| n° 23579 | Fiche technique | 50785 caractères | 50785 8774 Temps de lecture estimé : 36 mn |
04/04/26 |
Résumé: Suite à une peine d’amour, Lionel va retourner à ce qu’il connaît le mieux… les hommes ! | ||||
Critères: #gay #bisexuel #masturbation #fellation hh hhh | ||||
| Auteur : Uncut Envoi mini-message | ||||
Le ventilateur au plafond de ma chambre tournait lentement, brassant l’odeur rance du tabac, du cuir usé et du café bon marché. On était en 1970, j’avais 20 ans. Montréal sentait encore la Révolution tranquille. Mon jean noir me collait à la peau. Il faisait chaud, ou peut-être que c’était juste moi qui bouillais de l’intérieur.
Cheryl m’avait laissé il y a deux semaines. Partie avec un homme plus vieux que moi, un gars qui portait des chemises de soie ouvertes sur des pectoraux huilés. Elle m’avait dit que j’étais trop prévisible. Trop… gentil, trop jeune. Ça m’avait fait mal. Moi, qui avais délaissé mes aventures avec les hommes pour découvrir la femme, j’étais fortement déçu et amer.
Ce soir-là, je me suis pointé dans ce petit café que je connaissais de réputation. Le Sélect. Pas de panneau évident, juste une porte discrète avec un rideau de perles à l’intérieur. Les hommes du quartier gay s’y retrouvaient, je le savais. Des moustaches épaisses, des jeans moulants, des regards qui te déshabillaient en silence. J’étais déjà venu jeter un œil, curieux.
Ce soir, c’était différent. Ce soir, j’étais en rut. Une sorte de rage sexuelle, une fièvre. J’avais besoin d’un homme, d’une queue. De me faire prendre, brutalement peut-être. D’oublier Cheryl. De la punir. En me livrant à ce qu’elle haïssait, l’homosexualité.
Je l’ai vu tout de suite, dans le fond du café. Grand, une barbe de trois jours, les yeux sombres comme l’asphalte après la pluie. Il portait une chemise en denim ouverte sur un torse large et poilu. Il m’a regardé. Longtemps. Comme s’il lisait en moi.
Il s’est approché. Mon cœur battait fort. Pas de sourire, pas de paroles inutiles. Il a posé son café sur sa table, je l’ai regardé droit dans les yeux, comme un défi.
Il a souri. Un coin de sourire, presque cruel. Puis il a posé sa main sur ma cuisse, sans gêne, et a serré un peu.
Sa main était chaude, ferme. Elle est restée là, sur ma cuisse, comme une promesse. Il m’a détaillé du regard, lentement, et j’ai senti mon ventre se crisper. C’était un mélange de peur et d’excitation. J’étais en train de refaire ce qui était interdit durant toute ma jeunesse, mais que je faisais tout de même, une relation homosexuelle.
Il s’est levé sans dire un mot. A pris son café d’une main, a passé l’autre dans ses cheveux épais. Puis il m’a regardé, et d’un signe de tête, il m’a invité à le suivre. Moi, comme un chien affamé, je me suis levé, j’ai tiré sur ma veste de cuir, et je l’ai suivi derrière le comptoir, à travers une porte que je n’avais jamais remarquée. Un escalier étroit descendait vers ce que je devinais être une arrière-salle. Ou peut-être un sous-sol.
On a traversé un couloir sombre, éclairé par une ampoule jaune nue. Ça sentait le vieux ciment humide, un peu d’urine. Il a ouvert une porte au fond, et là, c’était comme un autre monde. Une pièce petite, mais aménagée pour le sexe : divan en cuir noir, miroir sur un mur, crochets au plafond. Une simple ampoule rouge éclairait la scène. Ça n’avait rien de romantique. C’était cru. Sale. J’en avais besoin.
Il s’est tourné vers moi. A fermé la porte. Lentement.
Je n’ai rien dit. J’ai juste hoché la tête. Mon souffle était court.
J’ai secoué la tête. J’avais le cœur dans la gorge.
Il a souri, et s’est avancé, dominant. Il m’a attrapé par les hanches et m’a plaqué contre le mur. Ses lèvres se sont écrasées contre les miennes. Ce n’était pas un baiser tendre. C’était une prise de pouvoir. Sa langue a forcé le passage. Et moi ? J’ai laissé faire. J’ai même gémi en fermant les yeux caressant sa langue de la mienne.
Ses mains se sont mises à explorer mon corps, comme s’il savait exactement où appuyer. Il a ouvert ma ceinture, sans cérémonie, a baissé mon jeans et mon slip. Mon sexe a jailli, tendu, brûlant. Il a grogné, comme un animal qui découvre une proie.
Puis il s’est mis à genoux. M’a regardé une seconde, ce regard de mâle en contrôle, brutal, sans honte, et m’a pris en bouche, d’un coup, profond. Je me suis arqué contre le mur, un cri étranglé dans la gorge. Ses mains me tenaient les fesses, fermes. Il me suçait avec une assurance qui m’a fait chavirer. Il a joué avec mon long prépuce comme un morceau de viande. Ce n’était pas de l’amour. C’était de la punition. Pour elle. Pour moi aussi, peut-être.
J’ai senti mes jambes trembler. Mes doigts ont agrippé ses cheveux. Je ne contrôlais plus rien.
Il s’est arrêté juste avant que je vienne. S’est relevé, le regard noir.
Il m’a retourné contre le mur, a descendu son propre pantalon. J’ai senti son sexe dur glisser sur et entre mes fesses. Puis, il s’est mis encore à genoux. Il a craché entre mes fesses, deux ou trois fois. Il a léché ma raie en faisant « mmmm » et a salivé sur mon anus généreusement. Je ne respirais plus.
Et sans attendre de réponse, il a poussé. Lentement, mais fermement. Je me suis crispé, mon front contre le mur froid, les dents serrées. Puis je l’ai laissé entrer. Tout entier. Mes sphincters se sont dilatés, j’en avais envie de cette pénétration presque douloureuse. C’était cru, brûlant. C’était réel. Et c’était ce que je voulais.
Ses mains me tenaient fermement les hanches, son bassin cognait contre mes fesses à chaque poussée. Brutal, mais régulier. Il savait ce qu’il faisait. Je grognais contre le mur, les yeux mi-clos, submergé par cette chaleur animale qui me brûlait le bas-ventre. Je n’avais pas honte et j’adorais ça.
