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Temps de lecture estimé : 29 mn
25/05/26
Présentation:  Histoire très lointainement inspirée d’un comic américain né en 1941. Ici, l’action se déroule un peu plus tard.
Résumé:  Daisiesdale est une petite ville californienne située pas trop loin de la mer, dans une vallée fleurie comme l’indique son nom. Un peu moins de cinq ans après la fin de la guerre, à l’approche de la nouvelle décennie, tout le monde a envie de voir la vie en rose.
Critères:  #romantisme #rencontre jeunes #annees40 #annee50 #USA
Auteur : Patrik            Envoi mini-message
Daisiesdale

Histoire très lointainement inspirée d’un comic américain né en 1941, ici retransposée un peu plus tard. Bonne lecture :)




Une petite ville californienne



Daisiesdale est une petite ville californienne située pas trop loin de la mer, dans une vallée fleurie comme l’indique son nom. Un peu moins de cinq ans après la fin de la guerre, à l’approche de la nouvelle décennie, tout le monde a envie de voir la vie en rose, la croissance étant maintenant plus ou moins rétablie, les USA étant assurément le plus beau pays du monde où tout le monde veut vivre (surtout en Californie), y compris secrètement les méchants communistes envieux.


Étant l’un des beaux garçons du canton, Andrew n’a aucune peine à sortir avec toutes les filles du coin (du moins, la plupart), bien que beaucoup de personnes le considèrent comme étant le fiancé plus ou moins officiel d’Abby, sa blonde voisine qu’il connaît depuis l’enfance.


Andrew est aussi aidé par une voiture qui s’apparente plutôt à un paquebot qu’à une antique Ford T, ce qui permet de transporter bien des gens, au ciné ou à la plage, avec un souci du Code de la route assez fantaisiste, mais comme les routes sont larges et finalement peu fréquentées, il y a rarement des problèmes.



Mis à part aller à l’école ou à l’université, les jeunes du coin n’ont que trois préoccupations principales : danser, se baigner et flirter. Il sera toujours temps plus tard de se trouver un boulot et de fonder une famille, bien que certains garçons envisagent sérieusement de rester célibataires pour mieux profiter des joies de la vie.


Quant à Abby, la fiancée-voisine, elle fait un peu comme tous les autres jeunes, la ville étant assez petite et la grande ville très éloignée. Elle est néanmoins plus sage que la plupart des autres filles, ce qui rassure son père et sa mère.




The Frenchy



Arrivé depuis peu de temps, Jean-André est un jeune Français qui semble s’être égaré dans cette petite ville. Il a débarqué seul à Daisiesdale, ayant lapidairement expliqué qu’il avait perdu sa famille durant la guerre en Europe et qu’il avait d’abord vécu sur la côte Est avant de basculer vers la côte Ouest. Après une première phase d’observation, il a vite adopté les coutumes locales (à Rome, fais comme les Romains), mais avec une certaine retenue.


Beaucoup de personnes se demandent de quoi il arrive à vivre, bien qu’il semble se contenter de peu. La seule explication fournie systématiquement par l’intéressé est qu’il bénéficie quand même d’un petit héritage et que, parfois, il fait de menus travaux liés à l’écriture, mais personne n’en sait vraiment plus.



Comme il habite une petite maison à deux pas des parents d’Abby, il a vite lié connaissance avec la blondinette, découvrant son gentil caractère. De son côté, la jeune fille aime discuter avec Jean-André, car celui-ci est assez différent des autres garçons, lui faisant entrevoir une autre façon de faire et d’être.



Intriguée, Abby demande :



Sans qu’elle comprenne bien pourquoi, Abby se met à rosir :



Jean-André se met à rire :



À l’évocation de ce prénom, elle fait la grimace :



Prise de court, Abby ne sait pas quoi répondre :



Le jeune homme sourit :



Ils continuent à bavarder pendant au moins dix minutes, puis ils se séparent. Abby est contente d’avoir trouvé un garçon avec qui elle peut parler de beaucoup de choses et qui ne l’assomme pas avec le base-ball.




