| n° 23613 | Fiche technique | 68863 caractères | 68863 11779 Temps de lecture estimé : 48 mn |
29/04/26 |
Résumé: Suite à la rencontre d’un motard... | ||||
Critères: #québec #gay #bisexuel #masturbation #fellation fhh grp | ||||
| Auteur : Uncut Envoi mini-message | ||||
Juin 1967. Je suis au coin de la rue, à attendre l’autobus qui doit me mener au métro… puis à l’Expo 67, l’événement du siècle chez nous.
Le matin est déjà chaud. Une de ces journées d’été qui promettent de s’étirer longtemps, pleines de lumière et de possibles. Je porte un short de jean, un peu trop court sans doute, un t-shirt jaune qui capte le soleil, et des sandales légères. Rien d’exceptionnel… sauf peut-être cette impression étrange que quelque chose pourrait arriver.
Au loin, un grondement. D’abord sourd, puis de plus en plus net. Une moto. Le bruit enfle, vibre dans l’air, et finit par s’arrêter juste devant moi, au feu rouge. Une Harley rutilante, étincelante de chrome, longue et basse, presque irréelle. Le motard tourne légèrement la tête vers moi.
Cheveux courts, coupés ras, entre le sel et le poivre. Plus de trente ans, sans doute. Le visage tanné, marqué, mais éclairé par un sourire franc, presque insolent.
Sa voix tranche avec le bruit du moteur, directe, sans détour. Je n’étais jamais monté sur une moto. Jamais. Je souris, un peu hésitant, un peu attiré malgré moi.
Il n’attend pas vraiment ma réponse.
J’enjambe le petit siège arrière, maladroitement, encore incertain. Et là, je le vois. Le dos de sa veste de jean, sans manches. Un écusson cousu, usé : Lost Soul. Âme perdue. Le genre de nom dont on parle à voix basse. Le genre d’hommes qu’on évite… ou qu’on ne regarde pas trop longtemps.
Une seconde d’hésitation me traverse. Est-ce que je devrais descendre ? Trop tard. Le moteur rugit, la moto bondit et la ville commence à défiler. Je m’agrippe à sa taille pour ne pas être éjecté. La puissance me traverse, brute, vibrante. Le vent s’engouffre sous mon short, glisse le long de mes cuisses, me fait frissonner.
Je ne sais pas ce qui me saisit le plus : la fraîcheur du vent sur ma peau… ou cette excitation nouvelle, trouble, qui monte en moi, portée par la vitesse, le danger… et cet inconnu.
Au milieu du trajet, le ciel bascule sans prévenir. Un nuage sombre avale la lumière, et l’air change d’un coup. Plus lourd. Plus froid. Puis la pluie éclate, brutale, en grosses gouttes épaisses qui frappent la peau comme des aiguilles. En quelques secondes, je suis trempé jusqu’aux os.
Il ralentit, puis bifurque sous un viaduc. La moto s’immobilise dans un grondement qui résonne contre le béton. Je descends, maladroit, les vêtements collés à la peau, le corps parcouru de frissons. Lui aussi met pied à terre, passe une main dans ses cheveux mouillés.
Sa voix est calme, presque amusée. Je relève les yeux vers lui… et je les vois vraiment, pour la première fois. Grand, baraqué. Yeux bleus. D’un bleu clair, presque froid, mais animé d’une lueur vive, insistante. Il sort un paquet, me tend une cigarette. Le geste est simple, mais son regard, lui, ne l’est pas.
Il marque une pause. Et là, il ne me regarde plus simplement.
Il me détaille. Lentement. Comme s’il cherchait à lire quelque chose sous mes vêtements mouillés, sous ma peau. Ce regard… je le connais. Je l’ai déjà croisé, encore et encore. Chez ces hommes qui ne posent pas trop de questions. Qui savent. Qui veulent. Qui paient pour ma langue, ma bouche et mes fesses.
Un frisson me traverse. Pas à cause du froid. Quelque chose s’installe entre nous, silencieux, évident. Il me désire. Et au fond de moi… malgré l’orage, malgré l’inconnu. La pluie cesse aussi brusquement qu’elle est arrivée, laissant derrière elle une odeur d’asphalte mouillé et d’air chargé. On remonte sur la moto, et il avait raison : sa piaule n’est qu’à quelques minutes.
On quitte les grandes artères pour s’enfoncer dans une ruelle étroite, bordée de murs sales et de portes métalliques. Il ralentit, puis s’arrête devant une entrée de garage dont la porte est déjà ouverte. Le moteur s’éteint dans un dernier grondement.
À l’intérieur, un homme est penché sur une moto. Il relève la tête en nous entendant arriver, s’essuie les mains sur un chiffon noirci, et affiche un sourire en coin.
Il éclate d’un rire rauque. Je reste là, un peu figé, encore trempé, observé. Une jeune femme sort alors d’un petit bureau au fond du garage. Une brunette aux formes généreuses, assumées, qui avancent avant elle. Son chandail colle légèrement à sa peau, laissant deviner sans effort les courbes pleines de sa poitrine avec des mamelons drus qui percent. Son short, trop ajusté, épouse chaque ligne de son corps avec une indécence presque provocante.
Elle me détaille sans gêne, de la tête aux pieds. Puis un sourire étire ses lèvres.
Son regard s’attarde, curieux… presque joueur. Et moi, au milieu de ce garage, entre l’odeur d’huile, de métal et de pluie, je comprends que je viens d’entrer dans un monde qui ne ressemble en rien au mien.
Un monde où les regards pèsent plus lourd que les mots. Et où je ne suis clairement pas passé inaperçu.
Mes cheveux longs dégoulinent encore, collés à ma nuque, tandis que je reste debout à côté de la moto. L’homme qui a parlé paraît plus âgé. Une queue de cheval grisonnante lui tombe sur les épaules, et son visage est marqué de rides sèches, tannées par la route.
La fille s’avance, et celui qu’on appelle Mononc’ lui plaque sans détour une main sur les fesses.
Son regard glisse sur moi, lourd, appuyé. La fille aussi me détaille sans gêne. On grimpe un escalier étroit. La porte s’ouvre sur une cuisine banale, presque trop normale pour l’endroit. Et là, un autre homme, plus jeune, un motard lui aussi, est accoudé avec un café. Il a les cheveux en bataille, une barbe de quelques jours, les yeux clairs et un large sourire en me voyant.
Mon estomac se noue. La chambre est simple, propre, presque étonnamment ordonnée. Un grand lit, des draps nets. Rien à voir avec le foutoir auquel je m’attendais.
Il entrouvre la porte.
Et là, sans la moindre hésitation, il se déshabille devant moi. Je reste figé. Le blouson tombe. Puis la chemise. Il déboutonne son jean et le laisse glisser. Pas de sous-vêtements. Rien. Il est nu, complètement, sans une once de gêne.
Je découvre un corps d’homme franc, viril. Pas trop poilu. Des fesses pleines, solides. Et entre ses cuisses, une grosse queue au gland à découvert, lourde, vivante, qui pend librement posée sur un sac de grosses couilles.
Il me regarde.
Un sourire passe sur ses lèvres. Il s’allonge, tire les couvertures sur lui.
Je me déshabille sous son regard. Ce n’est pas la première fois que je me mets nu devant un homme. D’habitude, je prends mon temps, je laisse traîner les gestes, j’étire l’instant pour faire monter le désir. Mais là… non. Je me dépouille presque trop vite, comme pressé d’en finir.
Et je le vois, sous la couette, qui se caresse déjà. Son regard ne me lâche pas une seconde pendant que je reste debout, entièrement nu. Puis je me glisse à mon tour sous les couvertures, cherchant la chaleur. En soulevant légèrement le drap, j’aperçois sa main en mouvement, posée sur son bas-ventre, en train de caresser sa queue allongée contre lui.
Sans hésiter, sans la moindre gêne, il pose une main sur ma cuisse.
Je glisse une cuisse entre les siennes et me hisse au-dessus de lui. Le contact de sa peau, chaude, vivante, et surtout la dureté de son membre contre moi me fait bander aussitôt. Je ne voulais pas ça. Pas comme ça. Ses grandes mains viennent se poser sur mes fesses. Il les prend, les pèse, les malaxe lentement. Il me regarde, un sourire aux lèvres.
Ses doigts, insistants, possessifs, continuent leur travail.
Je me redresse légèrement.
Il éclate de rire. Une claque sèche s’abat sur une de mes fesses.