Et c’est là, au cœur de cette baise sauvage, que c’est revenu.
J’avais à peine dix-huit ans. Je vivais encore chez mon père. Il ne payait jamais le loyer à temps, et c’était moi qu’on envoyait voir le gérant. Philippe Brandon, il s’appelait. Un quinquagénaire soigné, crâne dégarni, toujours en chemise blanche. Il avait deviné bien avant moi ce que je cachais. Il savait pour moi et le concierge. Et au lieu de m’engueuler pour le loyer, il avait glissé sa main sur ma cuisse, comme si ça allait de soi.
Et moi… je l’avais laissé faire.
Il m’avait pris, ce soir-là, sur le tapis de son salon. Lentement, presque tendrement. Il avait éjaculé dans ma bouche et j’ai tout pris. J’étais jeune, j’étais en colère de m’être laissé faire. Mais j’étais bandé comme jamais. J’avais aimé ça et ç’a continué. Papa ne payait pas le loyer, je suçais cet homme et il m’enculait. Même si je le détestais, j’allais le voir, même si le loyer était payé. Petite pute que j’étais.
Et là, dans cette arrière-salle du café, deux ans plus tard, un autre homme me prenait à son tour. Moins de douceur, plus de rage. Et pourtant, c’était la même faille en moi qui s’ouvrait à nouveau. Je n’étais pas un novice. Loin de là, je croyais en avoir terminé avec les hommes après avoir couché avec Cheryl.
Ma voix était rauque, étranglée. Plus un gémissement qu’un mot.
Il a accéléré, me pilonnant de plus en plus fort, ses mains agrippées à ma taille comme des tenailles. Mon sexe battait, glissant de pré-sperme à plat sur le mur froid. Il n’avait même pas besoin de me toucher, j’étais sur le point d’éjaculer juste du frottement et de la sensation brute. Je le sentais en moi, dans mon ventre, dans mon âme.
J’ai hoché la tête, incapable de parler. Mes jambes tremblaient.
Et j’ai explosé. Mon sperme a jailli contre le mur en giclées chaudes pendant qu’il continuait à me baiser, profond, puissant. Puis il s’est figé derrière moi, enfoncé jusqu’à la garde, et il a grogné ce son rauque, animal en se déversant à son tour, tout au fond de moi.
Un long silence a suivi. Seulement nos souffles mêlés, lourds, collés à nos corps en sueur. Il s’est retiré lentement. J’ai senti le sperme couler le long de mes cuisses. Je me suis appuyé contre le mur, vidé, tremblant. Vivant.
Il a tiré sur une serviette de papier posée sur une caisse en bois, m’a essuyé doucement, puis a remis son pantalon.
Je me suis retourné. Je l’ai regardé dans les yeux.
Il a allumé une cigarette. Me l’a tendue.
J’ai tiré une bouffée. J’ai hoché la tête.
La cigarette entre mes doigts, j’ai regardé l’homme face à moi, celui qui venait de me faire voler en éclats. Il s’appelait Marc. Grand, fort, à peine plus vieux que moi, mais déjà marqué par la vie. Ses yeux brillaient dans la pénombre rouge, un mélange de défi et de promesses.
J’ai hoché la tête, sans hésiter. Je sentais que cette nuit ne finirait pas ici. Le quartier grouillait d’hommes comme lui, pleins de désir et d’ombre.
J’ai remonté mon jean. Il m’a attrapé par la main, et on est sortis hors du café. L’air frais m’a frappé la peau moite. Dans une ruelle, il a ouvert une porte de métal, un bar clandestin, je savais que ça existait. Le bar était animé, les conversations chuchotées entre les tables, les regards échangés. Je me sentais comme un animal en pleine chasse, prêt à goûter à tout.
Marc m’a conduit vers un groupe assis dans un coin, une sorte de cercle d’habitués. Il y avait Claude, un homme mûr à la barbe grisonnante et au regard perçant, qui m’a lancé un sourire chaleureux mais chargé d’une intensité troublante. À côté, un jeune plus discret, presque timide, aux cheveux longs et aux yeux clairs.
Claude s’est levé, s’est approché de moi. Il a posé ses mains larges sur mes épaules, me regardant droit dans les yeux.
Je lui ai répondu la vérité.
Ils riaient tous.
Il a souri, un sourire qui promettait des choses interdites.
Derrière un rideau qu’il a ouvert, il m’a tiré doucement vers un petit canapé, et déjà, je sentais ses doigts parcourir mon dos, son souffle contre mon cou. Marc s’est assis près de nous, ses mains caressant mes cuisses. Le jeune timide observait, mais ses yeux brillaient d’un feu contenu.
La soirée est devenue un tourbillon de mains, de baisers, de corps qui se cherchent. Claude a délié ma chemise, ses mains habiles ont réveillé chaque parcelle de peau. En moins de deux, j’étais à poil suivi par eux, sans gêne, eux aussi nus. Marc m’a embrassé la nuque, tandis que le jeune glissait une main sur mon sexe déjà durci.
Je me suis laissé aller, mes souvenirs d’adolescence se mêlant à l’ardeur du présent. Chacun de ces hommes m’offrait un fragment de liberté, un éclat de vengeance douce-amère contre Cheryl et son départ.
La pièce en arrière du bar s’est transformée en sanctuaire de plaisirs multiples. Nos corps entremêlés, nus, moites, hurlant parfois de désir. J’ai goûté la langue de Claude, la poigne ferme de Marc, les caresses hésitantes du jeune. J’étais partout et nulle part, perdu dans ce chaos sensuel.
Le canapé était devenu notre île, un refuge où le temps se suspendait. Claude, toujours dominant, m’a attrapé par les cheveux, tirant ma tête vers la sienne pour un baiser profond, presque possessif. Sa langue caressait la mienne avec autorité, et je me laissais faire, le goût de la menthe et du whisky sur ses lèvres mêlé à son souffle chaud.
Marc, lui, caressait mes cuisses, descendant lentement ses mains entre mes cuisses. Son regard me défiait, une invitation sans équivoque. J’ai senti son pouce tracer le contour de mon sexe, déjà tendu, et j’ai grogné, le désir montant comme une marée.
