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n° 23564Fiche technique11409 caractères11409
2017
Temps de lecture estimé : 9 mn
24/03/26
Présentation:  Récit inspiré et romancé de notre rencontre.
Résumé:  Line découvre son mystérieux voisin de travail.
Critères:  fh hplusag fête travail pénétratio
Auteur : Line  (Auteur débutante, inspirée, passionnée, épanouie.)      Envoi mini-message

Collection : Line & Patrick
Sur le même rythme

Je travaille en extra certains samedis, comme serveuse dans un pub, simple mais sympa avec une ambiance irlandaise chaleureuse. J’arrive toujours par l’arrière du bar, l’accès est plus facile pour arriver aux vestiaires. Juste à côté, il y a une petite boutique de musique, j’y entends parfois de belles mélodies qui me donnent des frissons dans le bas des reins. À la porte de service, je croise toujours cet homme dont je ne connais que le prénom : Patrick, un prénom plutôt banal pour un homme qui ne paraît pas l’être. Très peu causant, le sourire discret, gentil, très gentil même, car toujours serviable si j’ai un besoin quelconque, un musicien. Il doit m’apprécier, je pense, il m’a invitée à un concert que donnera son groupe à un festival de musique.


La semaine est passée à toute allure et me voici arrivée sur cette grande pelouse presque bondée de monde, je ne connais personne, mais l’ambiance amicale m’aide à me mettre à l’aise. J’me suis habillée assez banalement avec un jean, des rangers et un t-shirt plutôt serré qui laisse apparaître mes tétons, il faut dire qu’une petite brise caresse doucement ma nuque et me donne quelques frissons.


Au loin, une silhouette me paraît familière, c’est Patrick qui me fait signe de le rejoindre. Il est avec les gars de son groupe, leur tour de chauffe va bientôt arriver, j’arrive au bon moment. J’ai juste le temps de leur dire bonjour qu’ils filent déjà sur la scène sous les applaudissements de leurs fans habituels. Je reste en retrait, mais j’observe et écoute ces chansons qui font remonter en moi ces frissons primaires que mes entrailles ont reconnus. C’était donc lui qui répétait en solo les samedis matin, il jouait ces mélodies de basse qui traversaient les murs de la boutique et traversaient par la même occasion chaque particule de mon organisme.


Ces vibrations parcourent chaque centimètre carré de mon corps, de mon intimité la plus profonde et ce que je ressens à l’instant ne peut mentir : tout mon être aime ça, c’est l’extase proche de l’orgasme comme on le cherche toutes. Les musiques défilent, mon regard croise par moment celui de Patrick, je ne saurais dire s’il est content que je sois là, mais j’ai cette impression étrange qu’il ne joue que pour moi, j’aime cette sensation nouvelle.


Un rappel en fin de piste et le groupe disparaît dans les coulisses en arrière de la scène.


J’allais rentrer chez moi quand j’ai entendu mon prénom :



C’est Patrick qui avance d’un pas décidé avec un casque de moto à la main et son cuir sous le bras. Il me rejoint rapidement et me demande nonchalamment :



Je me laisse tenter par cette invitation aussi inattendue que surprenante ! Il passe devant moi comme pour me guider, il a fière allure ou peut-être parce que je le vois différemment, je ne saurais trop dire. Juste avant qu’il n’enfile son cuir, j’ai eu le temps de voir une petite coccinelle tatouée à l’arrière de son bras, je n’ai pas osé lui demander la signification. Il n’avait pas beaucoup parlé, je ne voulais pas forcer le dialogue non plus, parfois les mots ne sont pas nécessaires.


