| n° 23674 | Fiche technique | 37106 caractères | 37106 6660 Temps de lecture estimé : 27 mn |
26/06/26 |
Résumé: Ayant du temps, puisque je travaille très souvent à la maison, je vais à l’école déposer et reprendre ma fillette, ce qui me permet de rencontrer d’autres personnes, des mères de famille surtout. Et parfois, une surprise m’attend… | ||||
Critères: #rencontre #adultère fh #veuf | ||||
| Auteur : Patrik (Carpe diem diemque) Envoi mini-message | ||||
L’histoire se déroule au milieu des années 80, loin d’Internet et des smartphones. Bonne lecture :)
Le matin (idem aussi en fin d’après-midi), quand je viens rechercher ma fille Justine à la maternelle, je rencontre les autres parents, surtout des femmes, car je suis presque le seul homme à le faire, pour deux raisons : je travaille chez moi (donc je peux m’occuper de ma fille) et Nathalie, mon épouse, est maintenant décédée depuis plus de deux ans (je suis resté veuf-célibataire).
De ce village, nous avons pris l’habitude de nous appeler par nos prénoms tout en nous vouvoyant. Ça fonctionne ainsi ici, donc je suis le mouvement.
Comme souvent, Pascale est présente. Cette jeune divorcée est souvent en mode chasse, afin de se recaser. Elle ne le cache nullement : financièrement, c’est plus facile à deux que seule dans son coin. Et si l’homme lui plaît vraiment, c’est « bonus ». Bonjour le romantisme !
Elle m’aborde en me lançant joyeusement :
Décidément, elle attaque fort ! Je me contente de répondre la stricte vérité :
Visiblement, assez ébranlée, elle ne s’attendait pas à cette réponse :
Les bras ballants, Pascale est déboussolée, elle ne s’attendait pas à une mise au point si directe. Mais autant mettre les points sur les i, sinon mon interlocutrice risque de se faire des illusions.
Intriguée, Madeline s’approche de nous.
De toutes les femmes que je côtoie, j’avoue que c’est ma préférée. De plus, sa fille et la mienne sont grandes copines. Il m’arrive parfois d’aller chercher Amandine (la fille de Madeline) avec Justine (ça rime), et aussi Gaétan, le fils un peu plus âgé, et de les ramener chez moi en attendant qu’un des parents vienne les chercher.
Parfois, les filles dorment sur place. Quant à Gaétan, il adore lire des BD, ce n’est pas ça qui manque chez moi. Il est aussi assez fasciné par le travail du bois, je possède aussi ce qu’il faut chez moi, une de mes passions étant la menuiserie japonaise dans laquelle on assemble les éléments sans aucun clou ou vis, par emboîtement trapézoïdal la plupart du temps.
Étant arrivée près de nous, ayant bien compris qu’il s’était passé quelque chose entre Pascale et moi, Madeline demande, tout en imitant sa fille :
Sans laisser la parole à Pascale, j’explique tout de suite la situation :
Madeline esquisse un sourire. Pascale proteste :
Innocemment, Madeline demande :
Consciente d’avoir ouvert une mauvaise porte, Madeline grimace fugacement :
Les deux femmes me contemplent avec des grands yeux ronds, mais pas pour les mêmes raisons. M’adressant toujours au quasi-clone qu’est la mère d’Amandine, j’explique :
Ayant compris qu’elle n’avait plus beaucoup de chances auprès de moi, assez dépitée, Pascale s’éloigne. Il est évident que les deux femmes sont presque à l’opposé d’une de l’autre. Pour ma part, je reste en compagnie de Madeline qui est encore un peu déboussolée.