Le jeune, que je savais s’appeler Simon, était plus réservé, mais son excitation était palpable. Ses mains tremblaient légèrement, découvrant ma peau chaude. Il m’a offert un sourire timide, presque maladroit, qui contrastait avec l’intensité brute des deux autres.
Je me suis laissé tomber en arrière, le corps offert, cuisses relevées et ouvertes, vulnérable, mais avide. Claude me suçait l’anus le lubrifiant avec sa salive, il s’est redressé, avec sa queue en main et il m’a pénétré lentement, fermement, une caresse rude qui me fit haleter. Marc s’est accroupi devant moi, embrassant mes cuisses, léchant ma peau avec gourmandise, suçant ma queue tandis que Simon glissait sur mes lèvres son gland humide et j’ai fini par sucer et avaler.
Leurs rythmes se croisaient, s’accordaient ou se heurtaient, dans une symphonie chaotique de gémissements et de soupirs. Je sentais mes forces me quitter, mes sens s’embrouiller, chaque pénétration, chaque caresse me poussant plus loin dans une extase sauvage.
Claude grondait mon nom, Marc me mordillait le prépuce, Simon ondulait dans ma bouche. À tour de rôle, ils me prenaient, me dévoraient, me reconstruisaient en même temps.
J’ai crié, j’ai hurlé ma revanche, ma colère, ma douleur, ma jouissance. Je n’étais plus un garçon blessé par une fille, j’étais un garçon reconquis par des hommes.
Ils étaient partout, sur moi, me dominant sans ménagement. Claude plantait sa force profonde en moi, brutal et sûr de lui, pendant que Marc me poussait contre le dossier, son sexe déjà glissant entre mes lèvres tremblantes. Simon, plus jeune mais tout aussi avide, s’occupait de mon corps avec des mains qui ne laissaient aucun répit.
Je me sentais submergé, mon corps ne m’appartenait plus, il était entre leurs griffes, docile, offert à leurs besoins. Les coups de reins de Claude me déchiraient le ventre, son souffle rauque martelait mon cou, tandis que Marc exigeait ma bouche pour y enfouir son sexe durci.
Sans réfléchir, je me suis penché, j’ai pris la queue de Marc, suçant avec une faim presque désespérée. Sa main a serré mes cheveux, m’entraînant plus profondément, et j’ai senti son plaisir monter, ses gémissements rauques.
Entre deux poussées, Claude s’est appuyé sur moi, m’embrassant violemment, tandis que Simon, plus timide mais tout aussi insistant, m’a glissé une main entre les jambes, cherchant mon sexe encore dur malgré tout.
Je voulais tout, tout prendre, tout donner. Leur domination me brûlait, me vivifiait. Quand Claude a crié en se déversant en moi, j’ai senti mes entrailles se serrer, et j’ai su que j’allais craquer aussi.
J’ai redressé la tête, attrapé Marc et Simon, et un à un, j’ai plongé ma bouche sur eux, alternant entre leurs membres durs, aspirant leur plaisir, les faisant gémir. Le goût de leur peau, l’odeur âcre de leur sueur, tout ça m’enivrait.
La pièce résonnait de nos souffles lourds, de nos cris mêlés. J’étais pris, bousculé, mais vivant comme jamais.
Mes lèvres glissaient avec avidité sur les corps brûlants de Marc et Simon. Leurs membres durs, gonflés de désir, se glissaient parfois plus profondément dans ma bouche, tandis que mes mains cherchaient à les retenir, à les faire durer encore. La sensation de les nourrir, de les faire gémir, me donnait un pouvoir paradoxal sur cette nuit où j’étais à la fois soumis et maître.
Claude continuait à me pénétrer sans relâche, son rythme devenu presque frénétique. Chaque poussée me déchirait, me consumait, mais je refusais de me briser. C’était une bataille, un échange brutal où je m’offrais pleinement, où je punissais le vide que Cheryl avait laissé en moi.
Leurs souffles s’accéléraient, leurs corps tombaient en sueur sur moi, m’enserrant, m’étouffant de leur présence virile. Je sentais la limite approcher, ce point où tout explose, où le corps se décharge de son trop-plein.
Quand Claude a crié encore une fois en se déversant une fois de plus en moi, un éclair de chaleur intense a traversé tout mon être. À cet instant précis, Marc et Simon ont crié à leur tour, leurs membres explosant entre mes lèvres, m’emplissant d’une ivresse que j’avais tellement connue.
Je me suis abandonné, totalement, à cette déferlante. La douleur s’est muée en plaisir, la domination en libération.
Allongé là, dans ce chaos de corps et de souffle, je savais que j’avais enfin trouvé ma revanche. Quand la tempête est retombée, on est restés là, enlacés, respirant à peine. Le silence entre nous était chargé, électrique. Je savais que cette nuit changerait tout.
Encore alangui par la jouissance, je me redresse lentement. Mon corps est lourd, assouvi, presque flottant. Je me rhabille en silence, tandis qu’eux font de même. Aucun mot n’est nécessaire. Nous échangeons seulement un sourire complice, chargé de ce qui vient de se passer.
Avant que je franchisse la porte, Marc se tourne vers moi.
Je quitte l’endroit avec une étrange sensation de plénitude. Une chaleur tranquille me traverse encore le corps. Pourtant, une question me rattrape. Était-ce vraiment de la satisfaction que je ressentais ? Avais-je seulement obtenu la vengeance que je croyais chercher ?
Au fond de moi, je savais déjà que j’aurais envie de revenir dans cet endroit caché, ce refuge discret où des hommes se retrouvent pour assouvir leurs besoins charnels. L’idée seule faisait naître une chaleur sourde dans mon ventre. J’avais baisé avec trois hommes… et j’avais aimé ça.
J’avais aimé une fille, persuadé que je pouvais entrer dans le moule parfait de l’homme hétéro, suivre le chemin tracé, faire comme tout le monde. Mais je savais désormais que je m’étais trompé.
Et je savais aussi qu’aucune femme ne pourrait jamais être un homme.
Je m’étais laissé dévorer, sucer, enculer… et j’avais encore dans la bouche la saveur épaisse du sperme. Et, au lieu d’en avoir honte, je sentais surtout monter en moi une vérité que je n’avais plus envie de nier.
