Au cours de cette petite histoire immergée dans les années 50, les cinéphiles reconnaîtront les allusions diverses. Bonne lecture :)
Scène de bain
En ce début des années 1950, Caroline Marquange est la grande vedette cinéma du moment. Cette somptueuse créature fait tourner bien des têtes. Il pourrait en être de même pour moi, mais ayant eu des exemples malheureux sous les yeux, je préfère éviter d’être un simple soupirant (pour ne pas dire « numéro ») de plus sur sa longue liste.
Vu ma situation, il m’arrive quelquefois d’être pris en chasse par des femmes très entreprenantes. C’est pour cette raison que je conserve ostensiblement mon anneau de mariage, et que parfois, je le montre, même si le symbole de ce cercle d’or n’a plus d’utilité réelle…
Ma méfiance naturelle ne m’empêche pas d’assister au tournage d’une scène particulièrement osée, grâce à la complicité du réalisateur qui est un ami de longue date. Afin de ne pas succomber, j’ai décidé d’assister de loin, dans la pénombre, sans être présenté à cette actrice si voluptueuse, voire trop.
Justement, dans un coin du plateau, une jeune femme attend, assise sur un siège, une coiffeuse ajustant son chignon. L’étrange particularité de cette inconnue est qu’elle est uniquement vêtue d’une grande serviette de bain, avec des gros chaussons aux pieds. Je constate au passage une petite ressemblance (de loin) avec la vedette du tournage.
Assez intrigué, je demande :
- — Puis-je me permettre de m’asseoir ici ?
- — Si ça vous amuse, Monsieur.
- — Je vous en remercie, Madame.
Elle se met à rire :
- — C’est rare qu’on m’appelle Madame.
- — Pourtant, vous le méritez bien… Au vu de votre tenue, dois-je comprendre que vous êtes la doublure corps de Caroline Marquange ?
- — Bien deviné ! Si vous êtes venu pour vous rincer l’œil, vous allez être déçu, ce ne sera pas l’original !
- — Je ne suis pas déçu d’être en votre compagnie.
- — Vous êtes galant, ça se perd… Ah, voici notre grande actrice ! Pas trop déçu ?
En effet, Caroline Marquange s’approche de la baignoire, vêtue d’un maillot une pièce couleur chair fort couvrant. Quand le film sera projeté dans les salles obscures, il y aura tromperie sur la marchandise, si effectivement ma voisine était celle dont on verrait l’anatomie.
- — En effet, elle n’en dévoile pas beaucoup…
- — Ça va faire la troisième fois que je remplace Caroline.
- — Ne me dites pas que c’était vous dans son dernier film, la fameuse scène du lac ?
- — Désolée de vous décevoir, c’était bien moi.
- — Comme je vous l’ai déjà dit, je ne suis pas déçu puisque je suis à côté de vous.
Elle proteste modestement :
- — Je ne suis que la copie…
- — Une très belle et mignonne copie. Ça ne vous dérange pas d’être reléguée dans l’ombre ? Au sens propre comme au figuré ?
Elle fait un petit geste de la main :
- — Bah, j’ai vite compris que je n’aurais pas droit à la lumière, je ne me fais pas d’illusion quant à mes capacités d’actrice, une casserole ferait mieux que moi. Je me console en sachant que cette seule journée me permettra d’être à l’abri durant environ deux mois, si je fais attention. Et si j’ai bien lu le script, il y aura deux autres apparitions de ma part, ces jours prochains.
- — Donc pour six mois d’abri ?
- — Exactement. Bien sûr, je ne mangerai pas du caviar tous les jours, idem pour le champagne.
Une petite idée germe dans mon esprit :
- — S’il n’a que ça, je peux y remédier…
- — Remédier à quoi ?
- — Manger du caviar et boire du champagne.
- — Oh, je n’aime pas beaucoup le caviar, c’est bien trop salé ! Honnêtement, je n’ai jamais compris l’engouement des gens pour ce truc. Finalement, c’est juste de la confiture salée aux œufs de poisson.
