| n° 23565 | Fiche technique | 19657 caractères | 19657 3453 Temps de lecture estimé : 14 mn |
25/03/26 |
Résumé: Rencontres | ||||
Critères: #aventure | ||||
| Auteur : Landeline-Rose Redinger Envoi mini-message | ||||
Ce qui est étrange dans cette relation réside bien plus dans sa banalité et la morne plaine qu’est le sexe avec cet homme, que dans l’idée que l’on peut se faire d’un homme vigoureux, de bonne assise, sûr de ses décisions et de la poigne qu’il met à diriger son petit empire industriel.
Cependant, il parlera sans doute à son meilleur ami, son ami de confidence, il parlera de moi comme de sa maîtresse, son amante.
Je ne l’y vois pas se délecter de mots machistes, voire orduriers.
Si nous poursuivons cette relation morne et plate, c’est sans doute, pour l’un comme pour l’autre, qu’un intérêt nous tient.
Je me suis d’ailleurs antérieurement ouverte à vous sur cet homme qui comme un fait d’armes, un trophée, mais sans en afficher de gloire, aime à conserver dans ses vastes et multiples tiroirs, mes dessous en n’omettant pas dans sa grande rigueur de me faire parvenir une nouvelle parure à chacune de mes visites, dont il n’exigera pas que je m’en vêtisse au rendez-vous suivant.
Mais, direz-vous, quel est donc vraiment le récit de cette platitude sensuelle ? Que certains n’hésiteront pas, une nouvelle fois, à qualifier de nullité, dans leur élan de haine habituel et récurrent.
Que ce soit dans le rude hiver, dans l’automne tournoyant, je me rends dans sa tour de verre avec les attraits tout à fait convenus de la parade érotique ; sous le manteau ou sous le trench-coat les jours de bruine, je laisse mon corps frémir simplement couvert d’un soutien-gorge, petite culotte ou plus généralement string, bas jarretières ou porte-jarretelles font le banal attirail qui généralement plaît aux hommes. Pour autant, ces frémissements multiples ne sont, je le confesse, pas du seul fait des intempéries.
Mais pour la rencontre de ce jour, et qui ne fut pas différente dans son déroulé des précédentes, alors aux premiers jours de juin et dans un printemps accort, c’est un débardeur blanc de coton qui moule ma poitrine, c’est une jupe ample de lin blanc qui, l’un et l’autre, cachent une parure de fine dentelle blanche.
Je le sais et je m’y conforme, la sandale plate ne serait pas de mise, alors l’escarpin à talon carré me rehausse de quelque douze centimètres et fera l’exact ajustement du compas de mes jambes à l’aplomb du sexe de cet homme de bonne stature.
Cette histoire morne et plate n’est sans doute pas à mettre au tableau des performances sexuelles, si tant est qu’il y ait en ce domaine une donnée performative, du moins à mes yeux.
Peu disert, cet homme sans en dicter le rituel l’a instauré ; tout comme si ce protocole allait de soi. Je traverse le hall, salue la réceptionniste – qui doit me prendre pour une pute – et les douze étages me laissent invariablement le goût de l’avant-goût. La fébrilité qui précède le sexe est sans doute l’essence même du plaisir bien au-delà du plaisir de jouir. Ou en deçà parfois.
Devant la baie vitrée qui embrasse Paris, une rambarde tout comme si la paroi de verre ne suffisait pas à la protection.
Inclinée, portant mon regard sur la ville, je laisse cet homme relever le tissu de ma jupe, le rabattre sur mes hanches, le laisse glisser mon string sur mes chevilles, laisse ses mains en vasque sur mes seins ; mon soutien-gorge s’en va et seul mon souffle court s’entend.
Le glissement mécanique du tiroir qui trouve ma parure fait comme une indiscrétion légère dans le grand bureau feutré, presque insulaire. Mes mains sertissent la barre d’aluminium, mon corps garde son inclinaison, mes jambes s’ouvrent lisses où se glisse son sexe là où j’aime que d’autorité il s’immisce.
