Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 23713Fiche technique58961 caractères58961
9874
Temps de lecture estimé : 40 mn
20/07/26
Présentation:  Après avoir trouvé un médaillon magique lui permettant d’explorer le monde mythologique, Julie retrouve le chemin de la fac d’histoire.
Résumé:  Julie devient la maîtresse de son professeur d’histoire et découvre une fois de plus des mondes à explorer. Mais elle est en couple avec le jeune Théo, qui va devoir se réaffirmer en tant que compagnon auprès de sa belle.
Critères:  #humour #fantastique #initiatique fh fhh hplusag jeunes couplus cocus profélève grossexe école fsoumise fellation fsodo jeu sm fouetfesse
Auteur : Marchandisidore      Envoi mini-message

Série : Panthéon Sorbonne

Chapitre 02
Un cours magistral

Le médaillon de bronze que Julie tient en main se met à briller et prend les aspects de l’or. Comme la dernière fois, c’est par un endormissement que l’extraordinaire voyage commence.


Région merveilleuse, berceau mythologique du royaume des centaures, la Thessalie est maintenant la nouvelle destination aux confins de laquelle le médaillon magique va entraîner Julie et Théo. À l’est se trouvent les îles Sporades, station des argonautes et départ de l’immense flotte grecque lors du combat mythique contre Troie. Elles s’étendent au large de la côte, en longues taches couleur terracotta sur le bleu azur des eaux méditerranéennes.


Belle destination pour notre étudiante en master d’Histoire. Mieux que dans les livres et les récits, loin de l’amphithéâtre, des analyses et des cours, elle est impatiente de repartir au cœur de ce monde fascinant. D’ailleurs, elle n’a pas le choix, car elle sait que le seul moyen de se défaire de l’emprise lubrique du faune est de retourner là-bas afin de parfaire l’aventure à laquelle le médaillon l’a initialement entraînée. De son côté, et complètement dépassé par les évènements, Théo espère par ce voyage retrouver en Julie la tranquille et sage petite amie qu’il connaissait jusqu’alors.


Leurs paupières alourdies par le sommeil qu’ils viennent de subir s’ouvrent peu à peu sur le grand ciel dégagé de la Grèce mythologique. L’herbe toujours plus verte, les frondaisons idéales et le chant des petits oiseaux gazouillants qui les entourent. Toute la nature est ici sublimée, y compris les corps, laissant les éventuels complexes physiques et doutes liés à l’apparence là-bas dans l’Ancien Monde.


Afin de l’aider à se relever, Théo tend la main à Julie. Sa nudité athlétique et sa musculature se fixent dans cette position avantageuse d’attente, la paume en supination attendant une réponse. Elle accepte volontiers l’aide galante en la rétribuant d’un sourire charmeur. Sa silhouette de petite déesse se relève avec grâce, comme la Vénus à la coquille de Botticelli. Pour seul vêtement ou accessoire, elle n’a que sa chevelure brillante retombant jusqu’au creux de ses reins.



Sur ces mots, bondissant de la cuisse, sautant du pied, elle se précipite vers le bas du vallon. Elle parcourt la prairie. Théo lui emboîte le pas. Pensant, malgré sa sidération, pouvoir aisément la rattraper, il lui laisse une bonne longueur d’avance. S’ensuit une course-poursuite à travers les buissons où chaque rocher est évité, sautant et jouant de-ci de-là jusqu’à ce qu’ils rencontrent une immense barrière de bois entourant un grand clos. Outrepassant ce fâcheux obstacle dont elle ouvre le verrou, Julie pénètre dans le pré et va plus en avant, vers des bêtes qui paissent au loin. Ce sont des brebis s’étendant comme un immense nuage cotonneux sur l’étendue de verdure.


La distance qui sépare Théo de Julie s’amenuise peu à peu. Se précipitant vers le troupeau de brebis disséminé par son arrivée, Julie se couche exténuée dans le fourrage frais. Haletante, le souffle rapide, elle attend là son vainqueur.



D’un mouvement tendre, Théo vient à elle. Après quelques ajustements, il s’enfonce tout du long en elle jusqu’à la garde. Tandis qu’ils s’embrassent d’un langoureux baiser, leurs mouvements synchronisés sont profonds et appuyés. Le plaisir dépasse les sensations rudes et âpres de la friction de la peau sur le foin de luzerne qui leur sert de couche.


Accompagnant du bassin les coups puissants de son aède, Julie peine à retenir le chant montant que ce doux assaut lui procure. Elle implore, elle supplie. Et tandis qu’elle est en train de venir, il remonte ses jambes contre son visage et accélère son mouvement pour finir par se répandre au fond de la matrice accueillante. S’immobilisant pour un instant, les deux amants s’observent en silence. Les bourdonnements auditifs qui succèdent à l’effort diminuent tandis que leur souffle retrouve peu à peu le rythme calme des cœurs qui s’apaisent.


Parce qu’ils profitent du paysage qui les entoure, ils se rendent soudainement compte que l’immense troupeau de brebis autour d’eux a disparu.


Au loin, quelques dômes de roche qu’ils n’avaient pas encore remarqués, sans doute des volcans, dépassent de la masse verte et mousseuse des forêts environnantes. Cette vue paradisiaque leur fait se rappeler qu’ils ont une mission à remplir. Et déjà, ils se demandent s’ils n’ont pas commis une bêtise en ouvrant le portail du clos, car les brebis s’en sont échappées. Qui est leur propriétaire ? Dans ce monde mythologique peuplé de créatures étranges, voire dangereuses, il est prudent de s’attendre au pire.


Lors de leur premier voyage, ils avaient eu affaire à un être mi-animal, mi-humain. Théo avait été l’observateur impuissant d’une saillie qu’une sorte de faune avait imposée à Julie. À cette occasion, elle fut transformée en naïade et, depuis, ses besoins charnels sont devenus insatiables. Ils continuent malheureusement au-delà de ce monde à la travailler aussi dans le monde réel. Elle doit trouver la clef, le remède qui la guérira de ce mal. Un mal permanent de désir, une folie érotique qui produit sur elle un effet de souffrance induite par le manque.