Arrière-pensée



Le lendemain, à quelques pas de chez elle, Abby salue Jean-André :



Le jeune homme rétorque avec un large sourire :



Le Français affiche maintenant un sourire ambigu :



Avec un accent californien prononcé, Abby répond en français :



Puis elle enchaîne en riant :



C’est alors qu’Abby constate que son interlocuteur a tenté de ne pas répondre à sa question concernant une éventuelle arrière-pensée. Elle se demande si elle doit remettre le sujet sur le tapis. Elle est devancée par le jeune homme :



Elle s’étonne d’avoir accepté si vite. Puis ils discutent d’un peu de tout avant de se séparer en se faisant la bise. Le dernier baiser sur la joue de la jeune fille est un peu trop proche de la commissure de ses lèvres. Un peu troublée, voyant Jean-André s’éloigner, Abby se demande si c’était accidentel ou intentionnel.




En voiture



Comme convenu, Jean-André vient chercher Abby à l’heure dite. Tandis que le jeune homme ouvre galamment la portière à sa future passagère, celle-ci fait remarquer :



Il explique :



Les deux jeunes gens s’amusent beaucoup au bowling, l’une des rares attractions du secteur. Abby constate que son partenaire de jeu se comporte dignement, ne faisant aucune allusion ni geste déplacé. Puis ils s’attablent pour consommer des glaces. Peu soucieuse de sa ligne, la jeune fille s’offre une grosse coupe. Voyant celle de son vis-à-vis, elle s’étonne :



Jean-André s’amuse :



Et trop sucrée et hyper calorique, pense-t-il. Les glaces terminées, ils refont quelques parties, avant d’aller au cinéma. Là aussi, Jean-André se comporte comme un gentleman, Abby est à la fois rassurée et un peu déçue. Un peu malgré elle, la jeune fille songe :



Plus tard, quand ils ressortent du cinéma, elle frissonne faiblement. Son voisin passe alors son bras dans son dos afin de poser sa main sur son épaule et l’attirer contre lui. C’est à moitié enlacés qu’ils se dirigent vers la voiture. Consentante, mais intriguée, Abby se demande ce que ce geste peut bien signifier… Djee-Ah semble se comporter comme un grand frère.


Trois-quatre minutes plus tard, à l’étonnement d’Abby, Jean-André stationne la voiture dans un endroit calme et isolé. Il regarde sa passagère dans les yeux :



Abby s’inquiète un peu :



La jeune fille est partagée, à la fois anxieuse, mais excitée. Néanmoins curieuse de savoir, elle se décide rapidement, fermant les yeux, tendant son visage. Le jeune homme comprend tout de suite cette réponse muette. Il embrasse délicatement la jeune fille, puis les secondes s’écoulant, le baiser, les baisers deviennent de plus en plus fougueux, et à sa grande surprise, Abby se laisse aller elle aussi.


Toute bonne chose a une fin, même si elle peut recommencer rapidement. Leurs lèvres se séparent à regret. Découvrant le visage de son conducteur, Abby se met à pouffer :



Étonné, Jean-André se regarde dans le rétroviseur intérieur, puis il capture délicatement le menton d’Abby :



Puis ils continuent, avec une passion renouvelée qui augmente petit à petit. Ce n’est pas la première fois qu’Abby se fait embrasser, mais c’est bien l’une des premières qu’elle participe autant, ça lui semble si naturel, si évident. Et ça, c’est une découverte.


Reprenant leur souffle, Jean-André demande à sa passagère :



Puis elle rassemble son courage pour énoncer d’une seule traite :



Un peu perdue, elle affiche un sourire en coin :



Puis Jean-André capture à nouveau les lèvres de sa partenaire qui sait bien au fond d’elle-même que sa position est ambiguë, mais c’est tellement bon de se faire embrasser de la sorte !


