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n° 23693Fiche technique90798 caractères90798
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Temps de lecture estimé : 64 mn
09/07/26
Résumé:  Ne nous cherchez pas dans l’annuaire, vous ne nous trouverez pas. Je suis à la tête d’une agence pour laquelle le secret est impératif. Si vous n’êtes pas dans les bons réseaux, vous ne pourrez pas faire appel à nos services, vous n’aurez même pas vent de notre existence.
Critères:  #vengeance #personnages #domination #jeuxérotisés fff bizarre sauna hotel fdomine hdomine humilié(e)
Auteur : Melle Mélina      Envoi mini-message
La SSEE (Société Secrète d'Espionnage et d'Erotisme)

Hôtel Radisson, Maputo, Mozambique. Suite nuptiale, 13 heures, samedi 06 septembre 2026.


Dans la salle de bain, Widowmaker parfait son maquillage qui se veut léger, un mascara savamment ajusté à ses yeux noisette et termine par la petite touche glamour, une petite mouche sur sa pommette. Son rouge à lèvres carmin sublime sa bouche pulpeuse. Elle réajuste sa tenue, époussette sa jolie robe légère à pois, et enfile les petites claquettes, s’empare de son sac à main et avant de quitter la chambre, se penche sur sa dernière victime en date pour lui déposer la marque de ses lèvres. Elle s’empare d’un écriteau « ne pas déranger » qu’elle place sur la clinche de la porte avant de quitter les lieux.

Le corps éventré sur les draps tachés de fluides corporels est celui de Boumaka, chef de la milice « O braço armado ». Widowmaker le regrettera celui-là, il fut un magnifique amant, mais le boulot, c’est le boulot.




La SSEE.


Ne nous cherchez pas dans l’annuaire, vous ne nous trouverez pas. Je suis à la tête d’une agence pour laquelle le secret est impératif. Si vous n’êtes pas dans les bons réseaux, vous ne pourrez pas faire appel à nos services, vous n’aurez même pas vent de notre existence.


Et je dois bien le dire, je suis en charge d’une fine équipe. Les meilleurs, quand on y réfléchit. Lorsque je suis arrivée à la tête de cette agence, mon premier geste fut de recruter certaines de mes connaissances.

Grand bien m’en a pris, nous sommes à présent les numéros un dans notre branche.


Nous sommes la Société Secrète d’Espionnage et d’Érotisme. Oui, vous avez bien entendu « et d’érotisme ». Vous savez, dans les lits, les langues se délient !


Notre but : Intervenir dans des missions internationales, qui ne peuvent être menées à bien que grâce à nos compétences spéciales.



Lundi 13 octobre 2026, je reçois via une ligne privée et ultra-sécurisée le message suivant :


SSEE : Société secrète d’espionnage et d’érotisme


Premier contact


Quantum channel loading…3…2…1…


Bonjour à vous, membres de la SSEE,


Je n’ai pas beaucoup de temps à vous accorder, car le canal quantique, ouvert par notre amie commune, a une durée de vie limitée, après quoi je pourrais être repérée.


Wedreca m’a dit que vous étiez à la recherche d’un dernier agent pour la formation d’un groupe d’intervention spéciale. Cela pourrait m’intéresser, en effet…


Spécialiste dans tout ce qui est cybersécurité, intrusion de réseau, virtualisation d’identité et hacking de cerveau humain, je pense pouvoir être très utile à votre future équipe.


En plus d’un grand nombre « d’éliminations » à l’arme blanche, dont je me suis fait une spécialité, je suis fière d’avoir à mon actif, trois meurtres par orgasme fatal (rien de tel qu’une mort naturelle).


Mes états de service affichent également une maîtrise totale de tout ce qui est chaînes et cordes en tout genre. Le BDSM n’a aucun secret pour moi (il n’y a pas mieux pour faire parler l’ennemi).


Je suis prête à mettre toute mon expertise à votre service, sous une seule condition : étant recherchée par INTERPOL pour certaines « activités » dans le passé, je demande l’immunité, ainsi que l’annulation de toutes les charges contre moi.


Voilà, je n’ai plus beaucoup de temps. J’espère que vous saurez saisir l’opportunité qui s’offre à vous.


Je vous dis (je l’espère) à bientôt.

Ah oui… appelez-moi Rebecca.