Prêt à tout afin de garantir sa respectabilité, il craint aussi la perspective d’être en couple avec une jeune femme qui deviendrait peu à peu la partenaire sexuelle de tout le Quartier latin. Sensible à cette mauvaise perspective, Théo n’a pas hésité une seule seconde à réitérer le voyage.


Mais, sans être fin connaisseur en mythologie grecque, le souvenir de ses lectures d’enfance lui fait soudainement se rappeler que parmi les monstres communs, ceux qui habitent les îles volcaniques ne sont jamais très recommandables. Fils d’Ouranos et de Gaïa, ces épouvantables géants, pasteurs de leur état, anthropophages à l’occasion, possédant au milieu de leur front un œil unique, ces horribles progénitures sont les cyclopes. D’ailleurs, l’objet de leurs craintes ne se fait pas attendre ; parmi les pointes des sapins de la forêt environnante apparaît une terrible tête.


N’attendant pas leur reste, ils tentent d’échapper à leur poursuivant en se précipitant dans les bois. Mais, pris au piège par un collet, les voilà nassés dans un grand filet de corde ! Un système de bascule est remonté et les a emprisonnés à plusieurs mètres de hauteur au-dessus du sol. Terrorisés, ils se résignent maintenant à subir ce qui s’annonce être un bien funeste destin. Théo se demande si la mort dans ce monde engendre également la mort dans le monde réel. La souffrance y a-t-elle la même intensité ? Bien triste fin pour un passionné de jeux vidéo que de finir dévoré par le boss de fin de niveau dès le début du jeu, se dit-il.


Soudain et par chance, au moment même où la main du géant s’apprête à les saisir, une cavalcade retentit. Une armée de centaures surgit de nulle part dans un tonnerre de bruits de sabots. Buste d’homme sur corps de cheval, ils ont fière allure et narguent le Titan tout en lui tournant autour.


Du tranchant d’une lame bien aiguisée, l’un d’entre eux délivre les deux captifs. La maille homicide se crève de sorte que leur libérateur peut rapidement les placer en monture. Mais ici, tout n’est pas encore joué ; le groupe d’équidés se dirige vers une immense falaise, laissant apparaître leur seul salut, une immense fente dans la roche. C’est leur seul point de fuite, le seul accès leur permettant d’échapper à la colère de leur gigantesque poursuivant. Posant ses grosses mains de part et d’autre de la faille, il y place son œil unique. Rouge de rage, il les regarde peu à peu s’éloigner.


Une large plaine s’ouvre devant eux ; elle s’étend jusqu’à l’horizon, luxuriante et giboyeuse. Au sein de leur repère forestier, le groupe de centaures amène le jeune couple devant celui qui est sûrement leur chef. Bien que monté sur un corps de cheval assez svelte, ce dernier a un cou de buffle et des épaules d’athlète. Le visage doté d’une mâchoire dessinée manifeste néanmoins une forme d’assurance mêlée de finesse qui ne saurait être compatible avec un caractère brutal ou rustre.



Sous la tutelle autoritaire du centaure, Julie n’ose user de sa voix, inclinant simplement de la tête en guise de réponse positive. Mais parce qu’elle ne sait pas vraiment ce qui l’attend, elle jette un regard furtif et inquiet en direction de Théo qui, le visage résigné et les lèvres légèrement pincées, n’en sait malheureusement guère plus qu’elle.


Le sagittaire lui désigne un chevalet fait de grands et gros bois croisés. Un jeune centaure la prenant par les mains l’accompagne vers cet agrès très spécial constitué de bûches pleines d’écorces et de liens de cuir. Il l’aide à se positionner dessus. Le corps penché en avant et les cheveux lui retombant sur le visage, elle se retrouve la croupe offerte à toute l’assemblée. Bien que se trouver dans cette posture soit déjà une punition, elle devine que le châtiment consistera à autre chose.


L’ombre du puissant quadrupède se rapproche. Ses pas sont lourds et s’enfoncent dans le sol herbeux. Julie attend. Elle sent une main large et chaude se placer sur la partie la plus rebondie de son anatomie. Tandis que le contact de cette caresse la rassure, elle frémit lorsqu’elle sent un pouce passer sur sa vulve et remonter par petits mouvements jusqu’à son petit trou ; ce dernier, par effet réflexe, se contracte. Dès cet instant, la main qui, jusque-là, était douce quitte sa caresse et se rabat avec vélocité sur le postérieur à punir. Julie ne peut retenir un éclat de surprise résultant de ce geste piquant. Résignée, elle attend la suite de son traitement avec tout le suspense et l’inquiétude que cette première fessée peut laisser imaginer de la suivante.



Interloquée par cet interrogatoire inattendu, Julie, qui par chance a pris l’option de grec ancien dans le cadre de son master d’Histoire, lui répond sans hésiter : Ἡράκλεις.



La deuxième frappe qu’elle craignait s’abat sur son postérieur, et plus forte que la première.



Julie ne connaît pas la réponse, mais, peu pressée de recevoir sa fessée, tente de s’attirer la sympathie de ce professeur sévère en lui faisant un trait d’humour :



Commence là une litanie lente, mais percussive et déterminée de la main calleuse sur la rotondité féminine ainsi offerte. Sur le fond blanc immaculé de sa peau apparaissent progressivement les marques roses, puis rougeâtres, si caractéristiques de cette activité vivifiante.



Après l’avoir lubrifié dans sa vulve humide, il force son pouce au centre de son petit anneau brun. Julie, désormais rompue à cette pratique, s’en accommode sans trop de douleur ni de gêne. La préparation se faisant jusqu’à ce que ses deux orifices respectifs soient en mesure d’accueillir les quatre doigts de sa main, cela prend un certain temps.


Elle se doute de ce qui va suivre. Une sensation d’excitation et de plaisir l’envahit, l’emmenant au cœur de sensations inconnues ; un mélange de soumission mêlée d’abandon physique.


