| n° 23681 | Fiche technique | 26808 caractères | 26808 4750 Temps de lecture estimé : 20 mn |
01/07/26 |
Résumé: À la fac, c’était un des profs que j’admirais le plus... | ||||
Critères: #initiation #fellation hh hplusag profélève hsodo | ||||
| Auteur : Trav-ailleurs Envoi mini-message | ||||
Le TD de biologie cellulaire se termine à dix-huit heures tapantes. Je range mes affaires au ralenti. Autour de moi, les autres décantent déjà dans le couloir. Moi, je reste. D’habitude, on est trois ou quatre à traîner après les cours de Durieux, à lui poser des questions, à le laisser développer une digression sur l’apoptose ou la réplication de l’ADN. Ce soir, les autres sont partis très vite, car c’est la veille d’un long week-end.
Lui reste debout derrière son bureau, en train de ranger ses transparents dans le désordre. Assis au troisième rang, j’attends patiemment qu’il ait fini, mon sac sur les genoux. J’aime discuter avec cet homme que je vénère.
Il lève les yeux.
Sa voix est grave, mais malicieuse. Il a cette façon de prononcer mon prénom qui me met toujours en évidence. Je crois que, lui aussi, m’apprécie.
Il sourit, et son sourire creuse des plis profonds dans sa barbe poivre et sel. Il est grand, large d’épaules, avec un crâne lisse qui brille sous les néons. Il doit approcher la soixantaine. Mais ses yeux, derrière les lunettes, sont vifs et espiègles.
Il referme son cartable.
Mon cœur fait un bond ridicule. Un verre ? Avec Durieux ? Avec le prof dont je connais par cœur chaque publication, je suis aux anges. Je hoche la tête avant même d’avoir réfléchi.
Dehors, il fait un peu frisquet en cette fin d’après-midi d’octobre. Je le suis jusqu’au parking. Sa voiture, une vieille Mercédès usée, fait quand même classe. Il ouvre la portière côté passager avec un geste de la main qui m’indique de monter. Je m’installe sur le siège en vieux cuir. Il met le contact. Le moteur ronronne.
Je m’attends à ce qu’il prenne la direction du Balto, le bar de l’autre côté de la nationale où vont en général les profs et les étudiants après les cours. Mais, au rond-point, il tourne à droite. On quitte la ville. Les immeubles cèdent aux champs, puis aux bois. La route se rétrécit. Je regarde par la fenêtre, puis vers lui. Où m’emmène-t-il ? Il doit ressentir mon inquiétude.
Putain, quelle chance. Invité dans l’antre du maître, quel privilège ! Je m’empresse de dire « oh oui, avec plaisir ».
La chaumière apparaît au bout d’un chemin de terre, en lisière de forêt. Les murs sont en pierre apparente, le toit en chaume, un endroit fort sympathique. Je remarque la grande terrasse en bois avec ses chaises longues et un parasol replié. L’herbe autour est coupée court, les buissons soigneusement taillés. L’endroit est cossu, sans être ostentatoire, mes parents seraient ravis. Une propriété bien tranquille, le genre de lieu dont je ne savais même pas qu’il existait à vingt minutes de la fac.
Je descends de la voiture. Il ouvre la porte d’entrée. L’intérieur est chaleureux. Un salon garni d’une imposante bibliothèque qui couvre tout un mur, un canapé en cuir brun, une cheminée éteinte. Les bouquins sont partout. Je reconnais certains titres sur les étagères. J’aimerais beaucoup qu’il m’offre un exemplaire dédicacé du sien, mais je n’ai jamais osé lui demander.
Il pose ses clés dans une vasque en céramique tandis que je parcours les ouvrages. Je suis émerveillé. Nettement plus riche qu’à la bibliothèque.
La question sort toute seule. Je me mords les lèvres, prenant conscience de mon indiscrétion. Mais il ne semble pas m’en tenir rigueur. Il enlève sa veste, la pose avec précaution sur le dossier d’une chaise.
« Compagnon », il a bien dit « mon compagnon », pas « ma femme », ni « ma compagne ». Ce masculin résonne dans ma tête comme une fausse note. Je ne savais pas qu’il était homosexuel. J’aurais sûrement dû m’en douter, ses gestes précis, un peu maniérés, quand il manipulait les transparents. Et la façon aussi dont il disait « Romain ». Mais non, je suis un peu trop candide et avais fait fi de certaines rumeurs qui circulaient à la fac.
