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Temps de lecture estimé : 7 mn
15/04/26
Résumé:  Après une dispute avec mon mari, j’ai besoin de prendre l’air et de me retrouver seule. Un moment de solitude, qui n’en sera pas un.
Critères:  Fellation infidélité cinéma
Auteur : Danikaz      Envoi mini-message
Au cinéma.

Je n’ai jamais été infidèle. Je préfère essayer, jusqu’au bout, de sauver une situation avant de partir si nécessaire. Donc, je n’ai jamais été infidèle. Enfin, tout dépend où commence l’infidélité.


Personne n’a vraiment le même point de vue sur ce qu’est l’infidélité. Si on met de côté les actes sexuels, les baisers, les caresses et tout autre contact physique entre deux personnes.


Quand commence l’infidélité ? Quand on drague ? Quand on s’envoie des sextos ? Quand on pense à l’autre de manière érotique ou carrément pornographique ? Est-ce que penser à quelqu’un d’autre est un acte infidèle ? C’est une question complexe et, maintenant que j’y pense, j’ai des doutes.


Non, je n’ai jamais été infidèle. Jamais. Jusqu’au jour où je l’ai été !


ARrr… la fidélité… c’est quoi, ce truc ? Une prison ? Être fidèle, mais à qui ? Si je suis fidèle à une personne, mais que j’ai envie de quelqu’un d’autre, alors je ne me suis pas fidèle ! Je ne respecte pas ce que je suis, mes envies…


Et pourquoi doit-on être fidèle envers quelqu’un ? On peut l’aimer, aimer être avec elle, parler avec elle, tout partager avec elle, mais si, à un moment donné, j’ai envie de quelqu’un d’autre, goûter un autre fruit, manger un autre gâteau… Ce n’est pas pour autant que je renonce à mon plat quotidien, mon fruit préféré…


Je ne cherche pas d’excuse, je n’essaie pas de justifier ma tromperie avec ce débat philosophique sur la fidélité ou l’infidélité.


Je vais vous raconter et vous me direz.


Tout se passe assez vite, en fait. Une énième dispute sur des sujets sensibles. Je décide de partir de la maison pour la soirée. En passant devant un cinéma, un film m’interpelle. Je rentre…


En pleine semaine, il n’y a pas trop de monde, c’est parfait pour être isolée. Je ne me souviens même pas du titre… amnésie, quand tu nous tiens.


Je pénètre dans la salle. Comme prévu : personne… Là, j’ai le choix de choisir ma place, la salle est totalement vide. J’hésite un peu, puis, finalement, je m’installe en plein milieu.


Je scrolle sur mon téléphone, quand une main se pose sur mon épaule.



Je ne réagis pas. Je reste bête face à ce trait d’humour enfantin. Je le regarde puis, sans m’y attendre, j’éclate de rire. Je pouffe de rire.



Et c’est comme ça que je me retrouve avec ce type, dans une salle rien que pour nous. Il s’installe. Il sent bon.


Il n’est pas mal : sa barbe est grisonnante, bien taillée, il a un tee-shirt noir, dessinant parfaitement ses muscles, mais aussi un petit ventre. Il sent bon, je l’ai déjà dit, je sais, mais cela a son importance, car je crois que c’est ce qui précipite ma chute. Son odeur.


Mon esprit est en train de filer à l’anglaise vers des pensées érotiques lorsque je décide de l’interrompre.



Je suis là, à parler à cet inconnu qui pioche déjà dans mon pop-corn. Il est beau, charmant plutôt, un look simple : jean, baskets, tee-shirt. Je me demande vraiment si ce qu’il me dit est vrai.


C’est étrange quand même. Et venir me voir directement. C’est son espace de drague, le cinéma. Merde, je me fais avoir !!!


Et puis zut, après tout, c’est agréable. Au moins, je ne m’ennuie pas.


Le noir stoppe toute réflexion. Le son assourdissant surpasse toute tentative de discussion. En même temps, on est là pour regarder le film. En parlant du film, je ne me souviens plus quel film j’ai choisi. Je tente de me rapprocher de lui et, en tournant la tête, il fait de même et nos lèvres se rencontrent.


Je me recule, l’air confus, lorsque je vois, parmi les flashs de l’écran, sur son visage, un sourire satisfait.