Théo observe la scène ; désigné par leur chef, un des centaures de l’assemblée s’approche, visage jeune et avenant, une couronne de fleurs jaunes, mauves et bleues tourne autour de sa chevelure faite de boucles blondes retombant nonchalamment sur ses épaules. La carrure athlétique de son torse glabre détonne avec le reste de son corps équestre au poil d’or ras et parfaitement lustré.


Il est beau et son attitude délicate, presque féminine, pourrait faire oublier sa part animale à qui ne prendrait pas garde d’observer le bas de son anatomie. D’une longueur dépassant le raisonnable, tendu comme le manche d’une hache, l’organe reproducteur est dressé, prêt à l’usage. Théo sait que de cet accouplement, la libération de l’envoûtement du faune dépendra. Mais quelle en sera la contrepartie ? Seul leur retour dans le monde réel pourra y répondre. D’ailleurs il se dit que, posé à quelques pas de là, l’arc du chef centaure en résonnant sous ses doigts devrait produire la note de musique permettant la juste fin de ce voyage. Il lui faut juste attendre l’ouverture, le bon moment, là où Julie sera libérée du charme.


Julie attend sur son chevalet, croupe offerte et orifices ouverts, idéalement placée à hauteur de l’homme-cheval qui va s’apprêter à la couvrir. Fait de gros tronçons de bois polis à certains endroits et solidement ancré dans le sol, il a sans doute été conçu pour cette activité, et ce n’est vraisemblablement pas son premier usage. Théo devine une légère inquiétude sur le visage de Julie. Inquiétude sûrement liée à la taille de l’organe, quoique de forme humaine, mais aux dimensions chevalines, présageant de surcroît, de la part de son énergique propriétaire, de vigoureuses poussées.


Dans le silence du sous-bois, observé religieusement par le grand nombre de spectateurs environnants, le quadrupède se rapproche lentement. Prenant bon appui sur la structure de bois, il passe par-dessus Julie. Et grâce à ses bras musculeux, il arrive à se tenir en équilibre pour ajuster son gigantesque membre là où il faut. Théo voit les yeux de Julie s’ouvrir en grand quand le gigantesque gland pousse et disparaît dans sa vulve. Plusieurs poussées sont nécessaires afin de faire rentrer l’organe jusqu’à sa première moitié. Le coït commence, chaque mouvement allant au fond d’elle va comme un choc électrique. Ses gémissements gardent le rythme. En voyant ce spectacle, Théo a du mal à se figurer qu’il est en train de voir sa petite copine en proie aux turpitudes non académiques d’une activité ressemblant en quelque sorte à du fisting. Au bout d’un temps relativement long, le mâle centaure finit par se décharger et retire son vit. Un flot de glaire blanchâtre et tout dégoulinant ressort de la vulve écartelée.


Théo sent que c’est le moment. Nul besoin d’attendre davantage, il doit se résoudre à faire résonner la corde de l’arc. L’arc est déposé à seulement quelques mètres de lui ; il suffit d’un bond de côté pour s’en saisir et retourner dans le monde réel. Il faut qu’il trouve le courage d’aller libérer son amie avant qu’un deuxième centaure ne succède au premier.


D’ailleurs, un nouveau postulant à la barbe fleurie et aux muscles bandés est déjà prêt à donner à Julie une nouvelle saillie. Injuste protocole que lui a valu la simple faute d’avoir libéré les moutons du pré. Cette faute était à son goût pourtant bien légère et ne justifiait pas la compensation qu’elle doit maintenant concéder au clan de ceux qui l’ont sauvée.


Mais une angoisse lui monte au ventre lorsqu’elle sent se poser sur ce qu’il convient d’appeler l’endroit du derrière – et elle ne s’attendait pas à ce que cela lui arrive – l’objet de son nouveau tourment. Pour ainsi dire, le bélier souple et rond va tant et tant sur l’ouverture circulaire qu’elle finit par céder – non sans lui causer sur l’instant une vive et perforante impression. Dans ce monde mythologique, son corps est, par chance, lui aussi mythifié. Il n’accuse ni les affres ni les séquelles physiques qu’un tel traitement engendrerait s’il était subi dans le monde réel.


Jusque-là, Théo était concentré sur son arc, mais ce qu’il est en train de voir lui coupe le souffle ; le long mandrin de chair s’enfonce de manière inéluctable et progressive dans le postérieur de Julie. Visage rougi et lèvres pincées, elle s’efforce de pousser comme elle peut afin de relâcher ses sphincters. Contrairement à son prédécesseur, qui ne pouvait la pénétrer que de la moitié de son vit, parce que limité par la profondeur vaginale, l’équidé enculeur n’en finit plus de pousser son membre dans les entrailles de sa patiente. Tout y est entré. Tandis que les quarante centimètres se retirent puis s’enfoncent, le ventre de Julie s’enfle puis se creuse au rythme des va-et-vient. Elle ne sent plus son corps ; il lui semble s’envoler dans les airs, puis retomber comme au grand huit de la fête foraine à chacun des mouvements qui lui pistonnent les tripes. Mélange d’angoisse et de plaisir, elle ne sait plus où elle en est lorsque le centaure, se contractant de tous ses muscles, décide de décharger en elle. À cet instant, Théo se demande si le traitement du satyre, lors de leur premier voyage, n’était finalement pas préférable à celui-ci. Peut-être qu’il aurait mieux valu en rester là. On peut même imaginer qu’après tout cela, les conséquences dans le monde réel seront encore plus désastreuses.


Quoi qu’il en soit, après cette longue besogne efficace, le vit de l’homme-cheval se retire de l’orifice qu’il a activement contribué à rendre béant. La semence ressort liquide et derechef accompagnée de la musique burlesque de circonstance qu’il n’est ici pas nécessaire de décrire.


Alors qu’un troisième centaure s’approche, Théo se décide enfin à passer à l’action. Lui-même surpris de l’élan de courage que lui procure la situation, il effectue un roulé-boulé jusqu’à la fameuse arme de jet et s’en saisit. C’est alors que, d’un doigt ferme et crocheté, il tend la corde de l’arc ; non pour en tirer une flèche, mais un son. Un son immense, d’une résonance infinie et assourdissante, comme ce fut le cas lors de la fin de leur premier voyage.