Me voici donc en tête à tête avec un « pédé », le malaise m’envahit, je panique. Pour moi, ce sont des gens bizarres, pas comme tout le monde, des anormaux. Soixante-huit est pourtant passé par là : la libération sexuelle, et tout et tout… Mais je suis resté petit bourgeois, bien élevé, avec des principes et des parents bien comme il faut, qui ont des opinions tranchées sur le monde.
Je vois maintenant Durieux sous un jour nouveau. Sauf que lui n’a pas changé. Il est debout dans la cuisine, en train de sortir deux verres d’un placard. Grand, barbu, crâne luisant, docte professeur… et pourtant pédéraste ! Dire que je suis seul avec lui, dans cette maison isolée, en plein cœur de la forêt.
Le tutoiement, André. Comme si toutes les barrières tombaient les unes après les autres. Je bafouille quelque chose d’inaudible, un « bien sûr, André » hésitant qui sonne faux. Et je m’assois sur le canapé, au bord du coussin, un peu crispé, le dos raide.
Il revient avec une bouteille de vin rouge. Un Saint-Émilion, je vois l’étiquette. Il remplit mon verre.
Mon « non » est beaucoup trop rapide. À 23 ans, je suis encore puceau, cela me complexe et j’ai l’impression que ça se voit sur mon visage.
Oh, mon Dieu, non, quelle horreur ! Je me contente de secouer négativement la tête.
Il s’assoit à côté de moi, ni trop près ni trop loin, son attitude reste correcte. Mais le canapé n’est pas bien large…
Serait-il en train de me draguer, cette pédale ? C’en est trop. Je saisis le verre qu’il me tend et le vide d’un trait, comme le dernier des salopiauds. Le vin est bon, mais un peu âpre, et il me brûle la gorge.
Je n’ai même pas trinqué. Il sourit.
Je rougis, regarde ailleurs, essaie d’évacuer mon stress. Il me ressert. Cette fois, je bois plus lentement. Je fais tourner le liquide dans le verre, comme je l’ai vu faire dans les films. Je n’y connais foutre rien, en vin. Mais l’alcool me détend. Mes épaules redescendent. Mon dos s’enfonce dans le cuir. On parle de biologie, de ses recherches, de mes projets. Il m’écoute avec attention, s’intéresse à moi, pose des questions précises.
Le temps s’éternise et la bouteille se vide. Je suis un peu pompette. Je n’ai pas l’habitude de boire, mis à part quelques bières, de temps en temps, avec des potes.
Ces propos sont tellement intimes… Le rouge me monte jusqu’aux oreilles. Jamais je n’ai parlé de choses comme ça, avec qui que ce soit, ni avec mes parents, ni avec des potes… Bien sûr que je me branle, mais en cachette, ça ne regarde personne.
J’ai l’impression qu’il se rapproche, que la chaleur de son corps empiète sur la mienne.
Sa main se pose doucement sur mon bras, en toute amitié, comme si de rien n’était. Mais je perçois ça comme une agression. Ce putain de pédé me touche ! Je devrais me lever, le repousser, l’insulter, m’enfuir pendant qu’il en est encore temps, comme je le fais d’habitude avec les filles, dès que ça devient trop proche et trop réel.
Mais je me contente de retirer mon bras, un geste d’humeur un peu vif. Il n’insiste pas, je suis presque déçu. Le silence s’installe. Je regrette d’être la cause de ce malaise, je regrette d’avoir brisé la complicité qui s’installait entre nous. En plus, il n’a rien fait de mal, c’était juste un geste d’affection, je suis vraiment trop con.
C’est à moi de relancer, de donner un peu de ma personne pour rétablir le contact. Alors je lui fais une confidence :
Il ne me laisse même pas le temps de répondre, il se relève, ouvre un tiroir de la commode, saisit un paquet de revues qu’il pose devant moi. J’avoue que je les feuillette pour lui faire plaisir, convaincu que ça ne va pas m’intéresser. Des hommes, des hommes, toujours des hommes, des hommes avec des gros sexes, des hommes en érection, des hommes qui se sucent, des hommes qui s’enculent. Dommage, je ne peux pas lire les commentaires entre les photos, écrits en allemand ou dans une autre langue que je ne connais pas. Dans le second magazine, je tombe par hasard sur les photos d’un jeune homme qui se fait prendre par un vieux barbu, la coïncidence est troublante et me met mal à l’aise. Je relève la tête vers mon vieux prof qui me sourit avec bienveillance.
