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n° 23590Fiche technique33491 caractères33491
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Temps de lecture estimé : 23 mn
13/04/26
Résumé:  Même après des années ensemble, on peut avoir de drôles de surprises...
Critères:  #délire #psychologie #adultère #candaulisme #couplea3 #bisexuel #masturbation #fellation fhh couple cocus copains fdomine reconcil voir caresses intermast fellation cunnilingu hsodo
Auteur : Mlle Fanchette  (Fleurs bleues mais pas que !)            Envoi mini-message
Émilie et les garçons

Il y a des instants suspendus au cours d’une vie, mais tous ne sont pas des instants de grâce et d’extase. Il y a aussi des chocs…

Choquée, Émilie l’était au-delà de toute pensée cohérente.

Sur la table basse, deux bières. Sur le canapé, Guillaume, son mari et Julien, son meilleur ami depuis toujours. Rien d’extraordinaire sinon la tenue et la posture des deux hommes : pantalon sur les chevilles, imbriqués l’un dans l’autre. Sans l’ombre d’un doute possible, le sexe de Julien se trouvait dans l’anus de Guillaume, ses mains sous son T-shirt et sa bouche dans son cou. Nul doute non plus sur le plaisir du mari qui se caressait en gémissant doucement, son bras libre passé autour du cou de son partenaire.

L’esprit quelque peu perturbé d’Émilie en vint donc à la conclusion tardive, quoique évidente en la circonstance, que les deux hommes étaient passés bien au-delà de la franche camaraderie et que, selon toute logique, son hétéro de mari partageait son goût à elle pour les pectoraux et la virilité…

Durant un instant de flottement, elle cligna trois fois des yeux, incapable de la moindre réaction. Trop d’émotions se bousculaient en elle, incohérentes et brutales.

Les deux hommes mirent à profit ce temps pour se rendre compte de sa présence, tout aussi stupéfaits qu’elle.

Émilie se ressaisit la première et, tournant dignement les talons en abandonnant les sacs de courses, elle opta pour un repli stratégique vers la chambre. Guillaume jaillit presque aussitôt du canapé en bataillant pour remonter son pantalon sans s’étaler de tout son long.



Sourde à ses appels, sa femme ferma la porte derrière elle et s’assit sur le lit, le regard droit devant elle, tâchant d’assimiler l’image imprimée derrière ses rétines. Il frappa avec insistance :



Elle avait parlé d’une voix blanche, aucun mot plus haut que l’autre, elle aurait tout aussi bien pu parler de la météo ou du chien de la voisine. Il hésita sur le seuil avant de battre en retraite le pantalon de travers, la conscience en déroute et le cœur en débandade.

L’air tout aussi coupable et désolé, Julien s’était rhabillé et arrangeait le canapé sans trop savoir que faire ou dire.



Julien se dandinait d’un pied sur l’autre, mal à l’aise. De toutes leurs idioties, celle-ci semblait être la plus grosse et il n’avait aucune idée de la manière de réparer les dégâts… Ses nombreuses ruptures témoignaient largement de son incapacité à comprendre la psychologie féminine. Il finit par soupirer :



Julien eut un pâle sourire :



Un dernier salut et Guillaume se retrouva seul dans le silence accusateur.


Il tournait dans le salon depuis ce qui lui semblait être une éternité et s’abreuvait généreusement de toutes les insultes de son répertoire. Malgré sa richesse, il en avait déjà fait au moins deux fois le tour sans trouver une bonne raison de se faire pardonner. Il ne trouvait même pas d’arguments pour qu’Émilie accepte de rester et ce n’est certainement pas le fait qu’il ait rangé les courses qui allait l’aider, il se savait bien capable de l’avoir mal fait… Même leurs photos de mariage semblaient l’accuser.

