| n° 23515 | Fiche technique | 32914 caractères | 32914 5551 Temps de lecture estimé : 23 mn |
22/02/26 |
| Présentation: Un vieux truc qui traînait. | ||||
Résumé: C’était juste une intervention de routine en salle serveur. | ||||
Critères: ff collègues noculotte fmast cunnilingu 69 fdanus ecriv_t | ||||
| Auteur : Atchoum (Amateur de belles histoires d’amour passionnées) Envoi mini-message | ||||
Ce samedi soir d’août, Carole était arrivée au travail visiblement très énervée. Après avoir passé les grilles massives du portail automatique et traversé l’immense parking désert d’un pas plus qu’énergique, elle était entrée dans le grand immeuble de verre. Là, elle s’était plantée devant le guichet du gardien de la forteresse en tapotant des doigts, un poing sur la hanche. Elle affichait une mine sombre, celle des très mauvais jours.
Carole est de taille plutôt moyenne, mais sa maigreur quasi maladive lui donne une silhouette bien plus élancée qu’elle ne l’est réellement. D’ailleurs, elle cultive cette allure générale de grand échalas qui contraste avec sa bouille ronde aux joues pleines et son teint pâle, quoique légèrement rosé aux pommettes. Carole porte quantité d’attentions à sa chevelure folle, châtain clair, qui coule en cascade sur ses épaules trop frêles, jusqu’à la naissance de ses petits seins ronds, ses « mangues », comme elle les appelle.
Son débardeur moulant fuchsia lui creusait encore un peu plus le ventre ce soir, et son pantalon de survêtement informe faussait le dessin de ses hanches fines, atténuant le mouvement de ses cuisses fermes et musclées.
Carole travaille dans un centre d’hébergement, dans la banlieue sud de Paris, une forteresse blindée et austère presque uniquement hantée par des ordinateurs. Plus précisément, ce sont des serveurs Internet et les divers équipements qui y sont associés, sagement rangés dans des armoires alignées dans des pièces immenses. Voilà très brièvement la description du « data center » où Carole œuvre.
Son emploi consiste principalement à intervenir auprès de ces machines lorsqu’elles échappent au contrôle de leurs propriétaires, ce de jour comme de nuit. De toute façon, il n’y a pas de fenêtres aux salles, et on n’y distingue jamais la nuit du jour.
Et justement, Carole préfère travailler la nuit et la fin de semaine, d’une part parce que c’est beaucoup plus calme, et surtout parce que c’est bien mieux payé.
Après un bref examen de son permis de conduire, le gardien lui avait fait passer une feuille qu’elle avait plus gribouillée que signée ; il avait alors actionné le bouton de commande de la porte du sas, qui avait pivoté doucement. Carole était passée en hâte de l’autre côté de ce rempart en vitre pare-balles, avait ouvert une première porte-pare-feu et avait grimpé les escaliers en courant jusqu’à arriver à la salle des techniciens, au premier étage. Elle était entrée dans la pièce en jetant son petit sac à main sur la table, au milieu du bureau, avec un long soupir et une expression bien sombre.
Jérôme avait alors relevé la tête de son clavier avec un large sourire.
Dans le couloir, la porte coupe-feu avait claqué, et des bruits de talons avaient retenti dans le couloir.
Carole avait rougi à cette gentille provocation, elle lui avait répondu par une vilaine moue de la bouche dont elle avait le secret et qui lui donnait une expression puérile.
Jérôme avait pouffé, elle avait éclaté de rire.
Il avait acquiescé :
Il avait mis son sac sur l’épaule et avait disparu au détour du couloir. Lorsque Carole avait à son tour passé le pas de la porte, Virginie lui avait demandé :
Virginie posa son sac sur la table et ouvrit une session sur le poste de travail qu’occupait Jérôme quelques instants plus tôt. Une nouvelle nuit d’inaction s’annonçait. En hiver, il y avait déjà bien peu d’activité ces week-ends de veille dans le centre d’hébergement, mais en été, lorsque tout le monde était en vacances, les machines tournaient au ralenti, et il pouvait se passer des nuits entières sans qu’aucune intervention ne soit nécessaire auprès des serveurs.
