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n° 23548Fiche technique24103 caractères24103
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Temps de lecture estimé : 18 mn
11/03/26
Présentation:  Les affaires sont les affaires…
Résumé:  Je m’entretiens avec Yves, une connaissance datant du lycée qui a monté une start-up dans laquelle j’ai un peu investi et donc je vérifie si tout est OK d’un point de vue comptable. Tout allait bien jusqu’à une certaine date, jusqu’à ce que certaines données initiales changent.
Critères:  #rupture #adultère
Auteur : Patrik  (Carpe diem diemque)            Envoi mini-message
Actionnariat

Les affaires sont les affaires… Bonne lecture :)



Avec Yves



Je m’entretiens avec Yves, une connaissance datant du lycée qui a monté une start-up dans laquelle j’ai un peu investi et donc je vérifie si tout est OK d’un point de vue comptable. Tout allait bien jusqu’à une certaine date, jusqu’à ce que certaines données initiales changent.


Tandis que je suis dans son bureau directorial, j’exprime sans fard le fond de ma pensée :



Vanessa a été recrutée, il y a même pas six mois pour s’occuper de la Communication. Son physique y a été pour beaucoup, elle ressemble assez fortement à une influenceuse, telle qu’on se les imagine, c’est-à-dire, assez gonflée. À ce propos, elle n’a pas hésité à draguer assez ouvertement le patron. Là aussi, elle a été assez gonflée, mais ça a été une réussite, du moins pour elle.


Je plains cette pauvre Marine qui ne s’est pas allongée sur la table d’opération pour y subir des injections de botox et de silicone. Je réponds à mon interlocuteur :



Je viens de toucher un point sensible, puisque Yves grimace. Je continue :



Je me mets à rire :



Même si j’ai dit ça sur un ton pas très sérieux, je le pense intérieurement. Mais comme je veux en savoir un peu plus, autant ne pas le braquer. Yves proteste mollement :



J’abonde dans son sens :



Il ne répond pas tout de suite, il joue avec une petite mappemonde qui décore son bureau. Puis après l’avoir reposée, il lâche :



Il fronce des sourcils :



Il ne répond pas, je sais fort bien que Vanessa pousse Yves par-derrière, mais ça, il se refuse d’admettre qu’il est manipulé. Il est vrai que sa maîtresse possède certains arguments non négligeables !


Yves essaye de changer de sujet de conversation :



Ayant compris qu’il avait raté sa diversion, Yves se détourne, faisant semblant de fixer quelque chose au lointain dans la ville à travers la grande fenêtre de son bureau haut placé dans l’immeuble. Nous discutons encore un peu, puis je m’en vais.




Avec Marine



Le lendemain, je m’invite chez Marine qui fait du télétravail, tandis que son mari est présent dans la start-up. Après une double bise de bienvenue, elle me dit sans détour :



Essayant peut-être de réparer les pots cassés, elle demande :



Moi oui, et j’espère qu’il en sera de même pour la personne qui est en face de moi. Je ne réponds pas à sa question, posant ostensiblement un dossier ainsi qu’une clé USB sur la table. Intriguée, Marine me demande :



Intriguée, elle consulte rapidement les quelques feuilles du dossier qui sont des captures d’écran ou des impressions de compte rendu. Petit à petit, son visage change de couleur, elle semble se figer. Quelques longues secondes plus tard, Marine pose le tout sur la table pour me demander d’une voix qu’elle espère ferme :



Elle plisse des yeux :



Je joue presque franc jeu :



Elle fronce des sourcils :



Marine pâlit une fois de plus, se changeant presque en statue de marbre blanc. Après un long silence, elle murmure :



Je désigne du doigt le dossier et la clé USB :



Elle ne répond rien. J’explique mon idée :



Ouvrant de grands yeux, mon interlocutrice s’étonne :



Elle réfléchit puis me demande :



Je poursuis mon exposé :



Je respire un grand coup :



Je reconnais que je pousse un peu loin le bouchon, mais cette situation m’énerve, Yves est un abruti qui ne sait pas ce qu’il va perdre en croyant tout gagner. Assez interloquée, Marine me regarde d’un air franchement étonné :



Posant ma main sur son bras, je me penche sur elle :



Une étrange lueur dans les yeux, elle me regarde :



Elle se contente de sourire.




Mariage en perspective



Après le week-end, mardi après-midi, tandis que je suis présent dans son bureau, l’air maussade, Yves me confie :



Je suis déjà au courant, Marine m’a remercié, juste après qu’il est reparti dormir chez sa maîtresse, ayant compris qu’il n’aurait pas gain de cause et que la blanche petite colombe ressemblait plutôt à une aiglonne ayant des serres acérées. Néanmoins, comme il avait à tout hasard apporté les papiers avec lui, il a obtenu ce qu’il voulait : le divorce, mais pas à moindre coût.


Face à moi, Yves essaye de jouer des bons apôtres :



Je souris, je sais très bien qu’il n’a pas eu trop le choix, surtout avec le dossier que Marine lui a mis sous le nez pour le faire céder. Mais Yves n’est pas censé être au courant de mon double jeu. Je le questionne :



Je ne pensais pas que ce serait si rapide. Décidément, Yves m’étonne. Cependant, je reste assez impassible :



Je m’en doutais un peu, Vanessa n’est pas du genre à attendre, elle voulait mettre la main sur Yves et exposer au plus vite aux yeux de tous sa belle réussite. Un petit détail d’ordre technique me chagrine, donc je demande :



Oui, c’est utile de connaître diverses personnes bien placées. Si Yves avait été aussi efficace pour mener son affaire, même moitié moins ou le quart, elle dépasserait allégrement la concurrence. Mis en entrain, maintenant de bonne humeur, mon interlocuteur poursuit sur sa lancée :



Rien que ça ? Cette énumération demande des moyens pécuniaires non négligeables, et Vatelli n’est pas à la portée de toutes les bourses. À côté de ce traiteur haut de gamme, le voyage en Polynésie est finalement bon marché. Oui, tout était déjà planifié à l’avance, car on ne réserve pas à la va-vite un château et un célèbre traiteur pour un événement qui aura lieu dans moins de trois semaines.