Je prends place derrière lui sur sa Moto Guzzi assez confortable, je n’ose pas trop m’agripper à lui, on ne se connaît pas si bien que ça, mais une petite accélération me fait revoir mes priorités et je passe mes bras autour de sa taille. Son corps est chaud et musclé, ferme et réconfortant à la fois, je me sens bien et me laisse aller à cette petite virée enivrante. Nous sommes vite arrivés devant chez moi, trop vite à mon goût, il aurait pu m’emmener en Italie, je l’aurais suivi sans un mot ! Puis, nos vies ont repris leur valse solitaire…


J’attends nos « Bonjour, comment vas-tu ? » des samedis matin avec la plus grande impatience, un sourire, un regard suffisent à me dire que ma journée sera belle. De son côté, je n’arrive toujours pas à déceler une intention ou une envie, pour moi, son regard en dit long mais comment savoir si mon envie est aussi la sienne ?


Un soir, après mon service, je tombe sur un petit mot glissé par la fente de mon casier, il a atterri dans ma chaussure, pour un peu je l’aurais loupé ! Quelques mots écrits d’une main ferme et décidée. Il y a aussi mon prénom, c’est bien pour moi, alors :


« Line, essaie-moi ! »


Le mot est suivi d’une adresse à quelques rues de là. Et une petite coccinelle sur l’envers du papier, cet insecte mystérieux attise ma curiosité, il me rappelle quelqu’un… Je suis fatiguée de ma journée mais je décide d’y aller après un rapide passage chez moi, histoire de prendre une douche et de me changer. Je ne sais pas à quoi m’attendre, même si mon imagination déborde de propositions, il faut être un minimum présentable !


Ma curiosité étant celle d’une fleur sur le point d’éclore, je me rends rapidement à l’adresse indiquée : une vaste demeure entourée d’arbres, comme perdue au milieu d’un écrin de verdure. La porte ouverte me permet d’entrer. Une lueur attire mon regard, cette lueur exerce sur moi une attirance que je ne saurais définir, j’avance dans ce couloir sombre, sachant que cette lumière m’offrirait quelque chose de bien plus grand. J’arrive vers une porte légèrement entrouverte, je la pousse pour m’apercevoir que la lueur vient d’une petite lampe de chevet posée dans un coin de la pièce. L’esquisse d’un corps musclé se devine, là, étendu nu sur un lit aux draps de satin. Mon regard se pose au fur et à mesure sur les reliefs de couleur ambrée caressés par la douce lumière, tout d’abord les chevilles, puis les mollets pour glisser doucement vers des cuisses fermes et puissantes. Ses fesses d’un galbe foudroyant et rebondi semblent d’une douceur duveteuse. La vertigineuse chute de ses reins et le creux de son dos me font frémir, je sens mes joues rosir et la chaleur m’envahir. Les lignes de son dos remontent vers des épaules musclées et des bras réconfortants. Je vois son visage, il me regarde, il m’attend. Patrick me désirait depuis ce message envoyé comme une bouteille à la mer. Je m’avance doucement, il se tourne sur le côté, la vision de son membre fort et sûr de lui me fait m’arrêter, je sens mon cœur s’accélérer… je le désire moi aussi ! Il me tend la main, je franchis les derniers pas qui séparent encore notre étreinte tant attendue. Je sens la chaleur de ses doigts sur les miens, je m’assois à côté de lui. Il retire délicatement le manteau épais qui dissimule la nudité de mon corps et je m’allonge à côté de lui.


C’est à son tour de parcourir l’étendue de mes courbes comme je l’ai fait auparavant. Il passe ses doigts vigoureux sur mon poignet, je sens les poils de mes bras se dresser sous la douceur de sa peau, les battements de mon cœur se font entendre à travers mes tympans. Il remonte doucement sa main le long de mon bras, vers ma nuque brûlante et la fait descendre sur mon cou, puis mes seins tendus par les frémissements de mon corps. Il donne un baiser sur mon téton comme pour éteindre des braises qui rougeoient doucement. Ses lèvres descendent lentement le long de mon ventre, il s’arrête au-dessus de mon mont de Vénus, il le contemple, il l’attendait depuis si longtemps.