Ce message s’autodétruira dans 3 secondes… 3… 2… 1…


Elle est marrante celle-là, comme si je pouvais influer sur Interpol. Toutefois, son profil m’intéresse. À noter qu’une sociopathe de plus dans mon équipe, ça commence à faire beaucoup. J’ai plus de tueurs dans mes rangs que de boutons d’acné sur la tronche d’un ado.



~~~oooOOOooo~~~



Janvier 2027, chambre 205 de l’hôtel le Hilton Buenos Aires, 14 h


Le mercure affichait une température proche des trente degrés Celsius et l’humidité écrasait de sa chaleur l’atmosphère, mais cela ne semblait pas affecter l’homme au costume élégant. Il venait de récupérer les maigres renseignements que ses employeurs – pourtant très puissants – avaient récoltés. Il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent, mais c’était suffisant pour lui – à présent, il savait à qui il avait affaire.


Les documents qu’il avait à présent en sa possession faisaient mention de six cibles prioritaires pour ses employeurs connus sous l’appellation « La Grande Table ».


Fiche des membres de la SSEE :


Sont consignés dans ce dossier confidentiel, tous les éléments se rapportant à l’organisation La SSEE.


À tout seigneur, tout honneur :



**Directrice Miranda**


Miranda a commencé sa carrière d’assassin, lorsqu’elle fut recueillie par la SSEE, à l’âge de 8 ans. Peu en forme dû à son statut de gamine des rues, elle a appris l’art de l’assassinat discret. Elle cache toujours une lame ou une solution létale, à l’endroit où on s’y attend le moins.


Elle est dotée d’une grande agilité naturelle, qui lui offre des compétences physiques insoupçonnées.


Maintenant âgée de 38 ans, elle a pris la tête de la SSEE, suite à la dissolution du groupe. Elle a à cœur de relancer l’entreprise qui lui a sauvé la vie.


L’homme prit le temps de boire un café avant de reprendre sa lecture, il semblait pensif, ailleurs que dans cette chambre d’hôtel devant sa fenêtre à regarder l’embouteillage devenu le lot de cette avenue. À la chaleur se mêlait une odeur forte de gaz d’échappement et de gasoil qui émanait des voitures et aux bruits des moteurs, celui des klaxons et vociférations des conducteurs.



Puis il reprit sa lecture, la tasse de café fumant à portée de main.


**Mr Nobody**


Nom : Arthur Loretti

Surnom : Mr Nobody

Taille : 1,78 m

Poids : 75 kg

Âge : 35 ans


Signe distinctif :

Traces de cordes autour du cou stigmates indélébiles d’une pendaison au cours d’une mission durant laquelle il a été sauvé in extremis par la mère de la cible.


Biographie succincte :


Ses parents ont été tués sous ses yeux à 17 ans. Il s’est cloîtré dans un mutisme pendant quelques années jusqu’à ce qu’il se retrouve à collaborer par hasard avec un agent de la SSEE au cours d’une de ses missions et qu’il ne le venge de la mort de ses parents.


Il a alors décidé de suivre cet agent au sein de la SSEE qu’il n’a plus quittée depuis, malgré le décès de son mentor au cours d’une mission trois ans plus tôt. Même lors de la dissolution de l’agence, il a toujours espéré qu’elle soit relancée et ça a l’air d’être le cas.


Il s’ouvre de nouveau aux autres depuis la rencontre avec cet agent chevronné mais peut manquer de tact à cause d’un cruel manque de confiance en soi. Cependant, sa gentillesse et son calme naturel font de lui un caméléon lors de missions d’infiltration, n’attirant jamais l’attention sur lui outre mesure, ce qui lui vaut son surnom.


Il déteste les armes à feu, préférant la discrétion des armes blanches ou de jet, et est un excellent escrimeur.



Décidément, l’homme au costume n’arrivait pas à se concentrer, les bruits au-dehors s’étaient intensifiés et l’odeur entrait par tous les interstices pour envahir la chambre. Il n’eut pas d’autre choix que d’ouvrir la fenêtre le menant au balcon.

Il était doué, très doué, c’était sans aucun doute le meilleur dans sa branche, mais ce nouveau contrat supposait d’être particulièrement attentif. Ses cibles étaient reconnues dans le milieu comme étant également très compétentes.

Il fit le vide dans sa tête, se créa une bulle où plus aucun son, plus aucune senteur n’allaient pouvoir le perturber.

Il reprit sa lecture.


**Veuve Noire**


Nous en savons peu sur cette agente redoutable et ne sommes pas du tout sûrs de la crédibilité des renseignements suivants :


Spécialiste en infiltration, au combat au corps à corps, pilote professionnelle de tout engin à moteur, maîtrise de toute arme, spécialiste en explosifs.


Armes de prédilection.


  • — Desert Eagle chemisé en calibre 50 Action Express.
  • — Barrett M82
  • — Derringer à deux coups qu’elle range habituellement à l’intérieur des cuisses, coincé dans la bande de dentelle d’un bas.
  • — Poignards tactiques

Signe distinctif, à vérifier. Personne n’a vécu assez longtemps pour certifier qu’un tatouage représentant une araignée orne sa poitrine.

Blonde de plus de 1,75 m, cheveux longs, poitrine 95C.


Type de véhicule privilégié, elle affectionne les vieilles Américaines des années 60-70

Elle roule depuis peu dans un énorme SUV blindé.


Attention, extrêmement dangereuse, affinité avec la souffrance infligée à ses ennemis, affinité à attribuer une mort lente et douloureuse à défaut d’être trash. Elle n’a pas besoin d’être armée pour tuer, et l’a prouvé en éliminant une cible méfiante en l’étranglant avec un bas.


Bisexuelle.


Rapport au sujet de l’agente nommée La Veuve Noire.


Caractéristiques connues, 1,75 m, blonde, poitrine 95C avec un tatouage d’araignée.

Dangerosité : Niveau extrême.

Nom réel inconnu, bien que l’on soupçonne ses parents appartenir à deux services ennemis entre eux.

Experte en manipulation d’armes à feu légères à lourdes, en explosif, et au couteau au corps à corps.

Forte prédisposition pour la torture et les interrogatoires musclés.


Faits notables :

A mis un terme à une attaque terroriste biologique en récupérant un échantillon de Ebola Zaïre.

Exécution de Prigogine.


Mission en cours : Black-out Moscou.

Éliminer V Poutine avec extrême préjudice.

Faire exploser le Kremlin.


Il se souvint avoir déjà croisé cette tueuse, c’était à Paris il y a maintenant deux ans.



Il nota sur son carnet une spécificité qui n’était pas dans le rapport : il fallait l’énerver pour qu’elle perde un peu de son contrôle.



Octopussy


Nom : WILLIAMS

Prénom : Cassie

Âge : 28 ans

Nom de code : Octopussy


Antécédent :


Officiellement morte, décédée dans l’explosion de son véhicule lors de son procès pour haute trahison envers le M. I. 6. et la couronne de sa très gracieuse Majesté devant le tribunal de Londres.


Victime d’un coup monté de toute pièce, en échange d’information sur une arme révolutionnaire, elle aurait été doublée lors de sa dernière mission. Emprisonnée dans les geôles du F. S. B. en Sibérie, elle doit sa survie à sa force mentale.


Après une évasion spectaculaire et un périple des plus risqués, elle est revenue à Londres. Persuadée de pouvoir compter sur les ressources du M. I. 6. pour confondre le véritable agent double, elle s’est retrouvée inculpée.


On sait qu’elle est réapparue quatre ans plus tard et certaines sources affirment qu’elle aurait changé d’apparence.


Son décès, ainsi que sa fuite vers la République dominicaine sont issus de son imagination. Elle a tout analysé, tout programmé et tout mis en œuvre seule. Quatre ans d’isolement, à préparer son retour sous une fausse identité créée de toutes pièces, à modifier son apparence, à mettre au point de nouvelles techniques, à enquêter et à préparer sa vengeance.


Sa signature ! Une carte pliée en deux… Celle de la dame de pique, qu’elle insère dans la bouche de ses victimes…


Ses armes de prédilection :

Le Glock 19, Le McMillan TAC 50 calibre 12,7 avec sa portée de 3500 mètres.


Ses méthodes

La torture physique et psychologique.


Formée par le MI 6

Experte en falsification de preuves

Experte en maniement des armes

Utilise volontiers les NAC (araignées, scorpions et surtout Black Mamba).



Il se leva, appela le room service et commanda de quoi se sustenter. Les cuisines étaient fermées à présent, mais le client étant roi, il fallait le satisfaire. Et surtout M. Wick, ce n’était pas un client ordinaire − bien qu’il ne fît jamais la moindre réflexion quant aux qualités de service de l’Hôtel.

C’était un client discret qui ne faisait jamais d’esclandre et donnait de généreux pourboires, un bon client en somme.


**Widowmaker**


Nom : Van CleenPutt

Prénom : Maryvonne

Nom de code : Widowmaker

Âge : 51 ans Taille : 1,65 m Poids : 55 kg

Type : Batave.

Yeux noisette


Point faible : vertige


Description :

Mme Van CleenPutt (prononcez Van Cleenpoutt) est une riche (très riche) héritière d’un magnat des diamants originaire des Pays-Bas.

C’est une femme distinguée – certains diront « guindée » Elle ne vit que pour ses neuf chats.

Toujours tirée à quatre épingles, blazer, jupe plissée, chignon strict et lunettes, elle est d’un caractère austère. C’est une femme qui ne supporte pas les trivialités.

Cependant, elle a un réseau de connaissances très important. Elle est liée d’amitié avec les grands de ce monde (grands responsables de grands groupes, présidents, chefs de guerre…)

Elle connaît presque toutes les plus grandes fortunes du monde.


Personne ne sait d’où elle vient. Ni la DGSE, ni la NSA, ni le Mossad, mais elle est dans leur collimateur. Ils l’ont déjà remarquée, ils ont des doutes.


Lorsqu’elle prend le rôle de Widowmaker, elle devient femme fatale. Cheveux détachés, plastique mise en avant dans des tenues affriolantes.


Elle manie le couteau avec maestria.

Elle connaît tout des poisons, elle a érigé l’empoisonnement en un art subtil.


Elle tue ses victimes après avoir couché avec elles et laisse pour signature la marque de ses lèvres avec un rouge à lèvres carmin.


Miranda apprécie Maryvonne et ses compétences, mais déplore que cette dernière prenne autant de plaisir à éliminer les contrats. Miranda lui suppute une forme de sociopathie.


Elle est polyglotte.


« Cette salope de Van CleenPutt », se dit-il pour lui-même.



Il était en colère contre lui-même, il avait été invité par Maryvonne dans son château des bords de Loire et il n’avait pas réussi à faire le rapprochement entre cette bourgeoise collet monté et la nymphomane psychopathe Widowmaker.

Et pourtant, comment ne pas reconnaître Superman en Clark Kent ? Une simple paire de lunettes et le tour est joué ? Oh oui, il s’en voulait et avait beaucoup de mal à y croire !


**Rebecca**


Caractéristiques principales :


Nom : inconnu

Prénom : inconnu

Nom de code : Rebecca

Âge : 28 ans (estimation)

Taille : 1,71 m

Poids : 59 Kg

Cheveux : Longs, noirs, longue mèche taillée au rasoir

Type : Eurasienne


Caractéristiques spéciales :


Poitrine : 90C

Orientation sexuelle : bisexuelle

Signes particuliers :

Large cicatrice dans le bas du dos

Tatouage sur le haut du bras gauche

Piercing narine droite

Profil psychologique : Instable, violente, tendance psychopathe

QI : 169

Langues : Parle russe couramment


Compétences :


Hacking informatique et cybernétique

Maniement des armes blanches

Experte dans le maniement de cordes et chaînes sur corps humain


États de service :


Avec un passé très mal connu, Rebecca reste encore un mystère pour le milieu. A priori originaire d’un des pays de l’Est, elle est abandonnée très tôt par ses parents. Elle sera alors prise en charge par les services sociaux. C’est à son adolescence, après une enfance de délinquance, qu’elle disparaît des radars. On la soupçonne d’avoir été enrôlée par le KGB et d’y avoir été entraînée aux techniques d’espionnage.

Ce n’est que vers ses 23 ans (estimés) qu’elle refait surface pour se faire une réputation dans les missions extrêmes… jugées impossibles. Son instabilité psychologique la rend très dangereuse, y compris pour ses employeurs. Rebecca est une machine à tuer… elle ne connaît pas la pitié. Certains la disent sans âme…


Il se contenta de dire :




~~~oooOOOooo~~~



Gros Nounours


Kremlin, Moscou, 26 octobre 2026.


Le ballet des serveuses en tenues traditionnelles était étourdissant, elles passaient d’une table à l’autre, pour débarrasser ou pour dresser, se bousculaient dans les allées exiguës sans qu’un verre ne tombât du plateau. Les bruits des conversations se joignaient aux tintements des verres et des couverts dans une ambiance feutrée, les douces lumières apaisantes, les odeurs alléchantes et la beauté des ingrédients mis en valeur, tout contribuait à rendre ce moment délectable.


À l’entrée (ou la sortie), deux gardes du corps de noir vêtus attendaient sagement que leur patron Igor Krapovitz, le nouveau dirigeant du groupe Wagner, la célèbre organisation paramilitaire à la botte du Kremlin sort du restaurant le Beluga situé à deux pas des remparts, sa panse remplie de caviar et de vodka, le cliché de l’oligarque russe.


Sans qu’aucun de ses deux molosses ne s’en aperçoive, des yeux emplis d’une haine incoercible scrutaient le moindre de leurs mouvements. Dans un coin, assise une table éloignée, la Veuve Noire, un Derringer à deux coups prêt à l’emploi, attendait patiemment le bon moment pour frapper.


Ce qui l’avait retenue dans son entreprise était la présence de Cassie Williams alias Octopussy qui minaudait au côté du nabab.


La Veuve Noire ne put réprimer sa surprise lorsqu’elle la vit et se demanda : « Mais bon sang qu’est-ce qu’Octopussy fiche ici ? Qu’est-ce qu’elle fout avec cette ordure de Krapovitz ? »


Une bonne demi-heure passa lorsqu’elle entendit la susnommée « Octopussy » s’adresser à Igor en russe :



Ce disant, elle tourna la tête et jeta un petit clin d’œil en direction de la Veuve, montrant par là qu’elle savait pertinemment ce qui allait se jouer.

Et tandis qu’elle se dirigeait vers les toilettes, un simple regard discret suffit pour faire comprendre de la suivre.


Lorsque Cassie entra dans les lieux d’aisance, trois femmes se repoudraient le pif devant le grand miroir et concouraient à celle qui ferait la grimace la plus étirée.



Le ton ne prêtait pas à l’interprétation et aucun des trois ne demanda son reste. Une fois déguerpies, Octopussy vérifia que les cabines étaient vides avant que n’entre la Veuve.