Je savais que je devais retourner dans cet endroit défendu, ce lieu secret où l’on s’abandonne loin des regards. C’était devenu une évidence. Je prétendais que c’était pour me venger du mal que Cheryl m’avait fait. C’était l’histoire que je me racontais pour justifier ce désir qui me rongeait.
Mais je savais très bien que je me mentais.
Ce que je voulais vraiment, c’était me donner à un homme… ou à plusieurs. Peu importait. J’avais envie de redevenir cette petite putain que j’avais toujours été, celle que j’avais essayé de cacher pendant des années.
La découverte des femmes n’avait été qu’une parenthèse. Une tentative maladroite d’être quelqu’un d’autre. Peut-être même une erreur.
Avec un homme, tout était différent. Plus brut, plus intense, plus salace. Il n’y avait pas de faux-semblants, pas de pudeur inutile. Seulement le désir. Alors je me suis préparé pour y retourner.
Je me suis taillé les poils, rasé ceux de ma raie, même si je n’en ai jamais eu beaucoup, puis j’ai nettoyé soigneusement mon corps, jusque dans l’intimité de mon rectum. J’ai pris mon temps, comme pour un rituel, me préparant avec soin, déterminé à être prêt… et à me trouver séduisant malgré tout, avec ma gueule d’ange.
Devant le grand miroir, je me tourne pour regarder mes fesses. La lumière glisse sur ma peau. Je souris à mon reflet, amusé par ma propre audace. D’un geste léger, je me claque une fesse.
Je reste un instant à me contempler, savourant cette assurance nouvelle qui monte en moi.
Oui… prêt pour une nuit de débauche.
Je me rends d’abord au Café Select. Peut-être y reverrai-je Marc… celui qui m’avait pris contre un mur avec une audace qui m’avait à la fois surpris et troublé.
En poussant la porte du café, une étrange impatience me serre la poitrine. Comme si ce lieu gardait encore la trace de cette première fois, de ce moment où j’ai cessé de prétendre être quelqu’un d’autre.
L’homme derrière le comptoir me reconnaît aussitôt. Son visage s’éclaire d’un large sourire.
Sa voix traîne un peu, comme une caresse. Il pose la tasse devant moi, le regard amusé.
Il se penche légèrement vers moi, presque complice.
Je soutiens son regard, un sourire au coin des lèvres, conscient du double sens qui flotte entre nous. Le simple parfum du café semble chargé d’une promesse, comme si ce lieu n’était jamais tout à fait innocent.
Dans le Café, il n’y a pas grand monde. L’atmosphère est calme, presque feutrée. Pourtant, mon regard est attiré par un homme assis un peu plus loin.
Un homme élégant, dans la fin de la trentaine. Bien coiffé, chemise légèrement ouverte sur la poitrine, laissant apparaître une fine ligne de poils et un collier en or qui capte la lumière. Il a l’allure de quelqu’un qui prend soin de lui.
Il regarde autour de lui, comme s’il se demandait encore ce qu’il faisait là. C’est un bel homme. Des traits fins, la barbe rasée de près, des lèvres pleines qui lui donnent presque un air insolent. Il a quelque chose d’un acteur, ce genre de visage qui attire l’œil sans effort.
Au bout d’un moment, il lève les yeux et me remarque. Nos regards se croisent. Ses lèvres se plissent alors en un sourire étrange, à mi-chemin entre le rictus et la provocation. Comme s’il venait de reconnaître en moi quelqu’un qui, lui aussi, n’était pas là par hasard.
Puis il se lève et quitte le café sans un mot.
Je termine lentement ma tasse. Autour de moi, l’endroit est calme. Deux couples d’hommes discutent à voix basse, penchés l’un vers l’autre. Une atmosphère tranquille, presque anodine… mais je sais maintenant que les apparences trompent. Je me dis alors que je devrais tenter ma chance. Retourner dans cet endroit clandestin.
Et espérer qu’on me laisse entrer.
Je m’engage dans la ruelle sombre. Les murs sont humides, la lumière rare. Mon cœur bat un peu plus vite lorsque je frappe à la porte de métal. Elle s’ouvre presque aussitôt. Un homme me dévisage un instant, puis son visage s’éclaire d’un sourire complice. Sans un mot, il s’écarte pour me laisser passer. Lorsque je franchis le seuil, sa main glisse brièvement sur une de mes fesses.
Un geste rapide. Naturel.
Je comprends immédiatement que je suis au bon endroit. La salle est animée. Plusieurs tables sont occupées, des hommes discutent, rient, observent. L’air est chargé de murmures et de regards appuyés. Je balaie la pièce du regard, cherchant les hommes avec qui j’avais passé cette première nuit.
Mais je ne les vois pas.
Je reste un moment immobile, presque planté au milieu de la pièce, conscient des regards qui se posent sur moi. Certains m’examinent ouvertement, d’autres plus discrètement.
Je finis par me diriger vers le bar. Et c’est là que je le vois. Le bel homme du café. S’il est ici, c’est qu’il connaît l’endroit. Je m’installe sur un tabouret, laissant deux sièges entre nous. Devant lui, le grand miroir derrière le bar reflète toute la pièce.
Dans cette glace, il m’aperçoit. Et ses lèvres esquissent à nouveau ce petit sourire étrange. Puis il se lève et vient s’asseoir à côté de moi. Il ne perd pas une seconde. Sa main se pose sur ma cuisse, avec une assurance presque insolente.
Je le regarde, stupéfait par sa franchise.
Il esquisse un sourire, comme s’il s’y attendait.
Sa main glisse un peu plus haut, hésitante mais audacieuse, comme pour tester mes limites. Je lui réponds en écartant légèrement les cuisses, un sourire complice aux lèvres.
On échange un sourire complice et nous quittons l’endroit ensemble. L’air de la ruelle est frais après la chaleur du bar. Il m’indique sa voiture, garée au bout de la rue. Une berline noire, récente. Élégante, comme lui.
Je m’engouffre à l’intérieur.
Je reste un instant surpris. Xavier… C’est le nom que Cheryl m’avait donné quand elle m’a quitté. Et l’homme qu’elle décrivait avait à peu près cet âge. Une drôle de coïncidence.
Je chasse rapidement cette pensée de mon esprit. Impossible… d’après elle, lui, il aimait les femmes.
Nous nous serrons la main et il met la voiture en marche.
