| n° 23708 | Fiche technique | 19190 caractères | 19190 3507 Temps de lecture estimé : 15 mn |
17/07/26 |
Résumé: Trop chaud dans ma chambre, je me relève et vais sur ma terrasse. Ma voisine Chloé m’y retrouve. Nous nous rafraîchissons. Et nous nous échauffons. | ||||
Critères: #voisins #lesbienne ff voisins caresses | ||||
| Auteur : Jacques44 Envoi mini-message | ||||
Je n’arrive pas à trouver le sommeil. Trop chaud. À minuit, il doit faire 30° dans notre chambre. Je me sens moite, collante, beurk. Je me relève en faisant attention à ne pas réveiller Frank, mon mari. Lui dort et c’est tant mieux, car, avec cette chaleur, il embauche très tôt demain matin. Je vais sur la terrasse et m’assieds sur le canapé du salon de jardin. C’est à peu près la même température que dedans, mais c’est plus supportable, car il y a une légère brise. J’entends les feuilles bouger, les petits bruits des animaux dans les herbes, peut-être un hérisson, un chat, des insectes… Et ces odeurs de pins, de fleurs ! Sensations amplifiées par la pénombre. J’ai toujours été très sensible à la nature, cette vie si riche dont trop souvent nous n’avons plus conscience. Un jour, je partirai vivre seule dans la nature, pendant un mois, dans une jolie clairière, au bord d’un ruisseau, vivre nue H24, en communion, en symbiose, baignée dans la nature autour de moi. C’est vrai ça, je n’ai jamais fait l’expérience de la solitude ni d’une longue immersion dans la nature. J’en rêve, c’est possible, c’est gratuit, je vais le faire !
Je sors de ma rêverie, me lève et vais à la cuisine me préparer un citron pressé avec de l’eau gazeuse et plein de glaçons. Non, non, pas de sucre, du brutal ! Hummm, quel délice ! J’ai l’impression que ça me rafraîchit même les poumons ! Je retourne sur la terrasse, m’étends et contemple les étoiles, la Voie lactée, je me régale des odeurs des plantes. C’est un moment parfait. Mon esprit vagabonde et je me remémore… Je suis encore collante, mais un peu moins, et ça a quelque chose d’érotique, et même de lascif. J’ai envie de me mettre nue, mais je n’ose pas. Je relève mon T-shirt de nuit, passe mes mains dessous. Je me caresse doucement les seins, joue avec mes tétons. Ils réagissent et j’aimerais que quelqu’un les caresse, longuement – Frank va toujours trop vite –, alternant caresses douces et plus rudes, langue et mordillements. Je sens que ma fleur est en train de se réveiller, s’humidifier.
Mais j’entends un bruit ! Je me redresse, et j’aperçois Chloé, notre voisine, qui sort elle aussi sur sa terrasse. Nous nous sommes connues il y a six ans à la sortie de l’école primaire. Nous allions récupérer nos enfants. Une jolie brune souriante, cheveux ondulés assez courts, plutôt grande au physique sportif, avec de beaux yeux verts en été. Mais nous n’avons jamais eu – jamais créé – l’occasion de mieux nous connaître. Si, une fois, il y a des années, à la fête des voisins, nous avions dansé ensemble ; un très bon souvenir. J’avais remarqué et aimé la fluidité de ses mouvements ; elle avait l’air bien dans son corps. J’ai noté et envié sa belle poitrine abondante. C’est une belle femme, dans la plénitude de sa beauté. Un corps plein, dense, qui a vécu et enfanté. Moi, on me dit plutôt jolie, mais j’ai gardé un corps d’ado, comme pas achevé, non abouti, en devenir. Et puis j’aime aussi sa voix, grave et profonde, mais aussi mélodieuse, peut-être l’influence de son métier de musicienne – elle joue du violoncelle.
Elle enjambe la petite haie et nous allons à la cuisine où je prépare sa boisson. Je note son beau et franc sourire qui dit « bienvenue », et son regard qui dit qu’elle s’intéresse vraiment à moi.
Et je me dis qu’elle a peut-être besoin de douceur… Si ça se trouve, elle m’avait vue me caresser et ça l’a émoustillée… N’importe quoi, Christine, calme-toi !
Nous nous installons sur le canapé du salon de jardin. J’ai laissé une petite lampe allumée à la cuisine, qui donne un peu de lumière sur la terrasse. Elle porte un short court et léger et un genre de tunique indienne légère, ample et colorée, avec de fines bretelles. Nous buvons et bavardons joyeusement en parlant tout bas ; boulot, enfants, conjoints, blabla. Je me sens attirée par elle, son rire, ce mélange de force et de sensualité qu’elle dégage, cette simplicité désarmante, cette grâce dans ses moindres mouvements. Et cette voix caressante.