Après de longs bisous plutôt ardents, leurs bouches étant séparées, Abby remet un peu d’ordre dans sa chevelure :



Posant ses mains sur ses genoux, Abby sourit :



Il embrasse à nouveau la jeune fille qui se laisse faire sans souci et qui répond de même.




Maman



Andrew est trop occupé avec ses conquêtes pour constater qu’Abby est de plus en plus accaparée par le nouveau venu. De toute façon, sa blondinette de voisine ne lui est-elle pas acquise depuis des années ?


Jean-André met les bouchées doubles auprès d’Abby, tout en sauvegardant les apparences. Au début, peu dupes, les parents de la jeune fille n’étaient pas trop chauds au sujet de cet apparent rapprochement qui ne veut pas dire son nom, mais le jeune Français a su les séduire.


Dans la cuisine, la jeune fille est en train de discuter en tête à tête avec Annabella, sa mère. Sa fille venant de parler de Jean-André, saisissant la balle au bond, l’adulte attaque illico dans le vif du sujet :



Rougissante, Abby répond :



La mère d’Abby ne lâche pas le morceau :



Intéressée, Abby pose la question :



Affichant un petit sourire, Annabella continue :



Compatissante, la mère pose sa main sur l’épaule de sa fille :



Sa mère pose la bonne question :



Se tortillant sur place, Abby est assez embêtée :



Abby est très circonspecte :



Avec un petit sourire, Annabella explique :



Abby est stupéfaite :



Abby réalise alors que son JA peut être convoité par d’autres filles et aussi d’autres femmes, et qu’il n’aura aucun mal à se recaser si jamais ça ne fonctionne plus entre elle et lui. Sa mère remarque son état :



Abby se mordille les lèvres, la vie n’est décidément pas si simple que ça :



La jeune fille est à la fois rassurée et inquiète :



Plutôt rassurée par ce que vient de dire sa mère, la fille se met à sourire :



Puis, redevenant parfois une grande gamine, Abby se jette dans les bras de sa mère, pour lui faire un câlin comme dans le temps.




Littérature



Néanmoins, la conversation qu’elle a eue avec sa mère lui a laissé des traces. Tandis qu’ils sont allongés sur la plage, après avoir fait quelques bisous et caresses pas toujours très sages, Abby aborde le sujet avec Jean-André :



Le jeune homme se rapproche de sa voisine :



Il se met à rire :



Agenouillée sur sa serviette, Abby prend son courage à deux mains :



Jean-André demande :



Décidément, il y a toujours des choses à découvrir chez Jean-André, pense la jeune fille. Elle demande alors :



Se penchant un peu, ce qui offre à présent une belle vue sur le haut de son corps à son voisin qui n’oublie pas de regarder, elle sourit :



Puis, sans attendre de réponse, comme s’il ne voulait plus s’étendre sur le sujet, Jean-André se redresse d’un bond :



Il lui capture la main et l’entraîne illico dans l’eau. Peu après, immergé presque jusqu’au cou, il capture la jeune fille dans ses bras :



Pour toute réponse, il l’embrasse à pleine bouche. Cette fois-ci, il s’enhardit un peu plus en caressant dans l’eau posément le dos de sa partenaire, descendant assez bas. Entre deux baisers, il murmure :



Planquant à nouveau sa bouche sur celle de la jeune fille, il l’embrasse fiévreusement tout en la caressant fébrilement sous la surface. Se sentant bien ainsi, Abby se laisse aller elle aussi à quelques démonstrations…




Découvertes diverses



La musique s’accélère plus vite que prévu pour Abby, qui est d’ailleurs étonnée de constater que tout ce qu’elle fait de coquin avec Jean-André lui semble très naturel. Son petit ami officieux est visiblement assez expérimenté, à tel point que la jeune fille se demande si sa mère n’aurait pas raison concernant l’âge de son prétendant.



Pour l’instant, cette explication suffit.


