| n° 23715 | Fiche technique | 15752 caractères | 15752 2839 Temps de lecture estimé : 12 mn |
21/07/26 |
| Présentation: Afin de ne pas être redondante, j’ai placé ma présentation à l’issue de ce nouveau récit. Bonne lecture ! | ||||
Résumé: J’ai repris un peu confiance et vous livre un nouveau petit récit le plus sincère possible. | ||||
Critères: #aventure #confession #candaulisme #couple #libertinage #bourgeoise #masturbation #lieuderencontre fhh fhhh extraoffre cocus candaul cinéma exhib vidéox odeurs fmast | ||||
| Auteur : eyeswideshut.fr Envoi mini-message | ||||
Hambourg. Hiver 2025. Je suis en déplacement professionnel avec mon mari pour un salon. Nous avons profité de l’occasion pour faire ce voyage à deux, car j’avoue volontiers que j’aime avoir un prétexte pour couper le soir, après toutes ces réunions en plusieurs langues.
Hambourg est une ville qui ne fait pas rêver vue de France, et pourtant, il s’en dégage une atmosphère singulière, alliant un côté suranné à une grande modernité. Les Allemands, eux, sont courtois et bien élevés. Et ça, mon côté petite bourgeoise française adore…
Je retrouve donc mon mari après une journée harassante pour un dîner dans notre hôtel – le East Hotel, à l’architecture signée Jordan Mozer, pour les connaisseurs. Ce lieu est à deux pas de Sankt Pauli, le fameux quartier rouge de Hambourg où le monde entier s’est encanaillé et où même les Beatles ont fait leurs débuts ! L’hôtel est agréable, et nous l’avions choisi pour son ambiance à la fois élégante et décadente…
Le dîner, dans l’une de ses alcôves, est de très bonne facture – la table est réputée – et, comme il est encore relativement tôt, je surmonte la fatigue et donne le change à mon mari, qui s’est un peu ennuyé seul toute la journée. Mais deux petits verres de vin blanc viennent contrarier mon envie d’aller m’enfermer dans la suite. Contre toute attente, la proposition de mon mari d’aller jeter un œil à la célèbre Reeperbahn, à deux pas, m’enthousiasme. Nous montons nous préparer et je décide, pour le plaisir, de m’habiller « léger » sous mon manteau d’hiver au petit col de fausse fourrure. J’ai gardé mon tailleur, mon chemisier et mes bas, mais je me libère bien volontiers de mes sous-vêtements. Au premier rang desquels mon soutien-gorge, qui m’enserre depuis le matin. Je respire d’autant mieux que ma poitrine (refaite) ne le requiert pas pour des raisons de gravité, mais plutôt de discrétion professionnelle – notamment lors des changements de température inopinés…
Nous voici donc bras dessus, bras dessous, à déambuler dans des rues chamarrées qui me semblent, paradoxalement, plus sûres que bon nombre de nos centres-villes français. Il fait assez frais en ce début de soirée et l’on croise beaucoup de jeunes et de groupes de « commerciaux » étrangers en goguette. Du moins est-ce ainsi que je les interprète. Le froid se fait plus mordant et je propose à mon conjoint d’entrer dans l’un des nombreux « Kinos », ces cinémas-sex-shops un peu à l’ancienne. Je n’y avais jamais mis les pieds en France, de peur d’être reconnue, mais ici, je trouve ça distrayant. Il fait froid, et l’affiche présente un film « érotique » qui devrait réveiller nos sens avant de filer nous coucher. Mon mari me regarde avec étonnement, mais sourit un peu bêtement. Il échange quelques mots avec le rabatteur dans un allemand scolaire, mais appliqué, que je ne maîtrise pas du tout. L’homme a une allure patibulaire, et les clients ne doivent pas s’écarter trop souvent du droit chemin, au vu des battoirs qui lui servent de mains. Je demande à mon mari :
Mon type de femme. La formule me pique un peu, sans que je sache si c’est de la vexation ou autre chose. Qu’est-ce qu’il en sait, lui, de mon type ?