Et sans prévenir, il m’attrape et me plaque sa langue dans la bouche. Je ne le repousse pas. Son goût est fort, tabac et alcools mêlés. Le baiser est ouvert, envahissant, presque brutal. Un baiser sale, gourmand. Je bande encore plus dur.
Sous moi, il bouge, cherche le contact, frotte son pénis raide contre mon bas-ventre, tout près de ma propre queue, dans un mouvement lent, appuyé, comme pour me forcer à sentir chaque détail. D’un coup sec, il me renverse, et je me retrouve sur le dos, sous lui.
Instinctivement, je replie les genoux. Il s’engouffre entre mes cuisses, solide, imposant. Il me fixe, un sourire aux lèvres, puis descend dans mon cou. Ses lèvres s’y écrasent, chaudes, insistantes. Un frisson me traverse. Mais il ne s’attarde pas.
Sa bouche glisse plus bas. Il attrape mes mamelons, les aspire, les mordille sans douceur. Je lâche un souffle plus rauque. Ça me vrille le ventre. Il descend encore, embrasse, lèche, salive sur ma peau. Son visage disparaît entre mes cuisses, et il me regarde de là, les yeux plantés dans les miens.
Sa bouche se referme sur ma peau. Il tire dessus avec les lèvres, joue avec puis, d’un coup, il avale ma queue, profonde, sans hésiter. Je me cambre violemment. Mon bassin bouge tout seul. Je commence déjà à perdre le contrôle. Ses mains glissent sous mes fesses, les agrippent, me soulèvent pour mieux m’enfoncer dans sa bouche.
Je suis déjà au bord de l’éjaculation. Mes couilles se tendent, mon souffle devient court. Mais il s’arrête. Sa bouche quitte ma queue, descend sur mes couilles qu’il prend, qu’il suce, qu’il maltraite presque avec gourmandise. Puis ses mains me relèvent encore, m’offrent complètement.
Et là, sans prévenir, sa langue vient se poser sur mon cul. Je gémis. Un vrai gémissement, sale, incontrôlé. Il écarte mes fesses, il lèche, il suce mon anus sans retenue, comme s’il voulait me bouffer entier. Il pénètre mon anus de sa langue.
Je n’arrive même plus à répondre. Je me branle lentement pendant qu’il continue à me bouffer le cul, acharné, précis, la langue partout où ça me fait trembler. Puis il remonte. Il reprend ma queue en bouche. Mais cette fois, c’est différent. Plus profond. Plus violent. Plus décidé.
Il ne s’arrête pas. Il m’avale jusqu’au fond de la gorge, encore et encore, mes couilles tendues contre lui, ses mains fermes sous mes fesses.
Et là, je lâche tout.
Je jouis brutalement, sans retenue, le corps qui se tend, qui se tord sous lui. Ça sort en jets, chaud, incontrôlable. Il ne me lâche pas. Il continue de me sucer, de me traire jusqu’au bout, avalant, savourant, laissant échapper de petits bruits satisfaits, presque obscènes, tout en me tenant ouvert, offert entre ses mains.
Je ne discute pas. Je me hisse au-dessus de lui, j’enfourche son visage, et mon corps se plie pour rejoindre sa queue. Elle repose sur son bas-ventre, lourde, tendue, le gland presque à hauteur de son nombril. La vue me plaît, j’aime les sexes fiers, veineux, durs comme une promesse. Déjà, sa langue travaille mon cul avec une obstination qui me fait frissonner.
Son odeur me monte au nez, dense, animale, un mélange de musc, de sueur et d’urine qui a quelque chose de profondément intime. J’aime ça. J’aime l’odeur des hommes, leur vérité sans filtre. Je saisis sa queue, la décolle de son ventre comme un ressort prêt à bondir. Ma langue glisse dessus, lente, pour l’humecter, la réveiller encore. Je m’attarde sur ses couilles tendues, les prends en bouche, les pèse, les goûte. Puis, sans prévenir, je fais descendre son gland au fond de ma gorge, jusqu’à sentir sa présence pleine, envahissante, une façon de lui dire, sans un mot, que je sais exactement ce que je fais.
Pendant que je suce sa belle queue, lui m’enfonce ses doigts comme si c’était la chose la plus naturelle du monde, comme s’il avait toujours eu ce droit sur moi. J’écarte davantage les cuisses, mon corps s’abandonne, presque à quatre pattes au-dessus de lui. Il me doigte avec une assurance tranquille, tout en venant chercher mes couilles de sa bouche, pendant que la sienne disparaît et revient entre mes lèvres.
Je ne me pose plus aucune question, ni sur l’endroit ni sur lui. Ce motard m’a repéré de loin, je le sens, et il m’a voulu immédiatement. Et au fond… moi aussi. J’ai connu des hommes élégants, raffinés, riches. Mais lui, c’est autre chose : un voyou, un vrai, une masse brute, animale, sans détour.
Sa queue entre et sort de ma bouche dans un rythme de plus en plus pressant. À chaque va-et-vient, mon nez vient s’écraser contre ses couilles. Je le sens se tendre, se crisper sous moi, puis, sans prévenir, il jouit. De longs jets brûlants envahissent ma bouche. J’avale, sans perdre une goutte, au fil de ses sursauts. Son corps se tord, secoué par le plaisir, et je serre ses couilles dans ma main, les presse juste assez pour prolonger sa jouissance, pour l’accompagner jusqu’au bout.
Son goût est singulier, difficile à saisir d’un seul mot. À la fois salé et chaud, avec une pointe d’amertume qui s’efface presque aussitôt, il laisse sur la langue une trace persistante, intime. Il y a quelque chose de profondément vivant dans cette saveur, un mélange de peau, de sueur, de désir qui ne ressemble à rien d’autre.
Je m’y attarde, je le laisse se déployer, lentement, comme un souvenir qui s’imprime. Ce n’est pas seulement un goût : c’est une présence, une signature, quelque chose d’unique, d’indéniablement humain.
Il me dépose à côté de lui.
Je prends une cigarette et je souris. Je sais ce qu’est l’autre round. Je suis assis sur une fesse, face à lui. Il astique sa queue comme pour la garder éveillée.
Il se masturbe carrément devant moi, je souris, et lui aussi. J’ouvre une cuisse et je me caresse entre les cuisses en frottant d’un doigt mon anus.
Je souris, sans répondre, et je me place, offert, le cul relevé. Il est déjà derrière moi, ses mains glissent sur mes fesses avec une lenteur possessive.
Sa voix est basse, presque admirative. Il se penche, sa langue vient trouver mon anus. Il ne se contente pas de lécher, il insiste, il mouille, il m’ouvre avec sa salive. J’ai toujours préféré le lubrifiant, quelque chose de plus doux… mais là, sa bave suffit. Ça promet d’être plus rude, plus brûlant. Et au fond, c’est exactement ce qui m’excite.
Je me détends, je m’abandonne. Mon corps sait déjà.
Il se redresse un instant, puis je sens sa queue frapper mes fesses, des coups légers, comme pour me marquer. Il fait rouler son gland dans ma raie, lentement, avec une précision presque calculée. Par-dessus mon épaule, je le regarde : il laisse filer un mince filet de salive entre mes fesses, visant sa queue pour mieux la lubrifier. C’est vulgaire… et terriblement excitant.
Je le sais. Quand j’ai envie de me faire prendre, mon corps répond sans que j’aie besoin d’y penser. Mes muscles cèdent, s’écartent, prêts à accueillir. Il y a ce désir profond, presque viscéral, de sentir quelqu’un entrer, prendre possession, envahir.
Je sens la pression contre moi. Une poussée franche. Mes fesses s’ouvrent, et sans ralentir, il entre, écarte ma chair avec une force maîtrisée. Le souffle me quitte d’un coup. Je m’effondre sur le matelas, torse et visage enfoncés dans les draps, tandis que mes fesses restent relevées, offertes, entièrement à lui.
Il commence à me prendre, d’abord lentement, presque méthodiquement, comme s’il apprivoisait le rythme, puis il accélère, trouve sa cadence, sa vitesse de croisière. Sa peau vient claquer contre mes fesses, un son sec, régulier, presque hypnotique. Ma queue me lance, tendue à en faire mal, gonflée à l’excès.
Soudain, il se retire.
Le contraste me fait presque vaciller. Puis je sens sa langue, chaude, humide, s’insinuer dans mon trou.
Un frisson me traverse. Sans prévenir, il revient en moi d’un seul coup, brutal, plein, m’arrachant un gémissement que je ne retiens pas. Et là, la porte s’ouvre.