À plusieurs reprises, quand elle veut capter mon attention pour me raconter un truc, elle pose sa main sur ma cuisse, juste au-dessus du genou, puis la retire. Non, laisse-la, j’aime ta main là sur ma cuisse près de mon short. Même plus haut si tu veux… Alors je me tourne vers elle et fais pareil, mais moi, je laisse ma main traîner un peu plus que nécessaire. Cette femme rayonne de sensualité. Je réalise que j’ai envie d’elle, la voir nue, me montrer nue à elle, voir ses seins, les toucher… Ça va pas non ? Qu’est-ce qui me prend ? J’aimerais orienter la conversation vers des sujets… plus intimes. J’y vais :
Ça fait des années que j’ai arrêté de fumer – depuis que j’ai été enceinte de Damien – mais là, je sais pas ce qui se passe, j’en ai envie.
Elle se marre :
Euuuh, y’a un message ?
Je vais chercher le paquet de tabac de Frank, sous la table basse du salon, et je roule maladroitement une petite clope, l’allume. Ouuuuuh, c’est fort ! C’est tout juste si je ne tousse pas. Mais c’est bon de recontacter ça, d’inspirer. Mais très vite, je sens que ça me fait un peu tourner la tête.
Je lui passe le mégot. J’ai plaisir à me dire qu’elle a sur ses lèvres ce qui fut sur les miennes la minute d’avant. Elle tire quelques bouffées et me rend la clope.
J’écrase la cigarette et lui caresse la joue du dos de la main.
Elle a dit ça avec un petit sourire en coin, genre coquine. Je décide de marcher dans sa blagounette.
On va s’asseoir sur le bord de la terrasse arrière, côté cuisine. Je prends le tuyau d’arrosage et fais tout doucement couler l’eau. Elle met ses mains en coupelle, recueille l’eau, et s’asperge le visage. Deux fois, trois fois, et encore et encore.
Je prends le tuyau et me fais couler un peu d’eau dans le cou.
Et nous voilà toutes deux les seins à l’air. Je ne peux me retenir de regarder dans la pénombre cette belle poitrine, ample, mais encore ferme, avec ces grands mamelons et ses beaux fruits. Elle voit que je regarde sa poitrine, mais ne semble pas gênée.
Du doigt, je dessine la courbe de ses seins, comme si j’étais une sculptrice. C’est vrai qu’ils sont magnifiques ! Je prends le tuyau, ouvre le robinet pour faire couler un petit filet d’eau, et verse quelques gouttes sur son sein gauche, puis sur le droit. Je vois ses tétons pointer, je suis comme fascinée. Il me semble qu’elle se cambre un peu.
Elle étale l’eau sur son buste, prenant clairement plaisir à cela. Je vois l’eau qui dévale jusque dans son short. J’imagine le plaisir qu’elle doit ressentir avec cette eau fraîche si coquine ! Elle s’étend sur le dos, jambes repliées. Je comprends l’invitation, et je fais pleuvoir de l’eau sur les seins, les épaules, le cou, les bras, puis sur le ventre, et sur son short. J’étale l’eau avec des caresses délicates ; parcourant tout son corps. C’est un des moments les plus érotiques de ma vie. Cette femme me rend dingue. Mes doigts parcourent ses formes généreuses, les effleurent des épaules aux hanches, des hanches aux seins, au cou, au ventre, du pôle Nord au pôle Sud en passant par l’équateur.
Je me penche sur elle, et je pose un petit baiser sur ses lèvres. Ses belles lèvres pleines, qui me rendent mon baiser. Un second, mais là, je vais délicatement toucher ses lèvres avec ma langue. Elle entrouvre ses lèvres et sa langue vient à la rencontre de la mienne. Ces deux-là font connaissance, puis jouent, dansent. Elle mordille mes lèvres, les tire ; c’est un rêve ! Je me redresse, nous nous regardons, il y a tant de joie dans son regard. Joie simple, belle, authentique. Et dire que depuis des années, je vivais à côté de cette merveille sans l’avoir vraiment connue.
Je dépose un baiser sur son sein gauche. Je la sens qui se cambre un peu ; elle apprécie, les yeux clos. C’est incroyable comme elle peut recevoir ça avec simplicité, comme si c’était la chose la plus simple et la naturelle du monde. Et en l’occurrence, ça l’est. Je recommence, aspire le téton, le mordille. Sa respiration devient un peu plus profonde. Je pince et caresse l’autre sein. J’ai envie de cette femme si désirable. Sa main droite vient se poser sur ma cuisse gauche et la caresse doucement. Ma main s’aventure à la limite de son short. Chloé écarte un peu les genoux et creuse son ventre. Le message est clair cette fois.
Ma main part à la découverte de sa toison que je découvre bien fournie ; j’aime le contact un peu rêche avec ses poils. Je gratte, je fourrage, je pince, je tire ; longtemps, comme j’aime qu’on me le fasse. Moi, j’ai taillé mes poils, genre ticket de métro. C’est Frank qui me l’a demandé. Mais j’aime pas trop. J’ai envie de retrouver ma belle touffe noire. Nature. Je continue la descente jusqu’à sa vulve, qui est déjà bien mouillée – et pas seulement par l’eau. J’ai envie de la lécher, de la pénétrer de ma langue. Je sens sa main s’insinuer par la jambe de mon short.
