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n° 23641Fiche technique10644 caractères10644
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Temps de lecture estimé : 8 mn
22/05/26
Résumé:  Jolie rousse flamboyante, Clotilde aime la pluie à sa façon. La voici qui, nue sous son pull et chaussée de bottes en caoutchouc, s’en va parcourir le sous-bois pour une originale cueillette.
Critères:  f frousses fdanus zoo
Auteur : Tristan B      Envoi mini-message
Clotilde

« Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette

Aussitôt qu’il pleut, il est tout heureux, il sort sa tête »



Mon amie Clotilde m’a, un jour d’automne, chanté ces quelques mots, puis raconté ce qui va suivre pour que je le mette en mots. Je crois que, ce jour-là, mon stylo a un peu tremblé.


La pluie était si légère qu’on eût dit un voile de mariée. L’image amusa Clotilde. Elle but son café d’un trait et fila glisser ses jambes dans un jean. Son vieux pull traînait au pied du lit. Elle l’enfila à même la peau. Pieds nus dans ses bottes en caoutchouc, la jeune femme se sentait d’attaque pour braver la fine ondée. L’automne était pour elle la plus belle des saisons.


Il avait plu toute la nuit. C’était une chance. L’herbe haute était gorgée d’eau. Clotilde s’arma de son parapluie et de son petit seau. Elle traversa le champ jusqu’à ce petit bois qu’elle aimait tant. Les troncs des vieux hêtres s’y prenaient pour des piliers de cathédrale. Le sol, couvert de larges feuilles, assourdissait ses pas. À cette heure matinale, peu de chance d’y croiser qui que ce soit. Tant mieux. Clotilde aimait à être seule.


Soudain, la pluie cessa. Comme par miracle. Le bruissement léger disparut. Seules les grosses gouttes, tombant des branches détrempées, venaient maintenant troubler le silence du bosquet. Clotilde ferma son parapluie. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour trouver ce qu’elle était venue chercher. Elle s’accroupit, en souriant, et saisit la coquille beige d’un bel escargot. Délicatement, elle en décolla la feuille gluante de bave. Un long filament translucide s’étira jusqu’à céder. Le gastéropode s’arcbouta de mécontentement et rentra ses antennes. Clotilde le détailla, le soupesa et finit par le reposer au sol.



Et Clotilde se remit en quête. Elle savait ce qu’elle cherchait. Elle le trouverait.

Clotilde n’eut pas longtemps à attendre car, sous une feuille à deux pas de son pied, une coquille de belle couleur apparut. L’escargot, que sa main saisit alors, l’impressionna. Le corps de l’animal était aussi large que son pouce. Plus long que son majeur. La coquille était lourde dans la paume de sa main. Et que de bave, sortant des commissures de cette jolie coquille. Une onde de chaleur glissa dans le ventre de Clotilde.



Clotilde reprit aussitôt sa recherche. Et la chance l’accompagna car, une petite demi-heure plus tard, elle rentrait chez elle en chantonnant, cinq magnifiques spécimens bavant au fond de son seau.

La petite maison sentait bon le feu de bois. Chaque botte en caoutchouc vola dans le couloir, d’un coup de pied habile. Le feu crépitait dans le gros poêle en fonte. Clotilde posa le seau sur la table basse et se déshabilla.



Devant le miroir de la salle de bain, Clotilde détailla son corps. Elle l’aimait bien, ce corps qu’elle avait si longtemps détesté. Ce corps qu’elle avait appris, puis apprivoisé. Que le temps avait façonné et qui, à l’aune de ses trente ans, se reflétait avec délectation sous ses yeux. Combien d’années avait pris le simple geste de ses mains courant sur ses seins. De ses doigts pinçant la peau délicate de ses tétons. Avant d’emprunter les mille chemins du plaisir, construits au fil du temps et des soupirs solitaires.


Aimer la toison rousse de son bas-ventre et cette peau si particulière. Ces taches de rousseur gamines et sensuelles. Cette tignasse flamboyante éclairée par ce regard bleu-vert.


Clotilde fit couler l’eau tiède de sa douche et s’y glissa. Elle eût aimé se caresser un peu, mais ne s’y attarda pas. Elle coupa l’eau, prenant soin de simplement s’éponger.


La jeune femme se mira nue dans son grand miroir. Elle se tourna et, d’un regard par dessus son épaule, regarda ses fesses. Quelques taches de rousseur s’y constellaient harmonieusement. Elle les aimait bien, ses fesses. Il eût été dommage que ce petit cul s’ennuyât. Aussi, attrapa-t-elle le gros Rosebud métallique qui l’attendait sur l’étagère. Elle le prit entre les lèvres tandis qu’elle lubrifiait sa plus petite issue d’un doigt habile et connaisseur. L’objet conquérant qu’elle poussa en soupirant s’y logea le plus naturellement du monde. Son ventre s’échauffa à cette lourdeur coquine, fichée en elle.



Lorsqu’elle fut de retour au salon, sa peau brillait encore d’humidité et sa poitrine gonflée tendait ses tétons. Clotilde alluma une bougie, éteignit la lumière, jeta sa serviette devant le feu de cheminée crépitant d’impatience et s’agenouilla près de la table basse.



Elle attrapa délicatement deux des gastéropodes tentant de s’éloigner et les déposa au fond du petit seau avec leurs congénères.

