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n° 23719Fiche technique33081 caractères33081
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Temps de lecture estimé : 22 mn
23/07/26
Résumé:  Sylvie et Isabelle, amies de longue date, vont prendre conscience qu’il existe entre elles quelque chose de bien plus profond, lors d’un week-end à Roscoff.
Critères:  #initiation #lesbienne ff plage noculotte ffontaine cunnilingu fist
Auteur : Gillos      Envoi mini-message
Une amitié qui évolue

L’ancienne gare ferroviaire de Roscoff est calme en cette fin d’après-midi. Un léger vent venu du large apporte une odeur d’iode jusque sur le quai. Sylvie attend son amie parisienne venue passer quelques jours de détente chez elle.

Le car en provenance de Morlaix parvient enfin devant la gare. Isabelle est là, rayonnante comme à son habitude, tenant une petite valise à roulettes à la main. Elle a quitté Paris en TGV dans la matinée jusqu’à Morlaix, puis pris le car jusqu’au terminus : Roscoff. Le voyage était un peu long, mais il en valait la peine puisque, dès qu’elle aperçoit Sylvie, toute la fatigue du trajet semble déjà s’effacer.

Les deux femmes s’avancent l’une vers l’autre et s’embrassent chaleureusement en se serrant fort l’une contre l’autre. Elles éclatent de rire, se regardent avec émotion, les deux amies ne se voient plus aussi souvent, dixit la distance de leurs résidences.



Elles restent quelques instants sans bouger, les yeux dans les yeux, heureuses de partager enfin ce moment qu’elles attendaient avec impatience. Leur amitié était née pendant leur enfance, traversant les années avec la même simplicité et, à chaque retrouvaille, elles pouvaient reprendre leurs conversations comme si elles s’étaient quittées la veille.

Sylvie demeure à huit cents mètres de la gare, les deux femmes y prennent le chemin à pied en direction du port. Roscoff est une ville côtière qui déploie son charme habituel avec ses maisons de granit aux façades patinées par les embruns, ses petites ruelles, ainsi que les terrasses des bars et restaurants animées particulièrement en été. On distingue sur le quai, une navette embarquant des voyageurs en direction de l’île de Batz, tandis que les mouettes tournent au-dessus des bateaux de pêche et des voiliers amarrés.

Isabelle, avec ses longs cheveux bruns ramassés en chignon lâche qui laisse échapper quelques mèches rebelles, porte une robe légère qui épouse parfaitement son petit ventre féminin légèrement arrondi d’un corps généreux, marqué par une forte cambrure de reins, appuyé d’une poitrine généreuse qui tend le tissu de sa robe avec élégance. À quarante-six ans, elle garde une allure sportive et entretenue, tout comme Sylvie d’ailleurs qui, hormis la couleur blonde de ses cheveux, a la même physionomie et le même âge qu’Isabelle, les courbes d’une silhouette généreuse presque identiques, même petit ventre doux, même cambrure sensuelle et même poitrine opulente. Elle porte également une robe légère similaire courte, révélant des jambes toniques.

Isabelle inspire profondément.



Sylvie sourit, car elle connaît cette sensation ! Depuis qu’elle a hérité de cette vieille maison en pierre, cela fait une dizaine d’années à la mort de sa mère, elle mesure chaque jour la chance qu’elle a d’y résider. Sa maison un peu en retrait du flux touristique domine le port, et la baie vitrée du salon s’ouvre sur le spectacle sans fin des marées.

Quelques minutes plus tard, elles franchissent le seuil de la maison. Isabelle s’approche aussitôt de la baie vitrée et reste silencieuse devant la vue.



Sylvie pose une main affectueuse sur son épaule.



Isabelle laisse échapper un soupir de soulagement, car elle sent déjà la tension accumulée à Paris s’éloigner. Son travail lui pèse depuis des mois, ses journées s’enchaînent sans répit, les responsabilités deviennent de plus en plus lourdes, et les difficultés dans son couple l’empêchent souvent de trouver le repos. Elle a besoin de souffler, de mettre de la distance entre elle et son quotidien et ces quelques jours chez son amie Sylvie sont justement là pour la rebooster.