Jouant mon rôle de bon ami, je me penche sur Yves :



Il fronce des sourcils :



Un peu froissé, il ne répond rien. Posant ma main sur son épaule, je continue :



Je sais très bien que je parle en l’air, qu’Yves ne suivra pas ce conseil. Je le connais assez pour savoir que si je dis « blanc », il fera « noir ». Mais plus tard, quand il se sera cassé la figure, il se souviendra que je l’avais mis en garde.


Ayant déjà oublié mon conseil, Yves annonce :



Je module son affirmation :



Désireux de changer de sujet, Yves me questionne :



Yves ignore encore que j’ai retiré mes billes. Je ne crois plus en son projet, il dépense trop pour lui-même et sa maîtresse au détriment de la recherche-développement. Ses concurrents dans le même créneau sont plus avancés que lui. Et son mariage ne va pas arranger les choses : ça va l’occuper pour quelques semaines et ça va coûter plein de fric.


Ayant revendu mes actions, je n’ai pas fait une mauvaise affaire, porté par une bulle spéculative. J’aurais pu attendre encore un peu plus, mais quand on est trop gourmand, on risque des soucis. Et je m’y suis pris de telle façon que je sois insoupçonnable.




Zone grise



Marine s’est réfugiée dans le petit appartement (un T2 de 40 m² situé dans un quartier un peu excentré) que son ex-couple possédait et qui servait à accueillir des invités. Lors du divorce prononcé avant-hier, celui-ci lui a été accordé avec d’autres « bricoles ».


Venu à sa nouvelle adresse, je suis assis face à l’ex d’Yves. La plupart des cartons du déménagement n’ont pas encore été ouverts. Elle soupire abondamment :



Elle m’adresse un petit sourire :



Elle soupire à nouveau :



Elle me regarde curieusement :



J’avais déjà constaté plusieurs fois ce fait. Je me lève :



Je me mets à rire :



Elle se met à rire, elle aussi.




Voulez-vous prendre pour…



Comme je le pensais, le mariage est très tape-à-l’œil ! Je dois reconnaître que Vanessa a bien mené sa barque pour que cette cérémonie soit inoubliable, je reconnais sa patte. J’avoue que, si elle était présente, Marine ferait pâle figure à côté de Vanessa qui ressemble énormément à un mannequin de haute volée dans sa somptueuse robe blanche. Tout dans le look, c’est certain, mais je ne pense pas qu’il y a grand-chose en profondeur chez cette nouvelle mariée, contrairement à Marine.


Lors du vin d’honneur qui sert aussi de repas dînatoire, profitant d’un créneau libre, je félicite en face-à-face le nouveau couple :



Je m’adresse en particulier à la jeune épouse qui rayonne dans sa très belle robe scintillante, dont j’admire la coupe sensuelle :



Accroché à sa nouvelle épouse telle une sangsue, son mari proteste :



Du coin de l’œil, je vois arriver quelques actionnaires et partenaires. Je m’incline légèrement devant les jeunes mariés :



Je m’éloigne. D’après ce que j’ai pu goûter ci et là, Vatelli est assez surfait. Il entretient l’illusion en mettant du caviar et des truffes à droite et à gauche.


Je constate que l’un des partenaires en affaires n’affiche pas un franc sourire. Le mur commence à se lézarder petit à petit.




New York



Ce midi, je déambule lentement dans les rues assez bondées de New York, plus précisément dans Beaver Street, en direction de The Battery, un parc en bord de mer d’où on peut apercevoir au loin une célèbre statue avec un flambeau. Il y a beaucoup à contempler, admirer, mais aussi de quoi avoir un gros torticolis à regarder en l’air avec tous ces gratte-ciel qui taquinent les nuages. Je ne suis pas fan d’habiter pareil endroit, c’est beaucoup trop dense, trop vertical, mais j’avoue que ça vaut le coup d’œil, au moins une fois dans sa vie.


Pour cette visite, je ne suis pas seul, je suis en compagnie de Marine, main dans la main.



Elle m’adresse un beau sourire :



Nous passons devant une bâtisse imposante, le musée en question. Au loin, je crois voir de la verdure. Sans doute le parc. Sautant du coq à l’âne, Marine se souvient vraisemblablement des derniers jours passés :



Sans lâcher sa main, je proteste :



D’une voix ferme et nette, j’assène ma vérité :



Me mettant son index sous mon nez, elle me gronde faussement :



Je lui adresse un large sourire :



Elle est visiblement très satisfaite de ma réponse, de sa nouvelle situation imprévue, bien dans sa peau de jeune femme désirée :



Ce qui ne l’empêche pas de rire joyeusement. Quant à moi, je songe à notre prochaine nuit qui sera plus belle que les précédentes, un plus qu’hier, et un peu moins que demain.



Post-scriptum

J’ai été mauvaise langue avec mes trois mois. La chute a duré le double, mais le résultat final est resté le même. N’ayant pas été trop dégoûtée par son expérience passée, Marine a vite accepté ma demande en mariage. De plus, nous sommes partenaires dans une nouvelle affaire profitable que nous menons, main dans la main.

Ah oui, j’oubliais : après un autre divorce qui a totalement mis Yves sur la paille, Vanessa a très vite déniché un autre pigeon. J’ai des doutes sur l’existence d’une justice divine…