Il jette un coup d’œil vers moi.
Encore une fois, l’âge correspond à ce que Cheryl m’avait raconté. La pensée traverse mon esprit, puis disparaît lorsque sa main vient se poser sur ma cuisse.
Je laisse échapper un petit rire.
Il sourit.
Il rit doucement.
La voiture s’engouffre sous un immeuble moderne. Le parking souterrain est silencieux. Dans l’ascenseur, il appuie sur le bouton du dernier étage. Quinze étages à monter.
Il ne parle pas. Il se contente de me regarder avec ce sourire tranquille. Et moi, je sens l’excitation monter. Mon ventre se serre légèrement, rempli de papillons.
L’ascenseur s’ouvre sur un palier silencieux. Un long couloir aux murs clairs mène à une grande porte sombre. Xavier l’ouvre d’un geste tranquille et me laisse entrer.
L’appartement est vaste, baigné d’une lumière douce. Tout respire le luxe discret. Le sol est couvert d’un parquet sombre qui brille légèrement sous les lampes encastrées. Au centre du salon trône un immense canapé de cuir beige, profond et accueillant, posé sur un tapis épais aux motifs sobres.
Face au canapé, une grande table basse de verre repose sur une structure d’acier poli. Un mur entier est occupé par une bibliothèque minimaliste où quelques livres, des sculptures modernes et des objets d’art sont disposés avec un soin presque calculé.
Mais ce qui attire le plus le regard, ce sont les immenses baies vitrées qui s’étendent du sol au plafond. La ville s’étale en contrebas, constellée de lumières, comme un océan d’étoiles urbaines. À droite, la cuisine ouverte est tout aussi impressionnante : comptoir de marbre noir, tabourets design, appareils encastrés impeccables. Tout semble neuf, impeccable, presque irréel.
Plus loin, un corridor mène vers les autres pièces. Une porte entrouverte laisse deviner une chambre spacieuse, dominée par un grand lit aux draps blancs parfaitement lisses. Tout dans cet endroit respire la réussite, le confort… et une certaine solitude élégante.
La salle de bain est aussi vaste que le reste de l’appartement, presque aussi grande qu’un petit studio. En entrant, le regard est immédiatement attiré par une immense baignoire autoportante, blanche et ovale, installée près d’une grande fenêtre givrée qui laisse passer une lumière douce et laiteuse.
Le sol est couvert de larges dalles de marbre clair, froides et parfaitement polies. Les murs alternent entre pierre naturelle et panneaux de verre, donnant à l’ensemble une allure à la fois moderne et apaisante. Une douche à l’italienne occupe tout un pan de la pièce, délimitée par une simple paroi de verre transparent. À l’intérieur, un large pommeau de pluie est fixé au plafond, promettant des douches longues et enveloppantes.
Le long d’un mur s’étend un vaste meuble de bois sombre surmonté d’un comptoir de marbre. Deux vasques profondes y sont encastrées, avec des robinets chromés qui brillent sous la lumière chaude des appliques murales. Un immense miroir, parfaitement éclairé, reflète toute la pièce et accentue encore l’impression d’espace.
L’air sent légèrement le savon et quelque chose de frais, presque luxueux, comme dans les hôtels haut de gamme.
La chambre, elle, est tout aussi impressionnante. Elle est dominée par un très grand lit aux lignes simples, habillé de draps blancs impeccables et d’une couette épaisse. La tête de lit, capitonnée de tissu gris foncé, s’étend sur toute la largeur du mur, encadrée par deux lampes suspendues qui diffusent une lumière douce et intime.
Le parquet sombre se prolonge jusque-là, recouvert en partie par un grand tapis moelleux. À côté du lit, des tables de nuit minimalistes supportent quelques livres et une lampe design.
Face au lit, une large baie vitrée donne sur la ville. Les lumières des immeubles et des rues scintillent au loin, offrant une vue spectaculaire, surtout à cette heure de la nuit. Dans un coin de la pièce, une élégante chaise longue en cuir et une petite table basse créent un espace plus intime, presque comme un refuge à l’intérieur même de la chambre.
Tout respire le calme, le confort… et un luxe discret.
Xavier traverse tranquillement le salon, comme s’il était parfaitement à l’aise dans cet espace qui semble lui ressembler.
Il se dirige vers la cuisine ouverte et prend deux verres dans un placard. Le tintement du cristal résonne doucement dans l’appartement silencieux. Il verse un peu d’alcool ambré dans chacun d’eux, puis revient vers moi.
Je hoche la tête. Il me tend le verre et nos doigts se frôlent un instant. L’alcool dégage une odeur chaude et douce.
Il disparaît dans le couloir qui mène aux autres pièces. J’entends une porte s’ouvrir, puis se refermer doucement. Pendant quelques instants, je reste seul dans le salon luxueux, observant la ville qui scintille derrière les grandes baies vitrées.
Puis il réapparaît.
Il porte maintenant une robe de chambre en satin sombre, légère, nouée négligemment à la taille. Le tissu capte la lumière et glisse sur son corps lorsqu’il marche. Le col est légèrement ouvert, laissant apparaître sa poitrine et le collier d’or que j’avais remarqué au café.
Il s’approche avec ce sourire tranquille, l’air parfaitement détendu, comme si la nuit ne faisait que commencer.
Je suis tourné vers la baie vitrée, occupé à regarder les lumières de la ville. Il vient se coller derrière moi. Je sens aussitôt la dureté de son sexe contre mes fesses. Instinctivement, je cambre un peu les reins. Sa main passe devant moi et se glisse entre mes cuisses.
Ses lèvres se posent dans le creux de mon cou. Sa respiration est chaude. Je frissonne.
Je me retourne lentement, et aussitôt il capture ma bouche. Sa langue plonge entre mes lèvres avec une assurance presque impatiente. Pendant qu’il m’embrasse, sa main palpe toujours la bosse sous mon pantalon.
De mon côté, je glisse la main entre les pans de sa robe de chambre de satin. Mes doigts se referment autour de son sexe, ferme et chaud.
Il sourit.
On éclate de rire tous les deux, l’espace d’un instant.
Puis il m’embrasse de nouveau, plus longuement, plus intensément. Dans ma main, je sens son sexe tressaillir.
Il reprend son souffle, puis ajoute :
Je souris en sentant l’humidité au bout de lui.
