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n° 23668Fiche technique46033 caractères46033
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Temps de lecture estimé : 34 mn
21/06/26
Résumé:  Comment tirer parti des perturbations aériennes ? Il faut savoir saisir les opportunités.
Critères:  #humour #coupdefoudre #masturbation fh jeunes vacances douche amour humour
Auteur : Cormobin            Envoi mini-message
Les plaisirs de la Tanzanie

Aéroport du Kilimandjaro, proche d’Arusha en Tanzanie. On a parfois tendance à placer le Kili au Kenya, mais non, il est bel et bien en Tanzanie. Son versant nord arrive au Kenya, mais c’est tout. Nous voilà donc avec Lucas, mon pote, après notre randonnée d’une petite semaine, après avoir réussi cette ascension, prêts à rentrer en France. Notre vol part à 14 h, une escale à Doha, et après on rentre vers l’Europe. On a pris de la marge, on arrive vers 10 h, avec un taxi qui nous a pris à notre dernière étape de la descente.


Tout le monde ne le sait pas, mais cette ascension ne présente pas de réelle difficulté technique. Il faut « juste » marcher longtemps, et en altitude, pour arriver à 5500 m. Pour y arriver, il faut « juste » prendre son temps pour s’adapter à l’altitude. Certains n’y arrivent pas, sans que l’on sache réellement pourquoi. Il y a des couples de jeunes qui s’y attaquent, et seule la fille, parfois la moins sportive des deux, y arrive, quand on doit d’urgence redescendre le garçon. Heureusement, tout est organisé. On ne peut pas monter seul au Kili, donc il y a des agences spécialisées qui s’occupent de tout, et qui gèrent ces questions de sécurité.


Enfin, bref, ça, c’est derrière nous. On a réussi ! Dans quelques semaines, nous allons valider notre dernière année d’école d’ingénieurs, ça sent la fin des études et la recherche d’un premier emploi, en prenant un peu notre temps.


Mais quand on arrive près de l’aéroport, on devine qu’il y a un souci. Lucas est soucieux :



Et c’est vrai qu’il y a du monde, un peu partout, bien plus que quand nous sommes arrivés. J’essaie de le rassurer :



Le taxi nous dépose. Tant bien que mal, en surfant entre les gens et les valises, on s’avance dans la petite aérogare. Plutôt que de demander, on se dirige vers le panneau d’affichage, et force est de constater que les avions longues distances sont tous « delayed ». Seuls quelques petits vols semblent « on time ». On essaie d’écouter ce qui se dit autour de nous, surtout en anglais, et apparemment, il y a une combinaison d’événements entre une tempête sur la côte tanzanienne et la situation au Moyen-Orient, bref, c’est la merde.


Je sens que Lucas stresse :



Pour essayer de le détendre, j’évoque sa sœur. Je ne la connais pas. Lucas est un copain d’école d’ingé, avec qui j’ai sympathisé dès la première rentrée, mais je ne connais pas sa famille.



Je préfère ne pas approfondir. Je me pose dans un coin, tant bien que mal, pour pianoter avec mon mobile, sur internet, pour trouver des infos. Lucas marche un peu, c’est pas facile. Il revient cinq minutes après :



J’essaie de détendre l’atmosphère avec cette petite blague, Lucas sourit, mais sinon je ne relève pas plus que ça. C’est vrai qu’elle a une certaine beauté. Tenue sportive, en short, son grand sac à ses pieds. Je ne sais pas si c’est parce qu’on la regarde tous les deux, mais elle se met aussi à nous regarder, fixement. On dirait qu’elle hésite à venir nous parler. Mais bon, c’est peut-être juste une impression, car elle reparle aussitôt dans son téléphone. Je me replonge dans le mien. Lucas est à côté de moi, stoïque pour l’instant, mais je le sens tendu :



Ne sachant pas trop quoi faire, on ne fait rien. Il me parle de sa sœur. À la mort de leurs parents, sa sœur, tout juste majeure, a hérité de la concession automobile familiale. Malgré son jeune âge, elle s’y est très vite adaptée. Une fille dans ce métier, aussi jeune, c’est très rare, mais son histoire était connue et c’est devenu très vite un atout. Avant que Lucas n’entre en prépa, elle s’occupait beaucoup de lui. Quand il est entré dans les études supérieures, elle a pu avoir une vie personnelle, et a rencontré plusieurs mecs. Lucas ne comprend pas pourquoi elle a choisi celui-là. Le gros con, comme il l’appelle. Comme elle était contrariée par le voyage en Afrique, elle a préféré choisir un autre copain comme témoin, pour éviter un report du mariage en cas de problème d’avion.