Sylvie est aux petits soins avec elle, elle l’écoute avec attention sans l’interrompre, lui prépare une infusion, pose quelques biscuits sur la table et laisse son amie se détendre. Les confidences viennent naturellement dans la conversation, Isabelle évoque ses inquiétudes, relatant les disputes qui se répètent avec son mari, la fatigue qui finit par envahir tous les aspects de sa vie.

Sylvie ne cherche pas à donner des leçons, elle a également connu cette situation cela fait cinq ans lors de son divorce, elle écoute, la rassure, partageant parfois une anecdote ou un souvenir d’enfance qui fait sourire Isabelle, décrispant peu à peu son visage.

Le week-end ne fait que commencer et les deux amies savent déjà qu’elles vont profiter du bord de mer et de tous ses bienfaits, et surtout savourer le bonheur simple d’être réunies. Ces quelques jours sont les leurs, laissant leur amitié retrouver naturellement toute sa place.

L’environnement est littéralement à la détente, le soir tombe doucement laissant apparaitre un ciel coloré de nuances roses et orangées. Dans le salon, la grande baie vitrée laisse entrer les dernières lueurs du jour. Sylvie apporte deux tisanes et les pose sur la table basse.

Les deux amies s’installent face au port. Pendant un moment, elles restent silencieuses, admirant simplement le paysage bercé par les cris lointains des mouettes.

Isabelle rompt finalement le silence.



Sylvie tourne la tête vers elle.



Isabelle garde les yeux fixés sur la mer.



Sylvie attend sans la presser.



Un nouveau silence s’installe. Isabelle serre sa tasse entre ses mains comme si elle voulait se donner du courage pour s’adresser à Sylvie.



Sylvie la regarde avec attention.



Isabelle inspire profondément.



Elle laisse échapper un petit rire nerveux.



Sylvie ne répond pas tout de suite.



Isabelle hésite.



Sylvie baisse les yeux vers sa tasse.



Isabelle reprend d’une voix plus douce.



Sylvie réfléchit quelques instants avant de répondre.



Isabelle hoche lentement la tête.



Sylvie sourit légèrement.



Isabelle laisse échapper un soupir de soulagement.



Les deux femmes restent encore longtemps devant la baie vitrée silencieuses dans leurs pensées. La nuit finit par tomber, chacune regagne sa chambre.

Sylvie peine à trouver le sommeil, car les paroles de Isabelle lui reviennent sans cesse à l’esprit : « j’ai rencontré quelqu’un ou plutôt quelqu’une ». Elle ne comprend pas vraiment pourquoi cette confidence l’a autant troublée puisque ce n’est pas de la désapprobation, c’est autre chose, autre chose de plus difficile à définir qui s’apparente à une émotion discrète s’installant en elle sans prévenir.

Elle finit par s’endormir en écoutant inconsciemment le léger bruit lointain du ressac.

Le lendemain matin, le soleil illumine déjà la baie vitrée lorsque l’odeur du café envahit la maison.

Isabelle rejoint la cuisine adjacente au salon.



Sylvie éclate de rire.



Isabelle pleine de reconnaissance enlace tendrement et fortement Sylvie dans ses bras pour la remercier.

Elles prennent leur petit déjeuner tranquillement face à face. Elles se projettent sur les activités de leur journée puis évoquent leurs souvenirs et notamment leurs anciennes vacances.

Elles se préparent ensuite, échangent et essaient quelques tenues puis décident de porter une robe légère et courte qu’elles se sont empruntée l’une à l’autre, se maquillent, se pomponnent puis en fin de matinée, elles prennent la voiture pour aller acheter au supermarché des fruits de mer, fromage, vin blanc, quelques douceurs pour le week-end. Isabelle s’amuse à ajouter un paquet de galettes bretonnes.



En sortant du supermarché, elles décident de rentrer déposer les provisions avant de rejoindre la plage.

Le soleil est bien présent aujourd’hui, une petite brise légère rendant la chaleur encore plus agréable.

Installées sur le sable, face à l’immensité de la mer, elles profitent sereinement de cet environnement bienfaisant.

Isabelle ferme les yeux.