Je tourne la tête. Monique est là, les bras chargés de vêtements. Elle regarde, simplement, un sourire tranquille aux lèvres. Être vu comme ça… en train de me faire enculer… ça me trouble. Pas vraiment de la honte. Plutôt une gêne sourde, une chaleur étrange qui me serre le ventre.
Mais elle ne part pas.
Elle s’approche, glisse une main sous moi et referme ses doigts autour de ma queue. Un souffle m’échappe, c’est étrange, cette petite main douce qui me prend comme ça, au milieu du reste.
Elle commence à me caresser, lente, appliquée, ses doigts qui passent de ma queue à mes couilles, les pesant, les roulant presque avec curiosité.
Je ne réponds pas. Je sens son regard glisser sur mon corps, s’attarder sur mes fesses qui se font prendre, ouvertes, offertes malgré moi.
Puis elle disparaît derrière lui. Quand elle revient, elle est nue. Elle se tient là, debout, les seins entre ses mains, qu’elle caresse lentement, presque distraitement, comme si tout ça allait de soi.
Elle ne dit rien. Elle s’allonge devant moi, s’ouvre sans retenue, offerte, la vulve à quelques centimètres de mon visage. Elle se touche, écarte doucement, dévoile cette chair humide, brillante, vivante.
Juste des images. Des idées. Ce que j’aimais, chez les femmes, c’étaient leurs lignes, leurs formes pleines, les longues cuisses lisses, et surtout leurs fesses, souvent plus belles, plus pleines que celles des hommes.
Mais là… c’est autre chose.
Devant moi, une chatte réelle. Ouverte. Luisante. Le poil taillé court, la peau presque nue. Elle semble me regarder. Me sourire. Avec un doigt, elle caresse ce petit bouton de chair, le clitoris. Lentement. Puis elle glisse ce même doigt en elle, le retire, et le porte à sa bouche.
Je m’avance, hésitant, attiré malgré moi.
Au même instant, derrière moi, il grogne. Son corps se tend, et je le sens se déverser en moi, par à-coups, des coups de reins courts, violents, pour achever sa jouissance. Puis il se retire, sans un mot.
Le vide revient d’un coup.
Et aussitôt, quelque chose de chaud s’écoule hors de moi, glisse entre mes fesses, coule sur mes couilles, puis le long de ma cuisse. Sans un mot, Flyer s’habille, et il sort de la chambre me laissant avec elle.
J’approche encore mon visage, attiré malgré moi. Une odeur monte, douce et troublante, quelque chose de salin, de chaud, presque comme un fruit de mer ouvert, vivant, offert. Ça me saisit, me surprend, mais ne me repousse pas.
J’étire la langue, hésitant une seconde, puis je lèche. Pas un point précis, juste le contact, la découverte, la chaleur de sa chair sous ma bouche. Elle gémit aussitôt. Elle s’est redressée sur ses coudes, me regarde faire, les yeux lourds, brillants. Moi, entre ses cuisses, je vois aussi ses seins qui bougent légèrement à chaque souffle, à chaque frisson qui la traverse.
Je continue, plus lentement, plus sûr de moi, goûtant vraiment cette fois, cette saveur étrange, intime, légèrement salée, avec quelque chose de doux qui revient derrière. Sa peau est chaude, humide, vivante sous ma langue. Ses gémissements changent. Plus profonds. Plus pleins.
Et moi, je reste là, absorbé, partagé entre la curiosité et une excitation nouvelle, comme si je découvrais un territoire que je ne soupçonnais pas. Ce qui me surprend en premier, c’est que ce n’est pas du tout la même logique que quand je suce une queue. Là où je suis habitué à quelque chose de direct, presque instinctif, ici tout me paraît plus subtil, plus diffus.
Le goût, déjà, est différent. Rien d’aussi marqué ou concentré que ce que je connais. C’est plus léger, parfois légèrement acidulé, parfois presque discret. Ça me déstabilise un peu au début, parce que je ne retrouve pas mes repères habituels.
Puis il y a la texture, la sensibilité. Tout me semble plus doux, mais aussi plus réactif. Je découvre une petite zone, plus sensible que le reste – le clitoris – et je comprends presque immédiatement que tout se joue là, dans la précision, dans la délicatesse du contact. Chaque mouvement, chaque variation semble amplifier ses réactions.
Et peu à peu, je sens que ça change encore. L’humidité devient plus présente, plus chaude, plus abondante. Comme une réponse à ce que je fais, un flux naturel, vivant, qui accompagne le moment. Ça me surprend, mais pas au point de me faire reculer, au contraire, j’ai l’impression d’être au cœur de quelque chose de plus instinctif, plus sincère.
Ce qui me surprend le plus, au fond, c’est que je dois être beaucoup plus à l’écoute. Là où je pouvais être dans quelque chose de physique, presque mécanique, ici je sens que je dois m’adapter en permanence, prêter attention aux réactions, ajuster sans cesse.
C’est moins une performance, plus une découverte et ça change complètement ma façon d’aborder le moment. Elle glisse une main derrière ma nuque, ferme, possessive. Ses doigts s’y accrochent, me maintiennent, m’imposent sa cadence. Ses fesses se soulèvent, offertes, puis elle commence à onduler du bassin, lentement d’abord, puis avec plus d’insistance.
Sa fente vient se frotter contre ma bouche, ma langue, glisse sur mes lèvres, humide, brûlante. Je dois faire attention à mes dents, retenir mes mouvements, me laisser guider par le sien.
Elle respire plus fort. Ses hanches s’accélèrent, se tendent, puis soudain elle crie, un cri net, incontrôlé. Tout son corps se tord, se contracte au-dessus de moi, pris dans la secousse de sa jouissance.
Je la sens trembler, vibrer presque. C’est brutal, troublant et terriblement excitant. Puis la tempête passe, je relève la tête et je vois son corps de femme.
Devant moi, ses seins attirent immédiatement mon attention. Ils ont quelque chose de doux, de vivant, de presque fascinant. Quand je m’en approche, je sens la chaleur de sa peau, une chaleur calme, enveloppante.
Je pose mes lèvres, d’abord timidement, sur un de ses tétons. La sensation me surprend : c’est plus sensible que je l’imaginais, plus réactif aussi. Le mamelon durcit légèrement sous ma bouche, et je sens que ça provoque quelque chose chez elle. Alors j’essaie vraiment. Je prends son sein en bouche, doucement, sans brusquer. C’est à la fois souple et présent, et je dois trouver comment m’y adapter. Je joue avec le téton, le frôle, le presse légèrement entre mes lèvres, encore en train d’apprendre.
Je remarque surtout ses réactions. Sa respiration change, son corps bouge un peu différemment, et ça me guide. Je comprends que ce n’est pas une question de force ou de technique parfaite, mais de rythme, d’attention. Petit à petit, je prends confiance. J’explore ses seins, ses mamelons, je varie sans trop réfléchir. Et cette hésitation du début laisse place à quelque chose de plus naturel, plus instinctif.
C’est une sensation nouvelle, plus douce que ce que je connais, mais pas moins intense. Une découverte qui me déstabilise… et qui m’attire immédiatement.
Elle revient à ma nuque, ses doigts s’y referment encore, insistants, et me force à m’allonger sur elle. Nos corps se collent, peau contre peau. Et là, elle m’embrasse. Sa langue est chaude, souple, presque douce malgré l’urgence. Je réponds, naturellement. Embrasser, frencher homme ou femme, au fond, il n’y a pas tant de différence… sauf ici. Il y a quelque chose de plus tendre, de plus abandonné, une chaleur différente qui passe dans ce baiser.
Entre nous, ma queue repose contre sa fente, dure, sensible. Elle ondule lentement du bassin, se frottant contre moi, cherchant le contact, se caressant directement sur ma longueur. Chaque mouvement est précis, presque calculé, et pourtant entièrement instinctif.
Puis elle glisse une main entre nos corps. Ses doigts trouvent ma queue, la saisissent fermement. Elle la guide sans hésitation, ajuste l’angle, et m’attire en elle. Je la pénètre.
Je sens la chaleur m’envelopper, m’engloutir presque. Ma bouche reste entrouverte, le souffle court. Elle me regarde, un sourire au coin des lèvres, un sourire sûr, presque complice. Comme si elle savait exactement ce qu’elle faisait.
Je n’avais connu que des corps d’hommes jusque-là, des sensations plus directes, plus franches. Mais là, c’est autre chose… vraiment autre chose.
Ce qui me frappe tout de suite, c’est la moiteur. Pas juste de la chaleur, mais une humidité douce, presque enveloppante, qui change complètement le contact. Ça glisse différemment, ça accroche autrement, et ça donne une sensation continue, sans rupture.