Je ne résiste pas longtemps. J’aime ce goût salin, cette saveur déjà chargée de promesse. Je m’agenouille devant lui et j’écarte sa robe de chambre d’un geste.
Je le prends en bouche.
Son gland est large, chaud. Je laisse échapper un petit gémissement étouffé en le goûtant, puis je commence à le sucer lentement.
Sa voix tremble un peu.
Je continue un moment, savourant ses réactions. Puis je descends plus bas, pressant mes lèvres contre ses couilles que je prends tour à tour dans ma bouche, comme si je voulais les dévorer.
Je me relève et nous traversons l’appartement côte à côte. Sa main se pose naturellement sur ma fesse pendant que nous marchons.
Je tourne la tête vers lui avec un petit sourire.
Il hésite un instant, puis demande :
Il me regarde avec un sourire satisfait et serre ma fesse un peu plus fort, comme pour confirmer ce qu’il vient d’entendre.
Nous entrons dans la chambre. La pièce est grande, le lit immense au centre. Xavier s’assoit au bord du matelas pendant que je reste debout entre ses cuisses.
Il lève les yeux vers moi, toujours avec ce même sourire tranquille.
Xavier me regarde un instant, comme s’il prenait le temps de me détailler. Puis il se lève lentement et se rapproche de moi.
Ses mains viennent d’abord se poser sur mes hanches. Il glisse ses doigts sous le tissu de mon chandail et le remonte doucement. Le vêtement passe par-dessus ma tête et il le laisse tomber sur le sol sans même y jeter un regard.
Ses yeux parcourent mon torse avec une curiosité tranquille. Ses doigts effleurent ma poitrine, suivent la ligne de mes abdominaux comme s’il découvrait chaque détail.
Ses mains descendent ensuite vers ma ceinture. Il défait le bouton de mon pantalon avec lenteur, presque avec application, puis fait glisser la fermeture éclair. Le tissu s’ouvre et il tire doucement sur le pantalon pour le faire descendre le long de mes jambes.
Je me retrouve bientôt en sous-vêtements devant lui.
Il recule légèrement, m’observe encore un instant, les yeux brillants d’un mélange d’amusement et de désir. Puis il passe ses mains derrière mes cuisses et fait descendre le dernier morceau de tissu avec la même lenteur, comme s’il savourait chaque seconde de cette découverte.
Quand il se redresse, il laisse ses mains se poser un instant sur mes hanches, me regardant avec ce petit sourire tranquille qui ne l’a pas quitté depuis le café.
Il reste un moment silencieux à m’observer. Son regard descend lentement, curieux, presque amusé. Une lueur de surprise traverse son visage.
Il tend la main, avec une hésitation presque respectueuse, et effleure du bout des doigts la peau souple qui pend légèrement.
Il lève les yeux vers moi avec un sourire intrigué, comme s’il venait de découvrir quelque chose qui l’amuse autant que ça l’attire.
Ses doigts suivent doucement la peau, la laissant glisser entre eux avec une sorte de fascination tranquille, comme s’il examinait une particularité qu’il trouvait aussi belle qu’inattendue.
Je sais que ce détail amuse souvent les hommes avec qui j’ai couché. Ce petit bout de peau les intrigue. Ils jouent avec, le font rouler entre leurs doigts, comme une curiosité qu’ils découvrent avec un sourire.
Certains s’y attardent plus longtemps, presque avec malice, comme si cette particularité leur donnait encore une raison de s’amuser.
Xavier sourit à son tour, visiblement fasciné par ce détail inattendu, comme s’il venait de trouver quelque chose qui rendait le moment encore plus singulier. Il repousse doucement la peau avec curiosité, comme s’il voulait découvrir ce qui se cache dessous. Son regard s’attarde un instant, attentif, presque admiratif devant mon gland luisant.
Il se penche légèrement et effleure la peau d’un geste lent, savourant visiblement la proximité. Ses mains viennent ensuite se poser sur mes hanches, puis glissent vers mes fesses qu’il serre doucement pour m’attirer un peu plus près de lui.
Je sens son souffle chaud contre moi. Son sourire se devine dans la manière dont il s’attarde, comme s’il prenait plaisir à prolonger ce moment de découverte.
Ses gestes deviennent plus confiants, plus assurés. La tension entre nous monte peu à peu, faite de regards, de frôlements et de cette impatience silencieuse qui flotte dans la chambre.
Il s’attarde encore un moment contre moi, puis il se redresse légèrement.
Je lui obéis et me tourne lentement. En me repositionnant devant lui, je me déhanche avec un brin de provocation, laissant mes hanches rouler doucement pour mettre mes fesses bien en évidence. Je sens son regard posé sur moi. Un regard appuyé, silencieux.
Ses mains viennent aussitôt se poser sur mes hanches, glissant ensuite sur mes fesses qu’il serre avec appréciation. Il laisse échapper un petit rire satisfait.
Je tourne légèrement la tête vers lui avec un sourire, sentant la chaleur de ses mains et la tension qui continue de monter entre nous dans la chambre silencieuse avec un petit sourire complice, je lui glisse :
Il me regarde, un peu surpris, comme s’il ne s’attendait pas à ce que je sois aussi direct.
Je hausse les épaules avec un air presque amusé.
Il reste silencieux quelques secondes, m’observant avec une curiosité nouvelle, comme s’il essayait de comprendre qui je suis vraiment derrière mon assurance.
Au fond de moi, je sais très bien ce que je fais. L’expérience m’a appris qu’il vaut parfois mieux calmer l’impatience, laisser la tension redescendre un peu pour que la nuit puisse durer plus longtemps.
Mais lui, évidemment, n’en sait rien. Pour lui, je ne suis qu’un jeune homme sûr de lui… qui semble savoir exactement ce qu’il veut.
Nous voilà enlacés dans ce soixante-neuf brûlant. Je suis sur lui, lui offrant sans détour la vue pleine de mon cul offert. Sa queue est profondément enfoncée dans ma gorge et je la prends sans retenue, gorge ouverte, déterminé à le faire jouir.
Je le suce avec avidité, profondément, tandis que lui dévore mon sexe avec la même ardeur. Ses mains agrippent mes fesses, les serrent, les écartent presque, me maintenant contre sa bouche, qui me travaille avec une passion féroce.