Alors que j’allais répondre, nous sommes interrompus par le chef de plateau :
- — Martiiine ! C’est à toi !
Ma voisine se tourne vers moi :
- — Désolée, c’est à moi.
- — Mais vous revenez ici, n’est-ce pas ?
- — Il se peut que je fasse l’aller-retour plusieurs fois…
- — Ça me convient. Bonne chance !
- — Merci…
Elle se lève puis se dirige vers la partie éclairée où trône la baignoire. Quand elle arrive près du faux carrelage, elle se déchausse, puis sans complexe, elle laisse tomber sa serviette quand elle pose le pied sur le plateau.
Waow, très beau dos et splendide popotin !
Sans oublier ses gambettes !
Ça, c’est de la femme !
Présentations
Durant le tournage des raccords pour le corps, j’ai le plaisir de contempler plusieurs fois ma voisine de dos comme de face, et même de profil. Je comprends sans problème pourquoi elle fait ce métier. Quand elle revient dix minutes plus tard, enveloppée dans sa serviette, je m’excuse :
- — Excusez-moi, chère Martine, pour mon impardonnable impolitesse, j’ai oublié de me présenter : Alexandre.
- — Alexandre tout court ?
- — Et vous, Martine tout court ?
Elle se met à sourire :
- — Eh, ce n’est pas loin : je m’appelle Martine Toupours.
- — Ah oui, en effet ! Toupours ? Comme c’est évocateur !
- — Vous n’êtes pas le premier à me le dire !
- — Je m’en doute bien ! Je n’avais pas cette prétention ! Ah oui, j’allais oublier une fois de plus, je me présente : Alexandre Madu.
Ce n’est pas tout à fait mon vrai nom, cependant c’est fort proche de celui de ma mère, avec une petite astuce. Ayant visiblement compris, Martine s’en amuse :
- — Madu, Alexandre en plus ? Comme c’est amusant ! Vous écrivez des livres ?
- — À moi aussi, on me l’a fait trente-six mille fois ! Eh oui, on inverse les syllabes et je deviens un célèbre romancier Père et Fils. Mais hélas, ma prose est très très loin de les égaler. De plus, il faudrait qu’un jour j’essaye d’écrire au moins une page.
- — Vous n’êtes pas journaliste ?
Je réponds évasivement :
- — Je suis plutôt dans les affaires.
- — Financier ? Industriel ? Négociant ?
- — J’achète et je vends, en essayant de faire un bénéfice au passage.
- — Grossiste ?
- — C’est en effet mon métier d’origine, puis je me suis diversifié.
Une fois de plus, nous sommes interrompus par le chef de plateau :
- — Martiiine ! On a besoin d’un dernier raccord ! Après, on te libérera.
- — OK, j’arriiive !
Une fois de plus, j’ai le grand plaisir de contempler ma voisine en mode 360 degrés, ce qui est fort agréable. Comme personne n’est venu nous importuner et comme Martine n’a pas d’anneau au doigt, je me dis que je peux tenter ma chance, même s’il y a une grosse probabilité qu’elle ne vive pas seulette.
Quand elle revient vers moi, enveloppée de sa serviette, je m’offre le luxe de lui poser carrément la question :
- — Excusez-moi de vous demander ça, mais est-ce que quelqu’un vous attend ensuite ?
- — Non, personne ne m’attend. Pourquoi ?
Je suis un peu surpris qu’une pareille femme ne possède personne dans sa vie, mais ça me convient parfaitement :
- — Ah, personne ne vous attend ? Dans ce cas, si je puis me permettre : et si je vous invitais quelque part après le tournage ? Avec champagne et sans caviar. Vous commanderez ce que vous voulez.
Elle louche sur ma main gauche :
- — Votre femme dira quoi que vous ne rentriez pas tout de suite ?