Octopussy ne lui laissa pas le temps de répondre qu’elle reprit :



Lorsqu’elle revint à table, elle se contenta d’avancer :




~~~oooOOOooo~~~



Igor avait loué pour une nuit la suite royale du Grand Kremlin Palace, le lit aurait pu accueillir une partouze d’une vingtaine de participants sans que les corps ne soient imbriqués comme dans un tétris (quoique, n’est-ce pas le but d’une partouze qui se respecte ?).



Le gros nounours en question était en levrette, les fesses boutonneuses attendant le coup de cravache.

Shlaaak !



Shlaaak !


Elle se plaça devant lui et présenta son pied :



Il prit le pied délicat de sa maîtresse et le goba avec avidité. Puis il passa la langue sur le dos du pied mais Cassie l’arrêta dans son élan :



Paf ! le gros nounours se prit une gifle violente en pleine gueule.


La joue encore meurtrie, il regarda sa lionne avec plus d’amour qu’il en avait ressenti jusqu’alors. Cette dominatrice semblait lire dans ses fantasmes, ses désirs comme aucune autre femme ne l’avait fait jusqu’à présent. Elle prit son visage par le menton, resserra son étreinte et lui cracha au visage. Il bandait ce porc, oh oui qu’il bandait ! Ce qui n’échappa pas à Octopussy.



Le pénis du magnat était plus proche d’un concombre, mais Cassie savait que son gros nounours voulait être humilié.



Elle rentra plus profondément ses griffes de rapace, Nounours grimaça de douleur mais plutôt que d’avoir un effet décongestionnant, son sexe tuméfié banda encore plus. Plus Cassie enserrait ce mandrin, au plus elle le sentait vibrer.


Si le soumis s’approchait de l’extase, la maîtresse ressentait une satisfaction plénière qui se diffusait comme autant de chaleur dans le corps.



À peine eut-elle enrobé de sa bouche la bite d’Igor qu’il ne put s’empêcher de se vider.



Elle fit mine de reprendre ses affaires, le nabab tenta de la rattraper :



Elle le fit mariner, sûre que sa proie irait jusqu’à transgresser l’interdit pour elle. Puis, elle accepta de s’occuper de nouveau de lui à une seule condition.


Une simple réponse.




~~~oooOOOooo~~~



Nouvelle-Orléans, quartier français, le 11 novembre 2026, mardi 10 h


Dans la grande salle de réunion luxueuse de l’immeuble sis à la Nouvelle-Orléans dans le quartier français, l’équipe est au complet. Depuis leur étage, les agents de la SSEE ne peuvent entendre les marching bands entonnant « O when the saints go marching in » qui accompagnent une procession funéraire jusqu’au cimetière.


S’il fait chaud dehors, la clim fonctionne à plein foison rendant l’atmosphère aussi glaciale que la tension qui occupe les lieux et ses occupants. Néanmoins, ces derniers ne semblent aucunement gênés par la fraîcheur. C’est comme si le froid n’a aucune emprise sur eux, c’est comme si un feu de tous les diables court dans leurs veines.



Miranda marque une courte pause, le temps de boire une gorgée de son café qui a bien refroidi. Elle n’aime pas ça, mais elle en a terriblement besoin pour calmer ses nerfs.



Agacée qu’on lui coupe la parole, la directrice Miranda reprit :



Miranda laisse un moment flotter et prend le temps de regarder la réaction des membres de son équipe et elle y lit ce qu’elle voulait voir : une expression de frustration. Aussi, reprend-elle en ces termes :



Après les manifestations de joie pour certaines et d’acquiescement pour les autres, Miranda se tourne vers Maryvonne Van CleenPutt :



La réunion terminée, Miranda s’entretient avec Arthur :



La difficulté ne réside pas à trouver des infos, mais plutôt à trier lesquelles sont crédibles des autres ne servant qu’à tromper les services secrets. Très vite, les membres de la SSEE récupèrent plusieurs dates, plusieurs lieux mais aucune information ne se détache des autres.


En fin d’après-midi, Maryvonne revient pour présenter les résultats de ses recherches.



Étonnée, la directrice se demande comment son agent a dégoté un tel résultat :





À la recherche de Rebecca


Kyoto. Japon. Dimanche 23 novembre 2026, 18 h 30


J’arrive devant le « Akari Lounge », l’entrée du club est constituée d’une immense porte coulissante en verre fumé et en métal noir, encadrée par une arche aux lignes épurées et futuristes. De fins rubans de néons bleus et violets parcourent sa structure, tandis que des panneaux holographiques projettent des idéogrammes animés et des motifs géométriques changeants. L’ensemble s’intègre parfaitement à l’architecture ultramoderne de la ville, comme si le bâtiment avait été conçu pour appartenir au paysage de demain.


Je dois d’abord m’habituer à la lueur phosphorescente qui baigne l’entrée. Un long couloir aux reflets bleutés, entièrement recouvert de miroirs – du sol au plafond, en passant par les murs – me conduit tout droit vers la pièce principale.


À peine entré, je suis impressionné par la grandeur de cette salle qui allie modernisme high-tech et traditionalisme japonais.


À gauche se trouve un vaste bar tout doré qu’un homme est occupé à lustrer. Derrière, les miroirs reflètent ce que le bar dissimule : des caisses au sol pour y entreposer les consignes, juste en dessous du grand évier deux seaux et des bouteilles suspendues par leur cul par des crochets au-dessus du zinc menacent de tomber à tout instant. Une série de verres de différentes formes, de différentes tailles, rangés impeccablement.


Au bout de la pièce, en son centre, il y a la scène, une estrade qui se prolonge en un bras sur la moitié de la longueur, autour duquel sont disposées des tables et des chaises. À droite, de petites alcôves dans lesquelles même les yeux les plus exercés à déchirer la pénombre n’arrivent pas à percevoir quoi que ce soit. Le temps pour moi de m’habituer à ces lumières tamisées et des ombres commencent enfin à se dessiner.


Sur la scène, se trouvent placées de part et d’autre deux barres de pole dance et au milieu une grande cage à oiseau. Si vous continuez sur le bras qui doit bien se prolonger sur cinq mètres, vous arrivez, à l’extrémité, à une dernière barre de pole dance au plus proche des tables.


Au bar, le serveur me prépare un cocktail à base de saké plutôt corsé. Il attaque mon ciboulot comme le ferait du wasabi et mon palais brûle instantanément de mille feux.



Lui, c’est Haruto Hoshino « Hoshi » pour les intimes. Un Nippon très affable qui ne tarit pas d’histoires plus drôles les unes que les autres. Voilà bien une demi-heure que je l’écoute quand arrive une première danseuse.


Hoshi sert les saké comme s’il s’agissait de petits laits. Les hommes qui sont présents ne sont pas là pour jouer au bridge. Moi ? Je suis à la recherche de Rebecca. Les verres continuent de pleuvoir.


Cependant, la lumière s’estompe et la poursuite illumine la barre de pole dance à proximité immédiate des vestiaires. Une autre danseuse fait son entrée, une magnifique cow-girl avec lasso et chapeau, jambières en cuir et bien sûr santiags avec éperons, juste en culotte, une chemise qui est fermée par un nœud au niveau du nombril sur une musique de David Lee Roth : Ladies nite in Buffalo. Les fumigènes ajoutent à la chaleur un air irrespirable. Les hommes en rut se réveillent, sifflent, gueulent quand d’autres se taisent tout en extase devant la cow-girl, les yeux exorbités, les langues pendues. Elle est féline dans sa démarche, et agrippe la barre comme s’il s’agissait d’une lance massaï.


Puis elle commence à enrouler ses jambes musclées autour de la barre et d’un mouvement simple comme si son corps était dispensé de la pesanteur ses pieds décollent du sol, le corps se retourne de sorte que sa tête est à l’envers, mais le chapeau au moment de tomber est attrapé par la main libre et est balancé en tournoyant dans les airs. HIII HHHHAAA !


Elle ondule des fesses en direction du public, les hommes en folie sifflent et hurlent leur joie de voir un tel corps gracieux à portée de main. Depuis le comptoir, je ne perds pas une miette du spectacle qui se joue et je vois les biftons sortir en masse des portefeuilles en cuir et s’installer entre le tissu et la peau de cette sensuelle cow-girl. HHHHIIIII HHHHAAAAA ! Elle les allume et il ne leur en faut pas beaucoup pour qu’ils s’embrasent.


Une bagarre éclate, les deux videurs entrent en piste et sortent deux enthousiastes. Ils finiront leur soirée dans la rue. Qu’ils continuent de s’écharper en dehors, ils pourraient très bien s’entre-tuer, cela ne concerne plus le Akari Lounge.


À peine la cow-girl quitte la scène, qu’arrive une danseuse orientale, la belle des mille-et-une nuits, parée d’un sari et de voiles vert bleu sur la musique de Loreena McKenitt « Marco Polo ». Elle joue avec les voiles autour de la barre de pole dance, s’emberlificote, ne touche plus le sol, portée par ses draperies, puis redescend sensuellement, la tête à l’envers, les jambes qui enroulent la barre, retenue par les voiles orangés.


Elle cache son visage ne révélant que ses yeux marron au public, puis elle roule son ventre exposant le diamant sur le nombril, elle s’approche du bord, des mains peuvent lui toucher les pieds qu’elle a nus. Cette belle à la peau mate relève le pan de sa robe de voile et enfin découvre sa culotte. Les hommes ont de quoi tomber malade d’envie.


Elle minaude, se fait désirer de son public. Tandis que certains se vautrent sur la scène pour pouvoir baiser les pieds de la belle Orientale, elle se meut, les laissant tous à leurs désirs libidineux et va vers une brune incendiaire qui depuis le début de la soirée se terrait dans l’une des alcôves, je la reconnais : Rebecca.


Lascive, ne laissant aucun doute sur ses intentions, la danseuse se colle au corps de la brune. Le public comprenant tout de suite se met à bramer, à beugler, à siffler, à remuer et se comporter comme des singes. L’un d’entre eux ne peut s’empêcher de sortir du fourreau son sexe qu’il branle. Le videur lui fait regretter cet acte scabreux.


La fête bat son plein, l’alcool coule à flot, la musique est assourdissante, la pénombre troublante. Dans une des alcôves, un groupe s’adonne à l’opium. À grands coups de pot-de-vin, le patron s’arrange avec la police pour qu’il n’y ait aucune descente impromptue.


Puis, arrive la troisième danseuse : une infirmière sexy qui vient danser sur « Voulez-vous coucher avec moi » de Lady Marmalade. C’est une jolie métisse, une Mauricienne peut-être, je ne saurais en être sûr. Elle aussi a la peau mate, les cheveux longs, raides et noirs comme l’ébène, elle pourrait très bien jouer le rôle d’une squaw et faire un super duo avec la cow-girl. Elle joue avec sa petite coiffe comme s’il s’agissait d’un ballon, telle une jongleuse, sa coiffe vole dans les airs, atterrit dans la main droite puis, par le micmac de la magie qui règne dans l’atmosphère, se retrouve dans la main gauche. Puis à son tour, elle danse autour de la barre de pole dance comme s’il s’agissait d’un amant, et l’érotisme atteint son paroxysme lorsqu’elle se met à lécher la barre comme on le ferait d’une bonne glace.