La voix de son épouse le fit sursauter :



L’instant d’après, il était face à elle, prêt à la prendre dans ses bras, mais en avait-il encore le droit ? Il voulait parler, mais il y avait trop à dire et les mots se bousculaient sans franchir le seuil de ses lèvres, le rendant muet.

Apparemment sereine, quoique lasse, Émilie se tenait les bras croisés, appuyée au chambranle. Avait-elle pleuré ? Était-elle en colère ? Il n’aurait su le dire… Le masque inexpressif qu’elle avait enfilé le perturbait. Il s’était attendu à des cris, des portes qui claquent, des effusions de larmes. Il était paré à faire face aux remarques acerbes, aux regards polaires, à ce qu’elle le batte froid… Et là, il se trouvait totalement démuni face à ce calme qu’il devinait de façade.



Atterré par ses propres bégaiements, il la suivit dans la cuisine et s’évertua à se plier à la moindre demande de sa moitié, voire à faire en sorte de les devancer. Bien vite, elle lui retira le couteau des mains et, d’une poussée douce quoique ferme, elle le fit asseoir.



Il acquiesça dans un soupir, conscient que si elle mettait tant de soin à préparer trois bricoles, c’était pour s’apaiser elle-même. Avachi sur sa chaise, un peu fébrile, il attendit en la regardant agir avec lenteur et méthode.

Quelques minutes plus tard, elle s’assit face à lui, un pique-nique entre eux. Elle lui souhaita bon appétit et commença à manger en silence. Il s’efforça d’avaler une tomate cerise sans grand succès : peur, dégoût, colère lui nouaient étroitement la gorge.

Enfin, elle croisa son regard :



Elle leva un sourire interrogateur et attendit. Il soupira en essayant de tout remettre dans l’ordre, le regard fuyant.



Sans trahir la moindre émotion, avec patience, Émilie écoutait Guillaume chercher ses mots.



Il hocha la tête, le nez plongé dans son verre d’eau comme s’il était possible d’y trouver une échappatoire.



Il hésita un moment en se passant nerveusement la main dans les cheveux en quête de mots justes.



Guillaume grimaça devant la crudité peu ordinaire des propos de son épouse puis prit un instant avant de répondre :



Elle médita un moment, retirée en elle-même, inaccessible, à l’abri. En elle, ça partait dans tous les sens, il y avait un tel capharnaüm qu’elle aurait été bien en peine d’exprimer quoi que ce soit.

Guillaume aurait voulu s’excuser encore, la prendre dans ses bras, se rassurer… mais il savait qu’elle le couperait encore dans son élan. À raison sans aucun doute ! Il n’avait à lui offrir que platitudes et suppliques maladroites dictées par la culpabilité et le remord. Rien qui puisse justifier ses actes. Ce qui le gênait le plus, c’est qu’il ne savait pas comment il avait pu finir à moitié nu dans le canapé…



Il redressa la tête, pris de court par la question. Nulle trace d’accusation ou de reproche, elle était simplement curieuse de sa réponse. Il ferma les paupières. Sous la culpabilité, le souvenir du plaisir était toujours là, vivace. Il acquiesça simplement, la bouche trop sèche pour répondre.



Une nouvelle fois, il lui lança un regard effaré. Aucune ironie dans ses mots. Des doutes, des questions, de la gêne peut-être… mais ni jugement ni ironie. Il eut un rire sans joie.



Elle grimaça un sourire.



Elle couvrit sa main de la sienne au-dessus de la table et sourit avec tendresse.



Le silence reprit ses droits, moins lourd. Ils finirent leur repas sans le troubler, puis débarrassèrent ensemble dans un calme irréel. Elle attrapa son verre et le regarda avec un soupir.



Il acquiesça et disparut dans le salon. Elle en profita pour aller chercher son ordinateur avant de le rejoindre en abandonnant l’appareil sur la table basse. Elle hésitait encore, son idée était complètement folle… Qu’allait-il penser d’elle ?