Doigts écartés, je tends ma main devant moi :
- — Vous faites allusion à mon anneau ? Oui, il faudra que je l’enlève un jour quand j’aurai le courage : je suis veuf depuis trois ans.
- — Oh, excusez-moi !
- — Vous ne pouviez pas savoir. Je vous expliquerai un jour, mais pas tout de suite…
- — Dois-je comprendre que vous voulez me revoir ?
- — C’est évident !
Elle se met à sourire :
- — Et si vous ne m’aviez pas vue toute nue, auriez-vous voulu me revoir ?
- — Vous êtes la seule et unique femme que je rencontre pour la première fois dans le plus simple appareil, c’est vrai. Les autres étaient toutes habillées, et il m’a fallu souvent beaucoup de temps pour ôter leurs vêtements.
- — Je vous crois sur parole. Avec moi, le chemin est déjà fait.
Délicatement, je capture sa main :
- — Ce n’est pas parce que vous savez être sans habits que vous êtes une femme légère.
- — Je suis contente de vous l’entendre dire, Alexandre !
- — Dans ce cas, acceptez mon invitation, Martine…
- — Je ne vois pas bien le lien de cause à effet, mais je vais accepter votre invitation. Je pense que je peux vous faire confiance.
- — J’en suis fort heureux.
Quelques minutes plus tard, une fois habillée dans sa loge (j’ai attendu dehors, dommage), nous sommes attablés dans un petit restaurant situé à une rue des studios.
Le dîner
La conversation est très agréable, tout comme la vue que j’ai sur Martine. Je me sens bien, à l’aise, contrairement à ce qui arrive avec d’autres femmes, dont je sais que je suis le lièvre ou le cerf, et elles les chasseuses.
Martine semble avoir accepté mon invitation, parce que ça l’amusait et que ça changeait un peu sa routine, si j’en crois ce qu’elle me raconte spontanément. Cette jeune femme n’est visiblement pas une calculatrice, ce qui me change de bien des femmes de ma connaissance. Je pressens confusément que je vais me faire un plaisir de me pencher sur le cas de cette demoiselle et aussi sur son anatomie dont je n’ignore plus grand-chose, même si je n’ai pas encore couché avec elle.
Mais quelque chose me murmure à l’oreille que ça arrivera bientôt…
Nous avons quitté le domaine du cinéma et j’essaye d’en savoir plus sur mon interlocutrice qui lâche quelques bribes ci et là. Je résume :
- — Donc, vous habitez dans un petit appartement avec deux chambres qui appartient à votre tante, la sœur de votre père.
- — Oui, c’est grâce à ça que je ne paye pas trop. Avant, je vivais dans une chambre de bonne sous la charpente : glaciale en hiver, étouffante en été. Maintenant, c’est nettement mieux. J’ai peut-être deux chambres, mais dès que vous casez un lit, il n’y a plus de place pour placer une armoire. Encore heureux que j’ai un placard encastré.
Pensif, j’essaye d’imaginer la scène, moi qui vis dans un hôtel particulier avec plein de pièces beaucoup trop grandes…
- — Et à quoi vous sert l’autre chambre ?
- — À un peu de tout : c’est à la fois mon bureau et l’endroit où je stocke ce que je peux sur des étagères qui grimpent jusqu’au plafond.
- — Je vois… Et quand vous ne jouez pas les doublures, que faites-vous ?
Inclinant légèrement la tête à droite, elle explique :
- — Je cours souvent le cachet, ça prend du temps comme démarches. Ci et là, j’ai joué les modèles nus artistiques pour des écoles de beaux-arts, mais ça ne paye pas très bien, et parfois, ce n’est même pas chauffé !
- — Ah bon ?
- — Eh oui ! La dernière fois que j’ai posé, j’ai attrapé une bronchite carabinée. Depuis cette mésaventure, j’évite. Je reconnais avoir eu de la chance en étant doublure.
- — Ça vous offre deux mois de répit à chaque fois.
