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n° 23622Fiche technique10125 caractères10125
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Temps de lecture estimé : 7 mn
08/05/26
Résumé:  Perdre un ami est une chose bien triste, mais l’amitié, heureusement, survit. Et lorsque la veuve de celui-ci est éplorée, quoi de plus naturel que de tout faire pour la consoler.
Critères:  #consolation #fellation fh fsodo jouet fouetfesse
Auteur : Tristan B      Envoi mini-message
La chapelle ardente

Je fermai la porte de ma boutique « Les 4 arts » et traversai la ville à grands pas. La nouvelle était tombée le matin même. Il fallait donc que je me presse.


Elle était là, dans sa petite robe noire. Assise, droite et digne, dans un coin de la chambre. Son visage, dissimulé sous un voile sombre, laissait glisser sur ses joues de longues larmes de tristesse. À quelques pas de là, le grand lit et les flammes dansantes des bougies. Un tableau fort émouvant.


J’avais appris la lourde chute de son désormais défunt mari. Le pauvre clerc de notaire, passablement éméché, avait dévalé les quatorze ou quinze marches menant à son jardin potager. Il s’en était suivi une longue agonie jusqu’à ce triste jour de son dernier souffle. La veille au soir, il avait fait mine de se lever avant de retomber lourdement. Éléonore de Castel, en épouse modèle, l’avait veillé toute la nuit. Lui tenant la main tandis qu’il délirait. Elle ne s’était pas vraiment offusquée quand, dans son dernier souffle, s’était glissé un autre prénom que le sien. Le délire incontrôlé d’un esprit en souffrance, sans doute.


Honoré et Éléonore de Castel n’avaient pas eu d’enfant. Non qu’ils n’en désirassent pas, mais la vie était passée ainsi. Une vie faite de tranquilles repas au coin du feu, de sorties à la campagne et d’oublis insidieux des plaisirs de la chair. C’est du moins ce que j’imaginais.


Je m’approchai enfin. La chambre était faiblement éclairée. Ma foi, joliment décorée. Je tentai un signe de croix sur ma poitrine. Je le fis à l’envers, me sembla-t-il, car ma pratique était largement occasionnelle. Celui qui est censé exister, là-haut, ne m’en aurait certainement pas tenu rigueur, au regard de l’effort consenti.



La jeune veuve renifla un peu. Je trouvai cela charmant. Puis, elle leva les yeux vers moi et me remercia d’un sourire en relevant son petit voile de deuil.



Elle me saisit la main.



La chaleur de sa main me fit quelque peu vaciller, je l’avoue. Sa peine était désormais la mienne. Je m’assis donc à son côté.


Nous restâmes ainsi un long moment. Autour de nous, la lueur des bougies vacillait, s’amusant à faire danser les murs. De la pièce se dégageait une douceur étonnante. La jeune veuve se leva bientôt et, à mon grand étonnement, sortit de la chambre quelques instants. Lorsqu’elle réapparut, ce fut les mains tenant chacune une coupe de ce qui me sembla être du champagne.



Et ce fut ainsi que nous trinquâmes.


La soirée avançant, la jeune veuve, qui avait, entretemps, apporté la bouteille de fort belle qualité, se proposa de nous préparer une petite assiette.



Nous mangeâmes en silence sur un coin de guéridon à quelques pas de l’aimable défunt.


Quand la seconde bouteille fut vide, je tentai quelques mots.



Elle se racla la gorge.



J’avalai ma salive le plus discrètement possible, figé de surprise. Le remords la saisit soudain, car elle fut prise de sanglots. Je posai ma main sur son dos secoué par les pleurs. La douleur avait certainement embrumé ses pensées. Je devinais son désarroi.


Quand, tout à coup, elle se releva pour rire à gorge déployée. Ce que j’avais pris pour des pleurs n’était que gloussements. J’en fus quelque peu interdit. Ne sachant que faire, alors qu’insensiblement, le rire me gagnait à mon tour.



Elle se redressa soudain et me grimpa sur les genoux. Mon envie de rire cessa aussitôt. Ses cuisses nues, libérées par sa robe noire relevée, s’ouvrirent sur mes hanches tandis qu’elle saisissait mon visage et collait ses lèvres aux miennes. Le baiser fut long, chaleureux, parfumé, divin. Nos langues finirent par danser en un ballet suave. Je vis ses paupières se fermer avant de fermer les miennes à mon tour.


Un long et délicat filet de salive nous lia un court instant, lorsqu’elle se dégagea pour m’offrir un sourire satisfait.



Elle posa sa main sur mon entrejambe que le désir avait transformé.



Je soulevai les sourcils, interdit.