Elle releva son courrier électronique : rien, si ce n’est encore moult propositions de drogues diverses pour élargir ce pénis qu’elle n’a pas, voire, prolonger son érection. Saleté de spam… Saleté de monde de mecs…
Virginie se rejeta en arrière dans son fauteuil et aperçut le clignotement de la diode d’un téléphone portable sous un tas de feuilles. Jérôme avait dû le laisser traîner là au retour d’une intervention en « salle machine » et le recouvrir tout au long d’une journée qui avait dû être bien longue et bien ennuyeuse.
Pensive, elle joua un instant avec ses longues boucles brunes. Virginie aimait ces heures de la fin d’après-midi lorsque le soleil commençait insensiblement à rougeoyer et à basculer vers l’horizon en projetant une lumière irréelle dans la pièce.
Elle se carra profondément dans le fauteuil, croisa ses longues jambes fuselées contre le bureau et souffla bruyamment. Un peu étourdie par la chaleur de la journée, elle ferma les yeux et ses mains abandonnèrent ses cheveux pour se poser sur sa poitrine généreuse. Insensiblement, elle commença à caresser ses mamelons à travers son T-shirt, avec une sorte de curiosité infantile. Elle sentait déjà une sensation délicieuse lui remonter jusque dans la bouche, elle sentit sa langue venir se plaquer contre son palais, elle sentait ses yeux se révulser d’eux-mêmes.
Des ondes de plaisir lui parcoururent la colonne vertébrale, tout le long du dos, jusque dans la nuque et entre les fesses. À chaque nouvelle vague, elle sentit son ventre se raidir, ses muscles pubiens se serrer autour de son bouton d’amour, et son entrecuisse s’épanouir comme une fleur au soleil. Peu à peu, elle se sentait devenir de plus en plus humide, libérant des effluves sans équivoque qu’elle ne tarda pas à percevoir.
Carole venait de sortir du Bureau des Techniciens, et elle en avait pour au moins dix minutes. Virginie n’avait pas à craindre d’être surprise… En plus, elle avait vraiment envie de se faire un « petit plaisir », là, tout de suite…
Elle décroisa les jambes. Sa main gauche glissa doucement sur son ventre, sauta sur sa cuisse, se retint à l’étoffe de sa jupe, contre le creux de son aine.
Virginie ne portait pas de culotte. Par cette chaleur, elle trouvait ça d’un grand inconfort. Elle ne savait pas si c’était dû à ses origines méditerranéennes, mais elle suait toujours énormément des fesses, et plus encore cet été, particulièrement chaud, elle aurait eu constamment l’impression absolument détestable de baigner « dans son jus ».
Par ailleurs, le concept même du string la révoltait : tant qu’à aller « fesses à l’air », autant ne pas s’embarrasser de faux-semblants !
L’index posé dans le creux de sa cuisse sembla prendre vie et commença à remonter contre son pubis pour le caresser en petits cercles, dans un mouvement ample et lent au début, puis, progressivement, de plus en plus rapide et de plus en plus court…
Immédiatement, un frisson en remonta, violent et délicieux, tout le long de son dos, jusque dans sa nuque. Son index se figea, une seconde, hésitant, mais repartit bien vite, accompagné de son majeur, à l’assaut de ses grandes lèvres, au travers de sa jupe légère.
Virginie étouffa un nouveau petit couinement plaintif dans un profond soupir. Elle haletait. Elle fit glisser sa jupe le long de sa cuisse, la remonta jusqu’à sa hanche, puis elle plaqua sa main sur sa fente moite, la pressa fermement contre son clitoris et se mit à la secouer frénétiquement contre son sexe.
Ses hanches bougeaient au rythme de sa main, elle haletait comme une chienne. Sa main droite continuait à tordre, pincer, malaxer son sein, jusqu’aux frontières de la douleur. Seul l’aboutissement de son plaisir importait, c’était cette vague de sensations qu’elle attendait derrière ses paupières crispées, qu’elle sentait arriver sur elle, lui chauffer les joues, les oreilles, qu’elle sentait monter, presque jusqu’à la submerger…
Soudain, un carillon retentit, elle sursauta, brusquement tirée de son rêve éveillé : son ordinateur lui annonçait bruyamment l’arrivée d’une nouvelle « demande client ». Cette ascension si inexorable vers le plaisir venait d’être réduite en cendres, tel un Zero à Okinawa…
Virginie jette un bref coup d’œil : Salle 139, un nouveau redémarrage de serveur.