C’est tout ce que je trouve à dire. Tous ces acteurs pornos aux sexes turgescents me font tourner la tête.
Pourquoi diable ai-je posé cette question ? Qu’est-ce que je cherche ? Qu’est-ce qui me trouble autant ?
Il s’empresse de répondre.
Instinctivement, je me rapproche de lui sur le canapé, j’ai envie qu’il reprenne son approche.
Quand sa main glisse sur mon t-shirt, suit la ligne de mon épaule, puis redescend sur ma poitrine, quand ses doigts insistent sur mon téton, à travers le coton. Je frémis. Un mouvement incontrôlable, un tressaillement qui me parcourt l’échine. Ensuite, il remonte lentement le long de mon cou, la paume contre ma peau.
J’essaie de me convaincre que c’est juste pour essayer, que ça n’engage à rien, que je ne suis pas homosexuel… Mais la caresse est trop agréable.
Il attire doucement ma tête vers lui et pose ses lèvres sur les miennes.
Sa barbe me chatouille un peu. Ses lèvres sont sèches, un peu gercées. Sa langue glisse carrément dans ma bouche. Chaude, vive, elle cherche la mienne, la frôle, la cajole !
En ai-je envie ? En tout cas, je le laisse faire. J’ai même l’impression de bander un peu. Alors, à mon tour, je lui donne ma langue. Je la pousse contre la sienne, je goûte sa salive, pénètre à mon tour sa bouche, me donne entièrement à ce baiser.
Force est de constater que je dois être, moi aussi, une petite pédale. Parce que je prends un malin plaisir quand ce vieux barbu me roule des pelles.
C’est presque mon premier vrai baiser, je l’avais juste fait une fois, à un mariage, avec une vague cousine. À l’époque, je devais avoir 17 ou 18 ans, c’était l’année du bac, elle avait les yeux fermés et je ne savais pas quoi faire de mes mains.
Cette fois-ci, c’est différent. Mes mains se posent sur André, l’attirent contre moi, et ma langue danse avec la sienne, c’est un baiser qui n’en finit plus, auquel je me donne corps et âme.
Sa main glisse maintenant sous mon t-shirt. Ses doigts trouvent mes tétons, les titillent. Ils sont durs, très sensibles. Chaque contact m’envoie une décharge. Puis il descend lentement le long de mon ventre, suit la ligne de poils qui coule de mon nombril vers mon pubis. Je suis plutôt velu, comme il dit. Ma bite durcit encore, se raidit, se redresse, je la sens à l’étroit dans mon pantalon.
Il défait ma ceinture. Je ne proteste pas, j’ai trop envie de connaître la suite. Je me redresse même un peu, cambre les reins pour qu’il puisse faire glisser mon pantalon le long de mes cuisses. Mon slip suit aussi, il le tire. L’élastique passe sur ma queue raide, qui rebondit contre mon ventre.
Je suis maintenant debout devant lui, pantalon et slip autour des chevilles, t-shirt relevé. Ma bite pointe droit devant moi, durcie, la peau tendue. Il est assis sur le canapé, les yeux à hauteur de mon bassin. Il prend ma queue dans sa main chaude et me branle lentement, en faisant rouler la peau sur le gland.
Il me regarde, ses yeux brillent derrière ses lunettes.
Il m’attire à lui, ses mains sur mes fesses. Sa langue sort, lèche mon gland, une langue épaisse, très humide, qui tourne lentement autour du sommet de ma queue. Puis il l’avale entièrement, jusqu’à la base. Ma pine disparaît dans sa bouche, dans sa gorge. Il s’étouffe presque, recule, tousse un peu.
Un rire bref, un peu gêné. Puis il se remet à la pomper. Sa tête va et vient, ses lèvres coulissent le long de la hampe. Sa barbe chatouille mes cuisses. Et il me pompe avec autant d’application que ces cochonnes des revues pornos.
