| n° 23716 | Fiche technique | 9733 caractères | 9733 1650 Temps de lecture estimé : 7 mn |
21/07/26 |
| Présentation: Tout ce que vous avez voulu savoir sur l’auteur sans avoir jamais osé le demander. | ||||
Résumé: Moi, encore moi et toujours moi :) | ||||
Critères: #exercice #biographie | ||||
| Auteur : Patrik (Carpe diem diemque) Envoi mini-message | ||||
| Collection : 9999 maxi |
Tout ce que vous avez voulu savoir sur l’auteur sans avoir jamais osé le demander. Bonne lecture :)
En ce qui concerne le titre de ce récit, les plus latinistes auront deviné l’allusion aux dernières paroles de l’empereur Néron (qualis artifex pereo) qui se désolait que le monde perde un si grand artiste que lui (quel grand artiste périt en/avec moi).
Loin de moi l’idée de me comparer à Néron, nos mentalités sont trop différentes. De plus, je ne suis pas empereur, du moins, pas encore…
Les idées préconçues divergent concernant les personnes qui écrivent des nouvelles sur ou pour Rvbb. D’un côté, nous avons ceux qui pensent qu’il n’y a que les frustrés qui puissent écrire pareille chose, et diamétralement opposés, nous avons ceux qui imaginent l’auteur entouré d’un harem féminin ou masculin en fonction des goûts et du sexe, genre Hugh Hefner, créateur de Playboy, célèbre pour son château rempli de jeunes femmes déguisées en bunnies.
Précisons tout de suite que certaines femmes ne détestent pas avoir le même rôle, c’est-à-dire la personne entourée d’objets sexuels. Je précise aussi que des hommes et des femmes aiment jouer les objets sexuels.
Entre ces deux extrêmes, il y a plein de nuances, dont certaines sont étonnantes ou bien au-dessus de la fiction. Ce qui est parfois mon cas.
La regrettée Marilyn Monroe et moi avons un gros point commun : elle est décédée deux semaines avant ma naissance. Tirez-en la conclusion que vous voulez. Bien sûr, bien d’autres événements sont survenus cette fameuse année…
Très jeune, dès que j’ai su écrire, j’ai souvent noirci des feuilles. Parfois, c’était aussi avec des dessins, car ça vaut souvent plus que dix-mille mots, proverbe chinois bien connu. C’est cette aptitude à l’écriture qui m’a valu deux changements de classe au collège, et l’immense plaisir de devoir ensuite apprendre illico le latin, dont il me reste quelques traces, un demi-siècle plus tard. L’allemand me vaudra mon penchant pour la linguistique et non l’anglais pourtant appris (maussadement) en premier.
Quant au néerlandais/flamand, on va dire qu’il est hors-jeu dans l’histoire.
Quand je regarde mon parcours scolaire puis professionnel, ce ne fut pas une belle ligne droite, mais plutôt une pelote de laine mise dans les pattes ludiques d’une horde de chatons. Mais ça m’a finalement permis d’aborder trois domaines différents : littéraire, technique et artistique, ce qui est formateur, mais très embêtant pour les personnes qui s’obstinent à vouloir cataloguer les gens dans des cases préfabriquées.
Comme tout le monde, j’ai eu quelques petites amies avant de me marier avec l’une d’elles et d’avoir deux enfants parfaitement désirés. En ce qui concerne mon premier couple, on va dire que les extrêmes s’attirent. Mais quand les deux branches divergent trop, l’embranchement casse. Il aura néanmoins fallu presque vingt ans pour que ça arrive.
Quelques mois après ma séparation, après quelques vagabondages, j’ai rencontré ma seconde conjointe, celle avec laquelle je suis toujours. Mis à part qu’elles sont toutes les deux des femmes, il n’y a pas grand-chose en commun entre mes deux épouses respectives, mises à part certaines courbes.
Comme me l’a fait signaler une de mes connaissances :
Ce qui n’est pas faux. L’erreur est de croire qu’en refaisant les mêmes choses, on puisse arriver à un résultat très différent.
Avec le recul, c’est la seconde femme que j’aurais dû épouser en premier, je serai sans doute encore avec elle aujourd’hui, 40 ans plus tard. Ou peut-être pas, car elle et moi avions deux décennies de vécu de couple quand nous nous sommes rencontrés et aussi quelques illusions en moins. Nous étions devenus plus « adaptatifs » …
Mais contre toute attente, elle et moi, nous nous sommes néanmoins rencontrés, en dépit du fait avéré que les probabilités jouaient à fond contre nous. Sachant calculer ce genre de chose (stats et probas), je peux dire que ça tient quasiment du miracle.
Un fantasme connu est celui de l’auteur en train de rédiger son texte tandis qu’une personne de bonne volonté s’active suavement entre ses cuisses. Ce cliché est souvent présent dans la littérature de gare. Mais parfois, il s’avère véridique.
Je connais certaines personnes qui m’ont dit l’avoir fait au moins une fois dans leur vie, et je les crois. Il est vrai que j’ai mis le pied dans divers milieux considérés comme assez interlopes.
C’est justement pour cette raison que je peux me permettre de raconter certaines choses, sans craindre d’être mal documenté.