L’infirmière vient de quitter la scène et laisse le dancefloor à une démone sexy, de cuir vêtue et cravache à la main, une ceinture faite de menottes, un mélange de Catwoman et de Lilith. Elle danse sur un titre assez sombre de David Bowie « I’ve not been to Oxford Town ». Une Suédoise, peut-être, je n’en sais rien, mais c’est une superbe blonde, bâtie dans l’albâtre, les jambes longues, interminables même, et musclées. Elle joue de sa cape, pour s’y cacher et lorsqu’elle la rouvre à la vue de tous pour dévoiler son corps, un élément de son costume gît au sol.


Elle fait claquer son fouet, certains grands mâles se trouvent le cul à quatre pattes, les fesses rougies par le claquement de la discipline. Elle y va de bon cœur et plus cela claque et plus ils semblent prendre leur pied. Non mais, il y a de ces dingues !


Puis, elle va au sol, ouvre les cuisses et tourne sur son dos comme le ferait un danseur de hip-hop. C’est plus que sensuel, c’est érotique, c’est chaud, c’est proche d’une pornographie soft. Puis, elle lèche ses doigts aux longs ongles fins et par le truchement d’un effet spécial, ses ongles qui ressemblent plus à des serres lui coupent la langue, et elle se met à saigner.


Le sang lui dégouline lentement des commissures des lèvres et très mutine, elle dévisage avec arrogance les spectateurs puis quitte la scène à reculons !


Les deux videurs ne savent plus où donner de la tête, vite débordés par les clients transformés en chimpanzés. Lorsque la belle se met sur le dos et ouvre largement les cuisses, les cris, les hourras sont si forts qu’ils passent au-dessus de la musique. Deux d’entre eux montent sur scène, mais la démone est à son affaire, elle sait exactement comment les gérer, un p’tit coup de griffe sur leur torse et les voilà en pleine jouissance.


La lumière baisse encore en intensité, nous plongeant dans une pénombre soutenue. Soudain, la poursuite éclaire le fond de la scène où se tient une charmeuse de serpent, une sculpturale rousse avec une couleuvre à collier autour de ses épaules.


Elle danse sur une musique de « Dead Can Dance », une musique envoûtante ; les lumières baissent, et se centralisent sur la belle, qui joue avec son serpent amoureusement, elle cherche le contact de la langue bifide, puis d’une manière indécente, sa langue s’enroule autour de celle de son animal, lui-même s’enroulant autour de la taille de sa maîtresse.


Elle ouvre bien grand ses cuisses et l’animal se déplace lentement comme si lui-même avait des envies sexuelles. Je n’ai jamais vu un spectacle pareil et je ne croyais pas que les serpents pouvaient avoir autant de complicité avec un être humain.


Les clients ne savent comment se comporter, ils sont excités par la belle tout en étant terrifiés par la couleuvre à collier. Je la regarde se trémousser et jouer avec son animal, je la trouve terriblement sensuelle, presque vicieuse dans chacun de ses déplacements millimétrés. Elle me fait de l’effet, je suis loin d’être insensible à son charme, la bosse qui se forme dans mon pantalon en témoigne.


À ce moment précis, je tourne le regard vers l’objet de ma mission. L’Orientale se frotte contre Rebecca, elle lui mordille l’oreille en dansant au rythme lancinant au milieu de la foule qui ne sait plus où jeter le regard. Vers la scène en direction de la sulfureuse reine des serpents ou vers le bar où un show sexuel entre deux femmes ne saura plus tarder ?


L’infirmière se joint très vite au duo pour notre plus grand plaisir. La gestuelle n’a plus rien d’équivoque, les danses sont de plus en plus tactiles et les lèvres se rejoignent avec passion et engouement.


Bientôt, je vois Rebecca en culotte, le pantalon au niveau de ses chevilles, à la portée des deux prédatrices qui embrassent de plus en plus furieusement son corps.


Le solo de la charmeuse de serpent est terminé, la cow-girl et la démone la rejoignent sur scène et commencent un autre spectacle tout aussi charnel que l’autre. Rebecca a perdu toute pudeur, elle encourage et harangue la foule à se libérer. Pas besoin de répéter pour voir cette proposition trouver public.


Les mains baladeuses trouvent leur chemin, les parties du corps se découvrent et plus rien n’entrave les désirs libidineux à se concrétiser.


Entre deux baisers, je la vois boire de l’alcool de serpent, elle semble ivre. La cow-girl l’invite sur scène, elle laisse tomber le soutif, avance sur le devant de la scène et accepte quelques biftons placés dans la culotte.


Elle surjoue la lascive, impudique petite salope prête à tout pour faire se déchaîner les grands mâles.


La démone joue aux cracheuses de feu, la cow-girl profite du corps de l’invitée et plus exactement de son intimité qu’elle goûte avec délice, L’infirmière et l’Orientale proposent un 69 vertical incroyable autour de la barre de pole dance et la charmeuse de serpent part avec deux clients dans l’arrière-salle.


Le show perdure encore longtemps. Plus d’une fois, j’ai ressenti le besoin de me soulager, toutefois, je devais rester professionnel. Il est près de quatre heures du matin, le Akari Lounge va fermer, il est temps d’accoster la spécialiste de la cybersécurité.


Les clients sont sortis, il ne reste que l’équipe qui range et nettoie. Rebecca est seule au comptoir, je m’approche.



Sans se retourner, elle m’envoie :



Tout était dit.




Une mise en bouche


Rebecca avait usé de tout son talent pour craquer les serveurs de l’organisation de Zorg, organisation connue sous le nom de « Mocni », « la puissante » en croate. À présent, la liste des acheteurs était connue de la SSEE. Il était maintenant question d’organiser tout ça. Le but était de coordonner les différentes actions.

Le jour de la vente, la Veuve se trouvait chargée de tuer le Cannibale, le Mr devait s’occuper des hommes de main, Widowmaker, ainsi qu’Octopussy des clients, et Miranda de récupérer les filles.

Une fois ceci fait, il fallait s’occuper des restes de l’organisation « Mocni » afin qu’elle ne renaisse pas de ses cendres et pour ça, la SSEE comptait sur l’aide du groupe Wagner. Miranda espérait que le groupe russe perdrait un nombre important d’hommes lors de la guerre que mèneraient les deux entités – ce qui faciliterait la dernière marche à franchir pour la SSEE, à savoir en finir avec le groupe Wagner.

Dans cette liste, un nom occupait particulièrement les pensées de la Veuve Noire, il s’agissait du Brésilien Miguel Do Bernão, la tête du cartel « A mão ». MDB ne serait pas présent à Mogadiscio pour la vente, mais une information de première importance, une information qui avait jusqu’alors échappé à la Veuve, avait été mise en exergue par les recherches de Rebecca : MDB avait ses habitudes au sauna le Temazcal à Mexico, c’était de là que toutes ses décisions étaient prises, c’était dans les vapeurs éthérées que les contrats étaient signés. En surface, l’établissement était un lieu de rendez-vous pour hommes fortunés d’Amérique centrale, ils y venaient pour se détendre dans la chaleur des saunas, l’effervescence des bulles des jacuzzis, et la fraîcheur des bains glacés. Cependant, le Temazcal n’était au final qu’un repère de vipères.

