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n° 23658Fiche technique23035 caractères23035
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Temps de lecture estimé : 17 mn
14/06/26
Présentation:  Cette histoire se déroule aux USA, ce qui la rend plausible. Elle est inspirée de divers textes (sans doute générés par IA) qui exploitent le même canevas. J’ai donc imaginé ma version.
Résumé:  Depuis une floppée d’années, je travaille pour Allan. Je le connais depuis un bon bout de temps, l’université pour être précis.
Critères:  #nonérotique #vengeance #usa
Auteur : Patrik            Envoi mini-message
La mauvaise personne à virer

Cette histoire se déroule aux USA, ce qui la rend plausible. Elle est inspirée de divers textes (sans doute générés par IA) qui exploitent le même canevas. J’ai donc imaginé ma version. Bonne lecture :)




Heather et Allan


Depuis une flopée d’années, je travaille pour Allan. Je le connais depuis un bon bout de temps, l’université pour être précis. J’ai mis en place toutes les procédures de sa boîte et aussi son système informatique. Ces derniers temps, j’ai constaté une modification dans son comportement à mon égard. J’ai une petite idée de ce qui risque de survenir car, finalement, je connais mon boss mieux que lui-même.



La jeune femme qui vient d’entrer dans mon bureau, aux parois de verre, est la nouvelle épouse de mon cher patron, la quatrième sur la liste (sans compter les maîtresses). Heather est à la fois belle, gentille mais naïve. Pour la conquérir, Allan lui a sorti le grand jeu. Elle n’a pas résisté bien longtemps.


Pourtant, j’avais suggéré à Heather de ne pas trop croire aux promesses mirobolantes d’Allan qui ne la voyait que comme un trophée à conquérir. Mais trop amoureuse, elle est passée outre. Maintenant, elle déchante, la lune de miel ayant été assez courte, elle a vite compris (car elle n’est pas bête) qu’elle était une sorte d’accessoire de décoration que son mari exhibe pour faire saliver les autres.


Durant quelques minutes, nous discutons d’un peu de tout. Puis Heather me demande :



Avant qu’elle quitte mon bureau, je lui demande :



Elle soupire :



Pour toute réponse, elle se contente de sourire. Avant qu’elle ne se retourne, j’ajoute :



On ne peut pas dire que les rapports entre Heather et Melvin soient au beau fixe : le fils ayant du dédain pour cette belle jeune femme qui est légèrement plus jeune que lui. Je pense que c’est en réalité de la jalousie. Il se serait bien vu au bras de sa belle-mère, et dans les mêmes draps qu’elle. Mais c’est son père qui l’a doublé.




Le fils du directeur


En milieu d’après-midi, je suis convoqué dans le bureau d’Allan. Son fils, Melvin, est présent, assis sur le côté, un peu mal à l’aise, contrairement à son père qui est capable de soutenir, mordicus, devant une assemblée de savants émérites que la lune est juste un grand miroir dépoli accroché à la voûte du ciel.


Ce que je pressentais est en train de se dérouler sous mes yeux. Je pensais qu’il y aurait quand même une période de transition, de passation. Comme à son accoutumée, mon boss n’y va pas avec le dos de la cuillère, m’expliquant qu’à mon âge, je suis devenu obsolète et décati, alors qu’il est un peu plus vieux que moi. Mais la logique formelle et Allan ne sont pas génialement compatibles.


Malgré cette mauvaise nouvelle, je reste impassible ; je résume flegmatiquement :



Mon déjà ex-directeur (puisqu’il m’a dit que j’étais viré sur-le-champ) s’attendait à une réaction nettement moins cool de ma part. Voire à des suppliques. Un peu déstabilisé, il continue :



Il me regarde fixement, il tique, ne s’étant pas attendu à cette possibilité :



Apprenant l’absence de protocole écrit, le fils s’inquiète un peu :



N’aimant pas être pris en faute, Allan s’agace :



Je me mets à rire franchement :



Aussitôt, le père se tourne vers son fils qui confirme :



Sans demander la permission, je sors du bureau pour aller dans le mien. Deux minutes plus tard, mon ex-employeur pointe le bout de son nez :



L’extirpant d’une chemise (je suis méthodique), je lui mets sous le nez la facture en question. Son fils s’en empare, l’examine et lâche :



D’un ton docte, j’explique :



Connaissant mieux la valeur des choses, son fils intervient avant que j’ouvre la bouche :



Je coupe le dialogue père-fils en lâchant d’une voix enjouée :



Il est tellement sidéré que j’ai le temps de mettre mon portable dans mon carton, d’ajouter deux-trois trucs, puis de me diriger vers la sortie :



Je le connais assez pour savoir qu’il n’a pas enregistré notre conversation, du moins dans mon bureau. Et je ne pense pas que son fils ait eu le réflexe de le faire. De toute façon, vu le ton employé, ceux qui écouteront notre conversation penseront tout de suite à une plaisanterie pas forcément de très bon goût. Mais quand on se fait virer sans prévenir, on a des circonstances atténuantes.


Pour éviter qu’il me rattrape dans l’immeuble, je prends une autre sortie que l’officielle. Le temps qu’il réalise qu’il s’est trompé de chemin, je serai déjà noyé dans la foule de la rue.




Horlogerie


Je ne panique pas, je savais que ça finirait par arriver tôt ou tard ; de plus, j’ai des économies, de quoi voir durant plusieurs mois. Je sais aussi que je peux aisément rebondir ailleurs, mais je ne vais pas le faire tout de suite. Avant, il me faut un peu de repos bien mérité, il y a longtemps que je n’ai pas pris de vacances, ça me fera du bien. Ce qui ne m’empêche de donner quelques coups de fil…


En ce qui concerne mon ex-boîte, je sais exactement comment les choses vont se dérouler dans les jours qui viennent et même plus précisément dans moins d’une semaine. C’est moi qui ai tout mis en place ou presque, donc je connais très bien l’horlogerie interne de l’entreprise, et ce n’est pas un jeunot comme Melvin qui va réussir, surtout sans mode d’emploi. La théorie, c’est bien beau, mais la pratique avec ses hauts et ses bas, ses relations humaines, c’est autre chose.