- — Exactement ! Vous avez bien écouté et retenu ce que je vous ai dit.
Je mets un peu les pieds dans le plat :
- — Une chose m’étonne : vous êtes très mignonne, agréable, peu avare de vos charmes, mais vous végétez. Je ne comprends pas.
- — Je peux vous expliquer, Alexandre ; tout dépend si la vérité toute crue vous plaît ou pas.
- — Je vous écoute, je suis très ouvert…
- — J’ai cru remarquer… Vous êtes assez différent des autres hommes. Ça devrait vous mettre sur la voie.
Martine me propose une devinette. J’aime ce côté ludique. De ce fait, je fais phosphorer mes petites cellules grises :
- — Hmmm, dois-je comprendre qu’on souhaite plus de vous ?
- — C’est gentiment dit. La plupart des hommes veulent coucher avec moi.
- — Remarquez, étant moi-même un homme, je les comprends : vous êtes très tentante.
Tout en souriant, elle prend son verre en main :
- — Peut-être, sans doute, mais… il y a l’art et la manière, voyez-vous. Je reconnais être assez… libérée, mais ce n’est pas une raison pour que je couche avec n’importe qui pour obtenir un petit rôle ou un léger avantage. Comme vous l’avez si bien dit tout à l’heure, ce n’est pas parce que je me dénude que je suis une fille légère. Sans parler du fait que bien des hommes n’ont aucune parole.
- — Je comprends mieux… Le manquement à sa parole, j’ai eu connu ça dans mon domaine. Mais à présent, j’ai rarement le cas…
Après avoir bu une gorgée après sa longue tirade, elle repose son verre :
- — Ah bon ? Et pour quelle raison ?
- — Disons que… quand on tente de m’écraser le pied, je riposte avec un gros camion…
- — Ouh ! Je ne vous voyais pas ainsi !
- — Désolé de vous décevoir, Martine.
À mon grand étonnement, elle m’adresse un beau sourire :
- — Je ne suis pas déçue, Alexandre. Vous au moins, vous savez riposter et vous restez fidèle à certaines valeurs.
- — Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
- — L’intuition féminine, Alexandre…
Je souris à mon tour :
- — Ah, si c’est l’intuition féminine qui vous le dicte…
- — On dirait que vous avez souvent été confronté à l’intuition féminine.
À ces mots, montent irrésistiblement en moi des souvenirs à la fois doux et amers. J’affiche un pauvre sourire :
- — Celle de ma défunte femme. Elle en avait à revendre, et elle ne se trompait jamais.
- — Euh… excusez-moi de…
- — N’en faites rien, vous ne pouviez pas prévoir. Jamais est un bien grand mot, elle pensait que nous resterions mariés jusqu’au bout. Quoique… oui, jusqu’au bout de sa vie à elle…
Malgré cette remontée nostalgique de mon ancienne vie heureuse, je remarque que Martine est mal à l’aise, elle ne sait pas quoi répondre. Je le fais à sa place :
- — Désolé de plomber l’ambiance. J’aimais beaucoup ma femme et je n’arrive pas à tourner la page.
- — Je… j’avais compris…
Ayant capturé la bouteille, changeant de ton, je remplis son verre :
- — En tout cas, vous me faites du bien.
- — Je vous fais du bien ? Comment ça ?
- — Contrairement à vos consœurs, je suis bien en votre compagnie.
- — En quel honneur ?
Ma mélancolie à moitié envolée, je réponds franchement :
- — Je suis incapable de vous l’expliquer, je constate. L’intuition masculine, je suppose…
- — Ah d’accord…
- — La chose dont je suis certain est que j’aime votre compagnie.
- — Je… je reconnais que j’aime la vôtre… sinon je n’aurais pas accepté votre invitation.
- — Vous ne craignez pas que je ressemble à tous ces autres hommes ?
Elle me sourit :
- — Je sais très bien que vous avez envie de moi, Alexandre. Mais… je ne pense pas que vous êtes le genre d’homme à faire ensuite semblant de ne pas me connaître.