Ses mains ne touchent plus mon corps, car, armé de petites jumelles, il semble comme à chacune de nos rencontres, il semble viser un point précis quelque part, loin peut-être.
C’est à peine si sa respiration vacille, lorsque son sexe droit et dur laisse filer un jus épais, pâteux qui semble coller mes fesses l’une à l’autre.
Si j’ai tenté aux premières rencontres, comme je me plais à le faire aux hommes, si j’ai tenté dans une volte-face de sucer son sexe, de le rendre absent de coulures, cet homme d’une main douce et décidée à stopper cette prévenance.
Alors, dans ce jour de juin, je me retourne seule et entourée du passage de la multitude bureaucratique ; fourmis laborieuses, là sur l’agora vaste et impersonnelle, je lève les yeux vers les plaques de verre fumées de la tour où nulle vie ne semble existante.
Je suis nue sous mon débardeur, la pointe de mes seins marque une empreinte visible et les hommes s’y attardent. Chaque pas laisse mes cuisses dans une aisance huileuse mais aucun écoulement ne les quitte.
Je ne l’ai pas fait et jamais ne le ferai, non jamais. Que cet homme, tandis qu’il me pénètre, regarde le vaste monde ou un point précis dans l’architecture de la cité, rien de ce mystère ne me semble être à révéler.
J’ai laissé sur ma peau nue mon débardeur blanc ; ma poitrine arrogante semble défier le printemps.
Si peu que l’homme attablé en terrasse et qui accroche son regard sur mes seins, si peu que cet homme m’eût invitée à sa table, je me serais outrée de cette audace, qu’en réalité j’aurais aimé honorer. Vous aurez compris que mon entrecuisse crémeux ne m’autorisait pas vraiment à tenir la position assise. C’est donc debout dans le wagon de métro que je m’en fus dans mon impasse, dans ma demeure, dans ma douche. Néanmoins donc, je passais à nouveau mon débardeur sur ma peau, une chemise légère déboutonnée, un jean slim et les hauts talons blancs pour l’allure. Massaro a ma faveur. Mais je ne suis pas très fidèle, le savez-vous ?
L’épicier de mon quartier, qui use plus couramment de sa langue natale matinée d’un français approximatif, me jette un œil appuyé.
Je paie et je file. Parions qu’à peine éloignée, le rideau métallique descendu, la caméra de surveillance sera son cinémascope du jour.
Quand le soleil donne, mon quartier semble joyeux, grouillant, libre. Les touristes aiment à venir ici. Impasse cosy verte et secrète.
La parole semble à l’image du quartier : les regards s’autorisent ce que le temps sombre refuse.
Invariablement, pour ce jour, chaque homme posera un œil oblique ou pas, sur ma poitrine comme une petite libellule colorée sans gêne, chacun vrillera son cou, qui sourcillant, qui souriant ; eh bien, je suis heureuse et je consens, j’autorise cet enhardissement des mâles ; je souris béatement mais aucun ne joue l’impétuosité, rien de plus dans la hardiesse. Je salue cela.
Je suis parfois comme un chat ; périmètre circonscrit à la rue de Vouillé, Convention qui me ramène en mon impasse via le parc Georges Brassens. J’aime ce terrain, cette surface de réparation, après un tour de la terre, après les capitales où j’officie, après les salons où ma plastique fait ma rétribution. Cela est un autre pan de ma vie ; mais ici il y a comme l’essence et l’âme de la vie parisienne.
On tente la séduction, mais on s’écarte vite, pour d’autres croupes, d’autres déhanchés, d’autres formes. La blague est digne et de bon aloi. Là, dans le petit territoire où j’évolue, je suis remarquée ; la jolie femme, le beau brin de fille, flattée sans être courtisée ; je suis légère et tranquille.
La salope magnifique, la catin officie ailleurs dans les espaces clos, ouverts et sombres, ailleurs.
Vous aussi, vous avez, j’ose le penser, ressenti dans l’air partout autour de vous, la sensualité, d’un moment, d’un instant, si fugitif soit-il.