Sylvie acquiesce, mais malgré le bruit apaisant des vagues, son esprit revient plusieurs fois à la conversation de la veille et sans vraiment comprendre pourquoi, l’aveu d’Isabelle continue toujours de résonner en elle.

Elle tente de garder tout simplement cette confidence dans un coin de sa tête, comme un mystère qu’elle ne cherche pas encore à résoudre. Elle se contente de regarder son amie sourire devant la mer, heureuse de la voir retrouver un peu de sérénité, tout en sentant qu’un léger trouble s’installe discrètement en elle.

Après avoir étendu leurs serviettes sur le sable, Sylvie sort un tube de crème solaire de son sac.



Isabelle lui adresse un sourire.



Isabelle s’assied face à la mer pendant que Sylvie, à genou derrière elle, dépose un peu de crème dans le creux de sa main et commence à l’étaler lentement sur son amie. Ses paumes pressent légèrement ses épaules, les mouvements progressivement se font plus précis, plus sensuels, frôlant la colonne vertébrale, descendant le long des flancs avec une pression juste assez ferme pour faire frissonner la chair de Isabelle.

Sylvie se surprend à sentir une chaleur monter en elle, ses doigts effleurent maintenant la nuque d’Isabelle, glissent ensuite sur son cou avec une tendresse qui n’a rien d’innocent. Elles massent doucement la base du crâne, descendent le long des cervicales, caressent la peau fine juste sous les oreilles. Quelque chose d’excitant grandit en Sylvie, son corps réagit malgré elle, sentant ses hanches bouger imperceptiblement sur la serviette. Elle ferme les yeux, savourant ce contact prolongé, ce mélange de soin et de caresses interdites qui fait battre son cœur plus fort.

Un trouble s’installe, car Sylvie prend réellement conscience de la proximité qui les unit. Cette attention toute simple, ce contact anodin, éveillent en elle une émotion qu’elle n’avait jamais identifiée auparavant ou qu’elle se refusait d’identifier. À regret, elle retire finalement ses mains.



Isabelle se retourne.



Sylvie s’allonge sur le ventre pendant qu’Isabelle lui applique à son tour la crème avec douceur, prenant soin de ne laisser aucune partie de son dos exposée au soleil. Ses gestes restent naturels, mais chacune ressent un léger trouble, difficile à nommer. Elle masse lentement les zones les plus sensibles à la base de ses reins, pressant juste assez sans trop insister, tandis que son propre sexe se mouille et qu’elle s’interroge du coup sur la nature des rapports qui les unissent.

Lorsque leurs regards se croisent, elles détournent presque aussitôt les yeux, comme si quelque chose venait de changer entre elles.

Pour dissiper ce moment de gêne et couper court à toute interprétation embarrassante, elles se lèvent spontanément en parfaite harmonie pour aller se baigner, elles courent vers la mer en riant puis nagent dans l’eau fraîche bretonne quelques minutes, reviennent ensuite vers la plage, le visage illuminé et apaisé.

En s’asseyant sur leurs serviettes, Sylvie reste silencieuse, Isabelle l’observe.



Sylvie hésite un long moment.



Isabelle attend.



Isabelle sourit.



Isabelle éclate de rire.



Isabelle réfléchit quelques secondes.



Sylvie baisse les yeux vers le sable.



Isabelle remarque l’émotion dans la voix de Sylvie.



Sylvie prend une inspiration.



Isabelle reste silencieuse.



Isabelle pose doucement une main sur celle de son amie.



Sylvie esquisse un sourire.



Les deux femmes restent un moment à contempler l’horizon. Les vagues viennent mourir doucement sur le sable, tandis qu’une autre navette pour l’île de Batz arrive à l’entrée du port.

Aucune d’elles ne prononce un mot, elles sentent seulement que leur amitié vient d’entrer dans une nouvelle ère, où les confidences laissent entrevoir des questions qu’elles n’avaient jamais osé se poser auparavant.

En fin d’après-midi, les deux amies se sont gavées de soleil et de bains, elles quittent la plage d’un pas tranquille. Le sable colle encore à leurs pieds, leurs serviettes sont jetées sur leurs épaules, et leur peau porte les marques du soleil. Les bretelles de leurs maillots ont laissé de fines lignes plus claires sur leurs épaules.

