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Temps de lecture estimé : 23 mn
11/07/26
Présentation:  Un texte plutôt classique mettant en scène des étudiants.
Résumé:  À l’Université, nous formons tous les quatre une petite bande, comme les quatre côtés d’un carré ou les quatre coins de ce même carré, au choix.
Critères:  #pseudobiographie jeunes école
Auteur : Patrik  (Carpe diem diemque)            Envoi mini-message
Fēmina, fēminae

Chronique des temps universitaires… Bonne lecture :)




Quatre côtés d’un carré


Nous formons tous les quatre une petite bande, comme les quatre côtés d’un carré ou les quatre coins de ce même carré. Nous sommes tous étudiants en Lettres, à l’Université bien sûr, mais chacun à sa petite spécialité pour tenter de décrocher une maîtrise. Un détail amusant nous réunit tous : nous avons un an d’avance.


Je connais Bernadette, Nadette pour les intimes, depuis bien des années. J’ai flirtouillé avec elle à la fin du collège, puis au lycée, nous avons partagé le même lit plus d’une fois. Pour tout avouer, je suis son sex-friend quand elle a besoin de moi, c’est-à-dire souvent après une déception amoureuse.


Bernadette sait ce qu’elle veut, à tel point qu’elle n’hésite pas à mettre sa main dans le caleçon des garçons qui lui plaisent. Bien que très sympa, il faut reconnaître qu’elle peut se montrer très vulgaire. Physiquement, elle est châtain-clair, ayant ce qu’il faut là où il faut.


Véronique est une grande brune aux longs cheveux. Elle est nettement plus posée, voire froide comparativement à Bernadette, sa copine depuis aussi longtemps que moi. Elle sort avec le même garçon depuis quatre ans, si on excepte une rupture de deux mois, durant laquelle chaque partie a été voir ailleurs. À prime vue, ils n’ont pas trouvé mieux et se sont remis ensemble.


Enfin, Madeleine, Mady pour ceux qui osent l’appeler ainsi, est une jolie blondinette. Mais au grand désespoir de ses éventuelles soupirants, c’est une pasionaria du féminisme, avec la nette tendance à considérer tous les hommes comme des cafards. Si je suis l’exception (et encore), c’est parce que Nadette a mis les points sur les i :



Mady a vite reconnu que je n’étais pas dans la moyenne des autres garçons. De ce fait, au début, elle m’a toléré, puis je suis finalement devenu une sorte de fille à ses yeux. Quant à moi, je suis de taille moyenne, plutôt imberbe, avec déjà quelques cheveux blancs, héritage de ma grand-mère paternelle qui devint toute blanche vers la mi-vingtaine. Ce qui me donne un genre…




Amours défuntes


Comme il commence à faire beau, nous discutons dehors, les filles sur un banc et moi, sur une sorte de borne. Je ne sais plus comment nous en sommes arrivés à parler de nos « anciennes » amours. Si je ne me trompe pas, c’est Nadette qui a commencé, il faut avouer qu’elle a de quoi raconter, elle pouvait changer de flirt très facilement, parfois à raison de plusieurs par semaine !


Je suis en train d’expliquer le cas « Claudine », mon coup de foudre en première année d’Université, un épisode que Nadette a bien connu. Un peu nostalgique, je déroule le film que cet amour raté :



Je soupire :



Me souvenant que je lui ai souvent servi de consolateur avant qu’elle ne passe à un autre garçon, je me mets à rire :



Le plus amusant est que je ne serai pas étonné si Nadette et moi soyons en couple dans quelques années, un couple libéré, l’un servant de port d’attache à l’autre. Peut-être est-ce une bonne façon de perdurer… Nadette pense la même chose, il y a un an, elle m’avait dit mi-sérieuse, mi-rigolarde :



Retour à aujourd’hui, Nadette abonde dans mon sens :



Nous rions tous les quatre. Puis Véronique se tourne vers Mady :



C’est alors que je crois détecter comme une confusion sur le visage de Mady. Après quelques tergiversations, elle finit par lâcher :



Nadette, Véronique et moi la regardons avec de grands yeux.