Sur un panneau, une sorte de paperboard, un type de l’aéroport a écrit : « more information at 11 », donc on a une heure ou presque à attendre.



C’est la fille que Lucas a repérée qui est devant nous. On ne l’a pas vue arriver, on était sur nos tels. Lucas répond :



Et là, elle nous explique qu’elle a téléphoné un peu partout, et qu’elle a des infos. Un avion va sans doute arriver dans quelques heures, mais il ne pourra prendre qu’une partie des passagers. Et ça risque d’être la même chose pendant trois jours, voire davantage. Comme il y a peu d’hôtels autour de l’aéroport, ils vont certainement trouver des solutions de fortune. Je relève un peu la tête :



Je ne vois vraiment pas où elle veut en venir.



Les grands parcs, ça m’a toujours fasciné. Donc mon intérêt s’allume. Jusque-là, je ne voyais qu’une nana très sûre d’elle, sans doute un peu plus âgée que nous, et je me demandais en quoi on pouvait l’intéresser.



Lucas intervient :



On la regarde, elle est dans un coin de la salle, et c’est vrai, tantôt véhémente, tantôt doucereuse d’après ce qu’on peut en juger à distance. Elle revient vers nous au bout d’un bon quart d’heure. Avec nos discussions, il est déjà 10 h 30. Encore une demi-heure et on en saura davantage. Elle parle en anglais, elle a son passeport à la main. Avec ses signes, on devine qu’elle veut nos passeports. On les lui donne, et elle repart avec eux.



Emma, puisque c’est le prénom qu’elle nous a donné, revient au bout de cinq minutes de plus :



Lucas est incrédule :



Je la suis un peu à l’écart. Je suis partagé. J’ai toujours rêvé des grands parcs, mais je n’ai pas l’argent disponible, et partir avec cette nana, ça me dit moyen. Cela dit, elle a une piste pour sauver la vie de Lucas, donc c’est un point pour elle. Elle écarte son tél et elle se tourne vers moi :



J’ai répondu très vite, je regrette déjà un peu, mais je l’entends qui dit :



Elle ne me calcule pas. J’ai entendu, donc je ne dis rien. J’attends comme elle. Son mobile vibre :



Elle me regarde, me détaille, fait le tour de moi, puis reprend le tél :



Je m’approche d’elle :



Elle pianote sur son tél., puis se tourne vers moi :



J’éclate de rire.



Je reste sans voix.



Je fais ce qu’elle me dit. Je vais retrouver Lucas. Un avion est annoncé, il a reçu une notif sur son tél, il doit être dedans.



Je prends mon sac, et je rejoins Emma, qui a un petit sourire :



Je ne réponds pas.



Je ne réponds toujours pas.



Je ne réponds encore pas, même si, dans un coin de ma tête, je me dis que ce pourrait être vrai, mais ce n’est certainement pas sur moi que ça va tomber.


Nous retrouvons facilement Peter, c’est le seul 4X4 avec une pancarte sur laquelle il a eu le temps d’écrire nos prénoms. Ça me fait tout drôle de voir nos deux prénoms Emma Camille écrits ensemble. Il a même ajouté un cœur. Je dois reconnaître que ça me fait sourire. Emma me prend la main, et nous présente. Peter nous présente son assistant, Vitalis, son padawan, son serviteur, son stagiaire, comme nous le découvrirons au cours des jours suivants. En fait, il est en formation, et c’est son premier voyage.