Un vent puissant se lève, faisant voler des feuilles en masses tourbillonnantes et colorées. Théo et Julie ferment les yeux.


Il est 21 heures. L’appartement est calme et les cartons de pizza qu’ils avaient commandés sont là, posés et ouverts sur la table de la salle à manger.



L’œil hagard, elle prend d’abord un court moment de réflexion, puis lui décoche une gifle piquante.



Après être allé le chercher et l’avoir mis sous la lumière d’un abat-jour, Théo constate que le centaure à l’arc gravé sur le métal est toujours visible. Julie cherche à comprendre où elle en est. Pour cela, elle se recentre sur son état émotionnel ; plus de désirs intempestifs, plus de libido débordante, elle se sent détendue, à satiété.



Après s’être roborés de quelques parts de pizzas découpées dans la chèvre-miel qui leur restait de leur soirée passée avec le si performant livreur aux allures de satyre moderne, ils finissent par s’amuser de l’aventure qu’ils viennent de vivre. Aventure tellement rocambolesque qu’ils pensent qu’il s’agit en fait d’un rêve rêvé ensemble. Seule l’expérience avec le livreur a bien été réelle, mais, de nos jours, somme toute plutôt banale. Le reste n’étant à l’évidence qu’une suite de fantasmes incompréhensiblement partagés dans une hypnose mutuelle.


Du haut du Panthéon Sorbonne illuminé, la nuit fait maintenant tomber son rideau d’étoiles sur le Quartier latin de Paris, laissant l’histoire ressurgir là où on ne l’attend pas.



Ce matin-là, une atmosphère très particulière règne sur Paris. Durant toute la nuit, les rues ont reçu l’eau du ciel dont l’odeur humide et minérale s’évapore aux premiers rayons du soleil, telle une fragrance légère et subtile. Julie se sent si légère en reprenant le chemin des cours ; la pluie semble l’avoir définitivement lavée de ses obscurs désirs, comme elle a lavé la poussière déposée sur le bitume et sur les toits des grands immeubles haussmanniens.


Tout est maintenant rentré dans l’ordre – sans compter la petite séance de triolisme expérimentée la veille – tout le reste ne fut a priori que le fruit de leur imagination. Un rêve, sans doute issu de leurs subconscients individuels, partagé dans ce qui pourrait être appelé le mystère du couple. Par volonté de préserver leur relation, Théo ne lui tient pas réellement rigueur de l’incartade avec le livreur. Et d’ailleurs, grâce à ce dévergondage, il avait aussi profité de certaines faveurs qui, jusque-là, lui avaient toujours été refusées.


Un petit baiser sec échangé devant la porte cochère de l’immeuble et les voilà repartis chacun de leur côté pour suivre leur routine estudiantine habituelle.


Au sein de l’amphithéâtre, le parquet ciré craque facilement sous le pas de celui qui marche. Le cours magistral du brillant professeur Nicolas Noricht vient tout juste de commencer. Julie veut devenir chercheuse en Histoire. Elle rêve un jour d’être publiée dans des revues prestigieuses. Comme le professeur, elle s’imagine être invitée de par le monde pour échanger avec des chercheurs de renom sur des sujets aussi passionnants que les civilisations précolombiennes ou grecques préhelléniques (dont il est d’ailleurs double spécialiste).


Tel un délicieux breuvage, le cours du maître nourrit son insatiable besoin d’apprendre. Avec de faux airs d’aventurier studieux et son naturel élégant, il va sans dire que la gent féminine, fortement représentée parmi les premiers rangs de l’assemblée, n’est pas insensible à son charme. Au fur et à mesure que le cours magistral avance, elle est intellectuellement pénétrée. Monte en Julie une troublante sensation suspendue à ses lèvres d’une manière si intense et profonde, que chaque phrase, chaque date, chaque nom et chaque lieu prononcés se gravent au fond de sa mémoire d’une manière ferme et indélébile. Aucun professeur ne lui avait jamais fait cet effet-là.


Le temps passe si vite. À la fin du cours, juste avant la pause déjeuner, elle aperçoit le professeur de loin. Il est en train de s’entretenir avec la jeune et nouvelle enseignante de grec ancien : Diana Circé-Monclerc. Un visage d’ange au regard de démon, cette terrible beauté brune alimente autant les fantasmes masculins que la jalousie de la plupart des étudiantes. Rivale inatteignable de par son statut autant que par les appâts dont la nature l’a injustement dotée.


Alors qu’aucune autre étudiante n’aurait osé s’immiscer dans leur discussion, Julie s’approche afin de capter l’attention du professeur.



C’est à ce moment-là que Julie est frappée de stupeur ; entre les effets personnels de la dame, un médaillon doré apparaît fugacement. Un médaillon de dimension exactement semblable à celui qu’elle trouva dans les ruines des arènes de Lutèce, accessibles par l’entrée de l’immeuble du 49 rue Monge.


Son sang ne fait qu’un tour ; il existerait d’autres médaillons et certaines personnes en auraient possession ? Julie s’échappe tête baissée vers le couloir le plus proche et essaie de disparaître parmi la foule d’étudiants évoluant en direction de la sortie. Les tempes toutes battantes de ce qu’elle vient de voir et de comprendre, elle est en panique. « Je suis folle », se dit-elle en songeant à son rendez-vous du soir avec le professeur. Elle se rappelle soudain d’une rumeur, d’une liaison que le professeur Noricht entretiendrait avec la professeure de grec qu’on aurait vue, entreprise par lui, depuis la cour extérieure, à même la table d’une salle de classe.


Une envie animale et physique lui fait dépasser l’appréhension d’affronter cette dangereuse rivale. Soudain, elle sent que, pour la supplanter et obtenir la protection de cet homme de lettres et de science, elle serait prête à toutes les bassesses. Satisfaire tous ses désirs charnels et se laisser entièrement posséder par lui est pour elle d’une telle évidence que pour parvenir à ses fins, d’autres moyens devront également être déployés afin de la supplanter.