Amours naissantes


Tout le monde est étonné par cet aveu totalement imprévu, je prends la parole au nom de tous :



Nadette complète pour moi :



Elle rectifie aussitôt :



La principale concernée s’exclame consternée :



Sa réaction ne m’étonne pas beaucoup. Je la dévisage :



Nadette approuve aussitôt :



Véronique s’amuse :



Serrant les poings, Mady se met à râler :



Il faut battre le fer pendant qu’il est encore chaud, je reprends la main :



Très embarrassée, Mady se trémousse sur place :



Elle s’en sort par une pirouette :



Reprenant la parole, Bernadette confirme :



J’interviens :



Véronique est songeuse :



Mady demande :



J’ajoute mon grain de sel :



Nadette approuve :



Toute rouge, Mady s’exclame :



Je me mêle à la conversation :



Elle s’éloigne un peu, puis elle se retourne :



Puis, plus ou moins rassurée, Mady s’éloigne.




Interrogations


Une fois Mady disparue dans le bâtiment le plus proche et donc hors de portée d’oreille, Bernadette nous demande illico à voix basse :



Bras croisés, regard dans le vague, Véronique propose :



Toujours assis sur ma borne, j’interviens :



Ayant décroisé ses bras, Véronique rectifie :



L’index en l’air, je joue les doctes professeurs :



Bernadette confirme :



Nous continuons à discuter durant quelques minutes, puis nous nous séparons, la vie universitaire reprenant le dessus.




Lot de consolation


Une fois de plus, je sers de consolateur à Nadette. C’est un rôle que je ne déteste pas, car elle est plutôt douée pour le sport en chambre. À moi de me montrer à la hauteur, car elle ne se contente pas que d’un one-shot, il lui faut la série entière.


À bien y réfléchir, Nadette est quasiment parfaite : je m’entends fort bien avec elle, elle sait plaisanter, elle est fortiche au lit et j’en passe. Oui, elle y un peu vulgaire parfois, mais bon, c’est juste un petit défaut. Plus terre à terre, avec elle, j’ai ma dose de sexe, sans qu’elle s’agrippe à moi comme une moule sur son rocher, chose que certaines de mes ex faisaient. Et comme je ne me sens pas en mesure de me caser pour toute une vie, Nadette est pragmatiquement une bonne solution.


Tandis que nous nous reposons, Nadette m’annonce :



Elle s’empare sans complexe de ma verge qui durcit à nouveau entre ses doigts. Nadette n’est pas la seule femme avec qui j’ai pu coucher, mais c’est elle qui me fait le plus d’effets. Je réponds assez flegmatiquement :



Ce que je fais, tandis qu’elle me masturbe posément :



Elle affiche une mine gourmande :



Curieusement, elle devient sérieuse, y compris dans sa phraséologie :



Elle approche sa bouche de ma colonne maintenant droite :



Elle enfourne ma verge dans sa bouche et commence une fellation comme elle sait si bien les faire. Ensuite viendra sans doute une longue cavalcade…




Petit papier


Quelques jours plus tard, juste après le repas du midi, Mady s’isole avec moi dans un recoin. Directe, elle annonce la couleur :



Après avoir regardé autour d’elle, Mady me tend un petit papier, mon cœur fait un bond : je suis en train de demander si c’était de moi qu’elle parlait la dernière fois. Fébrile, je déplie et je lis. Je suis à la fois déçu et soulagé :



Lui rendant son petit bout de papier, je hoche la tête :



Elle se penche sur moi :



Je préfère revenir au sujet du moment :



Elle s’exclame aussitôt :



Je pose ma main sur son épaule :



Puis pris d’une impulsion subite, je désigne la tablette qu’elle a sous la main :



Je me fais un plaisir de lui expliquer comment faire. Nous nous séparons peu après, Mady est légèrement plus rassurée, confiante et décidée, mais il faut le dire vite !




Tablettes cunéiformes


Je n’étais pas présent lors de cette rencontre entre la jeune fille et son prof, mais d’après l’enregistrement partiel du petit NotePad et des brides lâchées par Mady, j’ai restitué à ma façon ce chapitre, aidé par Nadette qui a essayé de se mettre à la place de sa copine.


Le résultat romancé de cette reconstitution est ci-dessous.



Munie de son Notepad, Mady se présente dans le bureau qu’occupe Richard Claeys. L’Université met à disposition des locaux pour les personnes de passage.