Rebondissant sur le fait que son amoureux soit d’origine française, elle songe alors aux divers dessins animés qui mettent en scène Pepé Le Pew (Pépé le putois) dans sa quête contrariée du grand amour. La jeune fille se met à pouffer :



Toujours est-il que, maintenant, ses seins, ses tétons et aussi ses fesses n’ont plus de secret pour Jean-André. La première fois qu’il a plongé le nez dans son décolleté, Abby a été surprise de ce qu’elle a pu ressentir. D’autres garçons avaient eu droit à cette privauté assez ordinaire, mais là, avec JA, ce fut autre chose.


Ce fut encore plus dantesque quand sa poitrine fut entièrement dévoilée et que Jean-André s’est occupé de ses monts et vallées. Elle a adoré et elle adore toujours et encore quand il s’occupe de ses paysages, quand il suce ses tétons, voire quand il les croque délicatement.


Abby ne sait toujours pas exactement ce qu’elle ressent pour le jeune homme, mais, en tout cas, pour faire son apprentissage des choses que les adultes oublient d’expliquer, c’est un bon prof. D’où cette impression bizarre qu’il est plus âgé que prévu…


La jeune fille a cru devenir folle de plaisir quand Jean-André a plongé sa tête entre ses cuisses pour lécher son intimité. Depuis, elle jouit à chaque fois et elle ose même être demandeuse. Elle s’offre même parfois le luxe d’oublier de mettre une petite culotte : ça l’excite énormément.



Pour l’instant, elle et lui n’ont pas franchi le cap décisif. L’être humain sait maintenant faire exploser des bombes terrifiantes qui terminent des guerres, mais il ne fait pas grand-chose pour empêcher certains soucis qui mettent neuf mois à voir le jour. Cependant, JA démontre parfaitement qu’avec une langue et des doigts, on obtient des résultats faramineux sans tenter le diable.


De son côté, afin d’offrir un minimum de réciprocité, Abby a pris goût à certaines sucettes sans sucre. Elle adore ce sentiment de forte satisfaction quand JA se laisse aller dans sa bouche. Elle ne sait toujours pas mettre des mots convenables sur ses impressions, mais elle se sent puissante.


Et puis, à qui oser se confier ?


Petit à petit, l’horizon d’Abby s’élargit avec diverses pratiques dont elle ignorait l’existence. La jeune fille sait très bien comment on fabrique des bébés et ce mode d’emploi n’est jamais utilisé entre eux. JA pourrait utiliser un préservatif afin de lui faire découvrir ce que ça peut donner, mais ça ne la tente pas d’essayer, et il respecte sa volonté.


Mais malgré tout ça, Abby reste partagée entre son officiel qu’elle ne voit presque plus et son officieux qui prend de plus en plus de place.




Explications



Ce qui devait arriver est en train d’arriver : assez furieux, Andrew vient de harponner Jean-André dans un petit parc proche de la maison d’Abby. Le ton monte rapidement entre les deux jeunes hommes. Le Français rétorque :



En entendant cette réponse un brin ironique, Andrew est confus, son rival en profite pour avancer ses pions :



Sentant qu’il marque des points, Jean-André continue :



À moitié calmé, Andrew reste quand même un peu rageur :



Perdant partiellement pied, Andrew proteste :



Grimaçant, Andrew ne répond pas. Le Français continue :



Jean-André enfonce le clou :



Andrew est indécis. Il sent confusément qu’il n’est plus en position de force, et qu’il doute de ce qui lui semblait acquis. Durant ce temps, Jean-André reste impassible, il sait que l’avantage est de son côté, surtout qu’Abby et lui sont allés plutôt loin dans l’intimité.


Quelques secondes plus tard, il repropose à son rival :



Interloqués, les deux garçons pivotent vers l’endroit d’où vient la voix féminine qui vient de retentir. C’est avec une certaine stupéfaction qu’ils voient apparaître Abby.