C’est la première fois qu’on me suce la bite et la première fois aussi que je suis nu devant quelqu’un. Dire que c’est mon vieux prof de biologie, le gars dont je lisais chaque article. Maintenant, il me suce la queue dans son salon. Je n’aurais jamais cru ça possible, je ne l’envisageais même pas. Je le regarde faire : ses lunettes glissent sur son nez, ses yeux sont fermés, concentrés, ses joues se creusent et les veines de son cou ressortent. Et puis, ce bruit humide de sa bouche sur ma bite, un bruit de succion régulier, obscène, excitant.
Je bande encore plus dur. Mon cœur cogne contre mes tempes. Mes jambes tremblent. Quelque chose monte en moi, une pression que je connais pour l’avoir ressentie seul, dans ma chambre, devant les magazines. Mais là, c’est différent. C’est beaucoup plus fort et plus rapide. Je ne tiens plus. Je crois que je vais… Mais il ne s’arrête pas. Il accélère au contraire. Sa tête va plus vite, ses lèvres serrent plus fort. Je lui prends la tête dans mes mains, instinctivement, sans réfléchir, et je pousse ma bite encore plus profond dans sa bouche.
Mais je n’ai pas le temps de finir ma phrase. Un geyser de sperme explose. Je jouis dans sa gorge, par à-coups, chaque spasme accompagné d’un tressaillement qui me plie en deux. Il avale tout. Il garde ma bite dans sa bouche jusqu’à la dernière goutte, la suce jusqu’à ce qu’elle ramollisse.
Puis il se relève. Ses lèvres sont humides, brillantes. Il y a du sperme au coin de sa bouche. Il l’essuie du dos de sa main.
Et il m’embrasse à nouveau. Sa langue pousse entre mes lèvres, et je sens le jus gluant et tiède qu’il dépose sur ma langue, mon propre foutre. C’est un peu écœurant, dégueulasse, salé et légèrement amer, mais nous nous roulons à nouveau une pelle encore plus fiévreuse, pour partager mon jus. Curieusement, cela m’excite aussi. Ma bite tressaille, reprend de la vigueur, elle est déjà à moitié raide.
André recule d’un pas.
Je reste immobile une seconde. Puis je retire mon t-shirt. Je le jette sur le canapé. Je retire mes godasses et sors mon pantalon et mon slip, qui étaient encore autour de mes chevilles. Je suis désormais complètement nu devant lui, dans son salon.
Mais il en veut plus, m’attire sur la terrasse, comme s’il voulait m’exhiber aux yeux de la terre entière. Il m’embrasse sous toutes les coutures. Des gens pourraient nous voir, car l’endroit est visible de la route, mais ça doit l’exciter, car il devient comme fou.
Mais l’air froid d’octobre fait durcir mes tétons et je grelotte un peu. Alors, mon amant a pitié de moi. Il me prend par la main et me guide jusqu’au fond du couloir où il pousse la porte. Sa chambre. Quelques affiches scientifiques ornent les murs d’une pièce assez grande, mais un peu bordélique. Le lit est très large, les draps sont défaits, peut-être pas très propres, mais il ne s’attendait certainement pas à recevoir un jeune homme. Je remarque juste une tache qui pourrait être du sperme. J’imagine le vieux prof en train de s’astiquer et ça aussi me fait bander. Il faut bien me rendre à l’évidence, cet homme m’excite, je dois être vraiment homo.
Je me laisse guider. Je ne sais pas ce qui m’attend. Mais j’ai envie d’apprendre.
André murmure ça contre mon oreille, son souffle tiède et plein d’envie. Ses mains coulent sur mes hanches, remontent le long de mes côtes. Ses paumes rugueuses me font frissonner.
Complètement habité. Il recule alors d’un pas et se déshabille lentement, me fait un petit strip-tease. Ses doigts vont à sa chemise, bouton après bouton. Mais il ne me quitte pas des yeux.
Sa chemise tombe. Son torse apparaît, hyper velu. De longs poils grisonnants couvrent tout, du cou jusqu’au ventre, en une nappe dense qui s’épaissit sur le pubis. On dirait presque un singe. Ses épaules larges, sa peau marquée par les années, tachée par endroits. Il défait sa ceinture, baisse son pantalon, puis son slip. Sa bite se balance, épaisse, reposant sur des couilles qui me semblent énormes. Il n’est pas encore raide, mais déjà de bonne taille. Même au repos, sa bite a de la gueule.