Il l’admire, puis continue sa descente sur mes cuisses charnues qui s’offrent à lui. Mes mollets, mes chevilles, la douceur de ma peau lui donnent des frémissements, à lui aussi. Il remonte pour contempler de nouveau ma déesse, ce domaine des dieux qu’il ne sait comment appréhender mais qui lui semble tellement familier pourtant. Cette offrande lui paraît si irréelle qu’il se laisse un moment, ce temps suspendu fait d’autant plus augmenter ma pression sanguine et mon désir. Puis me regardant dans les yeux, il fait un baiser langoureux à ma déesse. Elle est conquise par ce magicien venu d’un autre temps qui sait parler son langage si particulier. Il lui fait découvrir un univers coloré et empli de formes éclatantes telles qu’on ne les voit que dans les rêves.


Mon corps tout entier ondule et frémit de plaisir. Dans un mouvement délicat, il retourne mon corps et se tient derrière moi, les mains posées sur mes hanches. Je sens la chaleur de ses doigts qui brûlent ma peau. Il frotte doucement mais vigoureusement son sexe sur le mien comme pour les faire vibrer au même rythme. Ce rythme nous convient à tous les deux, il sait jouer à ce jeu, il se place et me pénètre. Cette sensation de plénitude et ce mouvement de va-et-vient prolongent mon orgasme et me donnent une jouissance totale, mon océan de couleurs continue de couler dans les sillons de mon cerveau. Cette sensation enivrante me met en extase, c’est donc cela que cette lueur m’avait promis à mon arrivée ! Il prend autant de plaisir que moi, caresse mes fesses, mes reins, mes seins, tout mon corps lui procure cette jouissance qu’il avait tant espérée sans jamais l’avouer. Il profite de mon corps en offrande et rend les armes après un dernier acte de bravoure. Il a eu sa récompense tel un héros.


Nous sommes restés là un instant, hors du temps, comme si l’univers s’était soudain arrêté pour nous contempler. Une évidence s’offrait à nous, sans même un mot, d’un simple regard, nous savions ! Cette étreinte n’était que les prémices d’une passion débutante…


J’arrive plus tôt le samedi suivant. Mon corps est attiré par bien plus que ces vibrations de basses fréquences qui émanent des tréfonds de ma boutique de musique préférée. C’est l’auteur, le musicien, le bassiste, mon magicien que mon corps tout entier réclame ! Patrick est là, adossé contre la porte de sa boutique, il m’attendait lui aussi, il m’invite à entrer. La boutique est petite mais bien ordonnée, des instruments de musique, évidemment, mais l’un d’eux attire un peu plus mon regard : la basse, elle ressemble à un scarabée avec ses formes particulières. Il me dit qu’elle est née de ses mains, il l’a sculptée et nommée Scarabasse.


Il me montre un petit tabouret positionné devant l’enceinte, je m’y assois et continue de le regarder. Il prend sa basse et commence à gratter les cordes de ses doigts vigoureux. Le son fait raidir mon corps jusqu’à la pointe de mes seins, le sol vibre sous mes pieds, les ondulations remontent le long de mes jambes, mes fluides intérieurs sont proches de l’ébullition et je me mets à couler. Ma culotte est trempée dès les premières notes. En me voyant me trémousser, il pose son instrument et me rejoint d’un pas décidé, il prend mes mains, les passe autour de son cou et me porte jusqu’à l’ampli à lampes qui est aussi chaud que moi.


Il m’y pose et retire ma culotte, ma vulve n’attend que ça, elle n’attend que son membre que mon regard voit grossir sous son jeans. D’un geste rapide, il ouvre et descend son pantalon, il s’avance vers moi, le sexe fier, et me pénètre avec une facilité déconcertante, il faut dire que toutes les conditions sont réunies. Il tient mes hanches et par des mouvements en rythme me fait jouir en un claquement de corde, l’excitation est à son comble. Il se retire, me fait descendre de l’ampli qui avait mêlé la chaleur de ses lampes à celles de mes fesses rougeoyantes, et Patrick me prend en levrette. Le genre de levrette sauvage qui donne des fessées et qui fait monter la pression jusqu’au feu d’artifice final.


Notre étreinte terminée, nos regards plongés l’un dans l’autre nous affirment une chose : les samedis vont devenir nos lignes de partitions…