| n° 23583 | Fiche technique | 16248 caractères | 16248 2791 Temps de lecture estimé : 12 mn |
06/04/26 |
Résumé: Un orage. Du foin à rentrer… Parfois, ça suffit. | ||||
Critères: #ruralité #érotisme #occasion #fellation #travail | ||||
| Auteur : L'artiste (L’artiste) Envoi mini-message | ||||
En voyant les nuages monter derrière la colline, Baptiste comprit qu’il allait falloir se dépêcher. Dans le coin, quand le ciel virait au plomb, soit tu rentrais le foin, soit tu passais les trois jours suivants à jurer comme un charretier.
Il était près de dix-sept heures. Il faisait encore chaud, et sa chemise collait au dos. Le hangar de la ferme Maraval attendait qu’on y empile les dernières bottes du champ du bas. Son frère devait venir l’aider, mais avait finalement appelé une heure plus tôt pour prévenir qu’il avait « un empêchement ». Donc, soit une partie de cartes, soit une femme, soit une partie de cartes avec une femme. Bref, il se retrouvait seul.
Il cracha au sol, passa la main sur sa nuque, monta dans le tracteur et démarra le vieux Massey qui fit un grondement de ferraille. Baptiste avança jusqu’aux bottes qui attendaient, grosses, sèches, blondes, alignées.
Il n’en avait chargé que deux quand il vit débouler une camionnette blanche sur le chemin.
Il coupa le moteur, plissa les yeux.
La camionnette s’arrêta dans un nuage de poussière. La portière claqua, une paire de jambes descendit d’abord, longues, bronzées, nues jusqu’à un short en jean si court qu’il paraissait avoir perdu la moitié de son tissu au lavage. Puis Lison suivit.
Baptiste soupira. Une vue agréable, des problèmes garantis.
Lison tenait la ferme des Coudriers avec son père depuis que sa mère était morte. Elle avait trente-deux ans, des hanches à mettre le feu à une procession, des yeux clairs qui vous transperçaient, et cette manière de marcher qui ne passait pas inaperçue. Surtout de dos.
Elle s’appuya contre la portière et lança :
Il descendit du tracteur. Elle s’approcha, les mains sur les hanches, et leva les yeux vers le ciel. Le vent avait tourné. Au loin, un grondement roulait, encore discret.
Ils chargèrent les bottes ensemble.
Le travail laissa peu de place aux pensées inavouables. Il fallait guider, aligner, grimper, redescendre, soulever encore. Le soleil cognait moins fort, mais la chaleur montait du sol. Lison n’était pas du genre à faire mine d’être fragile. Elle poussait, jurait quand ça coinçait, se moquait lorsque Baptiste forçait dans le vide. Deux fois, il la surprit à le regarder de travers.
Elle éclata de rire. Pas un gloussement de pintade. Un de ceux qui secouent la poitrine et plissent les yeux.
Ils firent encore deux allers-retours. Plus ils avançaient, plus l’orage approchait. Le vent commençait à rabattre l’odeur chaude de la terre. Au dernier chargement, Lison grimpa sur la remorque pour aider à replacer une botte. Baptiste la rejoignit. Ils se retrouvèrent à genoux côte à côte devant la masse ronde.
Il s’arrêta.
Elle aussi.
Le tonnerre gronda plus près. Une bourrasque fit voler des brins de foin.
Baptiste poussa la botte d’un coup sec. Elle glissa, lui avec. Son genou heurta celui de Lison. Elle perdit l’équilibre, jura, et tomba. Lui se rattrapa de justesse, une main sur la remorque, l’autre… ben l’autre… en plein sur sa cuisse. Enfin, plutôt l’entrecuisse.
Il se figea. Lison, à défaut de se dégager, baissa les yeux, puis releva la tête.
Sans retirer sa main, Baptiste répondit :
Elle écarta un peu plus les jambes, assez pour que la paume puisse se loger plus confortablement, et respira plus fort.
Une goutte percuta la tôle de la remorque. Puis une autre. Puis le premier rideau de pluie tomba d’un seul bloc sur le champ voisin.
Ils sautèrent au sol, remontèrent dans le tracteur et la camionnette, et prirent la direction du hangar à toute vitesse. L’orage les rattrapa en trente secondes.