Une autre de mes caractéristiques : je m’arrange pour que mes textes soient plausibles. Sauf exception qui confirme la règle, comme dans un conte ou une satire, donc pas de super-mâle capable d’honorer plusieurs fois une douzaine de femmes en manque.
Souvent, une dame fantasme que des hommes s’occupent d’elle simultanément, mais point trop n’en faut. Deux ou trois est un bon chiffre pour la plupart des représentantes féminines. Idem pour un homme : c’est bien beau d’avoir six à dix femmes dans son (très grand) lit, mais il faut assumer !
Et une femme frustrée peut se révéler très dangereuse…
J’aime parler de beaucoup de choses, dans divers endroits. J’ai plein d’idées de récits concernant des contrées très peu connues, mais pas vraiment de scénarios adéquats. Idem à propos des époques, mais parfois, il faut bien expliquer le contexte, sinon les lecteurs ne comprennent pas divers gros points de l’histoire. Sans remonter à des millénaires en arrière, pour donner un seul exemple, la mentalité des années 1970 est bien différente des années 2020, alors qu’il n’y a que 50 ans entre les deux. Et si nous jetons un coup d’œil dans les années 1920-1930, bien des choses risquent d’être incompréhensibles ou choquantes pour des personnes non informées.
J’en viens à une règle d’or : on ne juge pas une époque à l’aune de celle d’aujourd’hui.
Idem en ce qui concerne certaines pratiques. C’est comme déclarer que le Roquefort est un fromage abject à cause de sa fabrication. Et dans une moindre mesure, le Camembert à cause de son odeur. Mais il existe pire olfactivement.
J’aime beaucoup écrire sur les rencontres, comment deux personnes se croisent et qu’elles décident de faire un bout de chemin ensemble. Cet instant fragile où tout peut basculer dans un sens ou dans l’autre. Comme je suis optimiste, la balance penche positivement, mais je sais très bien que ce n’est pas toujours le cas.
En effet, si on se lance dans des calculs un peu foireux, il n’y a qu’une chance sur quatre pour que le courant passe : non+non, non+oui, oui+non et oui+oui. D’après certaines études, une personne n’a que 20% de chance de plaire (au moins un peu). Comme il faut que ça soit réciproque, on arrive ici à 20% de 20%, soit 4%, une chance sur 25.
Relatif à ce sujet : les actes manqués, les remords, les regrets, les occasions non saisies. Et à ce propos, quoiqu’on en dise, tout le monde a moins un cadavre planqué dans une armoire…
J’aime aussi écrire sur le libertinage et aussi la Domination/soumission.
Si un couple est OK pour ouvrir son cercle intime, pourquoi pas, du moment que la femme et l’homme sachent où ils mettent les pieds et quels sont les risques. Bien sûr, il y a des avantages, mais ne pas oublier que chaque médaille a son revers.
Il devrait exister des vrais coachs pour accompagner le couple qui souhaite transiter vers le libertinage, puis pour l’aider au mieux. Et si possible gratuitement. J’avoue que, parfois, certains de mes textes virent au mode d’emploi, mais j’ai été longtemps formateur de métier, ça laisse des traces. Car, si on plante sa ou ses premières fois, on est peu enclin à persévérer.
C’est encore plus vrai dans le domaine de la Domination/soumission (D/s). De plus, la probabilité de mal faire involontairement est très élevée. Les Urgences voient de temps à autre arriver des adeptes néophytes qui s’y sont mal pris. C’est très rarement mortel, mais il y a largement de quoi dégoûter ceux qui ont essayé.
Là aussi, j’aime décrire certaines étapes, en me prenant pour un instructeur bénévole, sans oublier une vérité première : Rome ne s’est pas bâti en un seul jour. Il en existe d’autres proverbes…
Dans mes parcours, j’ai parfois été aidé, mais souvent je ne l’ai pas été. Encore heureux que j’ai la manie de me documenter à travers diverses sources pour entendre différents sons de cloche, et d’imaginer des plans B et C, sinon j’aurais pu faire bien des erreurs.
De ce fait, si je peux aider…
Comme pour les yaourts aux fruits, j’aime quand les récits ont de vrais morceaux dedans. Ce qui ne veut pas dire que ce soit totalement autobiographique. Disons que dans certains cas, c’est la vérité vraie légèrement romancée, et dans d’autres, c’est une fiction avec quelques exactitudes ci et là, comme des bulles dans le Champagne ou le Coca.
Avec comme de coutume, tout un arc-en-ciel de nuances…
Rien n’est jamais totalement blanc, ni complètement noir.
Et il ne s’agit pas forcément de ce que nous avons pu vivre ensemble, ma femme et moi. Il y a aussi son vécu à elle (avant notre rencontre et pendant), il y a le mien, et celui d’autres personnes plus ou moins proches.
Autre recommandation : si on a prévu son coup, ne jamais remettre à demain, même si c’est étrange, bizarre, incongru ou amoral. On ne vit qu’une seule fois, et demain réserve souvent des surprises totalement imprévues.
Je suis pensif : oui, carpe diem, disaient les Romains…
Soudain j’entends une voix venir sous la table :
Elle se met à rire, sachant très bien que la pratique supplante toujours l’écrit…