Dans ce que l’on perçoit, ce que l’on voit, alors comme une harmonie peu commune, dans ce petit environnement d’où nous sommes, alors tout nous apparaît empreint de sensualité. Il ne faudrait sans doute que peu de chose, pour que le corps se meuve, peut-être contre notre gré, en une masse de désir ; une voix qui nous appellerait, dans un silence absolu, la chair que des mains chercheraient, des mains qui touchent des corps, des mains qui se plaquent avides et heureuses de cette rapacité, mais voilà, rien ici ne se passe, tout est contenu, tout est latent et dans l’immobilité du corps, on aime à savoir que les flux du désir demeurent dans le circuit fermé, là sous la peau qui frémit de cette joie d’être présente simplement ici, à boire l’orangeade à la paille, devant le monde passant affairé dans les petites obligations du jour.
Curieusement, je n’ai pas en mémoire l’instant, sinon de façon floutée, où cet homme là-bas dans sa tour de verre, a pénétré mon corps ; mastard prenant sa chienne sans demander son reste. J’aime aussi qu’on le fasse ainsi.
Mais reste niché en mon corps l’instant délectable plus que celui délictueux où traversant l’agora, le monde vibrionnant semblait tourner autour de mon corps, tout comme si chacun chacune pensait : cette femme n’est pas de notre allure effrénée, cette femme est en d’autres parallèles, la joie doit être à ses côtés.
Est-ce le balancement de mes escarpins, tour à tour au bout de mon pied qui fait sourire les hommes comme en une religieuse révélation ?
J’ai croisé les bras et de ma poitrine rehaussée, le bombé a changé le regard des hommes.
Un homme, casquette lourde comme une pierre plate, veste côtelée épaisse, pantalon de même facture, un homme entouré de ses amis, quelques livres sous la main, un homme a levé sa chope de bière vers moi en signe de salut.
J’avais choisi sur l’étalage de l’homme à la chope de bière, j’avais choisi la version de poche du livre de Murakami « Des hommes sans femmes ».
Il se dit ici, sous la halle du marché du livre du parc Georges Brassens, il se dit que l’écrivain japonais aurait occupé une mansarde à quelques pas de là.
L’homme à la chope, comme pour y adjoindre une parade de séduction, m’invite, quand je le peux.
Aujourd’hui et bien volontairement je suis de blanc vêtue.
Jupe courte évasée sur les cuisses, bottines à talons carrés crème, tee-shirt blanc ras aux manches floqué de lettres d’or.
La bâtisse est vieillotte, l’escalier étroit est tortueux, gris et crisse sous le pas.
Lui passe devant, sans doute par discrétion par pudeur. Je ne le cache pas, quelque chose en moi me rend fébrile ; au simple exercice de la grimpette qui nous mène à la mansarde, mon cœur s’emballe, mon corps se mouille. Ici, rien. Une porte au bois gonflé qui peine à s’ouvrir sur une simple table et une chaise.
Une lucarne ancienne colonisée par les araignées et les punaises sèches comme des mégots.
La porte va grincer de nouveau. Se referme. Le buveur de bière devant moi, moi qui peine à descendre, mais dont le gouailleur silencieux se croit dans l’obligation de galanterie qui me tend la main.
Chaque pas m’est mesuré, là mon talon se pose, et le regard de l’homme guide le pas suivant. J’aime savoir qu’il peine à ne pas voir mes jambes, j’aime qu’il les entrevoie quand la jambe se distend de l’autre pour assurer la prise comme au flanc d’une paroi.