Le chef du cartel « A mão » était ce qui se fait de bas, de plus vil et de plus abject chez l’être humain. C’était le genre d’homme qui poussait les limites de l’inhumanité au rang d’art, mais ce qui rendait folle de rage la Veuve était le penchant de ce gros lard pour les enfants. Lorsqu’elle en parla à Miranda, cette dernière la prévint que le baron de la drogue Miguel Do Bernão ne serait aucunement seul et que son aide serait plus que précieuse. C’est ainsi que les deux femmes se présentèrent devant le Temazcal.



~~~oooOOOooo~~~



Arrivées là-bas, l’agent d’accueil nous accueille en nous expliquant comment tout cela fonctionne. Puis nous arrivons dans les vestiaires, vestiaire commun cela va sans dire ! C’est très propre, il y a des affiches qui recouvrent les murs, des affiches invitant à l’utilisation de préservatifs.


Nous nous déshabillons, c’est la première fois que je vois Miranda nue, wahou qu’elle est belle ! Une superbe brune avec un corps musclé, des hanches bien dessinées, des fesses bien rebondies et des petits seins fermes, pas un pet de graisse !


Elle me regarde également des pieds à la tête…



Le couloir est sombre, légèrement éclairé de néons au sol et nous mène aux douches. Devant ces mêmes douches, il y a des bancs, nous déposons nos serviettes et allons sous l’eau un peu fraîche des douches.


À la droite, il y a le sauna qui lui, est plus éclairé que le reste des équipements, il y a une bonne dizaine de personnes dedans. À notre passage, nous avons cette vague impression d’être des gâteaux dans une vitrine de pâtisserie devant des curistes. À gauche, il y a un grand jacuzzi avec des bulles qui pétillent où de gros éléphants de mer semblent se détendre. En face du spa, il y a un hammam, à l’entrée, trois molosses desquels on peut deviner aisément des Desert Eagles cachés sous leur peignoir.



Rooh la salope ! Finalement, je me dis que joindre l’utile à l’agréable est envisageable…



Nous entrons à l’intérieur, la chaleur nous coupe le souffle, nous avons du mal à respirer. On n’y voit presque rien, on devine deux présences, deux corps informes dans le fond du hammam. Nous avançons à tâtons, je manque me ramasser la gamelle ce qui nous fait bien rire. Toujours à tâtons je progresse et ma main touche un corps !



Je m’installe sur un banc à environ un mètre de la personne que j’ai heurtée, Miranda à mes côtés. Alors que nous sommes les visages tournés l’une vers l’autre, ce qui est idiot, vu qu’on ne se voit pas, je sens une main me caresser la cuisse. C’est le bonhomme qui s’est rapproché de moi !

Je commence à distinguer un peu mieux les silhouettes. Mon voisin est un gros monsieur, l’autre personne qui est dans le fond n’est pas gros, il est obèse !


Je le laisse un peu plus longtemps sur ma cuisse. Il remonte doucement sa main presque en tremblant, il bute sur ma serviette et tente d’y faufiler une partie de ses doigts. Ça me coûte, mais il faut bien le chauffer. Alterner le chaud et le froid, il n’y a rien de tel pour faire monter la pression chez ces messieurs.


Je propose à Miranda d’aller plutôt dans le jac !


Nous sortons de la buée, déposons nos serviettes au sol et entrons dans le bain à remous. Bien sûr, nous avons été suivies par notre future victime et ses trois gardes. À son arrivée, il fait un signe de la tête aux autres personnes déjà présentes afin qu’elles déguerpissent, ce qu’elles font sans demander leur reste.


Il se place devant le jac, retire sa serviette, nous dévoilant ses attributs ! Ce gros porc est tatoué de haut en bas et sur ses bras, une croix pour chaque victime dont il est responsable. J’en dénombre une bonne cinquantaine. Il nous sourit en entrant progressivement dans le bain, bien lentement pour que nous ayons à loisir le temps de contempler sa bite. Il doit probablement savoir quel effet elle produit et doit être son atout de charme numéro un.


Je ne me gêne pas pour le dévisager, d’un air de dire, effectivement, t’en as une belle ! Miranda minaude et s’adresse à lui :



Ce disant, il se lève et me tend la main, approchant son gros appendice de mon visage. Il se présente comme un riche homme d’affaires tandis que nous, nous restons très évasives


MDB nous fait face, Miranda et moi sommes collées l’une à l’autre, j’apprécie le contact de sa peau réchauffée par l’eau à 35°.

Puis le silence s’installe, le show peut commencer. Je ferme les yeux pour bien me détendre et je sens un pied toucher presque imperceptiblement mon pied. C’est peut-être fortuit… Je garde les yeux fermés et je ressens de nouveau ce toucher, cela ne peut être que le pied du gros porc. Voyant que je ne bouge pas, que je n’ouvre même pas un œil, le Miguel prend ça pour une acceptation et son pied revient un peu plus fermement. J’ai juste envie de lui broyer la cheville mais, ce n’est pas le plan, il faut le chauffer.

Il commence à caresser mon cou-de-pied, je souris, cela me coûte. Puis, son pied monte d’abord sur ma cheville, puis mon mollet. Il fait un mouvement de bas en haut sur mon mollet, j’ouvre les yeux, le regarde, lui fais signe que « non » – toujours alterner le chaud et le froid…


Miranda, les yeux fermés en pleine détente, me caresse doucement le minou, je laisse échapper un petit « Ouuuhhh… » à son contact. Elle me sourit en me chuchotant « espèce de salope » et nous éclatons de rire !

Y a pas de raison moi aussi, je pose ma main sur ses cuisses. Nous nous contentons de nous caresser tendrement.

Au bout d’une minute, ma p’tite directrice me chuchote de nouveau à l’oreille :



Sur ce, nous nous levons dévoilant notre nudité aux yeux de gros porc qui n’en perd pas une miette.

Je prends le temps et pour ramasser ma serviette, j’y mets les formes dévoilant mes fesses au regard pernicieux du gros pervers.


Puis nous nous dirigeons vers les douches. L’eau paraît un peu moins fraîche que tout à l’heure, nous nous savonnons le dos, je descends ma main sur les fesses de ma « partenaire », quelle douceur !


Le savonnage se transforme en caresses et ma partenaire se retourne, elle m’agrippe par la taille et nos corps se rapprochent. Nos lèvres s’entrouvrent inexorablement et partent à la recherche de l’autre, nous nous embrassons doucement, tendrement. D’abord nos lèvres s’effleurent puis se touchent, elle a un goût sucré, proche de la framboise et inévitablement, nos langues s’apprivoisent et commencent à danser.


Alors que nous nous embrassons, MDB nous a rejoints dans les douches. Comme si nous nous étions fait prendre par un surveillant, comme si nous étions en faute, nous nous dégageons assez vite l’une de l’autre. Il nous sourit, il ne doute de rien, enlève sa serviette et exhibe fièrement sa grosse matraque qui a bien durci ! Un bel engin, il faut bien le dire !


Derrière la piscine d’eau glacée, se trouve un espace suffisamment grand pour nos desseins et en plus, il y a un lit, on sera plus confort !


Il fait toujours aussi sombre et il règne une odeur de javel, les lieux sont très propres et souvent désinfectés. Par là, on découvre de petites alcôves, des pièces assez exiguës, par là, on trouve une grande salle où se trouve le bar.


On y découvre un large lit sans draps avec deux coussins et un drap housse en satin. La pièce est dominée par les teintes bleues depuis les sols jusqu’au plafond en passant par les murs, la lumière est très tamisée.

Nous voyant entrer dans ce baisodrome, les clients du Temazcal, tels des moutons de Panurge suivent le troupeau pour assister au spectacle. Notre plan fonctionne sans accroc.


Nous jetons nos serviettes au sol puis nous nous installons. Je la trouve diaboliquement belle, belle à en crever et je ne résiste pas à l’embrasser. Nos langues dansent un ballet, se quittent, se retrouvent, puis explorent tour à tour des secrets cachés.


Ils sont une bonne vingtaine la bite à la main à nous mater… Miranda me susurre :



Pensez bien que je mouille comme une folle ! J’ai envie qu’on me touche à cet endroit, j’ai envie qu’on chatouille mon intimité, mon petit trésor.

À peine pensé, déjà contentée, les petits doigts de ma directrice recherchent ma fente et la trouvent comme l’experte qu’elle est ! Le tourbillon des sens qui a envahi ma tête devient un maelstrom, elle sait y faire cette garce !


Alors que je tressaute sous l’assaut des doigts qui pénètrent un peu plus profondément en moi,

mon p’tit minou m’envoie valdinguer en une cabriole dans un monde de volupté ! Miranda, l’experte écarte bien mes jambes pour y placer la langue en lieu et place de ses doigts.



Je monte rapidement en pression, le traitement que m’infligent mes deux amants devient un supplice, la chaleur se transforme en deux temps trois mouvements en véritable brûlure insoutenable, mon corps se tend, se crispe, mes muscles se raidissent, puis se contractent puis se raidissent… De la lave bout à l’intérieur de moi. Dans mon cerveau, ça explose de toutes parts, c’est comme une déflagration d’endorphine ou et de dopamine qui me fait décoller ! Mon entrejambe ruisselle, tapi au fond de moi, frémissant, un orgasme se réveille de sa léthargie, je hoquette de plaisir et laisse mon corps subir les assauts violents de la tempête qui le secoue de part en part !



À mon tour, j’ai envie de la goûter, je me place entre ses cuisses et ma langue pénètre son intimité, elle m’attrape par la nuque pour que je m’y enfonce un peu plus, elle gémit, son corps sursaute sous mes coups ravageurs de langue :



Il est temps pour nous de nous faire plaisir en 69 ! Je pourrais déguster ma petite Miranda toute la journée tant je me régale, mais elle s’occupe si efficacement de ma vulve gonflée que je succombe une nouvelle fois à un orgasme divin ! Je mouille comme jamais, mon amie vient de me boire littéralement !



Je suis très haut, complètement ailleurs ! Mon corps palpite encore, mon cœur s’est emballé, il faut respirer, ma fille, il faut respirer !


Le spectacle est affolant ! Tandis que les deux gouines que nous sommes gouinons à qui mieux mieux, nous sommes entourées par des vits turgescents, à la limite de l’explosion


Les odeurs sont fortes, le goût tantôt suave, tantôt amer épicé et fort. Parfois, un méat de cyprine s’égoutte sur ma lèvre, je sens une douce chaleur s’insinuer dans mes veines, elle se propage dans tout mon corps depuis mon cerveau jusqu’à la pointe de mes orteils !


J’ai adoré ses caresses, j’ai adoré la caresser, j’ai adoré ses baisers, j’ai adoré l’embrasser !

J’ai adoré le goût de sa peau, j’ai adoré le goût de ses lèvres, j’ai adoré le goût de son intimité, j’ai adoré la voir s’embraser, j’ai adoré la voir jouir.

Elle a été tour à tour passionnée, amante, fébrile, coquine, docile, discrète, enthousiaste, lascive, exaltée, calmée, galvanisée, apaisée, enfiévrée, conquise, active, passive, chienne, affamée, salace, lubrique, chaudasse et lors de toutes ces facettes, je l’ai adorée !