Elles longent le port de Roscoff pour rejoindre la maison de Sylvie. Au passage elles passent devant les terrasses des nombreux bars fréquentés par des touristes.



Elles choisissent une petite terrasse face au port à l’ombre d’un parasol et commandent une bière fraîche qui arrive rapidement.



Elles boivent lentement, profitant de la douceur de la fin de journée, observant les passants, s’inventant même des histoires sur certains touristes, riant de leurs propres commentaires.



Quand elles regagnent la maison de Sylvie, les courses du matin les attendent encore dans la cuisine. Le tourteau et les langoustines qu’elles avaient fait cuire dans la grande surface sont bien au frais, accompagnés d’un bon pain de campagne, du beurre salé et une bouteille de vin blanc.



Toutes les deux éclatent de rire.

Leurs cheveux sont encore imprégnés de sel et leurs jambes gardent quelques traces de sable.

En passant devant la vaste douche à l’italienne, Isabelle lance sur un ton malicieux.



Sylvie la regarde une seconde avant d’éclater de rire à son tour.



Leur complicité est telle que cette plaisanterie ne crée aucun malaise. Elles entrent dans la salle de bains, continuant à bavarder comme elles le font depuis la veille. La journée a renforcé la confiance qui les unit, éclaircit quelques points obscurs et toute gêne semble avoir disparu.



Lorsque Isabelle la rejoint, elles se regardent un instant, conscientes que le passage de la crème solaire sur la plage et les confidences sur ce pipi en vis-à-vis il y a une vingtaine d’années ont fait évoluer leur complicité.



Sylvie rit doucement et lui savonne le dos à son tour, descendant jusqu’aux reins.



Elles se retournent face à face. Les tétons pointés de leurs seins lourds se frôlent tandis qu’elles se savonnent mutuellement la poitrine, provoquant des éclats de rire.



Sylvie qui s’adonne maintenant à savonner la poitrine d’Isabelle ose descendre le mouvement plus bas et amorcer une toilette intime. Isabelle écarte ses jambes pour faciliter le mouvement, puis s’empresse de faire de même avec Sylvie.

Elles sortent de la douche, se sèchent en se taquinant encore, puis enfilent chacune juste une petite robe légère, sans aucun autre accessoire vestimentaire.



Isabelle sert deux verres de vin pétillant et trinque avec elle.



Elles rient, détendues et complices, en savourant leur première gorgée.

Dans la cuisine, Sylvie dispose les langoustines et le crabe sur un grand plat, Isabelle quant à elle, coupe le pain et prépare une mayonnaise maison, elles s’installent ensuite près de la baie vitrée avec vue sur mer.

Le dîner se déroule en toute décontraction, évoquant quelques souvenirs d’enfance, leurs rêves parfois abandonnés, parfois retrouvés, comme ce soir ? Sylvie a mis une musique de fond, une playlist des années quatre-vingt-dix à deux mille qui leur rappellent leurs jeunes années.

À plusieurs reprises, leurs regards se croisent un peu plus longtemps que d’habitude, aucune ne cherche toutefois à mettre des mots sur ce qu’elles ressentent, même si elles perçoivent que quelque chose a changé entre elles. Elles vivent le moment présent et le moment présent c’est le tourteau, les langoustines et le vin blanc qui commence d’ailleurs à leur monter à la tête. Ensuite adviendra ce qu’il adviendra !

Les deux femmes ont terminé leurs fruits de mer et la bouteille de Muscadet, Sylvie a désormais ouvert une bouteille de Bordeaux pour accompagner le fromage. L’excitation monte nettement entre elles, leurs regards se font plus intenses.

Les petites robes légères dévoilent par moments leurs seins lourds ainsi que leur intimité, qu’elles ne cherchent d’ailleurs pas à dissimuler, elles sentent bien que la barrière de l’amitié est sur le point d’être franchie.

À un moment, un slow évoquant leur jeunesse est diffusé sur la playlist.