Et puis il y a cette façon qu’elle a de se resserrer autour de ma queue. Ce n’est pas fixe, pas rigide, c’est vivant. Par moments, ça serre davantage, presque instinctivement, et je le sens sur toute la longueur. Ça me surprend. Ce n’est pas la même pression que je connaissais avant, c’est plus subtil, mais aussi plus diffus, comme si chaque mouvement était amplifié.
Je mets un moment à m’y habituer. Mon corps réagit fort, trop vite même. Tout est plus intense que ce que j’imaginais, mais aussi moins prévisible. Je dois ralentir, comprendre, m’adapter à ce mélange de chaleur, de moiteur et de pression qui varie sans cesse.
Petit à petit, je commence à suivre le rythme. À sentir comment ça répond, comment ça change selon mes mouvements. Et là, ça devient évident : ce n’est pas juste une sensation physique, c’est quelque chose de plus enveloppant, presque absorbant. Une découverte qui me déstabilise.
Je la prends profondément, ancré en elle, ses cuisses grandes ouvertes comme une offrande sans retenue. Elle gémit, pas des plaintes, mais des sons brisés, presque ceux d’un corps qui cède, qui se consume. Son ventre tremble, je sens son sexe se faire plus chaud, plus humide, comme s’il fondait autour de ma queue. Ses ongles s’enfoncent dans mon dos, dans mes fesses, griffant la peau, s’accrochant à moi comme à une vague trop forte.
Puis elle jouit.
Je le sens avant même de le comprendre. C’est violent, inattendu. Son corps se raidit, se cambre, puis retombe, et recommence. Par vagues. Une pulsation, puis une autre, comme si elle ne pouvait plus s’arrêter. Je reste là, surpris, presque fasciné.
Quand je jouis à mon tour, c’est en elle, profondément, sans retenue. Elle le sent immédiatement. Son corps se tend encore, devient presque incontrôlable, comme traversé d’une fièvre. Puis, peu à peu, elle s’apaise. Elle m’embrasse, lentement, mais continue de bouger sous moi, offrant encore ce va-et-vient autour de ma queue, comme si elle refusait que ça s’arrête.
Je descends entre ses cuisses, encore ouvertes, encore vibrantes. L’odeur est plus dense, plus chargée. Le goût me surprend : chaud, salé, mêlé d’une amertume légère et d’une douceur trouble, presque animale. Quelque chose de vivant, de cru, qui n’a rien de propre ni de filtré, mais qui ne me repousse pas. Au contraire.
C’est une sensation nouvelle. Intime. Troublante.
Elle jouit encore, et ses doigts se referment sur ma nuque, me maintenant fermement contre elle. Son corps ondule davantage, plus pressant, plus abandonné. Puis son bassin bascule, et son anus vient se poser contre ma bouche.
Ça, je connais.
Sans hésiter, je lèche, je prends le temps, je sens la chaleur, la texture. Je suce cette petite fente, la travaille doucement, puis avec plus d’assurance. Ma langue s’y glisse, explore, pénètre, retrouve des sensations déjà familières.
Et pourtant…
Je réalise qu’au fond, il n’y a pas de véritable différence. Même chaleur, même réaction du corps, juste un sillon peut-être plus marqué, une forme légèrement différente. Mais l’essentiel est le même. Toujours cette intimité brute. Toujours cette proximité troublante entre deux corps.
Au même moment, la porte s’ouvre.
Je me retourne. Il s’avance jusqu’au pied du lit, imposant, et sans détour, il sort sa queue, massive, à l’image du reste de son corps. Je me rapproche à quatre pattes, presque naturellement. Monique ne dit rien.
Pas besoin d’explication. Il veut se faire sucer. Je m’assieds au bord du lit. Je lève les yeux vers son visage en prenant sa queue dans ma main, une queue lourde, épaisse. Monique vient s’asseoir à côté de moi, passe un bras autour de mes épaules.
Je prends son gland en bouche, lentement, puis je commence à sucer. Une odeur âcre me monte au nez, un mélange de cambouis, d’essence, quelque chose de brut, de presque mécanique. Sa queue est dure, étonnamment lisse sous la langue, avec ce goût salé qui revient à chaque mouvement.
Monique me regarde, fascinée, souriante. Et moi… ça ne me gêne pas. Pas comme je l’aurais cru. Alors, pour lui montrer, pour me montrer, je vais plus loin. Je laisse glisser sa queue entièrement dans ma bouche, jusqu’au fond, la gorge qui s’ouvre, qui s’adapte. Je le prends à fond, lentement, puis plus profondément encore.
Monique laisse échapper un rire nerveux.
Une main puissante se referme dans mes cheveux. Il grogne, se tend et d’un coup, il jouit. Un flot épais, chaud. Une matière dense, presque douce en contraste avec sa rudesse. J’avale, sans m’arrêter, je suce plus fort, il grogne encore plus.
Quand je relève légèrement la tête, Monique me regarde toujours. Ses yeux restent fixés sur moi, intenses, presque fascinés, comme si elle n’avait rien perdu de ce qu’elle venait de voir. Ayant terminé, il remet son sexe dans son jean, remonte la fermeture avec un geste sec, puis lâche :
Il quitte la chambre sans se retourner. Un court silence s’installe. Puis Monique murmure :
Elle se met à genoux entre mes cuisses, les mains glissant doucement sur ma peau, sans précipitation. Sans un mot de plus, elle me prend en bouche. La sensation est différente. Sa bouche est plus tendre, plus humide, presque enveloppante. Elle prend son temps, s’applique, avec une sorte de douceur passionnée qui contraste avec ce que je viens de vivre.
Je me laisse tomber sur le dos, complètement abandonné, la laissant faire. Elle continue, régulière, absorbée. Et puis je viens. Elle ne s’arrête pas. Elle avale tout, lentement, sans détour.
Ensuite, elle se redresse, vient vers moi, m’embrasse. Sa langue cherche la mienne, encore chargée de ce goût, prolongeant l’instant, comme si elle voulait le partager jusqu’au bout.
Quand je descends, ils sont là, tranquilles, à siroter une bière. Monique est à côté de moi, sa main dans la mienne, comme si tout ça était devenu naturel.
Mononc’ s’approche, un sourire en coin.
Il tire une bâche poussiéreuse. Dessous, un scooter apparaît. Couleur champagne pâle, un peu usé mais fier. Je reste silencieux.
Encore un peu sonné, j’enfourche la machine, pose les mains sur les poignées.
Évidemment, je cale. Je redémarre. Je recale. Encore. Et encore. Le moteur tousse, s’éteint, repart. Je m’énerve un peu, puis Flyer s’approche, m’explique calmement le point de friction de l’embrayage. Petit à petit, ça vient. Le scooter avance. Quelques mètres. Puis plus.
Au bout de quelques minutes, j’ai traversé la ruelle, passé la troisième vitesse, le vent commence déjà à me frôler. Quand je reviens dans le garage, je descends, encore un peu grisé.
Il me regarde, amusé.
Un silence. Je hoche la tête. Plus tard, je repars chez moi, un large sourire accroché au visage. Le moteur vibre sous moi, le vent s’engouffre dans mes cheveux, glisse sur mes cuisses. Tout paraît plus vif, plus intense. Je repense à la journée. À tout.
Aux corps. Aux sensations. Aux limites franchies sans vraiment réfléchir. J’ai sucé. J’ai été pris. J’ai fait l’amour à une femme. Et pas n’importe laquelle. Une belle femme. Je sais très bien que je viens de signer quelque chose. Un pacte trouble, dangereux.
Un pacte avec le diable. Mais là, tout de suite… Je m’en fous complètement.
Deux jours plus tard, et m’étant familiarisé à la conduite de ce scooter, je me prépare pour retourner à la piaule. Je choisis mon jean. Serré, ajusté, celui qui dessine bien les formes de mes fesses et l’apparence de ma verge. Un jean de putain, comme on dit. Par-dessus, un veston style matelot, histoire de garder cette allure d’étudiant, presque sage en apparence.
Quand j’arrive, les motos sont déjà là, alignées dans la ruelle, massives, prêtes à partir. Et puis je la vois. Monique. Un pantalon de cuir noir, moulant comme une seconde peau, un t-shirt sans manches, avec ses mamelons qui pointent. Chaque mouvement souligne ses jambes, ses hanches. Elle attire le regard sans même essayer.
L’ambiance est déjà tendue, chargée. Flyer s’approche de moi et me tend un sac. Je le prends sans poser de questions et le glisse sous le siège du scooter. Il me donne une adresse, sèchement.