La tension monte, les corps se tendent, les souffles se brisent. Puis tout éclate. Il jouit dans ma bouche, un jet puissant, chaud, incontrôlable. Je le sens pulser au fond de ma gorge tandis que je continue de le sucer. Et cette sensation, cette bouche qui me prend avec force… je ne résiste pas. Le plaisir me traverse et je viens à mon tour, emporté dans cette vague brûlante. Il avale ma semence avec des bruits de délectations.
On reste un moment l’un sur l’autre, les corps encore tremblants, le souffle court. Peu à peu, la tension retombe et nous reprenons nos esprits. Finalement, je me redresse et nous nous séparons doucement.
Il me regarde alors, les yeux brillants et le visage détendu, avec ce sourire satisfait de quelqu’un qui vient de vivre quelque chose de fort. Après un court silence, il lâche simplement, la voix encore un peu rauque :
Je monte sur lui à califourchon et je pose mes couilles sur sa queue encore dure, lourde de désir. Il me regarde, un peu ébahi, les yeux ouverts comme s’il essayait encore de comprendre ce qui est en train de lui arriver.
Je lui pince les tétons en souriant, juste assez pour le faire frissonner.
Je me penche ensuite vers lui pour l’embrasser. Mes lèvres trouvent les siennes pendant que je guide lentement mon bassin, venant placer mon anus contre son gland. Je me dandine légèrement, les fesses jouant contre lui, savourant son regard posé sur moi.
Ses mains commencent à parcourir mon corps, glissant sur mon torse, puis le long de mes cuisses, comme s’il voulait mémoriser chaque centimètre de peau. Le moment est chargé d’une tension épaisse, brûlante, celle qui précède toujours la suite.
Je lui demande s’il a du lubrifiant. Il fouille un instant et me tend un tube. J’en presse un peu sur mes doigts et je l’étale lentement sur son gland, prenant le temps de le regarder pendant que je le fais. Puis j’en reprends encore et, sans détourner les yeux de lui, je me doigte pour me préparer, laissant le silence s’installer entre nous. Je me doigte lentement en fermant mes yeux.
L’atmosphère devient dense, chargée d’attente.
Je guide ensuite doucement sa queue entre mes fesses. Nous nous regardons sans rien dire, comme suspendus à ce moment. Je sens la pression contre moi, puis la pénétration commence, lente, mesurée.
Peu à peu, je le sens entrer plus profondément. La sensation se répand dans tout mon ventre tandis que je m’abaisse encore, jusqu’à le prendre entièrement en moi. Nos regards restent accrochés l’un à l’autre, silencieux, comme si tout passait désormais par les corps plutôt que par les mots.
Je me penche sur lui et nos lèvres se retrouvent. On s’embrasse longuement pendant que ses mains se referment sur mes fesses. Cette fois, c’est lui qui prend le rythme, ondulant du bassin sous moi, me faisant bouger avec lui.
Puis il s’arrête.
Je saisis ce moment pour changer de position et me placer en soixante-neuf sur lui. Mais au lieu de descendre tout de suite vers sa queue, je me redresse et je pose simplement mes fesses sur son visage.
Il n’a aucun dédain pour mon cul, exactement ce que je voulais.
Je le sens aussitôt à l’œuvre. Sa langue vient me lécher, puis s’attarde sur mon anus, le caresse, l’explore, s’y enfonce avec gourmandise. Le contact est chaud, humide, insistant. Je l’entends grogner contre moi.
En jetant un regard vers le bas, je vois sa queue dressée comme une fusée, parcourue de petits spasmes. Pendant ce temps, je me mets à bouger lentement, allant et venant, laissant ma raie glisser sur sa langue tandis qu’il continue de me dévorer.
Il me lance alors, d’une voix devenue plus ferme :
Je m’exécute. Je me penche en avant, les bras appuyés, le cul relevé plus haut que la tête. Dans cette position offerte, je sens aussitôt sa bouche revenir contre moi. Sa langue me cherche encore, me lèche, s’attarde, descend parfois jusqu’à mes couilles qu’il prend entre ses lèvres avec une avidité presque sauvage.
Je frissonne sous ses gestes.
Puis, sans vraiment me prévenir, il se redresse derrière moi. Je sens sa queue se placer, la pression contre mes fesses… et d’un coup, il s’enfonce en moi. La poussée est franche, brutale, et je laisse échapper un gémissement sous la surprise.
Il s’arrête une seconde, les mains serrées sur mes hanches.
Moi, je me cambre davantage, la tête basse, laissant sortir des plaintes et des soupirs. Il commence à bouger en moi, d’abord lentement, prenant le temps de trouver son rythme. Ses hanches se mettent à travailler, les poussées deviennent plus régulières, un peu plus rapides. Le bruit de sa peau qui claque contre la mienne remplit la pièce, mêlé à nos respirations.
Puis, soudain, il s’arrête. Il se retire de mes fesses.
Je me retourne aussitôt et je prends sa queue en bouche, comme une évidence. Mes lèvres se referment autour de lui et je recommence à le sucer avec application et passion.
Il lâche, surpris :
Je souris autour de lui, fier de mon effet, et je continue de le sucer lentement.
Je me redresse ensuite pour l’embrasser à pleine bouche, un vrai baiser, profond. Puis je me replace à quatre pattes. Mon front vient se poser contre le matelas, mes mains passent derrière moi pour écarter mes fesses et m’offrir à lui.
Dans cette position, je murmure :
Il continue sa fornication, lente et profonde, avec une régularité presque hypnotique. Ses mains glissent sur mes fesses, les écartent, les caressent avec une insistance possessive. Il murmure encore des compliments, fasciné par la vision que je lui offre, comme s’il s’en nourrissait.
Puis il se retire.
Je sens aussitôt le vide, suivi de sa présence autrement, il dépose sa queue contre ma raie, immobile. Sa chaleur est brûlante, presque fiévreuse, et sa dureté pulse contre moi sans bouger. Il suspend le geste, comme pour contenir la tension, pour la faire monter encore.
Sous moi, ma queue réagit malgré moi, prise de spasmes, laissant couler un long filet clair qui s’étire et goutte lentement.
Et soudain, il revient.