Les enfants déposés en classe, j’en profite pour raccompagner Madeline chez elle (elle habite à moins de 300 mètres de chez moi), car aujourd’hui, elle ne travaille pas, étant à mi-temps. Puisque je suis mouillé jusqu’au cou, je continue la conversation que j’avais commencée avec elle devant la grille de l’école :
Illico, elle se rend compte qu’elle a parlé trop vite. Gênée, elle regarde ailleurs. Pour ma part, je sens confusément que j’ai mis le doigt sur quelque chose :
Madeline s’étonne franchement :
Elle est gênée, confuse ; je la rassure :
Pas si idéale que ça si je prends en compte son métier qui était trop prenant, mais Nathalie avait prévu de mettre la pédale douce. Madeline me regarde d’un air étonné :
Je reconnais que ça a été un sacré choc quand j’ai vu la mère d’Amandine pour la première fois. Puis aussi les autres fois. Toujours à mes côtés, Madeline bafouille :
Je soupire :
Je fournis l’explication :
Nous continuons à avancer :
Je tends une perche :
À moitié rassurée, Madeline accepte de venir chez moi pour consulter l’album photo.
Assise sur le canapé, Madeline ouvre de grands yeux ronds en découvrant les photos de l’album qu’elle a en main :
Elle continue de tourner les pages, puis elle s’exclame ;
Clignant des yeux, elle referme l’album :
Je réfléchis quelques secondes avant de dire :
Je souris :
Pensive, Madeline ne répond pas tout de suite. Après un bref silence, elle préfère changer de conversation :
Je réponds franchement :
Elle ne répond rien, se demandant sans doute dans quelle étrange situation elle s’est mise en intervenant tout à l’heure auprès de Pascale et de moi. Si elle avait su !
Sentant que la situation est enlisée, je me lève :
Je me demande bien ce qu’elle a voulu dire par là. Je la raccompagne à la porte. Alors que je lui propose d’aller ensemble jusqu’à sa demeure, elle décline, souhaitant faire la route seule. « J’ai besoin de digérer tout ça », dit-elle. Il n’est pas évident pour une femme mal mariée d’apprendre qu’elle ressemble à une épouse décédée qui a vraiment été aimée, et qu’en plus, la fillette issue de ce mariage possède une bonne partie de ses traits, pouvant ainsi passer pour la sienne.
Madeline et moi avons convenu que les filles pouvaient rester dormir chez moi ce mardi soir. La mère d’Amandine est venue apporter quelques affaires alors qu’il y en avait déjà ici. Peut-être est-ce un prétexte. Si oui, je suis flatté, mais n’allons pas trop vite en besogne.
Ça va faire presque une semaine que Madeline sait, mais, comme elle l’avait annoncé, rien ne semble avoir changé entre nous.
L’album photo est ouvert sur la table de la salle à manger. Amandine est assez étonnée d’y voir une femme qui ressemble à sa mère. Il est assez rare que l’album sorte de son armoire. Je ne sais plus pour quelle raison je l’ai sorti. Un enchaînement de causes à effets…
S’adressant à Madeline, qui lui a posé la question, Justine avoue :
Amandine intervient :
Hélas, Nathalie n’a pas pu mettre en pratique ce qu’elle avait prévu : dans quelques mois, changer de clinique pour lever un peu le pied et profiter enfin de sa fille. Perplexe, Justine fixe une page de l’album :
Se penchant sur l’album, Madeline s’étonne :
Madeline joint le geste à la parole. Ma fille s’exclame :
Amandine intervient :
Madeline et sa fille se font un petit câlin. Je crois déceler une légère lueur d’envie dans les yeux de Justine. Mais très vite, elle disparaît, les deux fillettes délaissent l’album photo pour aller jouer là-haut dans la chambre, nous laissant seuls entre parents.
Debout, à côté de la table, Madeline s’adresse à moi :
J’ai très souvent réponse à tout, ce que je fais d’une façon amusée :
Les solutions les plus simples sont souvent les meilleures :
M’enhardissant, je pose mes deux mains sur le haut de ses bras :
Je me jette un peu plus à l’eau :
Je la regarde droit dans les yeux. J’y lis à la fois une certaine appréhension, mais aussi un certain désir. Dans mon cas, je n’ai que du désir, j’ai effectivement moins à perdre que Madeline. Mais si je fais un pas de travers, je casse tout, et l’objet de ma flamme se fermera comme une huître.
Néanmoins, je décide de franchir le pont, mais modérément. J’approche lentement mon visage du sien, puis je dépose un léger baiser sur ses lèvres. Voyant que je n’ai pas essuyé de refus, j’en dépose un autre plus ardent, puis encore un autre plus fiévreux.