Je hoche la tête.
Les moteurs commencent à gronder. Un à un. Puis tous ensemble. Le bruit remplit la ruelle, fait vibrer l’air. Je vois Monique monter derrière Mononc’. Elle se retourne vers moi, m’envoie un baiser du bout des doigts, un sourire accroché aux lèvres.
Le cortège s’ébranle. Je démarre à mon tour, mais je garde mes distances.
Je ne fais pas vraiment partie du groupe. Pas encore. De temps en temps, Bonbon se retourne pour vérifier que je suis toujours là. Monique aussi me jette des regards, me sourit, comme pour m’encourager. On avance vers le port. L’air devient plus humide, plus lourd. Et puis je les vois. Deux voitures de police. Ils ont stoppé les motards. Je passe à côté des policiers. Ils ne me regardent même pas. Comme si je n’existais pas.
J’arrive à l’adresse. Une rue morte, bordée uniquement d’entrepôts. Pas une âme. Un endroit qui file la chair de poule. Je coupe le moteur et reste là, assis sur ma bécane, sans bouger. Puis j’entends quelque chose. De la musique. Étouffée. Comme si elle venait de derrière les murs. J’attends.
Le temps s’étire. Et soudain, au loin, le grondement des motos, les lumières des phares qui dansent. Je les vois arriver, en groupe, compacts, bruyants. Flyer me fait signe.
On entre dans l’entrepôt. La musique devient plus présente, plus lourde, elle vibre dans le plancher. On monte un escalier métallique. Arrivé en haut, Flyer frappe. La porte s’ouvre. Un colosse. Un vrai gorille. Il nous dévisage une seconde, puis s’écarte. On entre.
Des canapés, des fauteuils, des tables basses. Une lumière basse, sale. Des corps partout. Des filles qui se frenchent sans se cacher. Des gars qui regardent, qui parlent, qui touchent. Je savais que ça existait. Mais pas comme ça.
Je tends le sac à Bonbon. Il disparaît derrière une porte sans un mot. Autour de moi, ça circule, ça vit, ça respire quelque chose de trouble. J’aperçois les toilettes et j’y vais. Dans les toilettes des urinoirs sans cloison. Je commence à pisser. À côté de moi, un type en camisole s’installe. Crâne rasé, boucles d’oreilles. Il ne se cache même pas. Il regarde ma queue, sans gêne.
Puis il sort la sienne. Il ne pisse pas. Il s’exhibe. La caresse lentement. Comme si c’était normal ici. Et quelque part… ça semble l’être. À ce moment-là, Flyer entre. Il se penche vers lui, lui glisse à l’oreille :
Le gars se fige, puis recule aussitôt.
Il disparaît aussi vite qu’il est venu. Flyer me tend une enveloppe. Devant lui, je range ma queue dans mon jean, un peu mécaniquement.
J’ouvre. Une liasse de billets. Je reste figé.
Il marque une pause.
Je relève les yeux vers lui. Et je comprends que, quoi que je choisisse… je suis déjà dedans. Je reste là, l’enveloppe ouverte dans ma main. Le bruit autour de moi devient plus lourd, plus dense. La musique bat comme un cœur sourd, les voix se mêlent, les rires aussi, mais rien n’est vraiment léger ici. Je regarde les billets encore une fois. Ma part.
Ça a été facile. Trop facile. Je lève les yeux. Les gens circulent, se croisent, disparaissent dans des pièces, en ressortent avec des regards différents. Plus lourds. Plus absents. Je pourrais rester.
Je le sens. Il y a quelque chose ici qui attire, comme un courant invisible. Une promesse floue. De sensations, de lâcher-prise, de perte de contrôle. Et en même temps… un malaise. Diffus. Persistant. Je replie l’enveloppe lentement.
Flyer me fixe une seconde, comme s’il pesait ma réponse. Puis il esquisse un sourire.
Bonbon apparaît devant moi et me fait signe de retourner aux toilettes. Je le suis sans réfléchir. La musique est plus étouffée ici, comme si on avait quitté le tumulte pour quelque chose de plus intime, plus dense.
Il pose une main sur mon torse et me pousse doucement contre le mur. Je m’y adosse. Il vient aussitôt se coller à moi. Je sens son sexe dur contre mon bassin.
Et il m’embrasse. Un baiser goulu, insistant, presque vorace. Sa main glisse entre mes cuisses quand la porte s’ouvre. Un gars entre. Bonbon tourne la tête, son regard change immédiatement :
Sec. Sans appel. L’autre ne discute pas. Il ressort aussitôt. Bonbon revient à moi comme si rien ne s’était passé. Je n’ai jamais su son vrai nom. On l’appelait comme ça parce qu’il mâchait toujours des bonbons, des jujubes. Et ça se sent. Sa bouche a un goût sucré, presque écœurant… mais étrangement excitant.
Il m’embrasse encore, me touche, puis m’entraîne dans une cabine. Je me laisse tomber assis sur la cuvette. Sans un mot, il ouvre son jean et sort sa queue. Elle ressemble à la mienne… mais en plus épaisse, un peu plus longue. Vivante. Présente.
Pas besoin d’explication. Je sais ce qu’il attend. Je m’en approche, lentement. Ma langue vient jouer avec le bout de peau, le titille, puis s’y glisse, explore sous le prépuce. Il se tend aussitôt, laisse échapper un souffle. Je prends sa queue en main. Lourde. Chaude. Je goûte. Sa mouille a ce mélange particulier, salé, un peu âcre avec ce petit goût d’urine qui me chauffe immédiatement.
Mes mains glissent sur ses fesses, les attirent vers moi. Je le guide. Je m’ouvre. Et je le prends en bouche profondément. Son gland se découvre sur ma langue, et je commence à le sucer, lentement d’abord, puis avec plus d’assurance.
Il ne tient pas longtemps. Je sens la montée, puis il cède. Ma bouche se remplit de sperme chaud. Le goût est surprenant, presque sucré, fruité, avec une pointe métallique. Je gémis malgré moi, j’insiste, je suce plus fort, comme pour ne rien perdre.
Et là, je comprends. Bonbon. Il ne dit rien. Seulement ces souffles courts, saccadés, comme s’il reprenait encore son air après l’effort. Puis il se retire lentement. Pas brusquement. Pas froidement. Presque à regret. Un filet de salive s’étire entre ma bouche et son gland.
Je bécote et lèche ses couilles, il s’éloigne de ma bouche avec une certaine retenue, comme s’il savourait encore les dernières secondes du contact. Il ajuste ensuite son jean, y glisse sa queue avec un geste machinal, referme la fermeture. Et déjà, il semble ailleurs.
Je me lève. Je suis encore dur, tendu.
Il me regarde, un petit sourire en coin au travers de sa barbe :
Et il me quitte, me laissant pantois.
Je sors un peu déçu des toilettes. Je redescends les escaliers seul. Chaque marche me semble plus froide que la précédente. La musique s’éteint peu à peu derrière moi, étouffée à nouveau par les murs. Dehors, l’air est différent. Plus vif. Plus réel.
Je remonte sur le scooter, glisse la clé, démarre. Le moteur vibre sous moi, familier déjà. Je quitte la rue sans me retourner. Mais pendant tout le trajet, quelque chose reste accroché à moi. Une impression. Comme si j’avais frôlé une limite. Et que la prochaine fois… Je pourrais ne pas m’arrêter.
Quand j’arrive au garage, la grande porte est déjà ouverte. Devant, une moto tout chrome capte la lumière, brillante, presque arrogante. Je coupe le moteur et descends du scooter.
En entrant, je remarque des détails qui m’avaient échappé la veille. De vieux canapés fatigués, enfoncés par le temps. Des sièges d’auto récupérés, posés là comme des fauteuils improvisés. Au fond, près de l’établi, un frigo, que de la bière, évidemment.
Sur un des sièges, un motard est affalé, une bouteille à la main. Trentaine. Cheveux noirs, longs, un peu gras. Barbe négligée. Regard tranquille.
Je hoche la tête, vais directement au frigo, en prends une. Le geste commence déjà à devenir naturel.
Je raconte rapidement. Les flics. Le détour. La livraison. Il écoute sans m’interrompre, puis esquisse un sourire.
Il boit une gorgée, puis ajoute, comme une précision inutile, mais assumée :
Je le regarde, un peu pris de court.
Un silence passe. Pas vraiment gênant. Juste… posé. Puis, au loin, un bruit de moteur. Bam-Bam relève légèrement la tête.