Quand Baptiste fit entrer la remorque, il était trempé. Lison arriva juste derrière, coupa le moteur et courut jusqu’à lui en se protégeant vaguement la tête avec les bras. Son tee-shirt blanc, mouillé et collé, dessinait tout. La rondeur pleine de ses seins, la dentelle sombre du soutien-gorge, les pointes durcies de ses tétons.
Baptiste détourna les yeux, mais les ramena aussitôt : réflexe reptilien.
Sa chemise collait à son torse, ouverte sur deux boutons. Le tissu humide moulait ses épaules et son ventre. Son pantalon de travail n’arrangeait rien. Lison n’était pas la seule à avoir chaud, et ça se voyait. Elle descendit son regard, puis le remonta lentement.
Le tonnerre claqua, tout près cette fois, assez fort pour faire vibrer la charpente du hangar. On entendit l’eau dévaler des gouttières cassées, frapper la cour.
Ils se mirent à empiler les dernières bottes à l’abri. L’une d’elles résista, Baptiste vint derrière Lison pour l’aider. Il effleura sa poitrine du bras. Le cul de Lison buta contre sa cuisse.
Ils forcèrent ensemble. La botte roula enfin à sa place. Mais eux restèrent comme ça.
Lison tourna juste la tête.
Elle se retourna complètement. Il vit une goutte glisser de sa tempe jusqu’à sa mâchoire. Sans réfléchir, il la suivit du bout du doigt.
Le tonnerre roula de nouveau. Cette fois, Baptiste prit sa nuque et l’embrassa. À pleine bouche. Lison lui agrippa les épaules et enroula sa langue autour de la sienne.
Lorsqu’ils se séparèrent, ils étaient tous deux essoufflés, l’œil brillant.
Il rit malgré lui, le front contre le sien. Elle reprit sa bouche, plus fort encore, plus vite. Ses doigts tirèrent sur sa chemise, les boutons sautèrent. Baptiste finit de s’en débarrasser et la jeta sur une botte. Lison posa sa paume sur son torse mouillé.
Le tissu trempé passa par-dessus la tête. Le soutien-gorge noir tenait à peine le poids de ses seins. Baptiste les prit dans ses mains, Lison laissa échapper un soupir rauque.
Il pinça un téton à travers la dentelle. Elle se cambra.
Elle lui ouvrit le pantalon d’un geste vif, il attrapa ses hanches, la hissa sur une botte de foin et se plaça entre ses cuisses. Elle l’embrassa encore pendant qu’il passait les mains dans son dos pour dégrafer le soutif. Une fois débarrassé de ce dernier, il resta une seconde à la regarder. Lison leva les yeux au ciel.
Conseil avisé. Il prit un sein dans sa paume et l’autre entre ses lèvres, alternant, suçant, léchant, faisant rouler les pointes durcies. Lison soufflait, geignait.
Ses mains à elle descendaient sans cesse sur lui, sur son ventre, sur ses reins, sur sa queue, qui tirait maintenant franchement le pantalon. Elle la frotta à travers le tissu. Baptiste grogna.
Elle le regarda droit dans les yeux, la poitrine haute, les joues rosies, mouillée de pluie et de chaleur.
Il passa les mains à son short, déboutonna, tira. Elle leva les hanches pour l’aider. Le vêtement glissa le long de ses cuisses, la culotte avec.
Sa voix avait changé. Plus basse. Plus grave. Lison se mordit la lèvre, brièvement. Elle aimait les mots crus, mais celui-là, plus simple, la désarma quand même.
Il glissa la main entre ses cuisses. Elle était déjà chaude, ouverte. Elle rejeta la tête en arrière en laissant partir un soupir qui tenait du soulagement autant que du désir.
Il en enfonça un, puis deux. Lentement, parce qu’il aimait la sentir réagir, la voir serrer les dents, agripper le foin. Puis il y posa la bouche.
Elle bougeait le bassin sans faux-semblants, il la goûtait, la léchait avec application. Lison finit par lui attraper les cheveux.
Il releva la tête, les lèvres brillantes. Elle lui lança un regard affamé, le tira contre elle et descendit pantalon et caleçon jusqu’à mi-cuisse. La bite jaillit, lourde, raide. Elle la serra entre ses doigts.
Elle glissa à genoux devant lui et le prit en bouche. D’abord quelques coups de langue sur le gland en branlant doucement, puis elle l’avala de tout son long, goulûment. Elle le relâchait, revenait, les joues creusées, une main bien ferme sur les couilles. De temps en temps, elle relevait les yeux pour voir la tête qu’il faisait. Elle n’était pas déçue, il était aux anges.