Nous traversons un espace commercial érotique aux multiples entrées, donnant sur des pièces que je suppose être des peep-shows ou des salles de strip-tease, nous nous engageons ensemble dans un petit couloir qui a sûrement connu des jours plus fastes, et débouchons sur une petite salle d’une vingtaine de sièges plutôt confortables. Il fait chaud, effectivement, et la salle semble complètement vide dans la pénombre. Nous nous installons, comme à l’accoutumée, au milieu de l’avant-dernier rang. En réalité, cela n’a que peu d’importance, car le film est loin d’être un chef-d’œuvre de l’art érotique. À en juger par la première scène en cours, la jeune « héroïne » est très sensuelle et « l’acteur » correspond aux stéréotypes du genre. Mais bon, on va s’ennuyer ferme et je ne suis pas émoustillée une seconde… Et puis je suis un peu stressée, car je sens une présence juste derrière nous, au dernier rang.
C’est un homme. Il porte une odeur de musc bon marché mêlée à cette transpiration typique du mâle des pays de l’Est (je vous raconterai une autre histoire, un jour…). Cette odeur me met mal à l’aise et, en même temps, m’intrigue. Je m’imagine un pervers lubrique… Il faut dire que je l’ai un peu cherché. Le film avance, porté par son intrigue inexistante. La scène lesbienne ne m’émeut pas davantage, mais la présence des maris aux côtés des deux femmes m’inspire pour interroger mon voisin, bien silencieux :
La scène lui fait de l’effet, et cela déclenche une petite étincelle chez moi. Mes tétons se dressent et mon sexe s’humidifie quasi instantanément. J’ai chaud, et j’enlève ce manteau que je ne voulais pas quitter, en me soulevant légèrement de mon siège. Notre voisin de derrière s’agite un peu. L’ai-je gêné ? Après tout, il avait toute la salle pour se ménager une vue directe.
Dans cette position assise, la jupe de mon tailleur remonte à mi-cuisse sur mes bas, et je regarde mon mari, qui me jette un œil malicieux avant de fixer délibérément l’écran, comme pour me provoquer. Je déboutonne mon chemisier d’un cran, car je sais qu’il apprécie par-dessus tout la subtilité d’un sein légèrement découvert. Nouveau coup d’œil complice. Doublé d’un autre, plus latéral, vers l’arrière, avant de lui glisser, le sourire en coin :
Par réflexe, je tourne le regard vers l’entrée et tombe sur notre « ouvreur », assis au bout de notre rang. Immobile. Ses mains énormes posées à plat sur ses cuisses, comme un homme qui attend. « Pas un endroit pour ton type de femme. » Sa phrase me revient, et je me surprends à me demander s’il l’a dite pour nous dissuader… ou pour voir ce que j’en ferais.
J’ai un petit coup au cœur et j’ignore si c’est un reliquat de la désinhibition du dîner, mais je ressens aussi un petit coup d’excitation. Ma main gauche serre le sexe de mon mari par-dessus le pantalon. Il est dur comme jamais. J’ai envie de le sortir de sa gangue de coton, mais je me raisonne et j’essaie de me détendre en reportant mes yeux sur l’écran. Là, je comprends son émoi… L’homme qui ne lui ressemble pas est entré en jeu, seul, avec les deux femmes. Je sens qu’il se projette dans le rôle du mari voyeur, et que ça lui plaît. Et le voir ainsi me ravit manifestement. Cette fois, je suis carrément chauffée… C’est le moment que choisit le voisin de derrière pour faire glisser sa main sèche le long de mon cou. Il caresse le haut de mon sein droit du revers de la main. Je suis interdite, stupéfaite… mais je ne veux pas protester. Je suis venue dans cette ville, dans cet endroit, avec mon amour de mari, pour vivre des choses hors norme. Nous en vivons de temps à autre et cela nous plaît. Je ne proteste pas. Il s’enhardit, et sa main, douce malgré tout, prend un peu plus de place dans mon chemisier. Mes seins sont tendus, presque douloureux. Une petite pression habile sur mon téton me fait lâcher prise. Je sens le souffle de mon peloteur contre ma nuque. Son odeur ne me déplaît plus. Elle est masculine, animale. J’ignore à quoi il ressemble et, un instant, cela m’interpelle, mais son doigté me rappelle à l’ordre de mon plaisir.