Peu après, nous nous embrassons à nous dévorer, comme si demain ne devait plus exister. J’imaginais bien que Madeline avait peut-être un petit faible pour moi, mais pas autant ! Mais je ne vais certainement pas me plaindre !
Un peu plus tard, toujours dans les bras l’un de l’autre, nous reprenons nos souffles. Tête baissée, Madeline chuchote :
Sans attendre un quelconque retour de ma part, elle s’enfuit.
Ce jeudi matin, je suis en train de m’adonner à mon passe-temps : le travail du bois, dans le petit atelier qui est dans la continuité du garage. Mes deux nuits ont été agitées, je me demande encore si j’ai bien fait ou mal fait d’embrasser ainsi Madeline. Je pense que je le saurai assez vite.
En tout cas, elle m’évite : c’est le mari qui est venu récupérer les enfants hier, et c’est une voisine qui les a déposés à l’école ce matin.
Soudain, j’entends la sonnette. Me demandant qui ça peut bien être, j’arrête la machine, je vais voir qui est là en traversant le garage.
Elle est identique à tous les autres jours d’avant le baiser. Je joue le jeu, je fais comme si rien ne s’était passé. Peu après, nous sommes tous les deux dans mon petit atelier, je termine le fraisage du morceau. J’examine soigneusement ce que je viens de réaliser et je fignole avec un petit coup de ciseau. Me voyant reposer mes outils, Madeline me demande :
Je prends en main deux madriers usinés par mes soins pour faire une démonstration :
Je lui tends l’assemblage :
Elle essaye, mais n’y arrive pas. Elle me rend le coin que je pose sur mon établi.
Quelques instants plus tard, nous sommes installés dans le salon, chacun devant un jus de fruits que je viens de proposer. Assise à côté de moi sur le bord du canapé, Madeline entre indirectement dans le vif du sujet :
Elle regarde le carrelage, comme pour reprendre des forces. J’ai l’impression qu’elle va évoquer ce qui s’est passé entre nous mardi soir. Puis elle lève la tête :
Ah enfin, nous y voici. Je reste calme :
Dans la vie, il faut savoir faire certains premiers autres pas, même si ça peut s’avérer risqué : je la prends aussitôt dans mes bras.
Je l’embrasse pour lui offrir confirmation.
Notre baiser dure longtemps, très longtemps, Madeline participe, ses lèvres, ses bras, ses mains… Ses barrières étant tombées, elle se laisse aller, elle a envie de savoir, de découvrir, d’explorer. Moi aussi, je ressens un grand émoi, me disant que je ne me suis pas trompé de partenaire, Madeline est celle qu’il me faut, et tant pis si elle est déjà mariée.
Nous reprenons notre souffle, elle murmure :
Elle marque une longue pause avant de répondre :
Puis je l’embrasse et nous nous embrasons.
À tel point que Madeline se retrouve à moitié déshabillée sur le canapé, les seins complètement dévoilés, tandis que je l’embrasse et la caresse partout. De son côté, elle n’est pas passive. Peu après, je plonge ma tête entre ses cuisses afin de la lécher et surtout de la faire jouir. Je sens intuitivement que, si j’y arrive, la majorité du chemin sera accompli et que la plupart des barrières seront levées.
Peu après, j’ai l’immense satisfaction de la faire jouir de ma langue. De plus, j’aime le goût de sa cyprine. Elle soubresaute sous ma bouche rivée à sa fente dégoulinante, enveloppée dans une jouissance très forte. Puis elle repousse ma tête, son sexe étant devenu trop sensible. Alors j’en profite pour bisouter son pubis.
Soudain, elle met ses doigts dans mes cheveux pour ne dire qu’un seul mot, tandis qu’elle écarte plus fortement les jambes :
Inutile de me le dire deux fois. C’est ainsi que nous connaissons notre première jouissance commune, un parfait accord qui me surprend moi-même. Puis, inassouvis, nous recommençons plusieurs fois, avec toujours la même intensité.