Je m’arrose les seins, l’eau roule sur mon buste jusqu’à rejoindre sa main dans mon short. La fraîcheur de l’eau, la main de Chloé qui s’approche de mon sexe, trop de plaisir, de bonheur ! Je voudrais faire avec elle cette position que j’ai lue dans un roman lesbien et qui avait enflammé mon imagination, celle où deux femmes entrecroisent leurs jambes en X et se frottent vulve contre vulve ; ça m’obsède, j’en rêve, il faudra que je le fasse. Avec Chloé ?
Je trouve son clitoris, le caresse, le fais rouler. Je tire doucement sa peau vers le haut pour mieux le dégager et je le caresse, le branle. Sa respiration se fait râle, j’entends des mots de plaisir. J’adore ! Son pouce n’a aucun mal à me pénétrer tant je suis excitée, mais elle interrompt notre jeu avant que nous n’atteignions l’orgasme.
Je lui passe le tuyau et me redresse. Elle s’assied, adossée à un poteau de la terrasse, jambes repliées.
Je m’assieds en tailleur entre ses jambes. Elle met le tuyau dans mon cou et je sens l’eau couler le long de mon dos jusqu’à mes fesses. Puis elle me masse la nuque de ses deux mains, avec juste ce qu’il faut de pression. Elle masse mes trapèzes, jusque sous mes oreilles, remonte le long de ma colonne vertébrale jusqu’au crâne. Je courbe l’échine, me laisse faire. Longuement. C’est si bon, je suis à la limite de m’assoupir. Puis je mets mes mains sur ma tête, doigts entrecroisés, comme une invite à passer devant. Elle reçoit cinq sur cinq et ses mains passent sous mes aisselles, se rapprochent de mes seins. Oui, oui, ils t’attendent, t’espèrent ! C’est incroyable comme nous sommes connectées ; chacune sent ce que l’autre veut.
Elle se colle à moi et je sens ses beaux seins contre mon dos. Ça me fait comme une décharge, je mouille, j’en peux plus, j’en veux plus, mon clitoris t’appelle, je veux tes doigts, ta langue. Elle le devine et sa main descend vers mon short, dégrafe les boutons et écarte les deux pans. Elle explore ma chatte – j’aime le côté vulgaire de ce mot quand je suis excitée. Descends. Oui, là ! c’est déjà très humide. Je pose mes mains sur ses genoux. Quand elle plonge deux doigts en moi, je crois défaillir. Elle retire sa main et j’entends qu’elle la lèche, puis me la remet. Je dois me contrôler pour ne pas hurler mon plaisir.
Ces dialogues sont chuchotés pour ne pas risquer de réveiller quelqu’un. Et ces chuchotements, conjugués à la pénombre, au calme de la nuit, ajoutent à l’intimité de la scène, à sa sensualité. J’ai envie de l’embrasser, la lécher, mais je me livre à ses mains, à ses caresses. Elle reprend le tuyau, fait couler devant ; l’eau inonde ma vulve, mon clitoris. J’ouvre les yeux pour voir sa main, ses doigts aller et venir en moi. Ah putain ! C’est trop ! Ses doigts glissent entre mes lèvres, remontent à mon clito tout gonflé, redescendent pour plonger dans mon vagin, toujours plus loin ! Et elle me chuchote à l’oreille :
Sa main gauche quitte ma vulve pour aller à la sienne et je sens qu’elle se caresse. Penser que nos mouilles se mélangent dans sa main m’excite encore plus, je suis près de l’orgasme ; j’étends mes jambes, les replie et les écarte à fond. J’aimerais pouvoir la caresser, la lécher. Je maltraite mes seins, pince mes tétons. Je la sens qui se trémousse du fion tant ses mains se déchaînent sur nos chattes.
Je prends son poignet pour mieux plonger sa main en moi, comme si c’était un godemiché. Ou une bite. C’est radical, nous sommes toutes les deux emportées par l’orgasme.
Nous restons là un long moment, la frénésie a fait place à la tendresse. Puis la position devient inconfortable, il faut bouger. Chloé s’étend sur le ventre, et je me mets à côté d’elle, sur le flanc, tournée vers elle. Je caresse ses fesses, longuement, doucement, tendrement. Des fesses bien pleines, confortables, amicales.
Je propose :
Je pars à la cuisine préparer les boissons et je mets des glaçons dans un bol. Chloé vient derrière moi, se colle à mon dos, pose délicatement ses mains sur mes seins. Je lui dis :
Je me retourne, lui donne son verre, et nous retournons nous asseoir côte à côte sur la terrasse. Je penche ma tête sur son épaule. Je me sens tellement bien avec Chloé ; c’est si facile, si beau, si simple, comme évident. Ressent-elle la même chose ?
Elle prend ma main, et nous buvons nos verres en silence, appréciant cette complicité entre nous. Elle se penche pour un chaste baiser. Je regarde le ciel.
Nous remettons nos habits et nous nous enlaçons une dernière fois, longuement. Et je sens à nouveau cette chimie entre nous, avec en plus une complicité intime après ce que nous avons partagé, et une immense tendresse. Je pourrais tomber amoureuse. Et elle aussi, il me semble…