Quelques secondes plus tard, une moto s’arrête devant le garage. Je regarde. Une fille descend la première. Grande. Élancée à l’excès. Des jambes longues, presque irréelles. Blonde, cheveux courts, coupés comme ceux d’un garçon. Une poitrine haute, pleine, qui contraste avec sa taille fine.
Elle dégage quelque chose de direct. De sûr. Le gars descend à son tour. Cheveux longs, bouclés, barbe propre, presque soignée, un contraste avec le reste de la bande. Ils forment un duo… frappant. Je les observe sans m’en cacher. Et une pensée me traverse, simple, presque naïve : comment ces types-là font-ils pour attirer des femmes comme ça ?
Le visage de la fille attire sans effort. Ses traits sont fins, mais vivants, animés d’une douceur troublante. Ses cheveux blonds, coupés courts, dégagent sa nuque et son front, laissant voir une peau claire, presque lumineuse. Ça lui donne quelque chose de libre, d’aérien… et, en même temps, d’intimement accessible.
Ses yeux, clairs et profonds, ne fixent pas vraiment, ils glissent, effleurent, comme une caresse discrète. Quand ils se posent, c’est plus une invitation qu’un défi. Ses pommettes hautes captent la lumière, et sa bouche… pleine, souple, légèrement entrouverte, comme si elle respirait toujours un peu plus lentement que les autres. Il y a là une chaleur tranquille, une promesse sans mots.
Mais ce qui trouble le plus, c’est l’ensemble. Une douceur apparente… mêlée à quelque chose de charnel, de présent. Une sensualité qui ne force rien, mais qui s’impose malgré tout. On a envie de s’en approcher. Sans trop savoir pourquoi. Son visage attire d’abord, mais ce n’est qu’une entrée. Le regard glisse ensuite, presque malgré lui.
Sa silhouette est longue, élancée, mais pas fragile, il y a des courbes, une présence. Sa taille fine accentue tout le reste, et surtout… ses hanches. Et ses fesses. Elles ont une rondeur franche, assumée, presque effrontée. Pas juste belles, visibles. Elles vivent sous le cuir noir qui les épouse parfaitement, chaque mouvement les fait jouer, les dessine davantage. Impossible de ne pas les suivre du regard quand elle marche.
Il y a quelque chose d’insolent dans cette manière qu’elle a d’habiter son corps. Rien de forcé. Rien de calculé. Juste une assurance tranquille… et terriblement attirante.
Un mélange de douceur et de provocation. Et on comprend vite que ce n’est pas seulement une belle fille. C’est une présence. Moi qui, jusque-là, n’étais pas vraiment attiré par les femmes… je dois l’admettre : elles m’intriguent. Depuis ce moment avec Monique, quelque chose a changé. Une curiosité nouvelle. Une attirance qui s’installe, doucement, sans que je la contrôle vraiment.
Frankie passe devant moi sans un regard, comme si je n’existais pas. Elle, au contraire… elle me fixe. Pas timidement. Pas par hasard. Elle me scrute, presque ouvertement, avec une intensité qui me met mal à l’aise autant qu’elle m’attire. Il y a quelque chose d’indécent dans sa façon de regarder, comme si elle voyait plus loin que ce que je montre.
Puis je remarque ce geste. Sa langue, rose, lente, qui vient glisser sur le goulot de sa bouteille de bière. Elle prend son temps. Trop peut-être. Ce n’est rien… et pourtant c’est provocant. Calculé ou naturel, impossible à dire. Mais ça suffit à faire monter une chaleur étrange en moi.
Dans un tintamarre de rires et de moteurs, le reste de la bande débarque. Monique saute presque de la moto de Mononc’ et se précipite dans les bras de la grande blonde. Elles s’agrippent, jasent, éclatent de rire, s’embrassent, puis leurs regards glissent vers moi, insistants, amusés.
Elles finissent par s’approcher.
Elles me sourient toutes les deux, me détaillent comme une bête curieuse. Puis Gigi se détourne pour échanger quelques mots avec Frankie. Il me fixe. Mon ventre se serre. Il n’a pas l’air commode.
Il s’avance.
Gigi revient vers moi, m’attrape la main sans hésiter.
On monte l’escalier pendant que, derrière nous, ça continue de boire, de rire, de gueuler. D’autres motards arrivent. Personne ne fait attention à nous. À peine la porte de la chambre refermée, elle me plaque un baiser, un vrai baiser cochon, humide, vorace.
Elle me tire vers elle, s’assoit sur le bord du lit. Sa main descend aussitôt sur ma bosse. Elle sourit, ses longs cils battent lentement. Sans cérémonie, elle défait ma ceinture, baisse mon jean d’un coup sec.
Je n’ai pas à lui dire que je suce des queues, elle le sait. Elle la prend en main, joue avec la peau du bout, puis l’avale sans détour.
Elle retire son t-shirt, dévoile sa poitrine, chaude et pleine, aux longs mamelons, puis coince ma queue entre ses seins.
Elle se relève, fait glisser son pantalon. Rien en dessous. Elle est nue, une chatte aux poils courts, taillée net, offerte sans gêne. Elle se couche au milieu du lit, cuisses ouvertes, genoux remontés. Sa main descend, caresse sa chatte déjà luisante pendant qu’elle me regarde finir de me déshabiller.
Quand je me retrouve nu, bandé comme un taureau, elle me fait signe d’approcher. Je m’étends sur elle. Sa peau est chaude, douce, elle m’enveloppe. Elle m’embrasse encore, langue contre langue, puis murmure :
Je m’enfonce en elle, dans cette chaleur déjà trempée, débordante. Elle soulève légèrement le bassin, comme pour mieux m’engloutir, m’accueillir plus profondément encore entre ses cuisses. Sa moiteur, la chaleur qui m’enveloppe, me tire un gémissement malgré moi.
Elle me regarde, sourire aux lèvres, les yeux brillants, puis vient m’embrasser, lente, joueuse.
Sa main glisse derrière moi, s’attarde sur mes fesses, les serre doucement, presque curieuse.
Son rire est léger, mais son regard, lui, reste accroché au mien, plein de désir assumé. Je vais et viens doucement en elle, mon gland est caressé entre les parois moelleuses de son vagin.
Sans que je m’y attende, elle jouit, elle me serre contre elle, sans un cri, mais un souffle coupé. Je sors ma queue de sa chatte et ma bouche prend chacun de ses mamelons qui s’allongent sous ma langue. Après avoir léché son doux ventre, me voilà le visage entre ses longues cuisses. Elle n’avait rien à voir avec Monique.
Chez elle, tout était plus ample, plus offert. Son sexe avait cette présence presque insolente, une chair pleine, vivante, qui ne cherchait pas à se faire discrète. Ses lèvres, longues et souples, dépassaient légèrement, comme deux pétales lourds et sensibles, marqués par le désir plus que par la pudeur.
Là où Monique était nette, presque sage dans ses lignes, Gigi portait quelque chose de plus cru, de plus incarné. Sa chaleur semblait visible, palpable, comme si son corps ne faisait aucun effort pour cacher ce qu’il voulait. C’était une intimité sans retenue, presque provocante, pas seulement à voir, mais à imaginer, à deviner dans chaque mouvement de ses hanches et dans la façon dont elle se laissait regarder.
Avec elle, même l’odeur était différente. Plus présente, plus chaude, une odeur lourde, presque sucrée au départ, mais vite traversée par quelque chose de plus cru, de plus animal. Rien de discret. Là où Monique laissait à peine deviner sa trace, Gigi imposait la sienne, une senteur qui restait dans le nez, qui collait à la peau, comme une invitation impossible à ignorer.
Son sexe suivait cette même logique : charnel, assumé. Ses lèvres longues encadraient un clitoris étonnamment marqué, plus visible, presque fier de se montrer. Il émergeait comme un petit bourgeon gonflé, sensible, vibrant au moindre contact, accentuant encore cette impression que tout, chez elle, était plus intense, plus direct.
Ce n’était pas seulement une question de forme ou d’odeur, c’était une présence. Quelque chose qui ne cherchait pas à séduire doucement, mais à s’imposer, à exister pleinement, sans retenue.
Je m’attarde entre ses cuisses, je lèche et je suce cette fente brûlante, ma langue s’y perd, glisse, insiste. Elle vient caresser son clitoris gonflé, dur comme un minuscule gland, et je m’y attache avec une lenteur gourmande, le titillant jusqu’à la faire trembler.