Elles se serrent l’une contre l’autre, leurs petits ventres rebondis se collent l’un à l’autre, leurs seins lourds et fermes pressés à travers le fin tissu. Les joues des deux femmes se frôlent tendrement tandis que Sylvie glisse subrepticement le haut de sa cuisse entre les jambes d’Isabelle et la frotte contre son sexe humide, provoquant un gémissement étouffé. Isabelle, le souffle court, fait exactement la même chose, glissant sa jambe entre celles de Sylvie et la pressant fermement contre son intimité déjà mouillée. Sylvie émet un jet de cyprine qu’Isabelle réceptionne sur sa cuisse avec surprise et délice en émettant un soupir de contentement.

Elles dansent ainsi collées serrées, se frottant sensuellement au rythme lent de la musique, avant de s’embrasser tendrement puis langoureusement, leurs langues se cherchant avec passion.



Il se fait tard, elles décident d’aller se coucher. Sylvie prend la main de Isabelle.



Isabelle acquiesce, excitée, et elles se dirigent ensemble vers la chambre de Sylvie.

Elles se tiennent maintenant dans la chambre doucement éclairée par une lampe de chevet tamisée.

Sylvie, avec ses cheveux blond châtain tombant sur ses épaules, ferme la porte derrière elles.



Elles se rapprochent lentement puis leurs doigts s’entrelacent, Isabelle attire Sylvie contre elle, entrouvre lentement ses lèvres et introduit timidement sa langue dans la bouche de Sylvie, leurs lèvres se frôlent avant de s’unir plus profondément. Un soupir échappe à Sylvie quand la langue d’Isabelle effleure la sienne, puis elles se laissent aller, corps pressés l’un contre l’autre, sentant la chaleur monter.

Les robes glissent une à une, ensuite Isabelle caresse du bout des doigts, puis des lèvres, les seins de Sylvie, prenant un téton entre ses dents avec une douceur qui la fait gémir.

Leurs corps pressés nus l’un contre l’autre voudraient se confondre. Sylvie mouille abondamment, son sexe déjà trempé glisse contre la cuisse de Isabelle. Celle-ci descend lentement le long du corps de son amie, embrasse ses seins lourds, puis continue jusqu’à son ventre. Elle écarte doucement les jambes de Sylvie et plonge sa langue entre ses lèvres humides.



Isabelle lèche avec gourmandise le sexe épilé de son amie qu’elle découvre. Elle découvre son odeur, sa forme, sa moiteur avec gourmandise aspirant son clitoris gonflé tout en glissant deux doigts, puis trois, profondément en elle. Elle entame un va-et-vient lent, courbant ses doigts pour stimuler le point sensible à l’intérieur. À chaque poussée, Sylvie émet des petits jets abondants qui coulent sur sa main et sur les draps. Sylvie, très excitée, se transforme littéralement en véritable fontaine qu’Isabelle absorbe avec frénésie.



Isabelle continue plus intensément, sa langue tournoyant sur le clitoris tandis que ses doigts s’enfoncent encore plus profondément, faisant jaillir davantage le jus d’excitation de Sylvie qui se tortille, submergée par le plaisir.

Naturellement elles changent leur position, ainsi elles se retrouvant tête-bêche, Sylvie est au-dessus et encore tremblante désire rendre la pareille à son amie ! Elle explore avidement le sexe d’Isabelle qu’elle découvre également d’aussi près pour la première fois. Elle écarte largement ses lèvres avec les doigts, plonge sa langue très profondément et suce son jus abondant avec délice. Son gout et son odeur la ravissent. Elle veut faire jouir son amie très fort, elle lui titille son clitoris gonflé du bout de la langue, ouvre grand sa chatte et la lèche avec ardeur. Isabelle est soudain prise de violents sursauts et hurle de plaisir, inondant le visage de Sylvie de son jus chaud.



Sylvie est ravie d’avoir fait jouir son amie aussi fortement, elle se rend compte finalement que son inexpérience n’a aucune incidence sur sa capacité à donner du plaisir et cela la réconforte. Elle écarte encore doucement les lèvres d’Isabelle, rentre un doigt, puis deux, et tente la main complète, elle sait que son amie pratiquait le fisting, comme elle d’ailleurs, du temps où avec leurs maris elles formaient des couples complices. Isabelle, haletante, la pousse à aller plus loin.