Elle regarda le liquide ambré rouler dans les verres, en apprécia la robe, en anticipa la brûlure… Quand Guillaume lui tendit son verre, elle l’invita à s’asseoir avec elle dans le canapé. Surpris, il eut un temps de flottement avant d’accepter, un peu emprunté dans ses gestes.

Une part d’eux-mêmes se détendit pourtant quand tout naturellement, elle vint se blottir contre lui. Un geste banal, familier, rassurant qu’ils goûtèrent à sa juste valeur. La preuve tendre et tangible que rien n’était perdu.

Ainsi calés l’un contre l’autre, ils sirotèrent sans un mot, absorbés par leurs pensées et le réconfort de leur contact. Elle laissa passer la brûlure de la première gorgée avant de savourer le goût du fruit. Elle s’engourdit tout doucement, paupières mi-closes.

Lorsqu’elle tourna la tête pour respirer le parfum de son mari, elle rencontra une odeur étrangère. Elle rouvrit les yeux pour découvrir trois suçons laissés par Julien. Elle effleura du bout des doigts les petites marques. Ils n’avaient rien fait pour rester clandestins…



Le sentir frissonner lui procura un sentiment de triomphe profond, du baume sur les mille et une incertitudes qui l’habitaient. Était-ce le fait de se savoir désirable et désirée ? Le pouvoir de donner du plaisir ? Elle n’aurait su le dire… Peut-être un peu de tout, mais elle ne s’appesantit pas sur la question. Des réflexions, elle en avait eu son comptant seule dans sa chambre sur le lit sans draps froissés et tout ce qu’elle en avait sorti, c’est que Guillaume était plus qu’une simple habitude pour elle et qu’elle voulait comprendre. Tout le reste n’était que questions sans réponse et affaire d’ego.



Il but une gorgée pour réfléchir à sa réponse. Être honnête et juste. La curiosité d’Émilie et l’étrangeté de cette soirée ne le surprenaient plus, il voulait se montrer le plus sincère avec le cadeau qu’elle lui faisait. La tête renversée, les paupières closes, il murmura lentement comme pour mieux comprendre lui-même :



Il tressaillit et serra les mâchoires. Elle savoura sa réaction, mais ne le titilla pas plus. Elle voulait savoir, avait besoin de ce partage… Cependant, malgré le choc et les questions, elle refusait d’exiger. Elle se redressa pour ouvrir l’ordinateur. Son idée folle ne lui semblait plus si incongrue…



Il releva la tête et la regarda taper un nom aux consonances clairement japonaises, la curiosité piquée. Il croyait lire en elle, pourtant, elle ne cessait de le surprendre ce soir.

Elle fouilla dans les différents liens avant de trouver ce qu’elle cherchait. Une fenêtre vidéo s’ouvrit bientôt et elle se décida à expliquer :



Il acquiesça, curieux quoiqu’un peu mal à l’aise en reportant son attention sur l’écran.



Il acquiesça à nouveau et elle revint se blottir contre lui, avant de lancer le film de l’orteil.

À l’écran, il découvrit bientôt les amours chaotiques de types improbables. Contre lui, il sentait le corps chaud d’Émilie se tendre et réagir de manière subtile. Il savait à quel point elle pouvait être happée par une histoire et la vivre, mais là, il sentit qu’il touchait à une part d’intimité brute et primitive qu’il n’avait jamais effleurée. Elle se révélait sous un nouveau jour.

Avec une maladresse parfois destructrice, un grand brun impitoyable au cœur dur et un ange blondinet aux yeux démesurés apprenaient à s’apprivoiser l’un, l’autre comme eux-mêmes. Jamais Guillaume n’aurait imaginé sa douce et romantique épouse devant cet univers sombre et déjanté. Et encore, il n’y croyait que parce qu’elle avait lancé le film sous ses yeux…

Elle était là, captivée, absorbée même. Sans regarder les images, il aurait su prédire chaque scène chaude… il sut sans l’ombre d’un doute quand vint le passage clé.