Mais toutes les bonnes choses ont une fin, elle me fait un clin d’œil, les trois molosses sont là. Il est temps de passer à l’action. Elle se dirige vers l’un des mâles en peignoir tandis que j’invite MDB à venir s’allonger à mes côtés.


Je vois sa main caresser le torse poilu de la baraque et tendrement ouvrir les pans de son peignoir. En l’espace de quelques secondes, elle s’est emparée du Desert Eagle, l’a pointé sur la tempe de son intriguant, lui a explosé la cervelle et a tiré sur les deux autres gardes qu’elle a touchés en plein cœur.


Tout cela se passe si vite que personne n’a le temps de comprendre et encore moins Miguel qui le sourire aux lèvres, s’allonge en exhibant fièrement son vit.


Ensuite, tout va trop vite, tout s’embrouille, j’entends les cris désespérés des assistants qui tentent de fuir, j’entends les déflagrations de l’arme et les corps tomber un par un.


Moi ?


Moi, je donne un coup de boule qui détruit le nez de gros pervers puis d’un coup bien placé au niveau des tempes, j’éteins la lumière. Le Miguel est KO. Il va mettre une bonne dizaine de minutes avant de reprendre connaissance.


Lorsqu’il se réveille, il est assis sur une chaise, bâillonné, ligoté et je lui fais face. Il panique, bien sûr qu’il panique. Il cherche du regard de l’aide mais autour de lui, il n’y a que des amas de corps et sur les murs du sang qui dégouline. L’odeur âcre du sperme laisse place à celle si caractéristique de l’hémoglobine.


Miranda me dit :



Puis m’adressant directement à l’ordure qui pisse littéralement de trouille :



Je le laisse mariner, histoire qu’il goûte un peu à la peur, celle-là même qu’il infligeait aux braves gens et aux enfants… Puis je reprends :



(Hurlements étouffés par le bâillon, puis malaise, perte de connaissance… vous voyez le genre, non ?)


Il est temps pour nous de quitter les lieux, nous allons un peu fourbues dans les vestiaires, le sourire aux lèvres.




Pour une invitation


Maryvonne avait fait jouer ses contacts et après deux tentatives infructueuses, elle trouva ce qu’elle désirait auprès du Cheikh Basire Al Djazir. Rien n’est gratuit et le prix à payer était celui de son corps.

Samedi 13 décembre 2026, Doha, palais du Cheikh Basire Al Djazir aux pieds du Souq Waqif.



Ainsi se présenta-t-elle face à son hôte qui s’était paré d’une élégante djellaba brodée de diamants pour l’accueillir.



Il lui fit faire le tour des lieux – quoique ce fût inutile, elle était déjà venue avec son défunt mari il y a bien une dizaine d’années. Elle regarda l’exceptionnelle piscine extérieure, lui sourit :



Loin d’être décontenancée, Maryvonne ajouta :



Et tous deux se mirent à rire.

Le repas passé, les deux protagonistes allèrent dans la chambre. Les discussions continuèrent et Maryvonne expliqua pourquoi elle avait délaissé ses affreuses lunettes pour des lentilles bien moins confortables. Puis Basire la questionna par rapport à la vente d’esclave, pourquoi avait-elle besoin d’avoir une esclave ?



Pour ce rendez-vous galant, Maryvonne s’était parée de l’une de ses plus belles tenues. Elle portait une robe droite rouge qui lui moulait le corps avec une ouverture sur ses cuisses laissant apercevoir ses magnifiques jambes sous un bas très fin et sûrement très travaillé, des talons hauts. Le haut de la robe était assez décolleté laissant deviner sa belle poitrine ronde et ferme. Elle avait dû mettre un push up pour susciter un désir tel qu’y plonger son regard condamner le voyeur à ne plus jamais reprendre d’air.


Il la dévorait des yeux. Le vin coulait et emmenait les deux protagonistes tranquillement mais sûrement vers des discussions plus osées.

Subjugué, Basire ne cessait de la complimenter


C’est elle qui finalement commença les festivités. Elle se pencha pour l’embrasser. Elle se saisit du visage qu’elle enserra tout jouant de sa langue experte. Les mains du cheikh se placèrent sur les cuisses de cette femme gourmande et les caressa avec poigne.


Ils continuaient de s’embrasser passionnément et les mains commençaient à toucher de plus en plus au but, celles de Basire ancrées plus profondément sous la robe tandis que celles de Maryvonne lui griffaient le dos !


Elle ouvrit un peu plus ses cuisses et gémit.



Les doigts bien placés, le gaillard savait y faire, elle le griffait avec plus d’intensité. Puis, il se retira, Maryvonne presque groggy se releva un peu, et Basire entreprit de dégrafer la jolie robe.



Et tout en la déshabillant, il profère des insanités du genre,



Le vouvoiement était nécessaire, il empêchait Widowmaker de prendre les rênes de la psyché de la bourgeoise. Si par mégarde, la tueuse prenait le contrôle, le Cheikh jouirait pour la dernière fois de sa vie.


En soutien-gorge, string, porte-jarretelles, bas résille et talons aiguille devant son amant resté bouche bée, elle s’approcha plus féline que jamais et lui mit la tête dans son décolleté. Tandis qu’il commençait à lui lécher le haut des seins, bien charnus, elle dégrafa le soutif en un tour de main.



Il releva la tête et les yeux dans les yeux elle lui dit :



Elle aimait bien surjouer et cela avait souvent beaucoup d’impact sur l’excitation du partenaire. Basire aimait qu’on le flatte, elle n’allait pas se gêner pour lui donner ce plaisir. L’excitation réveilla la chienne qui somnolait en elle et réveilla la bête en lui.


Adepte de l’amour brutal, il la domina et commença à en parler comme d’un bout de viande – ce qui amusa beaucoup Maryvonne (à moins que ce ne soit Widowmaker), le vouvoiement devenait si incongru que plus d’une fois, elle se mordit la langue pour ne pas éclater de rire, c’était tellement grotesque.


Les orgasmes furent nombreux, Basire s’avéra être un amant endurant – quoique trop brutal, il lui avait craché dessus, il l’avait giflée tandis qu’elle le suçait. Il l’avait bourrée, il l’avait enculée, il lui avait fait mal, ne pensant qu’à son propre plaisir, il n’avait eu de cesse de l’insulter de chiennasse, il l’avait soumise et lui avait fait boire son sperme, son jus, il avait éjaculé dans sa bouche, dans sa chatte et bien sûr dans son anus. Il l’avait souillée et parfois l’avait fait jouir.


Maryvonne, en bonne professionnelle, avait simulé les orgasmes (souvent), elle l’avait invité à être encore plus brutal, plus bestial, plus animal. Tandis qu’il la dégradait, elle était reconnaissante. Et ainsi elle l’avait fait jouir comme jamais !


Des amants qui, comme Basire, l’avaient considérée comme un paillasson, elle en avait son compte. Ils avaient souvent le même profil, ils compensaient par la brutalité ce qu’ils étaient incapables de donner, à savoir de l’attention. Elle n’aurait pas eu d’animosité envers ce Monsieur si elle n’avait découvert que le miroir derrière le lit qui faisait pratiquement la longueur du mur cachait une pièce où ses employés pouvaient admirer les prouesses de leur chef. C’était un miroir sans tain.


Il n’y avait rien d’étonnant à ce que Basire veuille démontrer à ses gens qu’il était un merveilleux amant.

Elle ravala sa fierté et se dit qu’elle devrait subir cette humiliation durant une bonne dizaine de jours encore, dix jours avant la vente, dix jours avant de le tuer.


Les jours se succédèrent et elle dut faire preuve de beaucoup de résilience pour ne pas laisser Widowmaker mettre fin à toute cette mascarade. Heureusement la piscine chauffée permettait à la bourgeoise d’endurer les sévices et les humiliations. Elle profitait pleinement de cette vie de multimillionnaire et les serviteurs devaient répondre aux moindres de ses caprices.



Le lendemain, des châtaignes avaient fait le tour du monde pour arriver à Doha.



Cependant, deux jours avant Noël, après une nuit de sexe brutal, lors d’une altercation avec Samir, elle lui dit :



Merde, se dit-elle, ne pas perdre son sang-froid maintenant ! Allez ma fille, ne te laisse pas avoir par une petite raclure comme Samir. Elle se jura que le duo Maître et Toutou ne profiteraient pas des fêtes de fin d’année.


Cependant, la veille de ce qui s’apparentait comme étant la dernière du Cheikh, elle décida de lui faire un cadeau en s’offrant encore plus qu’elle ne l’avait fait jusqu’à présent et en poussant les limites du « raisonnable » plus avant. Cette dernière nuit de baise, elle autorisa Basire à la maltraiter encore plus et ainsi donner le spectacle le plus avilissant possible à l’assistance cachée dans la pièce juxtaposée.


Il la fouetta, entreprit de la torturer avec délice, l’attacha pour la brûler de cire. L’idée vint à son esprit de prêter cette pièce de viande à ses hommes, mais il craignit qu’un d’eux puisse procurer plus de plaisir à cette chienne – ce qui était inadmissible dans son âme de mâle dominant.


À bout de force, il éjacula sur le corps meurtri et ligoté en hurlant une jouissance qu’il n’avait jamais atteinte jusqu’alors.

Maryvonne se délectait d’être ainsi souillée, plus elle souffrait, plus sa haine augmentait. Plus sa haine augmentait, plus elle s’en délectait en pensant à ce qu’elle lui ferait subir pour sa mise à mort.




La Baleine


À peine rentré d’Indonésie, Arthur Loretti est convié à Vancouver avec pour mission, qu’il n’hésite pas à qualifier lui-même de la mission la plus dure de toute sa vie : soutirer des informations à la Baleine.

Soutirer des informations à la Baleine ? Dit comme ça, il n’y a rien de sorcier mais cela signifie de devoir coucher avec ce gros tas et là, c’est soudain moins marrant.

La Baleine est à la tête d’un puissant groupe criminel sévissant dans tout le nord américain, il a main mise entre autres sur New York, Seattle, Chicago, Québec. Depuis le trafic d’armes en passant par celui des stupéfiants et trafic d’organes, son organisation a fait de la Baleine la femme la plus dangereuse et probablement la plus puissante du monde.

Pour elle, l’argent n’a pas d’odeur et elle n’hésite pas à faire commerce avec Daesh ou Boko Haram au vu et au su de tout le monde.

Arthur Loretti a déjà rencontré la Baleine lors d’un gala de bienfaisance, il s’est refusé à elle, prétextant qu’il n’est pas un prostitué. Elle promettait pourtant pour cet « échange de fluide » (comme elle aimait à le présenter), la somme d’un demi-million pour les migrants qui fuyaient le Mali des griffes de Boko Haram qu’elle armait.

Cette grosse dondon doit peser un demi quintal, ses seins tombent flasques sur son ventre proéminent, son double menton n’arrange aucunement son physique de mastodonte, mais elle n’en a cure. L’argent lui permet souvent de profiter d’amants aussi avides que beaux.



Miranda lui sourit avant de l’encourager :



En effet, La Baleine est de la vieille école, elle est du genre à mettre les biftons sous son lit plutôt que dans une banque, ne note jamais rien qui pourrait la confondre, elle exècre les nouvelles technologies et surtout internet, aussi les codes dont la SSEE aura besoin pour déjouer les systèmes de surveillance de l’Hôtel le Continental ne se trouvent-ils pas sur la toile – hors de portée de Rebecca.