Lente par précaution, cette sente escarpée nous laisse dans le tremblement fiévreux d’avant l’avalanche. C’est un silence qui demande l’émergence, le jaillissement. Là, dans l’étroitesse de l’escalier et la précarité de nos corps, comme soudainement avant que le sol se dérobe, il porte son regard vers moi, soudain et assuré, quelque chose va advenir. Remonté d’une marche, l’homme soulève lentement ma jupe, s’en couvre le visage et lèche sans ardeur mon sexe. J’ai pressenti le plaisir, et sous les jupes des filles, qu’y a-t-il ? Rien sous la mienne. Je vacille me retenant main gauche à la rambarde main droite à la paroi de lambris. Goulûment maintenant, sa bouche se mouille de ce que j’ai recelé de fièvre, et je pars lèvres closes et silencieuses convulsions ; cet homme de sa langue, du sillon de mes fesses à la source de ma vulve, cet homme s’abreuve. Je voudrais que l’aisance lui permette de me prendre, mais je laisse presque passivement se faire le jeu de sa langue. Je ne lui donne en retour que mon plaisir. À peine ai-je l’équilibre pour sortir un sein et le caresser. Le pincer. Lui, le voudrait mais ne le peut ; me prendre serait un risque, alors je me glisse en assise précaire sur la marche inférieure et sa queue massive et fournie se cale dans ma bouche, et son jus l’emplit vitement. Il fouillera mon sexe de ses doigts râpeux longuement, tandis que l’arête de la contremarche me cisaille un peu le dos, mais c’est le prix de toute chose. Il va remettre mon sein sous le tissu et nous reprendrons la descente gardant cet instant suspendu pour nous, mais que Murakami n’aurait pas renié.
Jus de corps d’homme et limonade, voilà un cocktail savoureux, mesdames.
Après, dans mon transat, intacts, je sens monter les effluves du sexe.
Je vais entamer la lecture d’Hommes sans femmes de Murakami.
N’avez-vous jamais eu cette idée que certaines personnes ne peuvent être situées hors du contexte habituel où nous les trouvons ?
Ainsi le boucher de mon quartier avec son tablier blanc est là en sa boucherie. Mon coiffeur déjeune et dîne dans son arrière-boutique. Mon épicier onaniste ne le fait pas hors de sa boutique après que je lui ai offert une vue indécente sur mes nichons.
Alors sans doute en poste permanent, en immuable vigie, nous passons autour d’eux tout comme si leur environnement les avait assignés là pour les siècles des siècles.
Et contre toute attente, lorsque retentit ma sonnette, je ne croyais pas, mon Dieu, trouver là mon guide, celui-là même qui m’avait fait connaître la piaule de Murakami et d’autre chose aussi. Qu’il soit au-delà de la halle du marché aux livres un samedi de juin me troubla.
Ouvert, l’ouvrage laissait voir une photographie de l’écrivain en jeune homme à sa table de travail. La mansarde quoique plus lumineuse et ripolinée semblait n’avoir pas changé.
Je levais un sourcil de contentement vers l’homme de bonne stature, étonné interrogateur.
Je l’ai voulu nu et, pour tester son audace, je l’effeuillais dans le patio baigné de soleil. Son corps à l’image de son visage était ferme comme heurté par la vie. Il exhalait non un parfum car l’homme ne semblait pas s’apprêter pour une femme, mais je le humais, descendant du cou aux larges épaules, au torse velu, je lissais de mes mains sa pilosité.
Son sexe était tendu, pointant une ogive sombre vers le haut, plaqué contre son ventre renflé. Ma main accueillit les boules compactes de ses couilles, du revers de mes doigts j’effleurais sa queue.
Je pressentais un moment d’empressement, une cadence supérieure, chez cet homme, aussi je voulais qu’ici et maintenant, lui nu et moi vêtue, peu mais encore vêtue, je voulais que le seul mécanisme de mes mains sur sa peau le rende à l’apaisement. Si je posais ma bouche, ce ne fut alors que pour longer son sexe de mes lèvres, sans pression, comme on le ferait avec une herbe laineuse. Son souffle était régulier, je parcourus son visage rêche comme une pomme de pin, je le couvris de baisers sautillants.
Ce fut son premier geste, là sous le tissu coton de mon tee-shirt ; mes seins nus accueillaient la petite pince qu’il faisait sur mes tétons. Après, je quittais mon maillot et ses lèvres firent ce que ses doigts, fouillant maintenant ma chatte, faisaient. Cet écart lui semblait facile ; agile sa bouche remontait mes seins comme une baudruche souple et ferme à la fois, puis, dans un temps simultané, ses doigts glissaient de ma vulve à mon cul. J’eus un premier orgasme là dans la petite jungle de mon patio, dans la lumière solaire de la mi-journée. Gageons que mon voisin voyeur profite du spectacle, pensais-je, et je donnais de fait plus d’amplitude à la tessiture vocale de mon plaisir.