Elle se mordillait la lèvre, les cuisses serrées l’une contre l’autre, incapable de demeurer immobile. Il laissa sa main dériver le long de son flanc jusqu’à sa hanche, la faisant tressaillir légèrement dans un soupir. Son regard allait d’elle à l’ordinateur, partagé entre la surprise de la découvrir si sensible et la curiosité de ce qui avait un tel pouvoir sur elle.

Une main aux doigts infiniment longs posée sur la gorge de son amant, le grand ténébreux s’était calé derrière l’angelot gémissant pour lui dévorer l’oreille en le pénétrant lentement.

La similitude entre cette scène et celle qui s’était déroulée un peu plus tôt dans le canapé lui renvoya sa culpabilité en pleine face. La coïncidence ne pouvait être anodine…

Guillaume baissa la tête et écarquilla les yeux. Émilie regardait avec agitation, l’œil brillant, le souffle court. Elle pressait de plus en plus les cuisses, les mains entre les genoux comme pour leur interdire de bouger. Avec stupeur, il comprit soudain. Peine et colère n’avaient pas été les seules à la traverser devant les corps mêlés des deux amis.

Il en oublia le film pour se concentrer sur elle. Les joues écarlates, elle gardait le visage rigoureusement tourné droit devant elle.

Du coin de l’œil, elle guettait pourtant les réactions de son mari, partagée entre désir et gêne. Sur le moment, elle s’était persuadée que l’idée était bonne, mais elle doutait désormais. Quel regard allait-il poser sur elle après cela ? En voulant rétablir l’équilibre, elle se retrouvait vulnérable… et en proie à une folle excitation à laquelle elle n’osait répondre. Elle sentait trop le regard de Guillaume, ses questions, sa surprise…



Joignant le geste à la parole, il l’enveloppa étroitement. Il promena une main hésitante sur le cou qu’elle lui offrait et s’enhardit en entendant ses soupirs brûlants. À travers le T-shirt, il effleura le téton dur qui dardait. Elle gémit doucement et lui saisit l’autre main pour la plaquer sur son mont de Vénus. Elle venait de renoncer à toute pudeur.

Il oublia sans l’ombre d’un remords l’écran pour répondre à sa demande sans équivoque. Au diable l’étrangeté de la situation et de ses découvertes ! Au diable les doutes, les questions, les angoisses ! Sa femme était là, entre ses cuisses, bien présente et palpable, en quête de plaisir et il n’allait certes pas se dérober !

Elle accueillit d’un soupir de contentement les doigts de Guillaume dans sa toison brune. Elle gronda pourtant lorsqu’il s’efforça de retarder l’acmé alors qu’elle mouillait généreusement. Elle exigeait un plaisir rapide et efficace. Serviteur zélé, il appuya la caresse, intensifia le geste et elle renversa bientôt la tête, les lèvres ouvertes sur un cri muet, le corps un instant tétanisé. Puis sa poitrine se souleva alors qu’elle reprenait son souffle en ondulant, jambes serrées sur les doigts de son homme.

Quelques minutes plus tard, il la berçait toujours contre lui, excité comme rarement.



Il sourit contre son épaule, soulagé.



Le lendemain, à 18 h 57 précises, Julien se tenait derrière la porte, un bouquet et une bouteille de blanc à la main, très incertain quant aux perspectives de la soirée. Guillaume s’était montré plus que laconique sur le sujet et pour cause, il ne semblait pas en savoir plus sur ce qu’Émilie leur réservait. C’est son vieil ami qui vint lui ouvrir.



Quand ils pénétrèrent dans la salle, elle éteignait une allumette d’un mouvement élégant du poignet. Oubliée la vieille copine un peu roots et la petite intello sage. Devant eux se tenait une femme aux lèvres grenat et au décolleté affolant. Sa jupe n’était pas plus innocente.