Je tourne mon visage vers mon mari avec un air interrogateur. Il n’avait pas vu. Il voit, et me dit :
C’est un peu notre code pour ce genre de situation. Je bascule la tête en arrière, détache un bouton de plus, ferme les yeux et ramène ma main gauche sur mon petit bouton gonflé. Lentement, je monte, à mesure que mon expert change de sein. Il est fort, et je suis très sensible, à cet instant, à sa délicatesse. Une pensée fugace me traverse – et si quelqu’un d’autre entrait, maintenant ? – et, curieusement, cette idée m’électrise plus qu’elle ne m’inquiète. Après quelques instants, j’ouvre les yeux : à ma gauche, mon mari a sorti son sexe et se masturbe lentement, le regard fixé sur l’écran, comme si de rien n’était. Ma surprise vient surtout lorsque je sens une pression sur ma cuisse droite. Notre ouvreur est assis à côté de moi. Il n’a fait aucun bruit. Un homme de cette carrure, silencieux comme un chat – je devrais avoir peur, et c’est tout le contraire. Le pantalon aux genoux, il repousse doucement ma main pour la remplacer. Les doigts de ce type sont anormaux – on dirait des barres chocolatées couvertes de poils. Mais lui aussi sait y faire, sans ambiguïté. Je veux partager avec mon mari – déculpabiliser, sûrement – en prenant son sexe de la main gauche, mais il la repousse. La situation l’excite, mais il ne veut pas être acteur. Je serre sa cuisse à la place.
Je tourne mon regard vers la droite et je vois un beau sexe dressé. Il s’offre à moi et, vu que son propriétaire a déjà introduit en douceur un index dans mon vagin, je me sens obligée de lui rendre la pareille. Il ne se fait pas prier et s’enfonce dans son siège pendant que je le masturbe au rythme de ses pressions digitales. Dans le même temps, mes seins sont littéralement pétris par le second spectateur. Je suis comblée, et mon premier orgasme ne tarde pas. Je suis prise de spasmes incontrôlables, mais légers. C’est une sensation très puissante, très animale, là encore. Et rare, malgré tout.
Je reprends un peu mes esprits, mais le sang afflue toujours à mes tempes et mes zones érectiles sont en ébullition. L’homme à ma droite souffle comme un buffle, et la rigidité de son pénis me stimule. La rigidité ressentie sous la main compte beaucoup pour moi : c’est mon étalon de mesure du plaisir de mon partenaire. Lui, j’ai envie de le prendre en bouche, mais c’est le sexe de mon masseur qui se présente contre ma joue. Cela m’effraie, et je fais non de la tête. Il ne semble pas en prendre ombrage et se saisit lui-même de son sexe pour se masturber, assez frénétiquement, au-dessus de mon cou. Mes deux seins sont sortis, et c’est le portier qui s’en empare de sa paluche. J’éprouve là une impression de domination. C’est bien le buffle que je me représente. Je le masturbe plus puissamment pour le faire venir. Je n’ai aucune pensée pour mon mari, qui, probablement, observe avec délectation. Ce n’est pourtant ni lui ni le buffle qui jouit en premier. Mon peloteur décharge une belle quantité de sperme, sans jet, qui s’écoule littéralement sur mes seins. La chaleur de cette « semence » fluide me plaît, autant que j’aime l’idée que ce type ait pris son pied sans que je le touche.