Peter nous explique le déroulé. Aujourd’hui, nous allons juste faire de la route. Arrivée ce soir à l’hôtel, et repas du soir. Nous allons constituer un groupe de six, tous français. Les quatre autres sont deux couples, mais pas en voyage de noces. Ils sont en route eux aussi, mais devraient arriver un peu plus tôt. Peter nous dit qu’il nous fera voir quelques curiosités sur la route.


Emma lui raconte notre histoire, qu’elle élabore au fur et à mesure de la conversation. J’avoue qu’elle a de l’imagination. Je m’accroche pour retenir ce qu’elle invente pour ne pas la démentir. Nous nous sommes rencontrés il y a trois ans. Elle finissait ses études supérieures quand je commençais les miennes. On s’est rencontrés à un salon professionnel. Elle dit qu’elle a eu un coup de foudre, qu’elle a su tout de suite que j’étais le bon, mais elle a mis du temps à me convaincre. Et c’est elle qui a décidé qu’il fallait qu’on se marie pour bien montrer à tout le monde que notre relation était sérieuse.


Peter raconte des blagues. Il parle super bien le français. Emma s’évertue à me poser des petites questions pour me faire compléter l’histoire, et je m’en sors assez bien. Cette histoire commence à m’amuser.


Nous arrivons à la nuit tombante. Peter nous explique que dans les parcs, la circulation est autorisée jusqu’au coucher du soleil, donc il n’a pas traîné. Il est allé au plus direct. Nous avons juste aperçu quelques zèbres sur le bord de la route, ce qui déjà me semble extraordinaire.


On arrive à 19 h, juste à temps, c’est l’heure du repas. On peut passer à la chambre. Enfin, c’est ce qu’on croyait, car Peter nous dit que les personnes du camping vont nous conduire à notre tente. Quand il voit nos têtes, et surtout Emma, qui s’apprête à ouvrir la bouche, avec un air pas commode, il lui dit qu’avant de rouspéter (il maîtrise bien le vocabulaire), elle doit voir la tente. Donc, on ne dit rien. Une personne de l’accueil nous conduit à la tente, et effectivement, c’est une tente, mais une grande tente. Elle nous ouvre, et on visite : une sorte de salon sous l’auvent, une très grande chambre, avec un très grand lit, et derrière, une salle de bain complète, deux vasques, douche, WC séparés. Bon, les cloisons sont légères, mais ça va aller. La personne de l’accueil nous dit qu’il faut aller manger, donc on se rafraîchit, et on va au restaurant. Également une tente, mais immense, plutôt barnum. Sur le chemin, Emma me prend la main en murmurant qu’il faut qu’on joue le jeu. Nous avons toujours notre accompagnante qui nous explique que nous ne devons plus marcher à l’extérieur seuls, jusqu’au lever du soleil, à cause des animaux. Ils nous donneront les consignes plus tard.


Nous faisons la présentation avec les deux autres couples, Bernard et Monique, Thierry et Annie, petite soixantaine, maximum, plutôt bien conservés. L’allure sportive, comme on peut l’attendre de personnes qui se lancent dans un safari. La discussion au cours du repas est sympathique, mais nous prétextons la fatigue pour ne pas trop parler et, à la première occasion, nous quittons la tablée. Comme prévu, un des serveurs nous accompagne et nous invite à aller à notre tente. Il nous fait écouter les bruits de la nuit. Comme nous venons juste d’arriver, nous avons quelques difficultés à identifier les feulements, mais il nous assure que le lendemain, nous serons devenus presque des experts, après avoir vu les animaux dans la nature. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre, mais nous avons très envie de découvrir tout cela. Dernières consignes : ne pas sortir seuls la nuit, agiter la lampe torche devant notre tente si on veut sortir, et surtout, déposer devant notre tente, sous l’auvent, la panière de notre linge sale si on veut le retrouver demain matin.


Je dois reconnaître que la présence d’Emma est assez agréable. Le peu de conversation que nous avons pu avoir a été sympathique. Je commence à me détendre, et je lui en fais part :



Et elle ajoute :



Même si on est dans une tente, c’est tout de même une tente de luxe. La douche est grande, c’est vraiment très sympa et je pense à Lucas, qui doit être encore dans l’avion. Demain, c’est le mariage de sa sœur. Il a promis de me raconter.