Julien n’osait bouger, cherchant le piège. Il lança un regard éperdu à Guillaume, qui était tout aussi pétrifié. Une main sur la hanche, Émilie savourait son petit effet avec délectation. Ce soir, elle avait décidé de mettre ces messieurs à genoux.



L’instant avait quelque chose de solennel. Il y eut un silence. Les deux comparses échangèrent un regard, puis le mari acquiesça, imité par Julien.



Le dîner se passa de discussions légères en allusions grivoises. À chaque mouvement, le cache-cœur d’Émilie promettait de s’ouvrir, attirant l’œil intéressé de ces messieurs. Ils se sentaient raidir sous la table et la salade au gingembre n’était pas pour calmer leurs ardeurs.

Leur hôtesse les regardait par-dessus le bord de son verre. Si elle avait tout étudié, du menu à sa tenue en passant par son attitude autoritaire, elle n’en menait pas large.

Elle porta le blanc moelleux à ses lèvres. Elle avait surpris plusieurs échanges de regards entre les deux comparses, notamment lorsqu’elle s’était servie. Le goût sucré lui roula sur la langue. Elle le savoura paresseusement, goûtant tout autant le léger vertige du vin que ses arômes.

Maintenant que les règles étaient fixées, il n’y avait plus à réfléchir, sa tête devait se mettre en mode veille pour laisser s’exprimer son corps et ses envies.

Ces messieurs aussi se détendaient et elle retrouva la sensation oubliée des regards masculins appréciateurs sur ses courbes. Déjà au sortir de la salle de bain, Guillaume avait failli s’étrangler, les yeux exorbités et elle avait ri intérieurement devant son réflexe de tirer sur sa chemise pour cacher la bosse apparue entre ses jambes. C’est là qu’elle s’était souvenue de son pouvoir oublié sous la poussière du quotidien. Et puis Julien avait trébuché en entrant dans la pièce, incapable d’articuler correctement un mot… Son mari n’était donc pas le seul qu’elle savait séduire.

Elle reposa son verre, un sourire au coin des lèvres. Ce soir, la gentille et sage Émilie était en vacances, c’est une Émilie dont elle ne soupçonnait pas l’existence qui prenait les commandes. La sensation était grisante et la légère incertitude dans le regard de ses vis-à-vis était loin de lui déplaire.

Ce soir, elle détenait le pouvoir et tous ses caprices avaient force de loi. Elle fit glisser son escarpin et, du bout du pied, elle effleura une cheville sous la table. Quand Julien redressa la tête surpris, elle répondit d’un sourire assuré avant de remonter la caresse le long de sa jambe, profitant du tressaillement de son ami lorsqu’elle poussa jusqu’à l’intérieur de la cuisse, presque jusqu’à effleurer sa virilité tendue.

Guillaume devina l’échange et l’aiguillon de la jalousie lui fouetta les sangs. La pression du jeans sur son sexe était une torture… délectable. La main de Julien se referma sur la cheville d’Émilie.



Se rechaussant, elle se leva de table, son verre à la main. Elle s’installa dans le fauteuil.



Les deux hommes portèrent d’un même mouvement les mains à leur col, mais elle les arrêta d’un geste impérieux :



Nouvel échange de regard. Guillaume se passa la langue sur les lèvres puis disparut derrière son ami. Il saisit les boutons de sa chemise et dévoila peu à peu son torse. Sans cesser de siroter son vin, Émilie suivit avec attention le mouvement de ses doigts, avide de chaque morceau de peau qui apparaissait. Les mains de son mari sur un autre, leur obéissance à tous les deux, la débauche de la scène la grisait davantage que le vin…



Par-dessus l’épaule de son comparse, Guillaume lui lança un regard surpris puis intense. Devenu objet de fantasme, privé de volonté, Julien se sentait durcir encore. Se mordant la lèvre, il bascula le bassin en avant tandis que des doigts se refermaient sur son mamelon. S’abandonnant à la sensation, il renversa la tête sur l’épaule de son partenaire.