Cette réponse surprend la jeune fille :



Puis réalisant ce qu’elle vient de dire, elle rougit, planquant sa main sur sa bouche. Son interlocuteur sourit :



Mady soupire :



Richard Claeys devient un peu plus sérieux :



Pour couper court, la jeune fille pose son Notepad devant le professeur :



Assez étonnée, Mady regarde son vis-à-vis :



Durant de longues minutes, le prof semble absorbé par la lecture du premier jet de la future maîtrise de Mady. Puis levant son nez, il s’adresse à la jeune fille qui est restée debout :



Mady est étonnée :



Pour faciliter les manipulations sur son NotePad, Mady assied à côté du professeur. Quelques instants plus tard, la copie est achevée, la jeune fille ayant aussi donné son mail.



Ne s’attendant pas à cette remarque, la jeune fille est tétanisée, changée en statue de sel. Puis sortant de sa torpeur, elle respire un grand coup :



S’enhardissant un peu plus, Mady sourit :



Sentant qu’elle ne peut plus reculer, Mady se jette à l’eau :



Plutôt détendu, le NotePad toujours posé sur la table devant lui, Richard répond :



Richard sourit, puis il se lance :



Mady fait la moue :



Il se penche sur sa vis-à-vis :



Le professeur se met à rire :



La jeune fille soupire abondamment :



Surprise, elle bafouille :



Curieusement, il change de sujet :



Étrangement, Mady se sent rassurée. Alors, oubliant le but initial et privé de ce face à face, elle en profite pour questionner son interlocuteur. La conversation tourne à la partie de tennis ou de ping-pong, chacun renvoyant la balle. La jeune fille se détend, tout en restant consciente que la situation est étrange. Comme elle a pour elle toute seule l’objet de son inclination, elle en profite à sa façon.


Au bout de nombreuses minutes, Richard interrompt :



Amusé, il regarde autour de lui :



Assez dépassée, Mady s’étonne :



Ne sachant pas sur quel pied danser, Mady s’offusque modérément :



À nouveau très stressée, Mady sent qu’elle est devant deux portes : laquelle ouvrir, sachant que derrière l’une d’elles, elle ignore ce qui va advenir. Elle se demande même si elle n’est pas en train de rêver.



Rougissante, Mady balbutie :



Déroutée par la situation, Mady baisse légèrement la tête :



Affichant une expression étonnée, il hausse les sourcils :



Il se lève, elle en fait de même. Sans complexe et sans qu’elle ne proteste, Richard passe son bras autour de la taille de Mady, puis ils sortent ainsi de la salle.




Exception qui confirme la règle


Mady n’est pas rentrée pas tout de suite chez elle, ce qui est un euphémisme. Le lendemain à midi, elle nous raconte ce qu’elle a vécu, ce qui nous a permis de reconstituer leur premier contact en face à face. Nous avons su que la soirée au restaurant fut une réussite, sans avoir beaucoup de détails.


Pour rester pudique, nous dirons que le dessert s’est poursuivi dans d’excellentes conditions, Mady s’étonnant d’avoir cédé si vite et que ce soit si bon. Tout ça expliqué à demi-mots avec beaucoup de non-dits.


Éberluée, Nadette n’en revient pas :



J’interviens :



À son tour, Véronique s’invite au bal :



La conversation continue, mais mis à part certains détails supplémentaires, nous n’en savons pas beaucoup plus. Ce sera peut-être pour une prochaine fois.




Plus tard


Les mois ont défilé, nous avons tous eu notre maîtrise. Véronique fréquente toujours le même garçon. Ils vivent d’ailleurs souvent sous le même toit. Quelque chose me dit qu’un jour, ce sera définitif.


À la grande stupéfaction générale, Mady sort toujours avec son prof adoré. Tout le monde pensait que c’était juste une passade. Il semble que non. Même si elle reste gaga de son Richard, ce n’est pas pour autant qu’elle a abandonné le militantisme féministe. Un jour, j’ai croisé à part monsieur Claeys, celui-ci m’a confié :



Il avait souri :



De son côté, Nadette papillonne toujours un peu ci et là, mais elle ralentit de plus en plus, me consacrant la majorité de son temps. Alors que nous venons d’explorer réciproquement nos anatomies, elle annonce :



Je ne sais pas si on peut parler sérieusement en ayant sous les yeux une femme toute nue, appétissante et luisante de sueur ! En tout cas, je m’applique. Agenouillée sur le lit défait, Nadette commence son explication :



Elle respire un grand coup :



Je prends le relais :



Je lui adresse un large sourire :



Vorace, elle se jette aussitôt sur moi. Je suppose que ça veut dire oui…