Je m’enveloppe d’une grande serviette, et je rejoins la partie « chambre ». Emma est habillée aussi avec sa serviette et elle a rempli la panière à linge. Elle m’invite à faire de même avec mes vêtements et se dirige à son tour vers la douche. Je me mets au lit, je ne porte plus qu’un caleçon et je prends mon bouquin en cours. Je ne peux pas m’endormir sans avoir lu au moins quelques pages. J’ai bien fait de passer en premier, elle prend son temps. Elle a bien raison, on n’a que ça à faire. J’entends l’eau couler, puis s’arrêter. Puis elle éteint et elle me dit :



Je m’exécute. Je commence à sentir le sommeil arriver. Je ne me formalise pas plus que ça, je n’ai pas envie de lancer un débat sur le sujet. Peut-être aussi que dormir avec une fille comme Emma toute nue me satisfait.


J’entends donc quelques frôlements de vêtement ou de draps, je ne sais pas exactement. Puis de nouveau Emma :



Emma est couchée elle aussi. Elle a juste ses épaules, nues, et ses bras qui dépassent. Visiblement, elle se marre :



Comme elle est très souriante, je tente la blague du soir.



Mais elle rit franchement. On dit que femme qui rit, à moitié dans ton lit, mais moi, j’arrive à faire rire une nana qui est déjà nue dans mon lit ! Elle ajoute :



Comme j’ai un caleçon, je sors du lit, j’ouvre la tente, et je mets la panière dehors. Comme cela nous a été dit, les personnes de l’hôtel, ou du camping, c’est la même chose, font des rondes toute la nuit, et ont promis de prendre la panière, et de nous rendre le linge propre et sec le matin.


Emma me regarde et ajoute :



Je ne me formalise pas, j’enlève le tout, j’ouvre et je referme, et je reviens au lit. Nous discutons un peu. On éteint. L’obscurité totale. On essaie d’écouter les bruits de la savane. C’est vraiment le moment où on se détend, après une journée chargée, puis, plus de son, plus d’image. Le sommeil !


J’ouvre un œil. Il fait jour, il fait chaud. J’ai un peu de mal à me repérer d’autant que face à moi, Emma, nue, sur le lit, plus de drap sur elle. Elle me sourit. Je m’aperçois que moi aussi, je suis sur le drap. Il faut dire qu’il fait chaud.



Mince, je n’avais pas fait attention. J’essaie de me couvrir, mais elle sourit et ajoute :



Elle rit. En discutant, je m’aperçois que je débande lentement. Elle continue :



Je souris. Et je reprends :



À ce moment-là, on entend un peu de bruit, on nous ramène la corbeille à linge. Nous attendons un peu, puis Emma me dit, en se levant :



Je la suis. Étonnant de voir son petit cul à l’air se trémousser devant moi. Elle s’écarte :



Je passe la tête, personne à l’horizon, j’attrape la corbeille et je referme. Je mets la corbeille sur le lit, et on se répartit nos habits. Emma commente :



Elle prend un de ses soutiens-gorges :



Je la regarde du coin de l’œil, comme elle moi, également, et finalement, elle en met un, avec des fines bretelles.


On part au petit déjeuner, main dans la main, en bavardant, en commentant ce qu’on voit, comme un vieux couple. Déjà, comme un couple. Et assez naturellement, ce qui est le plus étonnant. Il y a des traces d’animaux sur le sable des allées. On rejoint nos quatre nouveaux amis, déjà attablés, qui nous saluent. L’ambiance est joyeuse. Visiblement, la perspective d’aller voir lions, éléphants et autres animaux enchante notre groupe.


Juste, Monique, dans la conversation, pose la question si nous n’avons rien entendu. Emma réagit vite, en disant que non, et j’ajoute que nous avons essayé d’entendre les lions, mais que la fatigue était trop forte, et que le sommeil est arrivé très vite. Monique confirme qu’elle ne nous a pas entendus. Après le petit déjeuner, on repart à notre chambre-tente, pour se préparer pour la journée. Tout en la tenant par la main, je glisse à Emma qu’elle avait probablement bien entendu. Ce qu’elle confirme. Nous sommes assez complices finalement, pas dupes de ce qu’on a compris ou entendu de nos comparses dans la fleur de l’âge. Pas vraiment choqués, pas envieux non plus. Un peu étonnés tout de même.