Émilie se leva pour leur tourner autour, caressant d’une main féline une fesse, une hanche … Elle approcha ses lèvres de l’oreille de Julien et susurra :



Elle saisit entre ses dents son lobe et fit sauter la ceinture de son pantalon. Sa victime gémit doucement quand elle évalua sa vigueur d’une flatterie à travers le caleçon.



Elle s’écarta et les considéra d’un œil gourmand :



Julien se retourna pour saisir les pans de la chemise de son vieil ami. Un instant d’hésitation puis, encouragé par le regard brillant de leur hôtesse, il tira d’un coup sec, envoyant les boutons valdinguer à travers la pièce. Le reste de leurs vêtements ne résista pas davantage.

Renversant la tête, Émilie vida son verre avant de le faire claquer sur la table basse. Elle saisit la main de Julien, la posa sur sa cuisse et attira les lèvres de Guillaume, se piégeant entre eux.



Les doigts de l’un s’aventurèrent à la lisière de sa jupe avant de remonter dessous. Ils rencontrèrent bientôt une attache de jarretelle. Elle céda bien vite alors qu’ils partaient en quête de la suivante.

Les mains de l’autre n’étaient pas en reste. Elles dénouaient avec impatience les rubans du cache-cœur afin de l’ouvrir largement en quête de peau douce…

Grâce aux bons soins de Julien, la jupe rejoignit les bas sur le tapis, puis il s’empara diligemment du chemisier qu’il fit glisser le long des bras de la belle avant de l’abandonner avec le reste. Accompagnant sa chute, il posa un genou à terre et saisit délicatement les bords de sa culotte.



Celles de Guillaume se refermèrent sur une bretelle tandis que des dents, son ami libérait les fesses rondes de leur prison de dentelles. Perdant vite patience, ils trichèrent de tous leurs doigts pour se battre avec les agrafes l’un du porte-jarretelles, l’autre du bustier, honorant chaque centimètre de peau nue de leurs baisers voraces. Tous trois étaient désormais nus au milieu du salon, les vestiges de civilisation gisant à leurs pieds. Émilie s’offrait toute entière aux attentions de ces amants qui caressaient, massaient, embrassaient chaque courbe désirable.

Quand elle vacilla sous l’assaut, quatre bras l’enveloppèrent, deux torses la pressèrent, la préservant de la chute. Elle eut un soupir d’aise. Les mains de Guillaume la guidèrent jusqu’au canapé où il l’attira sur ses genoux. Écartant largement leurs jambes jointes, elle glissa sur le sexe tendu de son mari dans un gémissement de plaisir sous le feu du regard de Julien qui s’agenouilla sur le tapis. Elle renversa la tête en arrière pour mieux profiter des sensations qui montaient en elle. Guillaume dévora de baisers sa gorge offerte.

Il gémit soudain.

Julien venait de s’emparer de ses testicules qu’il massait d’une main experte.

Émilie eut un rire essoufflé qui s’étrangla quand une langue habile vint explorer sa féminité. Guidée par la verge de Guillaume comme sur un pont, elle explora ses lèvres humides en quête de la perle rare.

Émilie brûlait toute entière sous les assauts conjugués des deux amants, retenue par leurs mains fermes sur sa poitrine et ses cuisses. Tendue à l’extrême, les muscles tétanisés, le souffle court, ses doigts couraient des cheveux de l’un à ceux de l’autre.

Elle se cambra tout à coup dans un long sanglot et bascula, foudroyée par l’orgasme. Guillaume se mordit les joues pour ne pas la suivre quand le sexe de son épouse massa le sien avec force. Puis elle se relâcha complètement dans ses bras dans un léger rire essoufflé :



Émilie posa sur lui son regard alangui et se coula sur le tapis à ses côtés, entraînant dans sa chute quelques coussins pour mieux s’installer. Étendue près de lui, elle caressa ses cuisses avec légèreté en murmurant :



Guillaume les rejoignit, fasciné par le regard de sa femme posé sur la verge d’un autre. Elle esquissa un sourire grivois en se passant la langue sur les lèvres.



