| n° 23686 | Fiche technique | 7426 caractères | 7426 1307 Temps de lecture estimé : 6 mn |
05/07/26 |
| Présentation: Toujours moins de 10.000 signes pour cette balade/ballade... | ||||
Résumé: Entourée d’une petite troupe que je dirige, une Noble Princesse se balade en dehors des sentiers balisés... | ||||
Critères: #nonérotique #historique #princesse #soldat | ||||
| Auteur : Patrik (Carpe diem diemque) Envoi mini-message | ||||
| Collection : 9999 maxi |
Une Princesse et sa petite escorte se baladent dans des montagnes mal famées, de quoi offrir un bon sujet de ballade. Bonne lecture :)
La petite troupe que je dirige se met en branle : des serviteurs qui ne payent pas de mine, des soldats qui ne valent pas mieux et des porteurs de baldaquin qui ne sont plus de première fraîcheur.
La Princesse que nous convoyons n’est pas de haut niveau, ce qui explique l’allure usagée de notre cohorte. Contrairement à bien des Dames de Qualité, celle que nous véhiculons n’est pas remplie de morgue et de mépris, mais elle sait ce qu’elle veut.
Tandis que nous nous enfonçons dans la montagne, la Noble Dame ouvre son rideau pour s’adresser à moi, tandis que je passe à sa hauteur :
Je me mets à rire :
Je réponds la stricte vérité :
Elle passe sa jolie tête en dehors du baldadin pour inspecter les alentours :
Chevauchant toujours à sa hauteur, j’affiche un petit sourire :
Tandis que nous mettons le pied dans une clairière, la Princesse s’agite un peu :
Tout en minaudant, elle s’alarme :
Soudain, mes sens mis en alerte, je fronce des sourcils :
Je dégaine mon sabre.
Nous sommes visiblement tombés dans un piège : devant nous, des brigands, derrière nous, des malandrins, et tout ce petit monde ricane, arme à la main. Je les comprends, car ils sont plus nombreux que nous, et l’escorte de notre Princesse ne paie pas de mine.
Sabre toujours en main, je m’approche de celui qui semble être le chef de cette bande :
On dirait que les nouvelles vont vite. Il est vrai qu’il est rare qu’une Damoiselle de Qualité aussi belle montre le bout de son nez dans cette contrée à l’écart des grands chemins usuels.
Les brigands s’esclaffent joyeusement. Puis le calme revenu, s’adressant posément à moi, le chef lâche à voix haute :
Au ton de la voix, je n’en crois pas un seul mot. Néanmoins, je reste assez impassible :
Je me tourne vers les serviteurs et les quelques soldats de notre escorte :
C’est alors qu’à la stupéfaction des brigands, ma troupe minable se débarrasse de ses hardes, révélant des armures légères à plaques ainsi que diverses armes bien entretenues. Pour ma part, je fonce dans le tas, vers le chef des brigands, tandis que derrière moi s’élèvent déjà divers cris de douleur et d’agonie.
Quelques instants plus tard, entouré de ses hommes gisant au sol, toujours vautré sur la terre molle, désarmé, le chef des canailles n’en revient pas :
Bien que blessé, roulant sur lui-même, il essaye de s’emparer d’une longue épée abandonnée, mais je suis plus rapide que lui, mettant mon pied sur ce qu’il veut capturer. Atterré, il regarde une fois de plus autour de lui : plus aucun de ses hommes ne semble debout, ils sont tous étendus sur le sol, les uns gémissant, les autres ayant définitivement fini de geindre.
Soudain, il ouvre de grands yeux effrayés. Je me retourne : avec grâce, la Princesse s’approche de nous, affichant un large sourire sur ses délicates lèvres écarlates, un sabre ensanglanté dans une main, et de l’autre, ses doigts graciles plongés dans la chevelure de la tête décapitée d’un des brigands.
D’un ton badin et enjoué, elle s’adresse à moi :
La Princesse joue impunément avec la tête coupée :
Sans cesser de sourire, elle jette négligemment son trophée près du chef qui sursaute d’effroi. Elle me demande :
Elle incline gracieusement la tête. Mon sabre dégoulinant de sang, je me tourne vers l’homme toujours assis au sol :
L’homme est carrément incrédule :
Tenant son bras blessé, le chef des ex-brigands cligne des yeux :
Galamment, je me tourne vers la jeune femme :
Elle m’adresse un large sourire reconnaissant.
La tête du chef décrit une belle courbe avant d’aller rouler dans un ravin.