La journée se passe merveilleusement bien. La Tanzanie et le parc du Serengeti sont une splendeur. Nos guides savent nous faire découvrir petit à petit les merveilles locales. Après avoir aperçu, de loin, les fauves ou les éléphants, ils savent nous faire approcher d’eux. Une famille de lions, plutôt de lionnes d’ailleurs, car il n’y a pas de vieux mâles. Les jeunes sont là, sans leur crinière. C’est fabuleux.



Le repas de midi, soi-disant pique-nique, est en fait beaucoup plus. Il se déroule dans l’un des emplacements dédiés du parc, toilettes, tables, et nos guides ont avec eux les plats, la vaisselle, tout pour passer un moment très agréable.


Nous retrouvons la famille de lions. En fin de journée, la tribu s’éveille. Après de longues heures de sieste, ils partent en chasse, en contournant notre véhicule. Au loin, un troupeau de girafes. La dernière est un peu en retrait du reste du troupeau. Ce sera peut-être le dîner des lions, nous ne le saurons pas, car la nuit tombe.


Nous retournons au camping-hôtel, rapide passage dans nos chambres, car c’est l’heure du dîner. À la fin du dîner, les deux couples partent dans leurs chambres. Enfin, c’est ce que nous croyons. Nous nous attardons dans la salle de restauration, avec nos guides, qui nous proposent un petit tour dans le parc, avec les gardes, armés. Ils nous font faire silence, puis écouter les lions dans le lointain. Avec leurs torches, nous voyons quelques antilopes ou des zèbres, à quelques mètres de nous. Ils savent qu’en restant proches du camp, ils seront davantage en sécurité qu’en pleine savane. Les fauves évitent de se rapprocher de la présence humaine.


Nos guides nous raccompagnent à notre tente, et s’éloignent dès que nous sommes entrés. Nous nous tenions par la main, et il me semble que nous avons gardé nos mains unies plus que ce n’était nécessaire. À peine entrée, Emma me fait signe de ne pas faire de bruit, en mettant son index devant ses lèvres. Elle m’entraîne vers le lit, s’allonge, me lâche la main. Nous sommes allongés côte à côte, nos têtes sont très proches, et elle me murmure à l’oreille :



Je me tais, je tends l’oreille et, effectivement, on entend des paroles, des bruits, des petits cris.



Elle reprend :



Elle hésite visiblement à me répondre, mais finit par lâcher :



Et elle ajoute :



Je suis un peu surpris, surtout de sa confidence, qui témoigne de sa confiance, donc je m’efforce de lui ôter tout sentiment de culpabilité :



Je sens Emma bouger. Elle enlève son pantalon, ce qu’elle a en haut aussi. C’est vrai qu’il fait chaud. Je ne sais pas quoi faire. Elle me rassure :



Et, dans la pénombre, elle sourit :



Je ne veux pas briser son excitation, donc oui, je les entends, mais ça ne m’excite pas. En revanche, elle, elle m’excite. Je bande. En la regardant, en la devinant, pas en les écoutant. Je sens ses jambes qui bougent. Je ne dis rien, mais j’avance une main sur le côté de sa cuisse. Elle ne se dérobe pas. J’ai même l’impression qu’elle se tourne vers moi. Elle murmure :



Je remonte, je cherche, j’avance doucement. Comme j’ai pu le voir ce matin, elle n’est pas épilée. Je préfère. Je m’avance sur sa toison, et je trouve son clito. Je m’en occupe, ça a l’air de lui aller :




Elle m’excite. Elle s’en rend compte :



Je me laisse faire, elle m’attrape :



Elle me tient. Elle me branle doucement. J’entends sa respiration qui accélère. Cela m’excite aussi. Puis elle crie, elle jouit. Elle ne me lâche pas. Même si je la vois à peine, je la devine qui sourit :



Je ne me suis jamais posé ces questions. Certaines copines m’ont déjà branlé, bien entendu, mais je les ai laissées faire.