Le souffle manqua à Julien quand la bouche de son ami se referma sur sa virilité. Le coquin savait mieux que quiconque combien il aimait sentir sa langue le happer, rouler autour de lui, câline et indomptable. Il glissa la main dans ses cheveux pour mieux s’enfoncer dans sa gorge accueillante.

Leur hôtesse les dévorait des yeux en promenant ses doigts enchanteurs sur leurs corps enfiévrés en susurrant des encouragements à faire bander un saint. Elle arracha un gémissement à Guillaume quand elle le caressa entre les fesses, glissant le long de son sillon pour mieux l’exciter.



Les sentir tous deux soumis à ses caprices et fous de désir attisait en elle la flamme que l’orgasme n’avait fait que grandir. Elle se redressa derrière Julien à genoux et colla son corps contre lui les mains à plat sur son torse pour mieux souffler à son oreille :



Il tressaillit et faillit venir. Guillaume avait ralenti l’allure en le sentant prêt à basculer. Les images que son épouse instillait dans leurs esprits le rendaient tout aussi fou. Il se redressa en laissant courir sa langue sur la verge de Julien comme il l’avait fait un peu plus tôt, encouragé par le regard brillant d’Émilie. Les caresses dont elle l’avait un peu plus tôt gratifié le brûlaient et le sexe que sa bouche venait de quitter le tentait terriblement. La question de son épouse à l’oreille de leur amant était pour lui une bénédiction.

Il se redressa en empoignant ce que son anus désirait sans quitter des yeux le visage de Julien, parfaitement conscient du regard de sa femme, il eut un demi-sourire :



Deux mains fortes le saisirent par les cuisses pour le faire basculer durement sur les coussins éparpillés et l’instant d’après, il était enfin empalé. Il poussa un long gémissement en fermant les paupières. C’était si bon. Il frémit de plaisir et d’anticipation : il savait qu’immanquablement, à ce moment-là, une main se refermerait sur sa verge tendue pour la satisfaire… mais c’est le corps de sa femme qui l’accueillit.

Elle s’invitait à la danse, la rendant bien plus extatique. S’enfoncer dans ses profondeurs chaleureuses tandis que leur amant le guidait vers des plaisirs interdits… Il rouvrit les yeux pour mieux les contempler et pincer les seins dressés de son épouse. Les mains de Julien ne restèrent pas inactives : elles trouvèrent sans mal la perle du plaisir d’Émilie qui donna le rythme de leur course effrénée.

Bientôt, leurs corps s’enfiévrèrent à leur faire perdre la tête. Elle ondulait contre Julien qui sentit Guillaume trembler sous l’effort.



Un long cri de jouissance la musela. Elle s’arqua contre le torse de son amant, Guillaume s’emballa puis bascula à son tour, suivi dans un rugissement par leur amant, foudroyé du même éclair de plaisir.

Ils retombèrent tous trois dans un enchevêtrement de corps sur les coussins éparpillés. Les mains effleuraient mollement avec douceur, apaisant les derniers spasmes d’un orgasme partagé.


Un peu plus tard, les yeux grands ouverts, la tête de Guillaume sur la poitrine, celle de Julien sur le ventre, Émilie écoutait leurs respirations paisibles en caressant paresseusement leurs peaux encore un peu humides. Un sourire de chatte repue étirait ses lèvres gonflées de plaisir.



Il y a des instants suspendus au cours d’une vie, mais tous ne sont pas des chocs. Il y a aussi des instants de grâce et d’extase…

Extasiée, Émilie l’était au-delà de toute pensée cohérente.