L’attente de l’après-midi est longue. Les étudiants ressortent de la faculté pour aller prendre possession des terrasses et des parcs du quartier. À contre-courant des derniers groupes quittant les lieux, Julie évolue à travers les couloirs parquetés et déserts du grand bâtiment chargé d’histoire. Elle emprunte l’escalier principal qui monte au quatrième étage. Il ne lui reste à parcourir que quelques mètres avant d’apercevoir la fameuse porte de la classe.


Elle attend quelques secondes avant de replier son index à angle droit, puis, après une grande respiration, elle frappe quelques petits coups sur le bois. L’instant semble durer une éternité, mais une voix ferme finit par lui demander d’entrer.


Assis à son bureau, il compulse un ouvrage assez volumineux depuis lequel il prend des notes à la volée. La couverture en cuir du livre relié est assortie à sa mise sobre et élégante, faite d’un simple chino camel et d’une chemise impeccablement blanche. Pour sortir, une veste couleur sable repose nonchalamment sur le dossier de sa chaise.



En vérité, Julie n’a pas la moindre idée de ce qui l’amène ici, et sa demande de précision sur le cours magistral du matin n’était qu’un prétexte trouvé au hasard pour obtenir une entrevue. Elle voulait juste avoir un moment exclusif avec lui, un contact, quelque chose de l’ordre de l’intime. Être une âme invisible parmi une assemblée de spectateurs passifs et anonymes ne la satisfait plus. Attirée par une force invisible qui la pousse à se rapprocher de celui qu’elle admire tant, elle veut dès lors ne l’avoir que pour elle, rien que pour elle. Elle veut de l’exclusif, elle est amoureuse.


Julie reste figée, le corps droit, les pieds rapprochés. Avec son porte-documents serré contre sa poitrine, ses lunettes et ses cheveux sagement tirés en arrière, elle a l’apparence parfaite de l’intellectuelle sage qui sait agiter les imaginaires de celles qui sont les moins studieuses.



Julie pique un fard ; ses joues la trahissent. Elle se sent démasquée et ne sait que répondre à cela. Si elle le pouvait, elle irait se cacher n’importe où : derrière les lourds rideaux qui tombent de chaque côté des fenêtres, sous une table. Cette idée l’effleurant, elle ne peut s’empêcher de zieuter sous le bureau du professeur et de s’imaginer dessous. Sur le moment, l’ambiguïté et le ridicule de cette pensée aggravent son trouble, mais elle se dit qu’elle n’en est plus à une rougeur près.



Julie ne sait que dire ; la proposition est inespérée. Elle se demande même pourquoi poser une telle question, la réponse est évidemment : oui ! Elle se voit déjà embarquer à bord de l’avion qui survolera la mer des Caraïbes, s’asseoir aux côtés du professeur pour des heures de discussion autour de cette civilisation qu’elle ne connaît pas encore, mais qui déjà la passionne.



Disant cela, le professeur saisit un morceau de papier, le chiffonne puis le fait délibérément rouler sous son bureau.


Campé solidement, les avant-bras immobiles sur le rebord de la table, il la regarde droit dans les yeux.



La jeune étudiante comprend qu’il faut qu’elle aille ramper à quatre pattes sous un bureau pour aller ramasser le papier chiffonné. À cet instant, elle se met à penser à celle qui a su s’accaparer les faveurs de celui qui est en train de lui faire passer cet entretien d’embauche bien particulier. A-t-elle, elle aussi, passé ce test ? Prenant son courage à deux mains, Julie s’exécute.


Le bureau est assez commode pour l’affaire, car, sans trop avoir à craindre de s’y cogner la tête, il est plutôt aisé de s’y glisser. En se décalant, le professeur lui facilite le passage et lui montre de la main où s’agenouiller. L’exiguïté du lieu est telle qu’elle se retrouve à quelques centimètres de l’entrejambe du pantalon de toile. La proposition d’emploi est on ne peut plus claire. La jeune étudiante comprend en voyant l’épais ceinturon de cuir se défaire qu’il va falloir qu’elle ait la bouche pleine.


Avec un certain amusement, Julie pense à certaines de ses copines féministes auprès de qui elle ne se risquera pas à donner tous les détails de cette aventure. Puis, tout en gobant le gland épais, elle s’imagine déjà au milieu de ces triangles de pierres que sont les temples mayas se dessinant au-dessus des frondaisons luxuriantes de la forêt primaire.


Alors qu’elle prend soin de faire du bel ouvrage, quelques coups retentissent sur le bois de la porte.



Julie tente de relâcher son étreinte buccale, mais impossible, la main ferme du professeur posée sur sa tête l’en empêche.



Par un mouvement d’acquiescement, il lui fait signe de venir près du bureau.



Alors qu’il apporte la feuille à faire signer, impossible pour l’étudiant de ne pas voir sa camarade de classe en contrebas, respirant par le nez, bâillonnée par une colonne de chair lui sortant de la bouche. Son regard suppliant l’implore de ne pas la reconnaître, mais le mal est fait.



Il repart aussi vite qu’il est venu, emportant avec lui son papier et le secret d’une rumeur qui ne pourra venir que de lui si elle est ébruitée.


Tandis que la porte se referme, la main dominante relâche son étreinte, permettant à Julie de reprendre son souffle. Une forte dose d’adrénaline circule dans tout son corps. Son cœur bat la chamade et le bas de son visage suinte d’une abondante salive. Le professeur la regarde maintenant avec tendresse, replaçant doucement les quelques cheveux collés à sa joue. Ses grands yeux implorants lui disent qu’elle est prête à tout pour lui donner satisfaction. Peu importent une réputation ternie ou des rumeurs qui circuleraient à son sujet, l’émotion d’être l’élue du professeur l’emporte.


Motivée par cette pensée, son activité buccale reprend de plus belle. D’abord en douceur, puis de manière plus soutenue, dans l’espoir secret de provoquer incessamment sous peu le débordement du trop-plein libérateur. Elle redouble d’efforts dans une musique de bruits de succion mêlée de vocalises exprimant la gourmandise.


De nouveau, on frappe à la porte de la salle de classe. Sans qu’on ait eu le temps de répondre, Monsieur Mokoa, concierge de son état, apparaît dans son encadrure.