Donc je laisse faire, le temps joue pour moi.


Deux jours après mon éviction non méritée, mon smartphone sonne, c’est Allan. Je réponds d’un ton cynique :



Je suis moqueur :



Je sens qu’il est embêté :



Ayant l’avantage, je prends l’initiative :



Je raccroche, je peux me le permettre, c’est moi qui mène la danse. Et je n’ai pas prévu de répondre à ses futurs appels. Moi, je sais appliquer une procédure dans les règles de l’art, et il devra suivre à la lettre celle que je lui impose, sinon…




Un petit parc


Comme convenu unilatéralement, nous nous rencontrons dans un petit parc proche de mon ancien lieu de travail. Tout de suite, Allan attaque dans le vif du sujet :



J’affiche un large sourire :



De loin, je lui montre une photo de mon ordinateur sur l’écran de mon smartphone :



Il éructe :



À cette annonce, il grimace :



Il affiche un petit sourire pervers :



Je le plante sur place. Il est tellement ahuri qu’il ne pense pas à me courir après (ce qui lui ferait faire un peu d’exercice). Allan est trop habitué à ce qu’on plie devant lui. La désinvolture, il ne sait pas gérer. Peut-être qu’il l’a fait ensuite, mais j’avais déjà disparu, noyé à nouveau dans la foule. Je vais continuer à souffler le chaud et le froid, faisant en sorte qu’il ne comprenne rien de rien à ma façon d’agir.


De plus, j’ai quelque chose d’assez urgent à faire qui n’attendra pas son bon vouloir.




Smartphones


Un peu moins de deux heures plus tard, j’ai droit à un coup de fil venant de mon ex-employeur. Au ton de sa voix, Allan est furieux :



J’entends la voix de Melvin en arrière-plan :



Amusé, j’interviens :



Visiblement agacé, il se répète :



Mon ex-patron s’adoucit un peu :



Allan est acculé :



Au même moment, un jingle retentit.



Mais j’ai déjà coupé la conversation, puis je mets mon téléphone en mode avion, ce qui est d’ailleurs obligatoire en pareil cas.




Miroir


Quand je reconnecte mon smartphone le lendemain, un peu avant midi (heure locale), après un trajet en avion et une bonne nuit de récupération, je constate qu’il y a plein d’appels et de messages. Je sais très bien qui les a envoyés. Je téléphone directement au bureau d’Allan. Si jamais il n’y est pas, je suppose que son fils a mis en place une redirection sur son nouveau smartphone.


À la première sonnerie, il décroche, puis entendant ma voix, il éructe :



Je me la joue royale :



Il peut toujours essayer, mais je sais faire transiter mes appels de telle façon qu’on ne puisse pas me localiser facilement. Les réseaux, ça me connaît. Radouci, Allan demande :



Un silence de plomb s’installe. Interloqué, n’y comprenant plus rien, Allan demande :



J’entends la voix de Melvin en arrière-plan :



Je perçois une nette appréhension dans sa voix :



Je ne vais quand même pas lui offrir la solution sur un plateau. Mon interlocuteur essaye de se la jouer finaude :



J’entends le fils discuter avec le père. Celui-ci lâche quelques jurons bien sentis. C’est sa voix que j’entends à nouveau :



J’entends son fils dire à son père que je suis en position de force et qu’en cinq jours, on ne pourra pas deviner à quoi servent les divers programmes. Sauf si on embauche à prix d’or une grosse équipe d’informaticiens. Je ne crains pas grand-chose, car il faudrait que ceux-ci sachent en quoi j’ai écrit tout ça. C’est là un de mes petits secrets.


Voyant qu’il est coincé, Allan est obligé de composer. Il change de conversation :



Je vais dans la salle de bain, je m’approche du miroir au-dessus du lavabo. Je lance la visio puis je bascule en mode haut-parleur :



Peu après, je vois les deux visages de mes interlocuteurs. Allan fronce des sourcils :



Je ne réponds pas à sa question, je tends mon smartphone face au miroir :



À ce moment, Melvin dit à son père :



Je refais face à mon smartphone. Sur l’écran, je vois qu’Allan se tourne vers moi :



Le rictus qu’il affiche parle pour lui. Je vois qu’il ne comprend plus rien. L’histoire de la clé sur l’ordi est en réalité un canular pour le faire bisquer. Là aussi, s’il m’attaque à ce sujet, je peux facilement prouver que c’est faux, qu’il affabule. Et le témoignage de son fils n’y changera rien, car on pensera qu’il tient avec son père. Je continue :



Allan espère :



J’affiche un sourire amusé :



Sans attendre une quelconque réponse, je coupe sans complexe, posant ensuite mon smartphone sur une petite étagère de la salle de bain.




En terrasse


Je souris : Allan et Melvin ne sauront jamais comment j’ai fait mon coup pour le téléphone dans le parc. Pourtant, c’est si simple d’imprimer une photo sur un transparent, puis de la coller sur l’écran d’un vieux smartphone identique au mien, mais HS, surtout quand on la montre de loin.


Ravi de laisser mijoter Allan dans son jus, je sors de la salle de bain. Puis je vais sur la terrasse inondée de soleil. Je me penche sur un transat sur lequel se prélasse une jeune femme en maillot de bain :



Puis je l’embrasse.