- — Encore l’intuition féminine ?
- — Eh oui…
Par-dessus la table, je pose ma main sur la sienne :
- — Je reconnais que vous m’intéressez et que j’ai envie de vous, je serais idiot de le nier. Je ne peux rien vous promettre, Martine, car je ne sais pas moi-même quoi penser de tout ceci, et je m’en voudrais de vous léser.
- — Au risque de vous choquer, je ne serais pas contre le fait que nous soyons intimes au moins une fois…
Ma main toujours sur la sienne, je souris :
- — Quelle circonvolution !
- — Je suis une femme, il y a certaines choses que je ne suis pas censée dire.
Sa précédente phrase m’ouvre la porte sur un autre chemin, je ne sais pas où je vais si je la franchis. Je deviens plus sérieux :
- — Martine, même si je ne vous connais que depuis très peu de temps, j’aimerais énormément que vous me soigniez et que vous me guérissiez.
Je vois qu’elle est troublée, elle essaye de donner le change :
- — Je n’ai aucun diplôme d’infirmière, vous savez…
Elle laisse sa phrase en suspens. Fébrile, j’attends patiemment la suite. Elle la prononce quelques secondes plus tard :
- — Mais si vous n’êtes pas trop exigeant, je veux bien essayer…
Pour toute réponse, mon autre main se pose sur sa main restée libre.
Fin de chemin
Allongé dans notre grand lit, je sais que je n’en ai plus pour très longtemps, mon temps sur Terre est arrivé à son terme, mon sablier est presque vide. Mon épouse me tient compagnie pour mon dernier voyage.
Sa main dans la mienne, elle me confie :
- — Il faut que je t’avoue quelque chose, Alexandre chéri…
- — Et quoi donc, ma Martine adorée ?
- — Quand nous nous sommes rencontrés, je savais déjà qui tu étais…
- — Ah oui ?
- — Sur le moment, j’ai pensé que ça pourrait être amusant de faire comme si je ne te connaissais pas, du moins, de nom et de réputation. Juste pour le fun. Mais jamais, je n’aurais imaginé que…
Je presse sa main :
- — Tu as bien fait, mon amour. Si j’avais su que tu savais, je pense que je me serais méfié, comme je le fais à chaque fois, et nous aurions raté un grand bonheur.
- — Oui… Tu… tu m’as rendue très heureuse durant toutes ces années…
- — Dans ce cas, j’ai au moins réussi quelque chose de bien !
- — Tu exagères ! Tu as réussi plein de belles choses !
Je ferme les yeux. J’ai bien vécu, c’est un fait. J’ai été heureux avec Martine, c’est incontestable. S’il y a quelque chose de l’autre côté, peut-être que je devrais choisir entre ma première femme et mon actuelle, du moins, quand Martine me rejoindra.
J’ai beaucoup aimé ma première épouse, j’ai sans doute aimé encore plus ma seconde et actuelle femme.
Si je pouvais le faire, j’aimerais reculer dans le temps et revivre plusieurs fois notre première rencontre, sur ce plateau, lors de la fameuse scène de la baignoire, puis tout ce qui est survenu ensuite. Peut-être que je m’y prendrais autrement, mais toujours avec le même but : faire de Martine ma maîtresse, ma compagne, ma femme.
Une sorte de grande lumière m’enveloppe…
J’ai la nette sensation de flotter…
D’être transporté ailleurs…
Hébété, je me retrouve debout dans la pénombre d’un plateau de tournage.
Dans un coin de ce plateau, une jeune femme attend, assise sur un siège, une coiffeuse ajustant son chignon. L’étrange particularité de cette inconnue est qu’elle est uniquement vêtue d’une grande serviette de bain, avec des gros chaussons aux pieds. Je constate au passage une petite ressemblance (de loin) avec la vedette du tournage.
Et si je recommençais tout depuis le début, depuis nos débuts ?