Elle agrippe ma tête, me plaque plus fermement contre son sexe, comme pour m’y enfoncer encore davantage. Son bassin ondule, se cambre, cherche le rythme. Puis elle bascule, se laisse emporter – un cri lui échappe, brut, irrépressible et je sens le flot chaud qui envahit ma bouche, débordant, vivant. C’est comme une éjaculation.
Elle relève légèrement les hanches, offerte autrement. Ma langue quitte son centre pour glisser entre ses fesses, explorant cette autre faille, plus secrète. Je m’y attarde, j’ose, je pousse, je la pénètre de ma langue, lentement, profondément, goûtant chaque frisson qu’elle laisse échapper.
Puis la porte de la chambre s’ouvre. Je relève la tête. C’est Frankie. Pas un sourire. Juste ce regard dur, fermé, presque hostile. Et là, sans prévenir, tout retombe. Je débande net. Une pensée absurde me traverse – c’est ici que ça se termine.
Gigi ne dit rien. Elle me plaque de nouveau contre son sexe, autoritaire, comme si rien n’avait changé. Mais moi, je n’y suis plus tout à fait. Je suce, oui… mais sans la même faim, sans la même ferveur. Elle le sent immédiatement.
Sa voix est calme, presque douce, comme une promesse ou un ordre déguisé. J’essaie d’y croire. Je m’abandonne, à plat ventre, le dos offert, vulnérable, exposé comme une cible. J’entends derrière moi le cliquetis des clés, le froissement des vêtements qu’on enlève. Je n’ose pas me retourner.
Le matelas s’affaisse. Quelqu’un s’approche.
Une main vient caresser mes fesses, lente, possessive. Puis une bouche chaude, humide, qui les effleure, qui les embrasse, qui s’attarde. Je sens son corps se glisser entre mes cuisses, sa chaleur contre la mienne. Et puis sa langue. Lente. Brûlante. Elle remonte ma raie, insiste, s’infiltre. Elle entre dans mon anus sans hésitation. Un gémissement m’échappe malgré moi. Mon dos se creuse, mes fesses se tendent vers lui.
Et je rebande.
Un plan à trois, j’en ai connu des dizaines. Mais ça… ça n’a rien à voir. Un homme et une femme à la fois, une première. Et mon corps, lui, comprend avant même que ma tête n’accepte.
Il se glisse sur moi, sans m’écraser, juste assez pour imposer sa présence. Je sens sa queue dure venir se poser dans le creux de ma raie, chaude, insistante. Il commence à se branler contre mes fesses, lentement, comme s’il prenait le temps de savourer chaque mouvement, chaque contact.
Devant moi, Gigi bascule encore. Elle jouit une nouvelle fois, avec une intensité presque irréelle. Son corps se tend, se libère, et je reçois à nouveau ce flot dans la bouche. C’est salé, avec cette légère amertume, mais plus épais, presque crémeux… troublant, au point d’évoquer du sperme.
Derrière moi, son souffle se rapproche de mon oreille. Sa voix tombe, basse, maîtrisée, comme un ordre murmuré :
Il se décale sur le côté. J’en profite pour me glisser sur Gigi. Aussitôt, sa bouche capture la mienne, un baiser obscène, chargé, presque indécent, comme si elle goûtait encore ce que je venais de lui faire.
Sa main descend, attrape ma queue, la guide sans hésitation. Je la pénètre. Elle gémit fort, sans retenue. Son bassin se soulève à ma rencontre, ses ongles griffent mon dos, laissent des traces brûlantes. Sur le côté, Frankie est allongé, appuyé sur un coude, se branlant lentement. Il observe. Et pour la première fois… il sourit.
Je la baise avec force. Mon ventre claque contre le sien à chaque mouvement, rythme brutal, animal. Elle est haletante, ouverte, son vagin noyé de mouille. Je ne sais plus si elle jouit déjà ou si elle est simplement ailleurs, perdue dans une transe qui la dépasse. Puis ça monte d’un coup. Un cri déchire la pièce. Elle me serre contre elle, ses longues cuisses se referment, remontent, m’emprisonnent. Elle jouit violemment, tout son corps secoué.
Et moi, je cède aussi. Je jouis en elle, sans retenue. Pendant un instant, elle ne respire plus. Son bassin continue de bouger, comme si son corps refusait de redescendre. Puis tout retombe. Elle inspire profondément, revient peu à peu. Je me retire. Elle glisse une main entre ses jambes, instinctive.
Frankie s’approche aussitôt. Il m’écarte doucement, presque naturellement, comme si nos places étaient interchangeables. Puis il s’installe entre ses cuisses, s’y plonge sans hésitation. Je l’entends aspirer, lécher, avec une application presque vorace, attentive, concentrée.
Et en le regardant faire, quelque chose me frappe. Il n’est pas si différent de moi. Pas de retenue, pas de dégoût, pas la moindre gêne. Juste cette même évidence : le cul, dans toutes ses formes, dans toutes ses odeurs, dans toutes ses textures… tout ça l’excite. Comme moi.
Allongé ainsi entre les cuisses de Gigi, je laisse mon regard glisser sur lui. Son corps est plus musclé que le mien, plus dense. Son dos porte une légère pilosité, mais ce sont surtout ses fesses qui attirent mon attention, pleines, bombées, offertes, avec cette raie où les poils débordent sans retenue.
Je m’y attarde, fasciné.
J’ai toujours aimé ça, les raies poilues. Impossible de dire pourquoi exactement. Peut-être parce que c’est brut, animal. Quelque chose de salace, de profondément charnel, sans filtre. Et je n’ai jamais ressenti le moindre dédain pour ça.
Je pose mes mains sur ses fesses, les caresse lentement. Il réagit aussitôt, les bombe davantage, écarte les cuisses. Le geste est clair, sans ambiguïté. Une invitation.
Je me glisse entre ses jambes. Mes mains se referment sur ses fesses, pleines, vivantes. Je les écarte, les ouvre, sans détour. Sous mon visage, les poils en bataille. J’y plonge sans hésiter, ma langue les traverse, les mouille, les peigne presque avec application, jusqu’à atteindre ce que je cherchais.
Son anus.
Je m’y attarde, je le lèche, je le suce, absorbé dans ce geste brut, instinctif. Lui ne s’interrompt pas. Il continue de s’occuper de Gigi avec la même intensité. Puis il tourne brièvement la tête vers moi, un sourire dans la voix :
Je souris à mon tour, le nez enfoui dans ses poils de cul, pleinement dedans. Puis il se retourne un peu plus, m’offrant une autre vue. Sa verge apparaît, dressée, une bonne longueur, dix-sept centimètres et un peu plus, un beau gland, un manche de chair légèrement courbée, parcourue de veines saillantes. Ses couilles sont pleines, lourdes… et détail inattendu, ses poils sont soigneusement taillés.
Je ne peux m’empêcher de me demander d’où ça vient. Une habitude ? Ou le caprice d’une femme ?
Je fais glisser ma langue le long de sa queue, de la base jusqu’au gland, lentement, pour bien la mouiller, la préparer. Il me regarde faire, attentif, presque fasciné. Gigi me rejoint, se penche, et sans hésiter s’empare de ses couilles avec sa bouche. Le contraste me trouble. Pendant qu’elle les aspire, moi, j’ouvre la bouche et j’avale sa queue, entamant une fellation profonde, rythmée.
On échange sans même se parler. Elle prend ma place, se met à le sucer à son tour, avec la même avidité. Moi, je descends, je m’occupe de ses couilles, les prends en bouche, les roule doucement… et j’étire ma langue, cherchant encore, revenant vers son cul, que je viens titiller, darder.
Gigi se redresse et monte à cheval sur lui. Elle guide sa queue en elle, l’enfonce, puis commence à onduler, lente, souple, entièrement prise dans le mouvement. La voix de Frankie coupe l’air, basse, mais ferme :
Gigi ne proteste pas. Juste un sourire. Elle se couche sur lui, offerte autrement, m’exposant ses fesses, son cul, ouverts, accessibles. Je m’approche sans réfléchir. Ma bouche y revient aussitôt, je la lèche, je la prépare, comme un réflexe. C’est une première pour moi. J’ai déjà connu des mélanges, des excès, deux queues qui me pénètrent en même temps… mais ça, une femme empalée sur lui pendant que je la prends derrière, c’est autre chose.
Je m’accroupis derrière elle. Un doigt d’abord, pour ouvrir, pour sentir. Puis mon gland vient chercher l’entrée. Ce n’est pas simple, ça résiste, ça demande de la patience, de l’angle, du contrôle.
Puis ça cède. Lentement.