Et Clotilde s’allongea enfin. Elle prit tout son temps. Celui de regarder danser les reflets orangés du feu de bois sur sa peau. Celui de respirer profondément et d’envisager la suite. Enfin, elle plongea sa main dans le seau et saisit la première coquille. Le corps de l’escargot se décolla lentement du fond. Elle posa l’animal tout près de son nombril et le laissa se détendre. Il finit par s’étaler de tout son long et entama sa lente reptation. Clotilde ferma les yeux. La fraîcheur de cette petite langue fit gonfler sa poitrine d’une inspiration voluptueuse. Elle s’allongea et, les yeux clos, s’amusa à deviner la destination du gastéropode sur l’humidité de sa peau. Ce fut la route de sa cuisse gauche qu’il sembla choisir.

Clotilde replia ses jambes et les entrouvrit. Elle déposa le deuxième escargot à l’intérieur de sa cuisse droite. Là où la peau est si tendre. Si délicate. Si sensible. Il prit tout naturellement le chemin de la descente. Alors, la jeune femme, déjà troublée par ces deux petites langues en mouvement, déposa la troisième sur son autre cuisse. Et la douce torture s’amplifia. D’autant que le premier escargot venait de rebrousser chemin et glissait à présent vers sa toison toute proche.



Ce fut en tremblant que sa main attrapa les deux derniers gastéropodes. Chacun d’eux trouva sa place sur chacun de ses seins. Ils y étalèrent leur corps frais et humide et migrèrent imperceptiblement où bon leur sembla. Le souffle de Clotilde s’accorda, aussitôt, au plaisir qui montait. Ses cuisses tremblaient et son ventre vibrait de soubresauts incontrôlés.


Chacun des gastéropodes en goguette laissait sur la peau qu’il parcourait une traînée de bave que le contact de l’air durcissait aussitôt. Cinq lignes de plaisir tracées sur l’épiderme sensible de la jeune femme. Des lignes de hasard. Et, par instants, les lignes glissantes se faisaient râpeuses. Abrasion légère de la petite bouche de chacun des gastéropodes, parsemant de frissons le corps surchauffé de leur belle victime.


Clotilde ferma les yeux. Ses doigts agrippèrent tout à coup la serviette sous elle. Le tout premier de ses fureteurs venait d’entrer dans son petit bosquet. La jeune femme rouvrit les yeux et releva la tête. La coquille brune glissait lentement vers son intimité. La tête du gastéropode furetait au-dessus de sa fine toison. La bestiole marqua un petit temps d’arrêt. Clotilde retint son souffle. Enfin, le large gastéropode tendit son corps et rampa plus avant, amorçant tout de go la légère descente. La tête de Clotilde retomba en arrière.



La lente reptation engagea aussitôt son implacable torture. La drôle de langue gluante glissait en direction des lèvres odorantes. Sous son pied, l’escargot dut ressentir une petite excroissance s’échappant de son capuchon. Le corps de la petite bête s’insinua bientôt au creux du sillon élargi par le plaisir des sens. Clotilde râlait à présent en ondulant sur sa serviette froissée. Son épiderme aux aguets goûtait distinctement chacune des quatre autres reptations sur son corps. À l’intérieur de chacune de ses cuisses. Sur chacun de ses flancs à présent.

L’onde de plaisir qui tendit le corps de Clotilde lui arracha un cri. Elle haletait à présent tandis que l’escargot entre ses cuisses largement ouvertes terminait son cheminement intime. Il bifurqua lentement et remonta vers la cuisse droite qui s’ouvrait à lui. Lorsque la queue de la bestiole quitta enfin les lèvres détrempées, Clotilde reprit un peu ses esprits. Les cinq gastéropodes continuaient leur exploration sur ce corps qui enfin retrouvait son immobilité.


Relevant la tête, leur victime contempla les traces gluantes qu’ils avaient écrites sur son corps.



Elle les décolla un à un et les déposa au plus près de sa petite toison rousse. Le premier chemin de plaisir irait du nombril à ses lèvres intimes. Elle y déposa celui qui connaissait déjà ce parcours. Puis elle saisit les deux explorateurs de ses seins et les posa directement sur ses poils. Enfin, les deux visiteurs de ses cuisses emprunteraient le cheminement inverse de son tout premier fureteur. Ils prirent place de part et d’autre de ses lèvres parfumées et remontèrent aussitôt à la rencontre du premier. Clotilde attrapa un gros coussin et le glissa sous ses fesses pour offrir mieux encore le théâtre de son plaisir. Les cuisses toujours largement ouvertes, elle saisit du bout des doigts la pointe érigée de ses tétons et les fit rouler.

Elle encaissa une première douce décharge en gémissant. Il n’avait pas fallu longtemps pour que les cinq rampants se réunissent sur l’épicentre de son plaisir. Qu’y faisaient les gastéropodes ? La jeune femme abandonnée n’aurait pu le dire. Tantôt glissants, tantôt râpeux, leurs contacts intimes la bousculaient. Ses cuisses tremblaient tout autant que son ventre. L’onde voluptueuse tendit bientôt la pointe de ses seins.


Enfin, évaporée entre deux mondes, Clotilde laissa tomber ses jambes de part et d’autre du coussin. Elle passa une main entre ses fesses pour se libérer de l’intrus métallique encore en elle. Il roula au sol. Des soubresauts délicieux lui saisissaient les hanches et bousculaient son ventre. Lentement, très lentement, les cinq fureteurs quittèrent l’humidité de la douce toison et s’éparpillèrent sur son corps. Cuisse, hanche, nombril, sein, flanc, chacun dériva au hasard de ses envies. Clotilde lâcha bientôt prise et se laissa gagner par le sommeil.



( Note de l’auteur : aucun animal n’a été maltraité durant cette scène)