Blottie nue contre moi, Madeline reprend petit à petit ses esprits. Elle lève les yeux vers moi. Je lui demande :
Je constate qu’elle est revenue au « vous » alors qu’elle m’a plusieurs fois donné du « tu » pendant que nous faisions l’amour. Peut-être sa façon de bien distinguer deux versants. Je réponds à sa question :
Elle se contente de sourire, tout en se blottissant encore plus contre moi. Tandis qu’elle s’amuse à faire glisser ses mains sur mon corps, elle passe à un autre sujet :
Je ne réponds rien, je n’ai rien à dire d’intelligent, je préfère la garder dans mes bras, pour continuer à la sentir contre moi, enveloppé par son parfum. Levant à nouveau la tête, Madeline me regarde droit dans les yeux :
Bien sûr, je valide illico ce contrat…
Souvent, il suffit de faire un simple premier pas pour que bien des choses deviennent évidentes. Madeline et moi sommes devenus amants. Nous arrivons à ne rien montrer, sauf quand nous ne sommes qu’à deux. Alors, dans ce cas, la passion nous submerge, sans aucun frein…
Hélas, nous ne faisons pas l’amour aussi souvent que voulu. J’aimerais passer toute une nuit avec elle, me réveiller à ses côtés, mais ce n’est pas possible, pas encore, mais j’ai bon espoir… Souvent, nous nous contentons de simples câlins, elle apprécie beaucoup.
Madeline a maintenant bien compris que c’est elle, uniquement elle, qui m’intéresse.
Dans tout ce bonheur, le seul obstacle s’appelle Guy. Pour l’avoir déjà croisé, je n’ai pas eu une haute opinion de cet homme, mais je suis mal placé pour le juger, puisque je veux sa place. Je ne suis pas pragmatique, mais il est clair qu’il ne mérite pas ma Madeline à moi.
Une solution serait de jeter Pascale dans les jambes de Guy, mais j’ai des doutes sur le fait que ça fonctionne. Une autre piste serait de vérifier si le mari n’a pas une maîtresse. Dans ce cas, c’est du tout cuit, à condition que personne ne sache pour Madeline et moi.
Est-ce que je me leurre à vouloir reconstruire ma vie avec Madeline ? Je ne pense pas. Ça va faire deux ans que je la croise, que je l’approche petit à petit, et si ç’avait été une passade, je me serais déjà lassé. Or, ce n’est pas le cas, loin de là.
Bon, j’ai l’esprit trop occupé pour faire du bon boulot. Autant aller chercher ma fille, bien que j’aie une heure d’avance. Puisqu’il est sur mon chemin, j’irai flâner dans le petit parc qui jouxte la mairie, ça me fera du bien.
Quelques minutes plus tard, je suis allongé sur l’herbe, assez près d’un gros fourré qui sépare le parc de la mairie. Il fait bon, pas trop chaud, c’est idéal. Soudain, j’entends des voix derrière moi, sans doute des employés de la mairie qui prennent une petite pause.
Je tends l’oreille : un homme et une femme. La voix masculine me dit quelque chose, mais je ne vois pas qui sur le moment. Pour en savoir plus, je joue les voyeurs en regardant à travers une petite trouée située aux pieds des divers arbustes.
C’est alors que je découvre le mari de Madeline en train d’embrasser l’une des agentes administratives de la mairie, une mignonne petite blonde assez avenante. Ils ne m’ont pas vu, tant mieux ! Je me recule pour ne pas être vu, mais je tends l’oreille pour tenter d’en savoir plus.
Une voix féminine résonne :
Guy est assez matérialiste, je le savais déjà. Je sais qu’il s’est marié sous le régime de la communauté et qu’il a ensuite acheté la maison où il vit, sans faire de contrat particulier. De ce fait, selon la loi, Madeline en détient la moitié.
En tout cas, ce que je viens d’apprendre fait bien mes affaires ! Je vais finir par croire qu’une divinité veille sur moi du haut de son nuage ! Dommage que je n’aie pas de magnétophone sous la main. Ils bavardent encore un peu, font quelques projets d’avenir. Je crois que j’en sais assez.
Il convient de battre le fer pendant qu’il est chaud, dit souvent mon père, qui a été serrurier dans son jeune temps, et qui a conservé le hobby de confectionner des objets en métal. Lui, c’est le fer ; moi, c’est le bois. Mais là, je vais attendre tout un petit peu, afin de bien préparer mon argumentaire auprès de ma maîtresse.