~~~oooOOOooo~~~



Dix heures plus tard, me voilà dans le port de Vancouver. C’est dans les petits coins d’artistes cachés dans les rues secondaires de Granville Island que j’ai rendez-vous avec Jabba le Hutt. Raah, je n’en reviens pas de devoir me taper cette limace. Ça promet, je vais prendre des anti-vomitifs, et je vais devoir m’imaginer des putains scénarios pour réussir à bander.

Bon sang, mais qu’est-ce qu’il ne faut pas faire !


Bon, j’y suis : le Granville Island Hôtel.

Cette grosse tarte a eu la délicatesse de ne pas m’inviter chez elle, c’est qu’elle se doute que je ne suis pas celui que je prétends être et de toute façon ma demande lui a donné toutes les informations dont elle avait besoin. Elle est loin d’être conne, elle a compris que je suis un agent secret. Ce qu’elle ignore c’est pour qui je travaille.


Comme la SSEE s’y attendait, en échange de « nos fluides corporels », elle consent à me donner les fameux codes. Elle a ajouté qu’elle aimerait bien voir le Continental connaître quelques désagréments. Nous savons qu’elle compte reprendre toute la filière de la « Grande Table », aussi je ne sais pas si je ne vais pas la tuer… C’est à voir.


J’en ai parlé à Miranda et je me souviens de sa réponse :



Mouais, réponse ambiguë, m’a-t-elle donné l’autorisation de débarrasser la surface de la Terre d’une telle raclure ?


Je suis assis sur un des fauteuils du bar de l’Hôtel, un salon un peu sordide, un peu sombre à siroter une piña colada dans l’attente de Baleine.


Je n’ai pas à attendre beaucoup de temps que je vois dans l’embrasure de la porte d’entrée se présenter un éléphant en robe rouge qui se renseigne auprès du gérant qui montre du doigt la direction du bar. De là où je suis, je ne la distingue pas encore, je vois juste une grosse silhouette congédier deux gardes du corps.


La grande ombre est maintenant à l’entrée du salon, dans quelques secondes, elle va se découvrir à moi ! Elle s’arrête juste à l’entrée, le contre-jour ne me permet pas de la distinguer, je me lève en sa direction et c’est lorsque je suis à moins d’un mètre d’elle qu’elle me dit :



Dans ma tête, je me dis qu’elle est encore plus moche que dans mes cauchemars. Cependant, il n’y a pas d’échappatoire, il n’y a pas d’issue…


La tension est palpable, notre discussion commence sur des chardons ardents, chaque pas peut brûler, nous marchons sur des œufs, chaque pas peut casser… Lentement, le sujet dévie sur notre présence et sur sa finalité.

Telle une litanie je ne cesse de me répéter « quand faut y aller, faut y aller ! » Puis, finalement, je me dis que plus vite ce sera fait, plus vite j’en serais débarrassé.



La chambre est au deuxième étage, Jabba a pris les devants, je la suis docilement. Lorsque elle marche, elle ondule un peu du cul. Que dirait un mec excité par un tel déhanchement ? Hein ? bon allez, quand faut y aller, faut y aller !



Et sur ce, je pose ma paluche sur sa grosse fesse. Cela me procure comme une onde d’électricité dans la tête, je savais que cela allait être dur, mais je ne pensais pas à ce point-là ! Je me sens zoophile. Putain de merde, je ne vais jamais réussir à bander.


Elle reste sur place, se laisse malaxer les fesses et commence à gémir.


Moi dans ma tête, ça travaille, ça carbure jusqu’à ébullition, j’enchaîne des situations imaginaires excitantes jusqu’à trouver le bon scénario et enfin, je sens une excitation poindre. Il faut que j’en profite.

Je m’approche de son corps, m’agrippe avec force contre lui, et lui souffle dans les oreilles :



Tandis que je mets mon cerveau en mode déconnexion, je l’entends me répondre



D’un doigt scrutateur, je déplace le tissu de sa culotte sur le côté puis me place bien et pousse mon gland dans sa fente.


Pas besoin de lubrification, on pourrait y loger à trois ou à quatre tant c’est grand !

À présent bien ancré en elle, je commence à pilonner avec ardeur.


J’accentue le rythme, pousse plus fort et plus vite, je la baise sauvagement, lui martèle la chatte avec force et ne manque pas de l’insulter de grosse truie.


Les bruits ont attiré sur le palier juste au-dessus de moi les occupants des chambres qui nous regardent en plein ébats, il y en a même un qui vient de sortir son gourdin et commence à se palucher ! C’est une situation on ne peut plus sordide, mais je suis hors de mon corps, hors de ces lieux et de cette situation.


Finalement, je sens mon engin se raidir davantage, il palpite, il vibre, se tend ! Et je gicle enfin ! Raah, il était temps.


Le gérant est sur le palier d’en dessous, lui aussi s’est masturbé et nous grogne un : « Allez faire ça dans votre chambre ! » plus pour la forme qu’autre chose.


Pas un seul mot n’est sorti depuis le feu d’artifice final, je remonte mon jean, je suis honteux et sale à la fois. Quand je pense qu’il va falloir remettre le couvert… la prochaine fois, ce ne sera pas gratuit.


La chambre est à l’image de l’hôtel, modeste. Il y a un lit, une belle petite salle de douche juxtaposée, séparée de la pièce principale par des parois en verre que rien n’obture ! Les murs bleus ne sont pas très épais, j’entends la télé de la chambre voisine ! Il fait chaud dans la chambre.


Avant de me projeter dans cette triste aventure, j’ai pris quelques renseignements auprès d’anciens amants qu’elle avait grassement payés. Madame aime les dominants. OK, c’est pas trop mon truc mais puisque cette truie aime ça, autant lui en donner pour son argent.

Je la saisis par la mâchoire l’obligeant à ouvrir la bouche je lui crache dedans ! Un glaviot dans la gueule ! Franchement dégueu ! Mais cela a le mérite d’être clair, elle sera soumise !



Sans dire un mot, elle s’agenouille, le visage face à ma demi-molle, s’en saisit et la frotte contre son visage. Elle ouvre sa bouche et commence par le gober, commence à faire des aller-retours. De nouveau, je reprends mes scénarios imaginaires.


Elle miaule, elle se caresse, je ne la regarde pas. Petit à petit je retrouve un peu de peps, mais lorsqu’elle m’intime de lui bouffer la chatte, tout le travail mental tombe tel un château de carte.


Quand faut y aller, faut y aller…


Je m’agrippe à ses larges fesses, et commence mon dur labeur… très vite, elle beugle. Ça aussi je le sais de ses anciens amants, elle est très sensible du clito mais ce que ces salops ne m’ont pas dit, c’est qu’elle peut s’avérer être femme fontaine !


Et tel un geyser, un volcan en pleine éruption, sa chatte envoie des jets de cyprine comme si c’était de l’urine directement sur mon visage. Bon sang, qu’est-ce qu’il ne faut pas faire !


Je peux vous dire que je l’ai insultée, giflée, humiliée, lui ai craché dessus, je l’ai même étranglée – l’hypoxie a un effet euphorisant ! À ce moment, j’ai dû faire un travail sur moi-même pour ne pas trop serrer mon étreinte, elle a failli y passer.



Je l’ai prise en levrette, en missionnaire, je l’ai retournée, défoncée, déglinguée, enculée, maltraitée. Elle s’est comportée comme la reine des salopes. Les positions se sont succédé tout comme les rythmes ont changé d’intensité. Enfin, mon calvaire prend fin :



Maintenant que l’euphorie tombe un peu, je vais presser madame de me donner ce pour quoi j’ai accepté cet échange de fluides. Je me pose la question de la tuer mais finalement me ravise, de la voir heureuse m’attendrit.


Je l’ai, ce fichu code, Rebecca va pouvoir faire sa magie et nous ouvrir les portes du Continental de Mogadiscio.




La mort du Cannibale


Mogadiscio, Hôtel le Continental, 24 décembre 2026.


Cet enfoiré de mécouilles de Zorg a organisé sa vente d’esclaves sexuelles le soir du réveillon de Noël. Magnifiques cadeaux pour fumiers fortunés du monde entier.


Pour accéder à la salle des ventes, il faudra montrer son laissez-passer à savoir son invitation. Maryvonne, oreillette savamment dissimulée, communique avec le reste de la SSEE. Aidée par les plans de l’Hôtel que Rebecca depuis son ordinateur a récupéré (avec facilité), elle donne des indications précieuses, combien de gardes devant telle porte, combien d’autres dans tel couloir.


Parée d’une longue robe fendue sur le côté permettant d’admirer ses longues jambes musclées, chaussée d’escarpins, au bras du Cheikh Basire Al Djazir, Maryvonne Van CleenPutt attise la convoitise des hommes qu’elle croise. Elle a laissé ses lunettes cul-de-bouteille pour des lentilles qui enregistrent tout ce qu’elle voit.


Dans sa pochette de soirée, seule une bombe de poivre pourrait faire tiquer les gardes chargés d’inspecter les convives. Elle passe tranquillement le premier cordon de sécurité et se trouve dans la salle de réunion transformée pour l’occasion en salle de banquet.


Cassie s’est fait engager comme serveuse, vient lui servir une coupe de champagne Ruinart ainsi que quelques amuse-bouches de caviar, ce faisant, elle donne discrètement un tout petit bout de papier. Sans que Basire ne s’en aperçoive, la finaude Maryvonne déchiffre ce qu’il y a d’écrit :

« Glock 17 dissimulé sous table entrée ».


Sous une musique tamisée, les conversations vont bon train et bientôt la mort de Miguel Do Bernão est sur toutes les lèvres. Maryvonne apprend que la Baleine vient d’officialiser sa prise de pouvoir du Cartel « A mão » – non sans avoir dû écarter certains ambitieux. On parle d’une trentaine de morts en plus des dix-huit pauvres innocents massacrés au sauna le Temazcal.



Trois quarts d’heure sont passés quand le Cannibale se montre enfin. Souriant, jovial avec toujours le petit mot sympa pour ses invités, jamais on ne pourrait croire qu’il s’agit d’un tel démon. Son surnom provient directement des atrocités qu’il a commises lors de la guerre civile de sa Yougoslavie natale. À l’instar d’un Franco en Espagne, ce seigneur de guerre donnait carte blanche à ses soldats, il fallait qu’avant même que ses troupes ne débarquent, elles insufflent une peur indicible. Quoi de plus effrayant que le cannibalisme ? Il est dit qu’il mangea trois de ses pires ennemis et deux de ses amis.