C’est la première fois que je vois un homme nu pour de vrai. Mon érection se raffermit, devient irrépressible. Ses poils m’excitent, sa bite m’excite, ses couilles m’excitent. Plus aucun doute, je suis attiré par les attributs virils. Je ne pourrai jamais avouer ça à mes parents, mon père ferait une crise cardiaque, ma mère serait trop malheureuse, leur fils unique, un pédéraste !
André sourit. Il a vu l’effet qu’il me fait. Ses yeux vifs brillent derrière ses lunettes.
Il s’assied sur le bord du lit, patiemment. Je m’agenouille entre ses cuisses, sa queue à hauteur de mon visage. Je la prends en main, la branle maladroitement, sans doute un peu trop vite. La peau glisse sous mes doigts, chaude et soyeuse.
Je me penche. Ma langue touche le gland. Le goût est salé, un peu musqué. J’ouvre la bouche, prends le bout entre mes lèvres. La peau est élastique sous la pression. André souffle, un son qui vibre dans sa poitrine. Sa bite durcit entre mes lèvres, grossit, prend toute la place. J’étouffe un peu, je recule, je la reprends. Ma salive coule sur ma mâchoire, je ne contrôle plus rien. Mes lèvres descendent le long de la tige, gobent les couilles, les aspirent. Puis j’engloutis à nouveau son gland, la fais aller entre mes lèvres. L’odeur de mâle est très forte, enivrante, aphrodisiaque. J’accélère le mouvement, je vais le plus loin possible, essaie de la prendre toute en bouche.
Sa main se pose sur ma nuque. Pas pour me forcer, mais pour me doser. Je respire. Je relâche un peu ma prise, ralentis. Ses doigts me massent le cou, ça m’envoie des frissons dans le dos.
Oui, je suis « son chéri », quel plaisir, ce joli mot. Je suis comme fou. Ma tête s’envole vers Sodome et Gomorrhe. Je me branle d’une main en le pompant. J’ai tellement envie, c’est tellement bon. Sa grosse queue veinée, son gland très rouge, est sur le point de juter.
Mais, contre toute attente, il se retire. Sans doute veut-il prendre tout son temps pour bien jouir.
Nous voici tous les deux allongés sur le lit, à nous bécoter, à nous embrasser, une folle passion s’empare de moi. Je sens bientôt un doigt glisser dans mon petit trou, une sensation bizarre, mais pas désagréable. Je devine déjà ses intentions, je sais que je vais y avoir droit. J’ai un peu peur, mais j’en ai très envie, envie de lui offrir ma virginité.
Est-ce pour cela que je n’ai jamais brillé avec les filles ? Je me sens moi-même comme une petite cochonne qui a envie d’une grosse queue en moi. Je me dis que la prochaine fois, au kiosque, j’achèterai des revues homos.
Je m’attends presque à ce qu’il me prenne de suite, qu’il me force, qu’il me transperce, qu’il me fasse hurler, comme doivent le faire généralement les pédés, en tout cas, c’est ce que j’imagine. Mais, au contraire, il est doux et prévenant. Il écarte mes jambes, soulève mes genoux. Sa tête plonge entre mes cuisses. Sa langue me lèche l’anus, elle est chaude, mouillée, insistante. Je me cambre, je serre les draps. La sensation est électrique, sale, interdite. Sa barbe poivre et sel gratte mes fesses, sa langue tourne et pénètre. Ma queue tremble sur mon ventre, je suis tellement dur que ça me fait mal.
Il se redresse, ouvre le tiroir de la table de nuit. Une fiole. Je comprends. Du lubrifiant. Il en verse sur ses doigts, les frotte pour réchauffer le gel. Puis il revient vers moi, un doigt, puis deux, qui glissent dans mon fondement.
C’est un acte d’amour, un don à l’homme que j’aime. Je ne pensais pas être suffisamment pervers pour commettre un jour cet acte que je considérais encore ce matin comme contre nature. Sauf que là, avec ses doigts en moi, je réclame la suite. Il enduit sa bite et mon anus de lubrifiant, puis frotte son gland le long de ma raie, un lent va-et-vient, bien dur. Le gel coule sur mes fesses, froid. Je suis un peu stressé, il semble être tellement gros. Mon cœur tape fort contre mes tempes.