Le lendemain matin, alors que Madeline m’a rejoint chez moi, je lui relate lentement et calmement ce que j’ai entendu la veille. Elle reste bouche bée. Puis elle articule :
Elle semble réfléchir :
Je devine à quel type de femme ma maîtresse vient de faire allusion, je suis même étonné qu’il ait épousé Madeline qui ne leur ressemble pourtant pas. Je continue :
Madeline affiche une expression assez dure :
Elle soupire abondamment. Je la capture dans mes bras :
Je pose mon front sur le sien :
Je ne m’attendais pas à cette sortie. Je marque un léger temps d’arrêt, puis je réponds :
Ce que je fais aussitôt. De toute façon, si ce matin Madeline est venue chez moi, ce n’est pas pour que nous causions d’arrangements floraux ou de recettes de cuisine…
Le lendemain matin, Madeline n’est pas présente à l’école. C’est une voisine qui a déposé les enfants. Je suis un peu inquiet. Une heure plus tard, après un bref coup de fil « tu es là ? », quand elle arrive chez moi, ma maîtresse fait une étrange tête. Après un furtif bisou, elle passe sous mon nez pour aller s’affaler aussitôt sur le canapé, puis elle lève la tête dans ma direction :
Je ne pensais pas que ce serait si facile ! Cependant, je m’étonne d’un détail :
Assise à présent sur le bord du canapé, tout en me fixant, elle s’inquiète :
Je joins le geste à la parole en me penchant vers ma maîtresse, en l’enlaçant puis en la mettant debout, plaquée contre moi. Ma joue contre la sienne, je murmure à son oreille :
Elle se met à pouffer :
Ses bras autour de mon cou, elle confirme :
Puis, pour lui éviter de répondre, je l’embrasse fougueusement.
Les choses se sont déroulées assez rapidement. Le divorce de Madeline a été vite prononcé, je m’attendais à un délai plus long, mais je ne vais pas me plaindre. De son côté, Guy n’a pas du tout cherché à se cacher : depuis sa séparation, il s’affiche sans vergogne avec sa nouvelle compagne, assumant ainsi tous les torts aux yeux de tous.
Tout le monde a trouvé normal que je me rapproche ouvertement de Madeline, puis que je sorte avec elle. Depuis qu’elle est officiellement divorcée, Madeline est venue vivre chez moi avec ses enfants. Les deux fillettes sont contentes : elles sont devenues « sœurs ». Le garçon aussi, il estime que je suis beaucoup plus cool que son géniteur, sans oublier que je possède plein de BD chez moi. Il s’intéresse de plus en plus au travail du bois, mais j’avais déjà constaté cette tendance quand il venait chez moi.
Les mois s’écoulent, sereins, sans heurt…
Tandis que les enfants dorment, Madeline regarde les diverses photos de l’album qui s’est enrichi avec notre nouvelle famille recomposée, elle murmure :
Elle retourne de plusieurs pages en arrière :
Soudain quelque chose la trouble, elle se penche sur l’une des pages. Je lui demande :
Prestement, elle referme l’album. Elle frissonne. Quelques secondes plus tard, elle me regarde droit dans les yeux :
Madeline se met à rire :
Comme très souvent, nous faisons l’amour avec passion, sans complexe, sans tabou. Tout est si naturel entre nous.
Épuisée, Madeline s’endort. J’attends un peu. Sa respiration ralentit, s’apaise.
Délicatement, je sors du lit, puis je descends au rez-de-chaussée.
J’ouvre l’album à la page qui semblait poser problème à ma nouvelle compagne. Je regarde bien, je scrute les photos. Soudain, je réalise mon erreur : sur l’une des anciennes en couleur, Nathalie a les yeux verts, comme Madeline. Je murmure tout bas :
J’enlève la photo fautive. Avec un détachant et mes feutres spéciaux, il ne me reste plus qu’à changer la couleur des yeux. Il serait dommage que toute ma petite machination tombe à l’eau pour ce genre de détail, d’autant que je me suis donné un mal de chien pour réaliser tous ces montages à partir de diverses photos volées !