Mais cet homme qui malaxait mon sexe, je ne l’oubliais pas, cet homme était en mission, cet homme voulait me baiser.
Nue maintenant, je tenais l’équilibre, accroupie, cuisses ouvertes sur la source de mon sexe, accroupie et presque arrimée à la fourche de ses jambes ; je laissais son gland visiter ma bouche, filer là vers la gorge, puis enfler une joue, puis l’autre.
Arrimée à sa jambe solide comme une statue de Rodin, sa bite calée dans ma bouche, lui les mains vers le ciel, moi en jouissance étouffée, je masturbais maintenant mes trous avec la hargne métronomique d’un prestissimo.
Sur la dalle, le jus de mon sexe faisait des auréoles et celui de l’homme, épais et abondant que ne contenait plus ma bouche, filait dans le sillon de mes seins ; un petit chatouillis qui donnait au plaisir un agrément supérieur.
Au dossier du banc de bambou, je m’étais arrimée et, dans le passage de mes jambes ouvertes, l’homme prit mon cul longuement et, si je déplorais quelque peu son souffle rauque, par une courte incitation, je l’engageais à m’abreuver de mots salaces qui faisaient la valeur ajoutée de mon plaisir.
Oui, il aimait mon cul de salope. Oui, il avait su qu’il me le boufferait dans l’exiguïté de l’escalier. Oui, il savait que je me pointerais en jupe courte. Et oui, j’étais sa reine des salopes.
Ce petit laïus ne se fit pas, vous vous en doutez, sans que le souffle manque, et dans une logorrhée classique mais efficiente ; j’eus à mon tour à répondre à ses questions policières.
Oui j’aimais qu’on me prenne, qu’on me baise en chienne, en objet. Oui, je voulais qu’il prenne mon cul et chaque interrogation interrompait le dialogue et redoublait les coups de sa bite dans le trou de mon plaisir. Je ne relate pas cette scène par pure émulation, par éréthisme non, ainsi que les corps qui se meuvent, se collent et s’enfoncent, une peinture telle un paysage se dessine à mes yeux et je ne puis l’occulter, le taire.
Étonnamment, ce fut moi qui sentis mes jambes faiblir et presque se dérober tant son sexe canonnait mon cul, dans ce qui me semblait avoir duré des heures. Une intemporalité souvent connue dans les choses du sexe.
Je m’affalais sur le banc et le colosse à genoux écarta d’autorité mes cuisses pour faire de sa langue un goulot où les jus de mon sexe filaient. Son sexe gaillard filait bon train dans sa main ; puis retrouvant son horizontalité, il gicla sur mes seins que je maculais de sa jute.
Aussi et après le sexe, il ajouta que je n’étais sans doute pas femme à qui l’on cachait les choses, alors il était venu chez moi, dans la tranquille sérénité de celui qui allait baiser cette magnifique salope.
Je pouvais car cela manquait, je pouvais maintenant laver ses coulures, balèvres gélatineuses, que ma langue lapait du paquet de ses couilles à la pointe de son gland.
Ma main accueillait l’écume de ma jouissance qu’il lécha à son tour. La fin du sexe est une saveur gustative.
Tout ici revenait à l’état originel, un jardin édénique, aurait-on dit.
Aujourd’hui, un petit mot d’amour, sans doute mon voisin.
Salope, tu m’as trop fait jouir.
L’été s’est fait attendre, mais il me tend les bras.
Ce soir, je vais sortir quand tombera la nuit ; j’aurais gardé tout ce qui m’habillait avant que nue je ne sois devant cet homme, bouquiniste, devant Pierre.
J’aurais tout et si peu ; et aussi demeurera l’odeur, car je me veux intacte des bavures de l’amour.
La nuit les loups sortent et ne s’y trompent pas, la proie exhale bien ce qu’elle veut.