Très vite sa réputation gagna en popularité, même Slobodan Milošević, le Serbe en aurait eu vent et essaya à maintes reprises de le faire assassiner.


Habituellement vêtu d’un treillis, en cette fête de Noël, il est fringant dans un costume Emporio Armani fait sur mesure, l’information à retenir est celle qu’il n’est pas armé – du moins en apparence.


Bientôt le voilà proche du Cheikh Basire Al Djazir et de sa sculpturale bombe :



Puis il ajoute, faisant un baise-main à Maryvonne :



Une fois ce dernier parti honorer de leur présence d’autres invités, Maryvonne s’adresse à la SSEE :



Il y a des personnes qui ne méritent pas de mourir sans souffrir un minimum, la dynamite n’est pas du tout du goût des agents de la SSEE, mais au vu du nombre de personnes à occire en ce réveillon, les pains de C4 s’avèrent nécessaires.

En entendant la conversation entre leur directrice et Maryvonne, Rebecca et Mr Nobody, en charge de placer le plastic redoublent de vigilance. Ils auront sûrement affaire avec les hommes de la « Mocni ».


Aucune crainte des caméras de surveillance pourtant nombreuses dans les sous-sols de l’hôtel, Rebecca a changé le direct par un enregistrement d’une séquence de vide qui passe en boucle sur les moniteurs de contrôle, et à cette heure tardive, les lieux sont déserts. Les deux agents peuvent opérer tranquillement.


Soudain, Mr Nobody perçoit un son, d’un geste, il invite sa partenaire à ne plus faire un seul bruit. Les deux agents dégainent leurs armes respectives lorsqu’un deuxième son leur parvient – confirmant qu’ils ne sont pas seuls.


Le son provient depuis leur gauche, c’est-à-dire par où ils sont entrés mais bientôt un troisième beaucoup moins discret se fait entendre dans leur dos. Puis un autre à leur droite. Ils comprennent qu’ils sont encerclés. Soudain, une grenade assourdissante roule jusqu’à leurs pieds et explose.



~~~oooOOOooo~~~



C’est avec difficulté que je reprends connaissance, je suis un peu groggy et j’ai du mal à ouvrir les yeux. Les lumières ne semblent pas fortes mais suffisantes pour m’aveugler. Je dois bien mettre une trentaine de secondes pour recouvrer tous mes esprits et mes sens.

Je suis attachée, assise à une chaise, me font face une dizaine d’hommes. À mes côtés, je constate que nous nous sommes tous fait avoir.


Comme des débutants.


Mr Nobody, Octopussy, La Veuve, Rebecca et même Widow sont dans ma position, assis, ligotés. Parmi la dizaine d’hommes qui nous entourent, Zorg, Alaric Zorg se tient fier comme un paon, à ses côtés : La Baleine.


Cette salope nous a balancés !



C’est Zorg qui met fin à notre conversation :



S’adressant à Widowmaker :



Widowmaker baille, punaise ! Quel sang-froid. Ça coupe la chique du père Zorg !


Il lui faut quelques secondes pour reprendre un peu d’aplomb et s’adresse à l’assemblée.



Sur ce, il sort de la pièce.


Aussitôt Zorg sorti, la Baleine se dirige vers Mr Nobody et s’assoit sur lui et plus précisément le chevauche. À califourchon, elle le love de ses bras de graisse et le force à lui rouler un patin. Beurk…



Un silence tombe comme une chape de plomb, lourd, mortifère, on peut entendre une mouche péter. Acculé, il cherche dans nos regards une échappatoire que nous ne pouvons lui donner. De guerre lasse, il est prêt à capituler et à accepter l’ignoble deal – je le vois dans ses yeux et je perçois même ses lèvres s’entrouvrir quand une balle vient perforer le front de la Baleine.


C’est avec sa chute que la frénésie s’empare des lieux comme un feu vert pour l’assaut. De toutes parts ça canarde, les hommes de Zorg contre une bonne dizaine d’autres habillés comme les commandos des forces spéciales. Les balles fusent de partout et les corps tombent les uns après les autres.

Au bout de cinq minutes de pure folie, Igor Krapovitz, vainqueur de cette échauffourée sanglante vient nous délivrer :



Cassie s’exclame :



Puis arrivé devant la Veuve, il s’arrête et demande quelles sont les intentions de cette dernière :



C’est en croisant les doigts qu’elle lui répond avec férocité :



Juste avant de déguerpir les lieux, nous nous réarmons avec les flingues des gisants et je m’étonne de la présence du groupe Wagner.



La suite est un déferlement de violence, je tue plus que jamais. J’ai pour principe de ne jamais tuer de femme (ni enfant) mais ces salopes sont là pour du commerce d’êtres vivants, ce sont des raclures, ce ne sont plus des femmes, alors, armées ou non, elles ont le droit à un deuxième trou de balle. Si elles survivent (ce qui n’arrivera probablement pas), elles pourront toujours tester la triple pénétration.


À court de munitions, c’est à la lame que j’en finis quelques-uns, je ne compte plus. L’adrénaline pour moteur, je ne sens pas la fatigue et mon bras découpe des jarrets, s’enfonce dans des panses et refait le sourire de plusieurs salopes qui feraient presque pitié si elles avaient une âme.

À un moment, j’entrevois Widow, elle aussi à l’arme blanche, s’en prendre au Cheikh Basire. Je dois détourner mon regard, sans quoi j’en vomirais… C’est clair, définitivement clair, c’est une putain de psychopathe celle-là !

Cependant, mon rôle est de libérer les esclaves, il ne faut pas se disperser, il ne faut pas.



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Cassie et Widowmaker s’en donnent à cœur joie, elles flinguent à tout-va jusqu’à ne plus avoir de munitions. Soudain, Widow voit le Cheikh caché en dessous d’une table pleurant à chaudes larmes et faisant pipi.

D’un simple signe à Octopussy, elle lui fait comprendre que pour celui-là, ça va mettre un p’tit peu plus de temps et à présent Cassie se trouve seule.


Les hommes de Zorg sont des militaires ultra entraînés, ce ne sont pas de simples civils, ils font beaucoup de dégâts dans les troupes de la division Wagner, Igor Krapovitz est touché, mais il tient encore debout. Leur chef grièvement blessé, Wagner préfère fuir – après tout, ils savent que la SSEE va tout faire exploser. Ils ont accompli leur mission, à savoir donner du temps pour Miranda.


Toutefois, un homme manque à l’appel des combats, le Cannibale lui-même. Lorsque la Veuve Noire pénètre enfin dans le bureau de la suite, elle le trouve tranquillement assis un coutelas à la main.



Très calmement, il se lève de sa chaise, fait le tour de son bureau pour faire face à la Veuve.



Là-dessus, il commence ses mouvements, prestes et agiles et fait tourner son couteau le sourire aux lèvres.



Impassible, les bras dans le dos, elle n’a même pas bougé un sourcil mais garde un sourire carnassier. Tandis que le seigneur de guerre continue sa danse, elle déplace ses bras vers l’avant juste le temps que le Cannibale comprenne, ses bras sont tous deux armés d’un desert eagle.


La dernière danse du Cannibale est celle de son corps sous l’effet de la myriade de balles qui lui troue le corps. Tel un pantin désarticulé, Zorg va finir sa course ensanglantée sur le bureau.

La Veuve se rapproche du corps et lui dit :



À sa montre, il ne reste plus que cinq petites minutes pour déguerpir des lieux, cinq minutes avant que le C4 finisse de nettoyer les lieux de tous ces immondices. Ce n’est pas suffisant, aussi décide-t-elle d’emprunter une voie plus rapide : sauter du treizième étage.

Elle n’a pas intérêt à rater son coup, les drapeaux aux couleurs de la Somalie qui ornent la façade de l’Hôtel paraissent tout petits depuis les hauteurs.


La chute est vertigineuse, la vitesse est abracadabrantesque mais son sang-froid lui permet de ne pas se tromper, sa chute est vite amortie et déviée, son corps vient finir dans la piscine du Continental. Elle y retrouve Cassie et Widow qui ont opté pour la même solution.


Depuis l’entrée principale, elles peuvent voir Miranda, Mr Nobody diriger une vingtaine de filles squelettiques. La SSEE a réussi ! Puis, Mogadiscio offre le plus beau feu d’artifice de Noël de mémoire des anciens. Le Continental a existé.


Une fois à l’abri, les agents constatent l’absence de Rebecca. Mr Nobody se veut rassurant et assure que cette fille n’est pas morte, elle a juste préféré prendre un autre chemin.



Miranda, après avoir épousseté sa tenue de cuir de Batgirl prend la parole :





Épilogue


Janvier 2027

Hawaï, non loin de Koloa sur les berges de la plage Poipu, les agents de La SSEE partagent leurs lits dans la grande maison coloniale de Miranda. Dans l’attente que leur repas ne sorte de terre depuis le four polynésien, ils sirotent des cocktails quand soudain l’ordinateur émet le son caractéristique de la réception d’une notification sur le serveur ultra sécurisé.

Miranda s’attend à une nouvelle mission mais le message est envoyé par Rebecca.


Mes amis, permettez-moi de croire en votre amitié, votre planque est compromise. La grande Table a mis d’énormes moyens pour vous retrouver.

Comme vous le savez, vos bureaux de Louisiane ont été détruits, le Château «Lancosme» de Maryvonne sur les bords de la Loire n’est plus qu’amas de pierre. Il en va de même pour les refuges de Octopussy, de ceux de la Veuve et du manoir de Mr Nobody.

Je vous déconseille d’utiliser vos moyens de transport personnels à moins d’une fouille minutieuse de chacun d’entre eux.

J’ai moi-même un de leurs meilleurs tueurs à mes trousses, il se nomme Baba Yaga. Nous le connaissons tous je crois sous le nom de John Wick.

À très bientôt.

Ce message s’autodétruira dans 1… 2… 3… »




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