Elle se sent vaguement furieuse, car elle sait qu’il lui faudra se laisser un délai avant de repartir à la conquête de ses sensations. Virginie déteste « se bâcler », même si elle se sait capable de décrocher un orgasme en à peine quelques dizaines de secondes…
Ça y est, c’est retombé, quelque chose s’est cassé…
Elle jette un coup d’œil à l’horloge affichée au coin de son écran et décide de ne pas attendre le retour de Carole, partie depuis maintenant presque dix minutes. Bah ! Elle la croisera probablement dans un couloir…
Elle passe la porte d’un pas volontairement nonchalant, avance jusqu’à la porte, passe sa carte magnétique devant le lecteur. Un bip, elle s’arc-boute pour faire pivoter la lourde porte, glisse la main contre le mur, atteint le bouton de commande de l’éclairage et l’immense pièce s’illumine d’une lumière blafarde et crue. Virginie laisse la porte se refermer lourdement derrière elle, elle longe les hautes étagères crème, contourne l’armoire grisâtre de contrôle de température et d’hygrométrie. « T : 21,4 °C – H : 50 % », y lit-elle ; ce soir non plus elle ne mourra ni de chaud ni de déshydratation, alors qu’au-dehors, la canicule décime les maisons de retraite.
Arrivée au bout du couloir, elle pousse enfin la porte de la salle 139.
La salle pourrait sembler obscure, car elle n’est éclairée que par des tubes à ultraviolets. Pourtant, Virginie n’allume pas les néons : avec l’habitude, elle y voit presque aussi bien qu’en lumière blanche. Elle jette un regard sur la feuille qu’elle a ramassée sur l’imprimante : Le blanc de la feuille sous la lumière noire lui saute au visage, aveuglant. La « Baie G6 », c’est la sixième travée, sixième armoire…
D’un pas décidé, elle s’engage à gauche dans la rangée A, au bout, elle prend à droite et vire dans la travée « G » et s’arrête net : devant la baie G6, justement, Carole est accroupie, appuyée contre l’armoire vitrée qui scintille de mille voyants bleus, verts, jaunes ou rouges. À côté d’elle, sur un chariot roulant, une console affiche quelques lignes de texte.
Virginie s’apprête à interpeller Carole, mais, instinctivement, elle se retient. Inconsciemment, elle pressent qu’il se passe quelque chose d’anormal et elle reste immobile de longues secondes à scruter avec inquiétude sa collègue au bout de l’allée.
Carole est recroquevillée, la tête enfouie dans les bras. Elle est agitée de petits soubresauts, et Virginie comprend bien vite qu’elle est en train de pleurer. Elle avance doucement, à pas feutrés, comme pour empêcher sa collègue de l’entendre. De toute façon, le vacarme des ventilateurs couvre tout, et même lorsqu’elle arrive à quelques centimètres de Carole, cette dernière ne semble pas sentir sa présence. Virginie s’agenouille devant elle, tend la main et lui frôle l’avant-bras dans un geste d’apaisement.
Carole sursaute, relève lentement la tête. Son visage est bouffi et inondé de larmes. Virginie avance encore d’un pas et s’accroupit face à elle, Carole replonge le visage dans ses bras avec une expression de découragement et recommence à sangloter.
Virginie tombe à genoux, pose ses mains sur les épaules agitées de sa collègue. Tout doucement, elle lui caresse le cou, ses mains se joignent sur sa nuque, elle fourrage dans ses cheveux dans un geste empreint d’une infinie tendresse.
Mais son murmure est largement couvert par le tumulte des machines qui emplit la pièce. Elle laisse glisser sa paume le long de la joue de Carole.
Elle embrasse la tête de Carole, la caresse, y dépose des myriades de baisers, comme une mère cherchant à consoler son enfant. Elle se sent prête elle aussi à fondre en larmes, sa gorge est serrée, ses paupières battent de plus en plus vite, elle sent les sanglots envahir sa poitrine. Elle serre Carole contre son cœur, fort, très fort…
Lentement, Carole redresse la tête et fixe Virginie d’un regard rempli de détresse et noyé de larmes. Virginie baisse les yeux, troublée, et avant qu’elle ne puisse esquisser le moindre geste, Carole se jette à son cou, redoublant de pleurs.