« Une chance encore que tout le monde ne se soit pas donné rendez-vous ici ! » se dit Julie, exaspérée.


Comme à son habitude, le concierge informe de l’imminence de la fermeture du bâtiment auprès des dernières personnes qui y sont encore présentes. Il accorde en général une certaine souplesse à ceux du corps professoral qui tardent parfois à quitter les lieux :



Ce Réunionnais a 45 ans environ. Il est une des figures les plus appréciées de la faculté. Respecté des professeurs, craint des élèves, sa voix forte et sa haute carrure lui confèrent un charisme naturel qui sied parfaitement aux nécessités de sa profession.



Dans un premier temps, l’homme ne comprit pas très bien la demande, mais apercevant la présence féminine sous le bureau, il se ravise et semble étudier la proposition avec un intérêt maintenant mieux éclairé.



Elle s’extirpe péniblement du dessous du bureau non sans avoir les genoux endoloris par le changement de posture et va derechef répondre à l’injonction qui lui a été donnée. Situation un peu saugrenue. C’est avec beaucoup de précaution qu’elle défait les premiers boutons du pantalon de cette personne qu’elle croise tous les jours en arrivant à la fac et qui détient en quelque sorte une autorité morale aux yeux de toutes et tous.


Son costume noir est fait d’un tissu très souple, sans doute synthétique, mais plutôt joli à l’œil. Ouvrant avec le plus de délicatesse possible la ligne de métal constituant la braguette, elle en sort un sexe brun remarquablement long. Elle est absolument étonnée. Malgré toutes les caresses prodiguées, le membre ne veut pas prendre de vigueur. Loin du cigare dont il a pourtant la couleur maduro, il ressemble présentement à la trompe paresseuse et pendante d’un éléphanteau.


Tandis qu’elle entreprend par sa bouche entrouverte d’en flatter la vigueur, une forte sonnerie de téléphone retentit et interrompt le projet.



Julie s’exécute en hâte, fouillant désespérément à l’intérieur de son sac dans l’espoir de faire taire l’importun téléphone qui vient déranger ce si décisif entretien d’embauche. Le mot « Théo » clignote en grosses lettres sur l’écran du smartphone. Le professeur Noricht, amusé de la gêne que cela cause à Julie, entreprend de la taquiner.



Hésitante, elle saisit le téléphone qui, par sa nervosité, risque plusieurs fois de lui échapper des mains. Elle répond.



Interloqué, Théo se fait raccrocher au nez. Il se demande ce que sa copine est en train de faire et s’interroge sur l’horaire tardif de cet entretien.



Julie sent qu’elle va être l’objet d’un jeu de soumission. Elle en ignore la portée et les règles, mais s’émeut d’avance d’en connaître la teneur. Ce qu’elle sait juste, c’est que cela se fera une fois de plus au détriment de la relation exclusive qu’elle a avec le pauvre Théo.



Il désigne la très longue règle en plastique jaune qui sert habituellement à reporter à la craie sur l’ardoise. En bonne écolière et sous les yeux de monsieur Mokoa, elle se conforme à la demande du professeur.



Tout en se demandant ce qui va lui arriver et sans toutefois comprendre la nature de l’exercice, elle s’exécute. La réponse lui vient lorsque le professeur la contraint à se plaquer davantage, poitrine et joue contre le bois du bureau. C’est dans cette position qu’il force son jean de haut en bas jusqu’aux chevilles. Ce geste brusque cause la disparition de sa petite culotte dans les replis du denim, explosant totalement ses fesses nues. Elles sont roses et charmantes, offertes à l’air frais de la salle de classe, et dévoilent parfaitement, à qui se trouve derrière, ses plus intimes curiosités féminines.


Julie entend sonner une notification. C’est celle de l’appareil photo de son mobile. Elle s’attendait à cela. Puis, après quelques instants de silence, un coup de règle est donné sur son postérieur, sec et vif, à la manière d’un petit coup de cravache.


La situation lui rappelle son voyage dans l’autre monde où, emmenée avec Théo dans leur rêve éveillé, elle avait dû recevoir l’intransigeant traitement des centaures. Le but de cette punition était de calmer la colère des cyclopes spoliés. D’ailleurs, par ses proportions, M. Mokoa a des airs de sagittaire qui pourraient effrayer bien des débutantes.


Ce dernier s’est approché d’elle et pose une main sur son dos tandis que les claquements de la ligne graduée du professeur commencent à retentir.


D’abord imperceptibles, ils deviennent de plus en plus appuyés. Son postérieur rebondi se marque peu à peu de lignes roses, mais par chance, le piquant de la mesure punitive disparaît sous l’effet d’une sorte d’insensibilisation. Une étrange sensation de chaleur remplit son ventre, mélange troublant de honte et de désir qui n’en finit plus de monter.

Jamais jusque-là elle ne se serait doutée qu’elle se ferait ainsi fesser par son professeur d’Histoire alors qu’elle se tenait docilement sur les bancs de la fac parmi les autres étudiants.


La règle jaune, ustensile symbolique de l’ordre et de la loi, est ainsi en train s’abattre à cœur joie sur son arrière-train. Elle n’ose tourner la tête de crainte d’avoir à soutenir la vue du concierge, spectateur muet, mais très attentif de la scène. Son regard perdu pouvant la trahir, s’exposer à demi-nue dans cette posture équivoque est paradoxalement moins gênant que de s’y voir souffrir d’y prendre du plaisir.


Amusé par la prompte docilité de la demoiselle à recevoir la petite ration qu’il lui inflige, le professeur part vérifier de ses doigts les réalités humides que l’émoi de ce traitement est en train de lui causer.



Mais alors qu’elle reprend ses esprits, elle se tourne vers le concierge, braguette ouverte, chemise débraillée, manipulant nonchalamment son longiligne animal. Force est de constater qu’il peine à donner de la rectitude à la chose et d’en obtenir toute la gloire qu’il laisse espérer. L’homme peu habitué à rendre ses ébats publics – si tant est qu’il en ait encore aujourd’hui de domestiques auprès de celle qui a porté ses trois enfants – a bien du mal à trouver ici la détente mentale propice à une tension physique satisfaisante.