Donc elle me branle doucement, de la main droite, et me caresse, avec la pulpe des doigts de la main gauche. Elle arrête. Elle descend du lit :



C’est vrai qu’avec l’obscurité quasi totale, on ne voit plus rien. Elle revient. Elle m’enjambe, et s’assoit sur mes cuisses. Elle me reprend en main :



Elle me branle doucement. Je durcis. J’avais perdu un peu de ma vigueur, mais c’est revenu. Elle sourit :



Elle sourit davantage :



Je ne me le fais pas dire deux fois. Ils remplissent bien mes mains :



Je m’exécute. Je sens qu’elle accélère, mais très légèrement. En fait, elle avance son bassin et elle se frotte contre mon sexe. Elle ferme les yeux. Je durcis encore. Elle rouvre les yeux :



Elle accélère, juste assez. Je la sens très attentive. Elle ne va pas trop vite. J’ouvre et je ferme les yeux. Elle tient mon regard, son sourire s’éclaire, je sens venir l’orgasme, elle aussi. Je jouis. Je pense que je crie un peu. Elle ne s’arrête pas de sourire. Je sens les giclées de sperme sur moi :



Elle me regarde. Elle est toujours sur moi, mon sexe dans sa main. Elle semble heureuse :



Je ris franchement.



Je passe sous la douche, je me savonne et Emma arrive, très vite, tout sourire :



Elle se tourne. Je commence à la savonner. D’abord le savon, puis mes mains. Je fais mousser. Elle se redresse :



Je descends, les épaules, les omoplates, je me risque à passer sous les bras, qu’elle lève, j’effleure le bord des seins, elle se laisse faire, et même elle fait en sorte que je puisse passer partout, en écartant légèrement les bras. Sa peau est très douce. J’arrive juste au-dessus des fesses.



J’attends sa réponse, les mains sur ses hanches. Elle semble réfléchir :



Je descends alors sur ses fesses, ses cuisses, avec la savonnette. Elle se laisse aller, pas du tout crispée alors que je passe mes mains partout, doucement. Je me baisse pour lui savonner les jambes jusqu’aux chevilles :



Elle se tourne, sans hésiter.



Elle est de nouveau de face, je me penche pour lui faire un bisou, qu’elle anticipe et accompagne en me tendant ses lèvres. Notre premier baiser, mais tellement chaste alors que nous sommes tous les deux nus.


Et je savonne, simplement, partout, depuis les épaules doucement, puis je descends sur les seins, j’y passe le temps qu’il faut, ni trop, ni trop peu, je descends, je n’oublie rien, la chatte, les cuisses, les jambes. Puis je pose le savon, et je repasse partout, juste avec les mains. Elle sourit toujours :




Et je rince partout. Les épaules, les seins, je pince juste ce qu’il faut les tétons pour ne pas passer pour un goujat. Elle sourit de nouveau, complice. Elle n’est pas épilée, ce qui me convient, juste « entretenue », le persil ne doit pas dépasser du cabas comme disait l’une de mes amies.



Et elle m’embrasse à pleine bouche, tout en me laissant accéder à sa chatte. J’y fais entrer mon majeur, tout doucement. Elle est mouillée, mais ce n’est pas la douche. Elle soupire tout en m’embrassant.


Je cherche son point G. Je sens qu’elle oriente son bassin pour me laisser accéder à la terre promise. On alterne baiser et regards profonds :



Je sors mon majeur, et je viens sur le clito. Il m’attendait. Elle serre juste assez les cuisses pour me montrer qu’elle apprécie, puis elle les réouvre. Je plonge. Elle soupire. Ce n’est pas le moment, mais je veux savoir donc j’y vais :



Elle me regarde, sourit toujours :



Je l’embrasse. J’accentue ma pression. Elle apprécie. Je bande. Elle m’attrape :



Et elle ferme les yeux, elle crie, elle jouit. Sans me lâcher. Avec son autre main, elle s’appuie sur mon épaule. Elle ouvre les yeux. Elle sourit. Elle rayonne :



On frise le fou rire. Et d’un coup, j’y repense :



Nous nous séchons vite fait, direction le lit. Nous faisons attention de ne pas faire trop de bruit.