Là, il se penche vers moi et m’embrasse à nouveau. Avec cette obscurité, je ne le vois pas s’approcher, mais mes lèvres l’accueillent sans reculer. Un baiser de contact, tendre, moelleux, humide et sucré (pop-corn oblige). Goût sucré, se mariant parfaitement avec son odeur enivrante.


Je ne me pose même pas la fameuse question philosophique. Je savoure l’instant. Il recule pour me regarder. Je me lèche les lèvres pour récolter le sucre en le regardant dans les yeux. Prend-il ce geste pour une invitation, une provocation ? Mais à ce moment-là, il prend mon visage à deux mains et m’embrasse langoureusement.


Mon esprit à cet instant navigue en eaux troubles et commence à philosopher…


Mon Dieu, mais je ne peux pas faire ça ? Putain, que j’ai envie de lui ! Ça y est, je suis en train de tromper mon mari !!! Putain, qu’est-ce que je ne donnerais pas pour que le sucre sur mes lèvres soit son sperme ! Je le lécherais avec autant de plaisir… Sans m’en rendre compte, mes lèvres articulent :



Sans attendre sa réponse, ma main se pose sur son entrejambe. La sucrerie semble de belle taille, déjà. Je cherche maladroitement à défaire sa ceinture, son bouton, sa braguette. Lui continue à m’embrasser goulûment, enfonçant sa langue dans tous les recoins de ma bouche.


La bête est délivrée. Comment a-t-elle pu rester enfermée là-dedans ? Je la prends en main et la branle doucement. Je suis tellement excitée, mais je ne veux pas précipiter les choses. Au contraire, je veux prendre le temps d’apprécier chaque instant. Il m’embrasse toujours, interrompant ses baisers pour laisser échapper quelques soupirs retenus, m’indiquant que mes caresses sont agréables.


Je le masturbe en variant le rythme et la pression sur sa queue. Sa queue, parlons-en ! Je n’ai pas l’habitude d’en avoir une si grosse et large dans ma main. Ce seul contact est un pur délice, une sensation nouvelle et une promesse qui me fait saliver, mais, aussi, beaucoup mouiller.


Je veux qu’il le constate. Je prends sa main, la pose entre mes cuisses, et il plonge ses doigts dans ma chatte dégoulinante. Je suis la première surprise de son état. Il me fouille ardemment, je prends le même rythme pour le branler. Le bruit de nos ébats est couvert par le son, toujours aussi fort, du film. Tant mieux, parce qu’il n’y a pas beaucoup de retenue.


Moi, qui ai l’habitude de prendre du plaisir en silence, de jouir, le coussin sur le visage pour étouffer le bruit, pour ne pas éveiller les soupçons des enfants. Là, non seulement les enfants ne sont pas là, mais je peux gémir, râler, jouir librement.


Mais là, c’est de trop ou, du moins, pas assez… Je veux goûter sa queue, savoir quel goût elle peut avoir. Je sais que je ne serai pas déçue. Je quitte ses lèvres, pour me pencher sur sa bite. Lorsque ma bouche la rencontre, je prends la mesure de l’engin. Ma bouche s’ouvre pleinement pour la laisser glisser. Wow, sacré morceau !!!


Je prends un plaisir fou à le sucer. Oui, elle est imposante, mais, surtout, elle a bon goût, une hygiène parfaite, et une odeur fraîche. Un bonbon, une sucette. Je baigne dans un moment de sucrerie érotique. Je ne peux me retenir de la mordre. Je veux la croquer, savoir de quoi elle est faite. C’est un régal.


Je trouve mon rythme à m’appliquer, à ne pas faiblir. Et c’est ainsi que ma sucrerie délivre son cœur fondant, son liquide savoureux, sa semence. Son sperme est une véritable friandise.


Je ne laisse aucune goutte m’échapper. Je me sens comblée, pourtant, je ne tarde pas à regretter mon absence. Dans ses bras, je prends quelques minutes pour me ressaisir. Il sent mon changement d’attitude. Il dit alors, sans que je ne dise rien.



Je ne sais pas quoi répondre. Je ne veux pas tout gâcher. Mes lèvres restent closes, enfermant ce goût sucré encore présent. Je réajuste ma jupe, je me lève et je quitte la salle, le cinéma. Sur le trajet du retour vers la maison, j’ai du mal à calmer mon cœur.


Je n’ai jamais été infidèle. Jamais, à part cette fois-ci.