Julie comprend que son premier travail va être de donner de la vigueur à cette pauvre petite bête après en avoir mesuré initialement la longueur au repos.



Elle s’exécute, plaçant cette dernière le long de l’organe.



Avec une certaine hésitation, sa main délicate saisit la hampe lisse et sombre. Ses lèvres ourlées se posent sur le gland et le recouvrent peu à peu. L’effet du jeu de langue qu’elle y prodigue ne se fait pas beaucoup attendre ; bientôt les proportions réelles de l’organe à étudier se révèlent dans leur imposante générosité.


Le professeur d’Histoire fait remonter le fin vêtement de mailles moulant la poitrine de son apprentie assistante. Libérés d’un coup, ses deux seins s’exposent dans un mouvement lourd et élastique. Le gardien, heureux objet de cette curieuse étude, ne peut résister à l’envie d’y attarder la main pour y jouer du pouce à la pointe de leurs extrémités sensibles.



Julie, toujours agenouillée, prend la grande règle jaune posée à côté d’elle et la place à nouveau pour prendre la mesure. Sous le regard non peu fier du propriétaire de l’objet, une dizaine de centimètres supplémentaires semblent s’être ajoutés au premier relevé.



Bonne élève, Julie s’exécute tout en poussant le zèle jusqu’à chercher à offrir son meilleur sourire à l’objectif. Elle pense déjà au tarmac de l’aéroport de Tegucigalpa et à la suite de luxe qui la reposera après ses journées de visite dans le chaud et humide climat du Honduras.


Le professeur s’applique maintenant à choisir parmi les clichés qu’il a pris, ceux que Julie devra envoyer à Théo.



À la demande du professeur, elle envoie derechef les deux photos sélectionnées. En voyant apparaître la notification bleue attestant de la lecture, un léger remords la parcourt. Mais il fut vite effacé au souvenir du moment d’égarement qu’elle avait eu avec le livreur de pizzas et qui fut finalement assez facilement pardonné. Ce souvenir lui procure même une certaine excitation mêlée d’interdit.


La main de Monsieur Mokoa se place sur sa nuque, juste à la naissance de ses cheveux. Pendant qu’elle se fait ainsi rappeler à ses devoirs, le professeur d’Histoire se propose également à sa bouche, la contraignant à pratiquer une alternance permettant aux deux hommes d’être contentés à tour de rôle, mais branlés ensemble.


L’odeur du parquet ciré se mélange à celle du sexe et de la salive dans un bouquet olfactif suave et fort épicé qui ne lui déplaît pas, mais l’excite. Presque tout le membre du professeur disparaît dans sa bouche tandis que celui du gardien ne va qu’au premier tiers. Il peine à être branlé par sa petite main qui n’arrive pas à en faire le tour.


Le téléphone se déplaçant et vibrant sur le bois du bureau se met à sonner de manière tonitruante.



Lui tendant le téléphone, Julie décroche puis regarde le professeur Noricht droit dans les yeux. Elle commence alors à le sucer parcimonieusement à quelques centimètres du combiné, faisant le plus de bruit de succion qu’elle peut.


Ses joues se creusent tandis qu’elle pompe en aspirant de manière sonore. S’activant de plus en plus afin de contenter davantage la demande de celui qui pourrait faire décoller sa carrière, elle s’applique à enfoncer son vit dans sa gorge le plus loin qu’elle peut non sans quelques haut-le-cœur trahissant son peu d’expérience dans le domaine. Les borborygmes buccaux font peu à peu place aux gémissements quand le Réunionnais, quittant son poste initial, se place derrière elle et entreprend doucement de la pénétrer.


Au vu de l’engin, elle ne pensait pas qu’il entrerait en elle aussi facilement. Après y être allé progressivement, la cadence s’accélère peu à peu au détriment du confort, les poussées de son amant viennent de plus en plus en butée au fond d’elle. Les mains sombres de ce dernier s’appliquent de chaque côté de ses reins, la ramenant contre lui à chaque fois qu’il pousse vers elle, faisant perdre par une cadence de plus en plus soutenue le membre du professeur qu’elle essaie de garder en bouche.


Le mouvement est sauvage ; contre toute attente, elle sent qu’elle va perdre pied lorsque le professeur vient lui susurrer à l’oreille qu’il va demander à son baiseur de l’enculer. La frénésie de ce dernier dans son vagin est si forte que d’en imaginer la transposition couplée à la générosité de son organe lui retourne littéralement les entrailles d’avance. Cette crainte, en même temps, l’excite davantage. Le micro du téléphone reçoit alors des salves de cris de jouissance. Résonnant dans toute la salle de classe, ils vont directement dans le fond de l’oreille de Théo qui, de chez lui, imagine la scène sans pouvoir la voir.


De son côté, il est une fois de plus mis à rude épreuve. Lui, qui avait la mauvaise conscience de parfois se livrer au visionnage de quelques images licencieuses disponibles en streaming sur internet, ne se remet pas de découvrir une fois de plus sa petite amie sous un nouveau jour. Hier, s’adonnant à d’animales saillies avec un livreur, aujourd’hui se livrant à la lubricité d’un homme, sinon de deux – car il fallait au moins une troisième personne pour prendre la photo. Mais il a conscience – cela est peut-être une circonstance atténuante – que, malgré l’évidence de l’expression de ses gémissements, la motivation de Julie n’est pas que sexuelle. L’homme est à l’évidence une personne d’importance, puisqu’il semble, selon ses propres dires, détenir des passe-droits déterminants pour la suite de ses études et de son avenir professionnel. Elle passe une sorte de test, il n’y a pas de sentiment, se plaît-il à se rassurer.


Une deuxième photo apparaît dans ses notifications. Il hésite à ouvrir. Mais se disant qu’au point où il en était, il n’avait plus rien à craindre davantage, son pouce agit et permet à l’image d’apparaître en plein sur l’écran. Il y voit un arrière-train féminin présentant une vulve toute rose, largement ouverte et si béante qu’on y voit presque l’intérieur.