Et elle s’allonge sur le lit, et elle me prend en bouche. C’est chaud, c’est doux, c’est humide. Elle suce doucement. Sans hâte. Elle a l’air tranquille. Elle a posé sa tête sur mon ventre. Je lui caresse les cheveux.



Elle pouffe de rire. Ce qui fait un effet bizarre sur mon sexe dans sa bouche. Elle me lâche et revient s’allonger face à moi. Elle sourit.



Je lui caresse un sein, puis les deux, je me penche vers elle, j’aspire les tétons. Ils durcissent.



Elle m’attrape la tête, et m’embrasse à pleine bouche. C’est tendre.



Et elle m’embrasse de nouveau.



Et nos corps se rejoignent. Un peu idiot comme expression, mais c’est comme ça que je le ressens. Assez étonnant pour une première fois. Peut-être parce qu’on s’était masturbé avant. L’excitation est peut-être moins forte, mais la recherche du plaisir est intense. Emma me dit plusieurs fois qu’elle jouit. Je pense qu’elle est sincère. On chuchote. Les murs en toile n’arrêtent pas les bruits, mais nous y pensons le moins possible.



À ma tête, elle voit que ça me perturbe un peu.



Elle se marre carrément. J’ose :



Quelques minutes plus tard, nous sommes de nouveau sous la douche. Tout sourire. On se savonne mutuellement, avec de grands éclats de rire.



Nous nous dirigeons vers le petit déjeuner, le lendemain. Main dans la main. Naturellement. Nous sommes accueillis par les deux couples, qui ont le sourire aux lèvres. C’est Monique qui prend la parole :



Nous restons silencieux. Elle poursuit :



Annie intervient :



Comme nous n’étions pas encore assis, nous hésitons à nous asseoir avec eux. Mais les tables sont dressées. Nous sommes sauvés par nos téléphones qui bipent en même temps. J’ai un long message de Lucas. Je le lis en travers, et j’attrape Emma par le bras, comme pour lui montrer ce que Lucas m’a écrit. Ce que je fais tout de même. Le message est clair : « le mariage a été annulé, enfin, il n’a pas eu lieu. Le témoin est passé chercher ma sœur pour l’amener à la mairie. Sur le chemin, il s’est dit que c’était sa dernière chance, et il lui a déclaré sa flamme. Ma sœur lui a dit oui, ils sont passés devant la mairie, sans s’arrêter, le gros con n’a rien compris. Mais je dois garder le garage pendant le voyage-pas-de-noces de ma sœur. C’est super ».


Emma, de son côté, a un message lui demandant de rappeler l’agence. Comme il n’y a du réseau que dans les locaux communs, nous essayons de nous isoler dans un coin. Je glisse à Emma :



Elle me regarde, opine du chef, et m’attire dans le coin. Elle rappelle. Elle ne peut pas mettre le haut-parleur, donc j’essaie de deviner ce qui se passe :



Un long échange. Emma écoute, et ne pose que quelques questions :



Puis :



Et elle se tourne vers moi :



Je n’hésite pas :



Emma répond donc :



Elle attend encore un peu.



Elle raccroche, le sourire mange littéralement son visage. Elle m’explique. Elle a eu Sophie, qui a organisé le trek sur le Kili. C’est une ancienne guide, qui a monté sa boîte. Elle est originaire de la tribu Iraqw, une des cent vingt tribus tanzaniennes. La correspondante de British Airways est issue de la même tribu, ce qui permet d’arranger les affaires. Face aux problèmes aériens, et comme la perturbation peut durer longtemps, British Airways cherche des touristes prêts à prolonger leur voyage en Tanzanie. L’objectif est de faire baisser la pression dans les aéroports. Le prix importe peu.


Elle poursuit la conversation :



Je regarde mon tél :



J’opine. Elle poursuit.



Elle sourit, puis elle rit. Elle me prend la main. Vers la tente. Vive la Tanzanie et ses parcs !