J’accélère encore le mouvement chez le portier, qui grogne, au sens propre, comme un sanglier. Et là, quelque chose bascule chez lui. L’homme aux gestes mesurés, celui qui nous avait presque mis en garde à l’entrée, perd le contrôle. Il n’a plus aucune délicatesse : il englobe mon sein droit et se met à tirer sur mon téton, d’abord fermement, puis franchement, en le roulant entre son pouce et son index comme pour me punir de quelque chose. La douleur est vive, précise, et je pousse un petit cri que je ne me connaissais pas. Un cri qui n’est pas que de douleur, et cela me trouble. Il tire encore, un cran plus fort – je suis à la limite, tout juste à la limite – et je comprends soudain sa phrase de l’entrée. « Pas un endroit pour ton type de femme. » Ce n’était pas une mise en garde. C’était un défi. Et ce qu’il inflige à mes tétons, cette petite cruauté maîtrisée d’homme qui déborde, c’est sa réponse : il me montre que je n’y suis pas à ma place. Ou que j’y suis trop bien. Je plante mon regard dans le sien – pour la première fois de la soirée, il détourne les yeux – et je me presse d’en finir. Je suis en train de redescendre, rapidement, chevauchant la crête entre douleur et plaisir. Il me lâche enfin au moment où il s’affale au fond de son siège, se vidant à son tour sur ma main, mais surtout sur sa propre cuisse, malgré un jet initial dont aurait pu profiter un spectateur placé devant lui. Mon téton me lance encore. Cette morsure-là, je sais que je la sentirai demain, sous mon chemisier, en pleine réunion. Et je ne suis pas certaine que cette idée me déplaise.
Je ferme à nouveau les yeux. Un moment d’exception que je savoure à mesure que je reprends mes esprits. Cela laisse le temps à mes partenaires d’un soir de disparaître. Le portier, en se levant, marque un temps d’arrêt à ma hauteur. Il ne dit rien. Il incline juste imperceptiblement la tête, comme on salue un adversaire, et regagne son poste à l’entrée. Seul reste mon mari, le sexe rangé dans son pantalon. Au point qu’un instant, je me demande si je ne me suis pas endormie. Le liquide séminal, qui coule maintenant jusqu’en haut de ma jupe relevée, me rappelle à la réalité. Je suis un peu embarrassée et m’essuie tant bien que mal, en me disant que tout cela relève un peu de la folie. Je culpabilise à chaque fois, mais je sais que l’envie de luxure me reprendra.
Mon mari semble un peu contrarié, malgré tout. Je le connais par cœur : ce n’est pas de la jalousie, pas exactement. Je crois que c’est le cri qui l’a saisi. Ce petit cri qu’il ne m’avait jamais entendu pousser, pas même avec lui. Il y a assisté, consentant, ravi même – mais il vient de découvrir qu’un inconnu aux mains de brute a trouvé en quelques minutes une note de moi qu’il ne connaissait pas. Dans la pénombre, je prends sa main. Il la serre, un peu trop fort, puis son pouce se met à caresser le mien, et je sens que ça circule entre nous, ce mélange de vertige et de gratitude qu’on ne sait jamais très bien nommer.
Bien entendu, nous sommes ensuite rentrés un peu en silence – j’ai baissé la tête en sortant du Kino, et j’ai senti, sans le vérifier, le regard du portier me suivre jusqu’à la rue. Puis, peu à peu, nous avons échangé, partagé notre ressenti, simplement. Il m’a demandé, l’air de rien, si j’avais eu mal. J’ai répondu « oui, un peu » et, après une hésitation, « c’est bien ça le problème ». Il a ri, d’un rire qui a mis quelques secondes à devenir franc. Notre couple carbure à ce genre de pics passionnels, mais aucune jalousie ne s’est installée. Nous n’avons pourtant pas fait l’amour ce soir-là en rentrant, mais cela n’avait aucune importance. Étonnamment, contrairement à nos craintes, nous ressortons à chaque fois de ces expériences un peu plus complices et confiants l’un en l’autre.
Présentation pour ceux qui n’ont pas lu mes précédentes histoires :
Je reste Karine, quadragénaire blonde plutôt petite et athlétique. Je suis toujours fière de ma poitrine (90D) habilement refaite par une femme que je ne remercierai jamais assez tant mes seins sont au cœur de ma sensualité. Je suis une femme « de tête » qui pilote sa société avec fermeté. Écrire ici me fait énormément de bien : les bienfaits de vider ma propre boîte de Pandore. Mais j’avoue que j’ai besoin de votre bienveillance. Je ne suis pas romancière…