Je pensais qu’il allait me faire mettre à quatre pattes. Mais non, il va me prendre en missionnaire. C’est plus intime, plus amoureux, j’apprécie ce choix, je veux le regarder pendant qu’il va et vient en moi.
Il appuie, mais mon sphincter résiste. La pression augmente, ma pastille se crispe, refuse l’entrée. La douleur est là, sourde, comme un obstacle. André appuie encore, sans brusquer, mais sans relâcher. Je n’ai pas le temps de me demander si ça va faire mal. Et soudain, le sphincter se débloque. Il absorbe d’un coup le bout de sa bite. Je halète, mes doigts s’agrippent aux draps.
Il appuie un peu plus, s’enfonce lentement dans mes entrailles, centimètre par centimètre. J’ai l’impression que je vais exploser, que je vais déféquer. Je ne sais pas si je vais pouvoir me retenir. C’est trop, trop plein, trop large. Mes entrailles se contractent autour de lui, mon ventre gargouille. Je serre les dents, j’ai mal au cul.
Il attend un moment, puis commence à bouger lentement. Le voici qui me lime le cul, des va-et-vient mesurés, réguliers. La douleur recule, quelque chose d’autre prend sa place. Une chaleur, une plénitude. Chaque aller-retour frotte quelque chose en moi, ce point que ses doigts cherchaient tout à l’heure. Je commence à gémir.
J’admire mon amant, il est tellement beau, tellement intelligent, tellement prévenant avec moi. Mon professeur de biologie cellulaire, âgé de soixante ans, avec un crâne brillant et une barbe poivre et sel. Il m’encule et j’aime ça. J’aime être dominé par cet homme expérimenté. J’aime sentir sa virilité dans mon fondement. Chaque coup me plaque contre le matelas, ses mains sur mes hanches, son souffle rauque dans mon cou. Et je ne suis pas au bout de mon apprentissage.
Il accélère. Ses coups de reins deviennent plus profonds, plus fermes. Le lit grince. Mes gémissements se transforment en grognements. Je pousse mon cul vers lui pour le prendre plus profond. Je veux le sentir tout au fond. Une grosse envie de le sentir jouir en moi grandit dans mon ventre.
Ses mains serrent mes hanches. Il ralentit, puis s’enfonce à fond. Il reste là, immobile, le point de non-retour est maintenant franchi et je sens sa queue pulser en moi. Des jets chauds remplissent mes entrailles, tandis qu’un son de jouissance bestial sort de la bouche du maître. Sa sueur coule sur moi, au creux de mes reins. Puis il s’affale lourdement. Son poids m’écrase contre le matelas, sa peau colle à ma peau, ses poils me chatouillent le dos et il m’embrasse tendrement dans le cou. Sa bite ramollit lentement en moi, et glisse doucement hors de mon cul. Son sperme chaud coule entre mes fesses.
C’est tellement bon d’être à lui. Je reste là, sous lui, le souffle court, le cul rempli du jus de mon chéri. Ce n’est plus de l’admiration, c’est de l’amour que j’éprouve pour lui. J’aimerais qu’il m’embrasse encore, qu’il me roule des pelles à n’en plus finir, qu’il me prenne encore, plus fort, plus profond. Son parfum, sa sueur, son odeur, vraiment je suis accroc.
Puisqu’il n’a plus de compagnon, je pourrais peut-être devenir celui-là. Je ne pense pas encore aux répercussions sociales, pas avec sa semence qui coule le long de mes fesses et sa respiration qui ralentit contre ma nuque. J’ai simplement envie qu’il me fasse l’amour jusqu’à plus soif et d’être entièrement à lui.
Le lendemain, j’ai le cul en feu. Mais il me reste quand même la bouche pour satisfaire mon homme.
Le lundi soir, quand je rentre enfin à la maison, je me prends une rouste par mes parents. Faut dire que c’est la première fois que je découche.
Il ne croit pas si bien dire. Mais s’il savait ! Je ne suis vraiment pas près de faire mon coming out ! J’ai surtout hâte de revoir André.