Sylvie commence à fister son amie, glissant lentement son poing en elle qui entre aisément dans son vagin parfaitement lubrifié par la cyprine qui coule abondamment. Isabelle se met à trembler à nouveau et jouit une nouvelle fois autour de sa main.

Les deux femmes reprennent leur esprit, allongées côte à côte, elle reste un bon moment à se regarder avec tendresse, les yeux emplis de satisfaction.

Puis, Isabelle, insatiable, veut également donner à Sylvie le plaisir de la dilatation. Elle se positionne en missionnaire et glisse quatre doigts, puis tout son poing lentement dans le sexe trempé et dilaté de Sylvie. Elle exerce un doux va-et-vient avec son poing, profondément, pendant que Sylvie crie de plaisir et inonde le bras de Isabelle de son jus. L’orgasme la traverse violemment, les yeux mi-clos, la bouche ouverte elle halète dans un monde qui lui parait artificiel de par son intensité.

Épuisées et comblées, elles restent enlacées pour la nuit, leurs corps chauds collés l’un à l’autre.

Le lendemain matin, le jour se lève sur la petite ville littorale du Finistère. Une lumière pâle traverse les rideaux de la chambre et vient se poser sur les draps encore froissés. Au loin, on entend quelques mouettes qui annoncent déjà l’animation du port.

C’est Sylvie qui émerge la première. Pendant quelques secondes, elle reste immobile, s’interrogeant si l’épisode de la nuit était une erreur ! Isabelle dort encore paisiblement à ses côtés, son visage semble détendu, comme si ses inquiétudes parisiennes s’étaient momentanément éloignées.

Isabelle remue doucement, ouvre les yeux à son tour et croise le regard de Sylvie. Un sourire timide avec un soupçon d’embarras apparaît sur leurs lèvres.



Sans un mot de plus, elles échangent un léger baiser, tendre et hésitant, comme pour s’assurer que rien de ce qu’elles ont vécu ces dernières heures n’était un rêve. Elles restent ainsi quelques instants silencieuses à méditer.



Sylvie secoue lentement la tête.



Isabelle laisse échapper un soupir.



Elles restent allongées quelques minutes encore.



Sylvie lui prend la main.



Isabelle acquiesce.



Elles se lèvent ensuite et descendent dans la cuisine. Le café commence à couler tandis que Sylvie fait griller quelques tartines.

Isabelle s’installe au comptoir.



Sylvie réfléchit avant de répondre.



Isabelle sourit.



Le petit-déjeuner se déroule ensuite dans une atmosphère sereine, parlant longtemps, sans chercher à donner un nom à ce qui leur arrive, elles décident simplement de ne pas précipiter les choses.

Après avoir débarrassé la table, chacune monte se préparer. Elles ont décidé de visiter l’île de Batz, elles choisissent pour cela de porter un short, un tee-shirt clair, une casquette pour se protéger du soleil et des chaussures confortables pour arpenter les chemins côtiers.

Lorsque Sylvie redescend, Isabelle l’attend déjà dans l’entrée.



Le chemin jusqu’à l’embarcadère est court. En quelques minutes, elles rejoignent le quai où les passagers attendent la navette pour l’île de Batz. La durée de la traversée ne dure pas plus de quinze minutes.

Installées côte à côte sur le pont, elles regardent Roscoff s’éloigner lentement. Le vent marin joue dans leurs cheveux, faisant rayonner leurs visages apaisés et sereins.



Isabelle sourit sans répondre.

Quelques minutes plus tard, elles débarquent sur l’île. L’atmosphère paisible, est idéale pour clore en douceur un séjour aussi intense en émotions.

Près du débarcadère, elles louent deux vélos.



Elles empruntent les petits chemins bordés de murets de pierre et de jardins fleuris. Elles s’arrêtent régulièrement pour admirer et photographier, les plages de sable clair et les panoramas idylliques de la côte roscovite.

Par moments, elles roulent côte à côte en silence, simplement heureuses d’être ensemble et conscientes que ce séjour ouvre un nouveau chapitre de leur histoire, sans qu’elles sachent encore où il les conduira…