Elle se plaint, gémit, son corps réagit, s’adapte. Heureusement, je ne suis pas trop large. C’est serré. Terriblement serré. Et à travers la fine paroi, je sens sa queue à lui, tout près. Une sensation troublante, presque irréelle.
Quand je pousse, lui se retire légèrement. Nos rythmes se répondent, s’ajustent. Par moment, nos couilles se touchent. Lui aussi, troublé par cette proximité, par ce mélange des corps, laisse échapper des plaintes. Gigi porte une main à sa fesse, l’écarte davantage, comme pour m’ouvrir encore. Les sons remplissent la pièce de cris, de soupirs, de plaintes mêlées.
Moi aussi, je gémis. Impossible de retenir. C’est trop. Puis tout bascule. Elle jouit longuement, brisée, presque plaintive, une décharge qui semble ne jamais finir. Ça nous emporte tous. Frankie cède. Et moi aussi. C’est absurde. Brutal. Déraisonnable. Et incroyablement bon.
Gigi se relève lentement. Entre ses cuisses, ça coule encore, un mélange épais qui glisse de sa chatte et de ses fesses. Elle rit, légère, presque insolente, tandis que Frankie la traite de salope avec une familiarité qui sonne comme un compliment.
Moi, je reste derrière. Je me penche, sans hésitation, et je lape ce qui s’échappe, sans le moindre dédain. Au contraire. J’aime ça. C’est presque une signature chez moi, une manière d’être, de me définir, ma marque de commerce de pute, et ça me garde presque bandé.
Gigi lance, encore essoufflée :
Je capte à peine leurs mots. Ils me traversent sans vraiment s’ancrer. Je suis ailleurs, concentré sur ce goût salin, sur la peau, sur la verge de Frankie que je viens nettoyer de ma langue, sur ses couilles que je lèche avec application.
Gigi revient vers moi, m’offre encore ses fesses. Je n’hésite pas. Ma bouche s’y perd de nouveau, remonte, descend, passe de sa raie à sa chatte, sans distinction. Puis, sans transition, tout s’arrête. Ils se lèvent, s’habillent comme si rien ne s’était passé. Frankie me dit simplement de rester là, couché, nu.
Je n’ai pas le temps de me poser de questions. À peine sont-ils sortis que la porte s’ouvre de nouveau. Mononc’ entre, accompagné de Flyer. Leur présence change immédiatement l’atmosphère. Ils ne sont pas là pour discuter. On me donne l’ordre de me mettre à quatre pattes.
Je sais très bien ce qui m’attend. Et au fond, ça m’excite déjà. Dans ma vie de pute, j’ai connu ce genre de scènes, plusieurs hommes, sans retenue. Et chaque fois, cette même montée, ce mélange de tension et de désir brut. Mononc’ se place devant moi, nu. Sa queue pend juste devant mon visage, lourde, imposante. Je l’attrape, je l’avale sans attendre.
Derrière moi, je sens Flyer se positionner. Puis, sans douceur particulière, il me pénètre. Ils alternent sans un mot. Je passe de l’un à l’autre, je prends Flyer dans ma bouche pendant que Mononc’ me lime le cul avec sa grosse verge, sans ralentir, imposant son rythme.
Je pensais être vidé, rincé… et pourtant, je bande encore. Mon corps n’en a pas fini. La porte s’ouvre de nouveau. Deux autres entrent. Je ne les connais pas. Des voix basses, des murmures, puis des rires étouffés. Ils regardent. Ils savent déjà. Mononc’ finit par se vider en moi, lourdement. Presque aussitôt, Flyer fait de même dans ma bouche.
À peine le temps de reprendre mon souffle. Déjà, ils se retirent. Et les deux autres prennent leur place. J’en prends un en bouche pendant que l’autre me pénètre, glissant sans effort dans ce mélange déjà répandu. Tout devient plus flou, plus confondu, les corps, les gestes, les odeurs.
Je sais qu’on abuse de moi. La lucidité est là, quelque part. Mais elle ne suffit pas à arrêter quoi que ce soit. Parce qu’au fond… j’en veux encore. Mon corps réagit autrement. Ce n’est plus une jouissance comme les autres. Ça vient d’ailleurs, plus profond, plus diffus. Une jouissance du cul, brute, incontrôlable, qui me traverse malgré moi. Ça m’arrive parfois, quand tout va trop loin, quand l’excitation dépasse la tête.
Le temps disparaît. Je serais incapable de dire combien de temps tout cela dure. Les visages se succèdent, les voix se mélangent, deviennent un fond indistinct. D’autres arrivent encore. Des motards. Leurs silhouettes, leurs rires rauques, leurs gestes assurés. Leurs mains, leurs langues… et leurs queues, toutes différentes, mais chacune avec quelque chose d’attirant, presque fascinant.
Je ne distingue plus vraiment les corps. Tout se confond dans une même vague, un même mouvement. Ils prennent leur pied, comme on dit. Et moi aussi. D’une façon qui dépasse presque le simple plaisir. Quelque chose de plus brut, de plus profond… comme si je me laissais complètement emporter.
Tout devient flou. Les sensations se mélangent, se superposent. Je ne distingue plus vraiment les gestes, seulement leur répétition, leur poids sur moi. Je me laisse faire. Le plaisir monte, redescend, revient par vagues. Mon corps réagit sans que j’aie à y penser. Je jouis encore… puis tout lâche.
Je m’effondre. Un corps pèse contre le mien. Une présence derrière, encore en moi, dans mon cul, comme une trace qui refuse de disparaître. Et puis plus rien. Le noir. Je crois que je me suis endormi.
Une lueur étrange perce mon sommeil. Ça me fait mal. Une douleur sourde me martèle le crâne. J’ouvre les yeux avec difficulté. Un visage est penché au-dessus du mien, éclairé par une petite lampe de poche qui m’éblouit.
Sa voix est calme, presque trop calme.
Ma gorge est sèche, ma voix à peine audible.
Le mot sonne faux dans ma tête.
Le chiffre reste suspendu, irréel.
Une silhouette surgit dans mon champ de vision. Une fille. Elle se précipite sur moi, en larmes, me serre comme si elle avait peur que je disparaisse. Et là… tout revient. Son nom. Monique. Ma vie. Et puis… le reste. Tout ce que j’ai vécu. Les corps, les voix, la chaleur, la confusion, l’abandon.
Un rêve.
Un rêve comateux.
Je reste figé, incapable de parler, avec cette question qui s’impose, lente, dérangeante : sans l’accident… est-ce que j’aurais fini par vivre ça… pour de vrai ?
Monique me serre contre elle, ses larmes chaudes sur ma peau. Je sens son corps trembler, son souffle irrégulier.
Je pose une main faible dans son dos, encore perdu. Tout semble réel. Trop réel. Mais quelque chose ne colle pas. Une sensation persiste. Comme une trace. Je ferme les yeux un instant… et mon corps réagit. Malgré la douleur, malgré l’hôpital, malgré les machines, une chaleur familière remonte, lente, insidieuse.
Je rouvre les yeux. Monique me regarde. Et dans son regard… il y a autre chose. Pas seulement de la peur. Pas seulement du soulagement. Quelque chose de plus sombre. De plus curieux. Ses doigts glissent légèrement sur mon torse, hésitent… puis descendent un peu plus bas, presque malgré elle.
Elle s’arrête. Me fixe.
Je la regarde, incapable de répondre tout de suite. Parce qu’au fond… je ne suis plus certain que ce n’était qu’un rêve. Et surtout… je ne suis pas certain de vouloir l’oublier.
Monique reste penchée sur moi, ses yeux accrochés aux miens.
Quelque chose circule encore en moi. Une mémoire plus physique que mentale. Une sensation persistante, comme si ce que j’ai vécu ne s’était pas entièrement effacé. Je détourne légèrement les yeux… et là, je remarque. Dans le coin de la chambre. Un homme. Appuyé contre le mur. Silencieux. Je fronce les sourcils.
Monique se retourne, surprise.
Je regarde de nouveau. Il est toujours là. Immobile. Et lentement… il sourit. Un sourire que je reconnais. Trop bien.
Frankie.
Mon souffle se bloque. Je cligne des yeux, une fois, deux fois… et il n’y a plus personne. Monique revient vers moi, inquiète.
Je la fixe.
Revenu… Oui. Peut-être. Mais au fond de moi, quelque chose s’est ouvert. Et ça ne s’est pas refermé avec le réveil. Je sens encore cette envie sourde. Cette pulsion. Comme si ce « rêve » … n’était pas terminé.
FIN