Abby et les deux garçons



Abby est à présent debout entre les deux garçons. Assez inquiet, Jean-André demande :



Mains sur ses hanches, elle se tourne vers Andrew :



Gêné, le garçon se tait. Abby soupire :



Les épaules de la jeune fille se voûtent, elle se tourne alors vers le Français :



Elle le regarde droit dans les yeux :



Flegmatiquement, Jean-André explique :



Changeant de sujet, Abby tourne la tête :



Abby regarde à nouveau son soupirant :



Sentant que c’est possible, le jeune homme se jette à l’eau :



Jean-André se met à sourire :



Abby se met à sourire, elle aussi :



Ce qu’elle fait l’instant suivant quand ils s’embrassent.




Une vieille photo



Puis les événements se sont emballés. Abby et Jean-André se sont officiellement fiancés. Puis plus tard, ils se sont mariés, une fois les études terminées. Il n’y a pas eu de voyage de noces, la première nuit (et les autres) s’est déroulée sur place, avec la promesse d’aller un jour visiter la France.


Mais ce fut une belle nuit ! Les autres aussi…


La jeune mariée s’est déniché un emploi à mi-temps à la bibliothèque et à la mairie. De son côté, il a continué en tant que script doctor, un métier assez étrange et aléatoire, mais qui rapporte, bien qu’il soit rare que son nom soit présent au générique. Le gros avantage est qu’il peut rester chez lui pour travailler.


Ce qui fait que la nuit de noces perdure, de jour comme de nuit…


Comme le jeune couple ne s’est pas fait « cigale » avec une seule prestation d’amélioration de script, il a de quoi voir sur plusieurs mois. De plus, Abby apporte aussi des sous dans la tirelire du foyer.


Deux ans après le mariage, ayant un peu de temps libre devant elle, Abby est en train de faire du rangement dans le grenier. Ce matin, Jean-André est parti chercher en voiture un script à retoucher, il sera de retour en fin d’après-midi. Elle tombe sur un coffret en métal qu’elle ne connaît pas. En l’ouvrant, elle découvre diverses choses écrites en français.



Sur le côté, elle voit un carton sur lequel est collée une photographie. Intriguée, elle s’en empare. C’est en effet une photo jaunie de son époux :



Soudain ses yeux s’écarquillent. Bien qu’elle ne sache quasiment pas lire le français, quelque chose attire tout de suite son attention : ce qui semble être une date de naissance. Elle cligne des yeux, regarde mieux.



Fébrile, emportant le coffret avec elle, la jeune femme redescend au rez-de-chaussée, elle s’empare d’un dictionnaire franco-anglais pour être certaine de la traduction. Attablée sur la table de la salle à manger, le petit livre en main, elle traduit ce dont elle a besoin. Oui, c’est bien « date de naissance » qu’elle lit. L’autre date (1924) est de la délivrance de la carte.



C’est pourtant le même nom, le même prénom composé et surtout le même visage. Éberluée, Abby ne comprend pas. Ou plutôt, elle a peur de comprendre :



Assez désorientée, elle regarde à nouveau la carte d’identité :



Abasourdie, Abby reste prostrée durant de longues minutes, puis elle se ressaisit, attendant patiemment le retour de son mari.




La carte d’identité



Son mari étant ponctuel, à l’heure prévue, elle entend sa voiture s’arrêter dans l’allée. Totalement fébrile, Abby se jette sur son mari dès qu’il rentre :



Elle lui met sous le nez la carte d’identité française à son nom. La prenant en main pour l’examiner, Jean-André répond aussitôt :



Avec un petit sourire sur les lèvres, il lui redonne la carte d’identité :



Plissant des yeux, elle examine mieux la photo :



À moitié rassurée, Abby scrute à nouveau le cliché anthropométrique :



Délicatement, Jean-André reprend la carte d’identité des mains de son épouse pour la poser ensuite sur le petit meuble de l’entrée, puis il capture sa femme dans ses bras :



Compatissante, elle se colle contre son époux :



Ils s’embrassent fougueusement. S’abandonnant dans les bras de son époux, Abby se traite d’idiote d’avoir pu penser un truc pareil ! Tout en profitant éhontément de sa femme, Jean-André se dit qu’il est décidément facile d’ajouter des détails sur une vieille photo.


Une précaution prise, il y a bien des années…