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n° 23721Fiche technique9726 caractères9726
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Temps de lecture estimé : 7 mn
24/07/26
Présentation:  Un bref récit "historique" se déroulant du temps du Sénat romain.
Résumé:  Conquérir une petite contrée lointaine est si simple quand on s’appelle Rome...
Critères:  #historique #vengeance
Auteur : Patrik  (Carpe diem diemque)            Envoi mini-message

Collection : 9999 maxi
Les légions perdues

Depuis les conquêtes d’Alexandre le Grand, le grec est devenu la langue usuelle entre les diverses contrées d’Asie. Bonne lecture :)



Première vague



Ivre de conquêtes, de gloire et d’or à venir, Caius Æmilius Varentius avait réussi à lever deux légions, puis, avec l’accord du Sénat romain, il avait jeté son dévolu sur un petit royaume réputé riche, entre « Pont-Euxin » et « Mare Hyrcanum », afin de se renflouer au décuple. À sa grande stupéfaction, ses deux légions ont été anéanties en un temps record.


Capturé vivant, avant qu’il n’ait eu l’idée de se jeter sur son épée, le vaincu est actuellement enchaîné debout devant son vainqueur. Étant un patricien, Caius n’a pas perdu sa morgue : il exige sa libération. Son adversaire lui répond doucement :



Le prisonnier reste muet quelques instants, puis il ouvre la bouche :



Les rares Romains rescapés n’eurent jamais le loisir de revoir Rome…




Deuxième vague



Les Romains sont coriaces et vindicatifs, ils n’apprécient pas la défaite. C’est pour cette raison que, moins d’une décennie plus tard, trois légions se proposent de laver l’affront contre les « pseudo-Caspiani ».


Le messager revient vers Quintus Minucius Rufus, son général en chef :



Publius Servilius Geminus (un légat) intervient :



Le légat continue :



Un peu à contrecœur, Quintus donne son accord. En effet, il sera bon de voir comment l’ennemi est armé.




L’entrevue



Le légat se penche vers le général en chef :



Après quelques échanges sans grand intérêt, Artavazde annonce :



Drapé dans sa lourde toge, le légat prend la parole :



L’homme se met à rire :



Le légat grimace faiblement. Artavazde désigne les deux Aigles qui sont derrière lui :



Le général s’offusque :



Quintus est assez surpris par cette répartie, le légat prend la relève :



Comme on pouvait s’en douter, les Romains refusent la solution d’échanger les Aigles contre un retour chez eux.




La bataille



Le lendemain, le général se met en ordre de marche. À ses côtés, le légat s’inquiète :



Le légat soupire :



Quintus s’énerve :



Durant la bataille qu’il vient de lancer, le Général découvre peu après que la plaine n’est pas si plate que prévu, elle est zébrée de cours d’eau qui cassent les mouvements. Elle est aussi parsemée de monticules invisibles de loin, car noyés dans l’océan végétal.


Ce qui n’arrange pas les manœuvres…


Autre chose qui n’arrange rien, les arcs ennemis ont une portée plus longue, ce qui permet d’arroser copieusement l’arrière des légions, les empêchant de reculer.


Au contact, l’épée coudée offre un avantage décisif : comme ont pu le constater les précédents soldats romains et ceux qui sont actuellement présents, elle permet d’atteindre les bras ou le corps qui sont derrière le grand bouclier, se faufilant dans tous les interstices. Elle est aussi très efficace pour taillader les pieds.




Même résultat



Quelques heures plus tard, Artavazde s’approche lentement du général enchaîné :



Passant outre l’allusion à son sujet, Quintus lâche :



Le général captif frémit :



Tel un chien qui a peur, Quintus aboie :



Le général vaincu ne répond pas. Son vainqueur lui tourne alors le dos :



Le Romain commence à fléchir :



Le vainqueur se retourne partiellement :



Atterré par cette perspective, le général se tait. Artavazde se met à rire :



Les autres soldats présents se mettent aussi à rire de bon cœur. Quintus ignore encore qu’il peut exister pire…