, devinant ma nuit de débauche. Quand enfin elle arrive, elle me regarde avec ahurissement et dit à voix haute, comme si elle voulait que tout le monde l’entende :




PS : Si, par hasard, Rachid se reconnaît dans ces lignes, il peut me contacter en me précisant ce que représente le petit tatouage que j’ai sous le sein gauche. J’aimerais bien le revoir, mais je ne sais rien de lui. Je ne connais ni son adresse ni son numéro de téléphone…