La communication vient d’être interrompue. Après quelques instants d’attente et deux tentatives d’appels infructueux, il se résout à accepter l’évidence ; il devra rester là, assis sur le canapé de l’appartement, en attendant qu’elle rentre pour savoir le mot de la fin. Tout s’enchaîne dans sa pauvre tête : les sentiments qu’il a encore pour elle, comment poursuivre leur relation alors que la situation est de plus en plus compliquée à vivre pour lui. Gérer sa jalousie en dépit de la liberté qu’elle lui réclame pour mener la carrière dont elle rêve. Comment la reconquérir ? Lui, encore simple étudiant, qu’a-t-il à lui offrir ?


Deux heures plus tard, on sonne à la porte. Regardant par l’œil-de-bœuf, il est étonné de pouvoir y deviner la silhouette de Julie dans l’obscurité du couloir. Elle a les clefs et, pourtant, elle a sonné afin qu’il lui ouvre la porte. Il se demande si c’est bien elle. Avec son sac à dos sur l’épaule, son petit jean moulant et ses cheveux blonds tirés en arrière, c’est bien elle, mais son visage a changé. Il ouvre et lui fait face.



Son regard brille d’une étincelle particulière qu’il n’avait jamais décelée auparavant chez elle. Un regard de petite fille grondée qui demande une solution de clémence à celui qui doit décider de la juste punition à appliquer pour la faute commise.



Elle avance de quelques pas dans l’appartement et la voilà qu’elle se défait de tout le superflu de vêtements qu’elle a sur elle. Son pantalon, son pull tombent, libérant ses deux seins et exposant ce joli corps à la peau laiteuse qu’il connaît bien. Non contente de ne lui présenter que l’avant de ses charmes, elle lui tourne maintenant le dos et lui présente sa croupe. Son visage est aux trois quarts tourné vers lui, tandis qu’elle place ses deux mains sur ses fesses afin de mieux lui présenter ce qu’elle veut lui offrir.



Théo s’approche, fasciné par la vue spontanée de cette proposition. Mais contrairement à ce que d’aucuns pourraient considérer comme une aubaine, ce dernier, encore en proie aux doutes concernant son couple, ne trouve pas les ressources physiques nécessaires à un passage à l’action.



L’invitation est franche. Il constate avec surprise qu’en effet, l’œillet de la demoiselle semble élargi. Ce constat ajoutant de la véracité aux propos de la belle et du poids à sa mise en garde, il se défait à son tour de ses vêtements et son érection n’a d’égale que le ressentiment et la jalousie dont il espère bientôt se faire rendre justice.


Suivant le conseil qui lui a été donné, il s’enfonce en elle par son entrée naturelle, lui prenant les deux seins, la parcourant de caresses, sa sensualité montrant encore que l’amour qu’il a pour elle est plus fort que tous les ressentiments.


Durant les va-et-vient d’usage, il sent néanmoins qu’il n’est pas le premier invité de la soirée à avoir passé le pas de la porte. Le couloir intime qui, d’habitude, l’enserre comme un fourreau parfaitement adapté à ses dimensions se révèle considérablement large. La sensation est différente, mais ne l’empêche pas de prendre du plaisir. Cependant, sa partenaire de jeu commence peu à peu à montrer des signes de gêne ; son bassin part de côté et se désynchronise de ses mouvements.



Comprenant par là qu’elle est en train de vivre les petits désagréments physiologiques liés à ce que ses précédents partenaires ont fait à sa porte arrière, Théo a le réflexe de se retirer. Mais après un court instant de réflexion, il se ravise. Quelle frustrante injustice que de devoir réfréner ses plaisirs à cause des conséquences que le plaisir des autres a provoquées.



Bien que Julie soit en plein acte de contraction pour tenter de retenir les fluides importuns, les petits muscles de ses sphincters cèdent facilement au passage de Théo. Il profite d’une ouverture paradoxalement encore plus large que la précédente et son sexe glisse avec une lubrification sans égale. De son côté, Julie attend la délivrance, présentant son cul rebondi, mains sur le mur en se cambrant à fond.


Paradoxalement, elle a les entrailles tellement secouées qu’elle a l’impression dans le mouvement de ne plus savoir si ça entre ou si ça sort. Mais heureusement, après quelques coups de boutoir bien placés, Théo finit en elle avec les soubresauts d’usage qui permettent à la fin de l’acte d’en deviner l’issue heureuse. Le vit agit comme un bouchon retenant l’air et les liquides crémeux accumulés. Le fruit de ces sodomies ressort sans qu’elle puisse contrôler quoi que ce soit, tombant sur le parquet de chêne lustré en sorties successives.


Alors que Julie est encore figée dans la position du coït, Théo se retire et admire ce cul magnifique et comblé qui se présente devant lui. Il pense à tout ce qu’un homme peut donner pour parvenir à sa conquête. Risquer sa vie s’il le faut ! Après ces quelques pensées philosophiques et poétiques, l’aède se ravise. Il faut maintenant envisager de reprendre le médaillon afin de voir si, dans l’autre monde, une nouvelle mission les attend. Prenant en main la médaille laissée sur le guéridon, il la scrute. Une nouvelle apparence succède à l’ancienne. Sa surface a changé ; le centaure gravé a disparu. Il fait place maintenant à une mystérieuse figure féminine en longue toge et portant un calice.



Comprenant que sa carrière dépend dorénavant de la relation d’exclusivité qu’elle saura maintenir avec le professeur Noricht, ce nouvel attrait pour la soumission lui est d’une grande aide. Ce sera une activité contrôlée, organisée autour d’un cercle proche. Son seul obstacle serait sa potentielle rivale. Mais elle est presque certaine que sa fraîcheur d’âge, avec la bonne dizaine d’années qui les sépare, jouera en sa faveur.


Alors qu’elle quitte ses pensées et s’apprête à relater avoir vu Diana Circé-Monclerc le matin même en possession d’un médaillon quasiment identique au leur, Théo ne lui laisse pas le choix ; il place l’objet devant ses yeux.


S’irradiant de mille rayons d’or, une lumière chaude les enveloppe et les entraîne une fois de plus dans l’autre monde !