Elle reprit. Plus affamée encore. Il sentit le point de non-retour arriver et la stoppa net. Elle s’écarta avec un sourire de voleuse.
Il remonta son pantalon juste assez pour marcher sans se casser la gueule, puis la prit par la taille et l’adossa à la botte. Une paysanne à poil, plantée dans le foin. Il attrapa ses hanches et la retourna. Elle prit appui sur ses coudes, cambrée, cul tendu. Il passa une main sur ses fesses, les écarta un peu. Elle frissonna.
Il frotta un instant son gland entre les lèvres, puis s’enfonça d’un coup ferme. Lison poussa un cri de soulagement. Ses doigts se crispèrent dans le foin.
Baptiste s’immobilisa une seconde, profondément en elle, le front contre son épaule. Elle était étroite, chaude, avide. Puis il commença à lui asséner de grands coups réguliers. Lison répondait, projetant son bassin en arrière pour mieux le sentir. Il accéléra. La pluie battait la tôle. La grange embaumait le foin mouillé. Chaque avancée devenait plus franche. Lison gémissait sans retenue :
Il glissa une main pour lui caresser le clito pendant qu’il la pilonnait. Elle poussa un cri plus haut, plus cassé.
Il aimait qu’elle parle comme ça. Juste le corps, la faim et la vérité du moment. Ça l’excitait plus encore. Ses doigts trouvèrent le bon rythme, ses reins aussi. Lison se mit à trembler, à perdre ses mots.
Elle se raidit, les jambes pourtant flageolantes, la bouche ouverte contre le foin, dans un cri avalé par le tonnerre. Le resserrement du vagin sur sa bite suffit presque à emporter Baptiste. Il se retint par miracle, ralentit un peu, le temps de respirer.
Lison tourna la tête, haletante.
Elle se redressa, se retourna et l’embrassa. Un baiser sale et tendre à la fois, leurs souffles mêlés, leurs corps collants. Puis il la rallongea sur une large botte couverte d’une vieille bâche pliée, ce qui valait bien un lit dans ces circonstances. Elle ouvrit les cuisses, écarta les lèvres de sa chatte de deux doigts, le regard braqué sur lui. Il la pénétra ainsi. La vue de ses seins secoués, de ses yeux qui ne le lâchaient pas, finit de lui ruiner le peu de contrôle qu’il lui restait. Lison enroula ses jambes autour de sa taille, prit son visage entre ses mains.
Trois coups de reins plus tard, Baptiste se vida en elle. Il grogna dans son cou, le corps tendu, secoué par les derniers tremblements du plaisir. Lison le serra fort contre elle.
Au bout d’un moment, Lison lui tapota l’épaule.
Il releva la tête, puis roula sur le côté. Ils restèrent allongés sur la botte, nus tous les deux, à regarder la pluie tomber en biais à l’entrée du hangar. L’air s’était rafraîchi. Le tonnerre s’éloignait.
Lison récupéra son soutien-gorge du bout des doigts.
Elle posa la joue sur son bras.
Baptiste se redressa d’un bond.
Il lui attrapa une fesse.
Elle se tortilla, se dégagea.
L’eau tombait du toit, une vache au loin, le moteur du tracteur qui cliquetait en refroidissant.
Lison se releva, s’essuya l’entrejambe avec un peu de foin, puis ramassa son tee-shirt, le renifla et fit la grimace.
Elle se rhabilla partiellement. Baptiste remit son pantalon, retrouva sa chemise. Lison attacha ses cheveux, puis se tourna vers lui.
Il porta la main à son cou. Elle sourit avec une satisfaction de chatte repue.
Elle récupéra son soutien-gorge, le fourra dans sa poche arrière et se dirigea vers sa camionnette. Finalement, elle s’arrêta, revint, attrapa le col de Baptiste et l’embrassa une dernière fois.
Il sourit.
Elle monta dans la camionnette, démarra, baissa la vitre et lança avant de partir :
Baptiste resta planté là à la regarder s’éloigner dans la cour mouillée, hilare malgré lui. Puis il leva les yeux vers le ciel qui s’éclaircissait déjà au fond.
Le foin était rentré.
L’orage était passé.
Et il avait comme l’impression très nette que ses prochains travaux agricoles allaient lui sembler beaucoup moins pénibles.