Elle dégagea, d’un geste aguicheur, l’une de ses épaules en tirant sur l’ouverture de sa robe légère.



Vexé, je fronçai les sourcils et la repoussai non sans vigueur.



Je ne pus continuer ma phrase qui, de toute manière, était mal engagée. La veuve, en un mouvement gracieux, venait de se coucher en travers de mes cuisses, les mains au sol et les fesses indécemment relevées.



C’en était trop. Je saisis le tissu de sa robe et le tirai sur ses reins… qu’elle avait ostensiblement cambrés. Sans trop regarder toutefois, je levai une main décidée. L’affront méritait punition. Paf !



Je baissai le front, honteux d’avoir sans doute fessé trop fort. Mais l’affront était de taille. Aussi, levai-je la main une deuxième fois. Fort de mon bon droit.


Changeant prudemment de fesse… Paf !



Elle tourna la tête vers moi. Son regard se fit malicieux.



Je ne sus que dire ni que regarder. Elle fit une moue dubitative. Soudain, elle se lécha les lèvres et se claqua elle-même la fesse.



C’en était trop, cette fois encore. Le lit était occupé (et pour cause), mais la commode était libre. Je pris la veuve par le bras et, sans ménagement aucun, l’allongeai à plat ventre sur le meuble.


Il ne me fallut que quelques gestes impatients, mais rapides, pour être nu derrière elle. Je la pénétrai sans ménagement, tandis qu’elle criait mon prénom.



Quelques instants plus tard, ce fut à mon tour de m’installer assis sur la commode malmenée. Elle, le visage enfoui entre mes cuisses ouvertes, glissait ses chaudes lèvres le long de mon désir tendu à l’extrême.


Lorsqu’elle se redressa, ce ne fut que pour mieux me chevaucher, ses deux pieds en appui sur le sol de part et d’autre de la pauvre commode au bord de l’écroulement. J’étais à bout. Elle le vit.



Vous ai-je dit qu’entretemps, je veux dire, entre chaque position, je m’appliquais à lui asséner de nouvelles fessées ? Bien méritées, à mon goût. Car, enfin, un tel comportement était-il acceptable en un tel lieu ?


La pauvre commode, secouée, malmenée, laissa choir son tiroir au sol. Alors s’étala tout un assortiment de jouets plus coquins les uns que les autres. Il y en avait de toutes sortes et de toutes formes. Certains ne pouvaient cacher leur usage explicite. D’autres présentaient un certain mystère. La jeune veuve m’apparut, à cet instant, sous un jour bien nouveau.


La tête me tournait et je dus perdre un peu de ma lucidité, car, à l’occasion d’une nouvelle levrette endiablée, je me surpris à glisser un doigt (puis deux, je l’avoue humblement) dans la plus étroite de ses ouvertures.



Son dos se creusait et ses épaules roulaient de plaisir. Je les saisissais pour mieux ancrer en elle mes mouvements parfois désordonnés. Par moments, craignant l’inéluctable libération, je me dégageais en hâte pour coller mes lèvres sur son antre échauffé. Avant de reprendre ma place derrière elle pour une nouvelle chevauchée passionnée.


Dans un nouveau moment de légitime égarement, je me saisis d’un des objets étalés sur le sol et l’introduisis dans l’étroite issue s’offrant à mon regard. Il s’agissait d’une sorte de boule oblongue se terminant par une bague ornée d’un joli bijou. Je poussai donc l’objet dans le délicat fondement, tandis qu’Éléonore feulait de plaisir à se sentir ainsi totalement investie. L’objet était en place et ornait à merveille le charmant sillon qui s’offrait à mes yeux. Alors je repris mes coups de bassin endiablés.


N’y tenant bientôt plus, je finis par prendre la place de l’objet. Délicatement, bien sûr, mais non sans fermeté (ai-je besoin de vous faire un dessin ?) avant que de m’abandonner en elle (ai-je besoin, là encore, de vous faire un dessin ?).



Le jour de l’enterrement de ce pauvre Honoré de Castel, je restai respectueusement en retrait. La cérémonie fut belle et émouvante. Puis, ne sachant que faire, car nous étions dimanche et que la boutique était fermée, j’allai rendre visite à la désespérée. Les commerces, comme vous le savez, sont fermés le lundi. Aussi avions-nous tout le loisir de partager chez elle notre peine, au moins jusqu’au mardi. La solitude eût été, pour la pauvre éplorée, une souffrance supplémentaire et inutile.


La commode n’était plus en état. Ce fut, je dois l’avouer ici, nue et attachée par mes soins qu’elle me pria de l’initier aux arts de la table.



Toute ressemblance avec la chanson « La veuve et l’orphelin » de Brassens…



Mon Dieu, ce que c’est tout de même que de nous !