Sans prévenir, il me pénètre de nouveau. Sa queue glisse en moi avec une aisance obscène, jusqu’au fond. Son bassin vient heurter mes fesses, ferme, appuyé, comme pour s’ancrer. Il est entièrement en moi, profond, envahissant, et je sens la pression monter, jusque dans mon ventre, comme s’il soulevait tout de l’intérieur.
Il va et vient lentement, s’applique, impose son rythme, une lenteur appuyée, puis soudain quelques coups plus courts, plus secs, presque impatients, avant de replonger dans cette cadence profonde qui me travaille de l’intérieur.
Je ne dis rien.
Sans un son, sans me plaindre, je jouis sans me toucher. Ma queue se tend, se contracte, et expulse par jets, silencieusement, comme un aveu que je garde pour moi. Il n’en sait rien. Il continue, absorbé dans son mouvement, dans son plaisir.
Puis il se retire encore une fois.
Sa queue quitte mes fesses, vient se poser sur ma raie, lourde, chaude, tandis qu’il reprend son souffle juste derrière moi. L’air est épais, chargé. Et moi, les yeux baissés, je regarde sous mon corps. Ma queue, encore frémissante, laisse échapper les dernières gouttes, lentes, épaisses, qui viennent se mêler au drap déjà trempé.
Il descend, sa langue s’attarde sur ma raie, insiste, glisse jusqu’à mon anus, comme une marque de reconnaissance, un remerciement charnel. Puis, sans transition, il revient en moi, profond, décidé.
Mais cette fois, je ne subis plus.
Je vais à sa rencontre. Je roule du bassin, j’accompagne, puis j’impose. Mes hanches prennent le contrôle, dictent le rythme, plus franc, plus exigeant. Il se met à gémir, à se plaindre presque, dépassé par ce renversement.
Je me retourne brusquement.
Je le prends en bouche sans attendre, avide, déterminé. Et là, il lâche prise. Son corps se tend, puis il jouit puissant, abondant, épais. Je sens les jets, chauds, goûteux, successifs dans ma bouche.
Je ne le quitte pas.
Je tète, je m’attarde sur son gland, je recueille tout, jusqu’à la dernière pulsation, jusqu’aux ultimes sursauts de son plaisir.
Il se laisse tomber à la renverse, vidé, comme abandonné après l’effort. Son corps s’alanguit, encore traversé de quelques frissons.
Je reste contre lui.
Mes lèvres viennent doucement se poser sur sa queue, puis glissent vers ses couilles, en baisers légers, presque tendres, comme pour prolonger autrement ce qui vient de se passer. Puis je remonte, et je dépose mon visage contre son ventre, encore chaud, encore vibrant.
Il parle à voix basse.
Il esquisse un sourire, encore essoufflé.
Un silence, court, chargé.
Il relève légèrement la tête.
Je tourne un peu le visage vers lui, intrigué.
Je le regarde, sans détour.
Un battement.
Puis, avec un sourire en coin, je dis :
Je sais qu’il est déjà accroché à moi. Comme tant d’autres hommes avant lui, que j’ai vus tomber, un à un, au fil de ma jeunesse.
Mais lui… je ne voulais pas seulement qu’il cède. Je voulais le rendre fou.
On m’a souvent dit que j’avais un talent inné pour le sexe. Une évidence presque insolente. Je n’ai jamais cherché à le nier. Je sais ce que je dégage. Je sais ce que je provoque. Je me sais beau. Désirable. Et surtout, insatiable.
Il y a en moi quelque chose qui appelle, qui pousse, qui provoque sans relâche. Une faim qui ne s’éteint pas, une manière d’être qui trouble et qui attire. Être une putain mâle, c’est ça. Assumer. Brûler. Et ne jamais s’excuser.
Durant la nuit, je me suis collé contre lui, offrant mes fesses à son corps encore chaud. À moitié endormi, son réveil a été instinctif, me prendre, me pénétrer, comme une évidence, avant de retomber aussitôt dans le sommeil.
Au matin, dans la douche italienne, l’eau ruisselant sur nos corps, je me suis appuyé torse contre le mur. Le cul offert. Il m’a pris debout, sans détour, avec cette urgence tranquille qu’il avait déjà. Puis je me suis retourné, et j’ai avalé sa queue, lentement, profondément, jusqu’à le faire jouir entre mes lèvres.
Entre deux souffles, il me répétait qu’il ne pouvait plus se passer de moi.
Alors, pour l’enfoncer encore davantage dans cette dépendance, je suis allé plus loin. Je me suis attardé sur son anus, je l’ai goûté, exploré, avec une faim assumée. Il a un beau cul, il faut le dire, une raie profonde légèrement poilue, juste assez pour attiser encore plus mon désir.
Je ne me lassais pas de lui. De sa queue, de sa chaleur, de son goût. De tout ce qu’il me donnait. Je sais qu’un jour, peut-être, il se lassera. Mais en attendant, je prends tout. Autant de plaisir que lui, peut-être même davantage.
Puis, un dimanche matin, je ne me doutais de rien. Xavier est dans la salle de bain quand on sonne à la porte. Il me lance d’aller ouvrir. J’y vais, encore à moitié détendu… et là, en ouvrant, Cheryl.
Figée. La bouche entrouverte. Les yeux rivés sur moi, sur mon corps à peine couvert de mon string avec ma queue encore gonflée.
Le temps se suspend.
Dans ma tête, tout s’aligne à une vitesse folle. L’homme pour lequel elle m’avait quitté… c’était lui. Xavier. J’en avais eu l’intuition, quelque part, mais sans jamais vouloir y croire vraiment.
On ne dit rien. Ni elle. Ni moi.
Et puis Xavier arrive derrière moi, un sac à la main, presque nonchalant.
Pas d’explication. Pas d’émotion. Il lui tend le sac, referme la porte.
C’est terminé.
Il se rapproche de moi, se penche à mon oreille.
Sa voix est basse, presque amusée.
Je reste là, un instant, face à la porte fermée, immobile. Puis lui retourne déjà vers la chambre, comme si tout ça n’avait aucune importance.
Et moi… je souris.
Maintenant, elle sait.
Elle sait ce que je suis. Ce que je suis devenu. Ce qu’elle a laissé derrière elle.
Un rire m’échappe.
Voilà ma revanche.
Je n’ai rien à dire à Xavier. Rien à expliquer.
Non…
Ma vengeance est complète…