Virginie en tombe à la renverse, et se retrouve assise, les mains au sol et le dos plaqué contre l’armoire métallique de l’autre côté de la travée. Carole la serre de toutes ses forces, la respiration toujours hachée de longs sanglots.
Elles restent là de longues minutes, l’une contre l’autre, immobiles, silencieuses. Virginie caresse doucement le dos de Carole, elle perçoit ses vertèbres à travers le tissu fin du débardeur, sa poitrine ferme qui se presse contre la sienne. Virginie se sent vaguement troublée.
Elle laisse couler ses lèvres le long du cou de Carole, qui semble se consoler un peu, sa bouche glisse sur la joue, sur l’oreille ; d’une main, elle fourrage dans ses cheveux, elle lui caresse la nuque.
Carole a cessé de pleurer, elle ne bouge plus. Sa respiration s’est faite plus régulière, bien qu’encore rapide. Doucement, elle tourne le visage, et ses lèvres partent à la rencontre de celles de Virginie, tout naturellement. Elle ouvre les yeux, à la recherche d’une réaction dans le regard de Virginie, incrédule, qui ferme les yeux pour toute réponse.
À ce moment, il y a comme un déclic. Carole se redresse vivement, se saisit à deux mains de la tête de Virginie, sa langue part à l’assaut de sa bouche. Dans un même élan, les deux jeunes femmes roulent au sol sur le revêtement plastique. Carole embrasse sa collègue avec une fougue incroyable, eu égard à son état d’abattement quelques minutes plus tôt.
Virginie se sent un peu choquée de ce baiser torride, presque autant qu’elle l’apprécie. Si violent, si tendre, si autoritaire et si désespéré à la fois… Elle se laisse faire, émue et, peut-être aussi, vaguement excitée. Mais ça, elle ne le « calcule » pas, et elle se laisse emporter par ce torrent de sensations diffuses qui la submerge…
Au bout de quelques secondes, lorsque Carole rompt l’étreinte, son visage est déformé par une expression affreusement inquiète, elle semble comme terrifiée par ce nouveau pas qu’elle vient de franchir…
Elle retire vivement ses mains du dos de Virginie et les tend devant elle, comme en signe de refus, avec un regard apeuré. Virginie la considère avec curiosité, et lit sur ses lèvres ces paroles que couvre le ronronnement incessant des ordinateurs :
Elle semble si émue, des larmes perlent à nouveau au creux de ses yeux. Virginie se sent étrangement touchée, et en même temps, elle sent une vague d’une sensualité intense commencer à l’atteindre, à l’emporter et la chavirer.
Carole se blottit à nouveau contre elle. Un peu hésitante, Virginie passe ses mains sur ses épaules, les caresse doucement, les masse ; brusquement, elle repousse sa collègue, la fixe à nouveau pendant de longues secondes avec un regard rempli de tendresse, puis elle plaque son front contre celui de son amie et lui dévore les lèvres, la bouche, elle lui lèche les joues toutes salées de larmes.
Leurs mains se promènent, sur leurs épaules, leurs doigts s’emmêlent dans leurs cheveux, leurs poitrines se frôlent et, doucement, presque subrepticement, une chaleur nouvelle irradie peu à peu leurs corps de douces envies.
Allongées sur le côté, face à face, elles s’embrassent maintenant fiévreusement, leurs langues dansent ensemble un ballet endiablé, laissant leurs mains libres de vagabonder sur le dos l’une de l’autre, glissant, caressant, pinçant, griffant…
Leurs bouches se quittent et rivalisent pour se trouver d’autres terrains de jeux, elles courent sur leurs joues, leurs pommettes, caressent leurs lèvres, les mordillent, leurs langues affolées dardent, pointent, lèchent…
Carole saisit la main de Virginie et la guide jusqu’à sa bouche. Sans jamais la quitter du regard, elle happe ses doigts du bout des lèvres, les taquine longuement du bout de la langue, les couvre de baisers, puis, délicatement, elle les guide le long de sa gorge jusque dans son col, sur la lisière de son débardeur, et les emmène découvrir la rondeur de ses petits seins fermes.
Virginie arrondit la paume comme pour y emprisonner la poitrine de Carole ; entre l’index et le pouce, elle taquine son mamelon à travers son T-shirt. Carole retient un petit cri, elle cligne des yeux et soupire lourdement. Virginie avance sa seconde main sur l’autre sein, le caresse, le masse, le bout de ses doigts court sous la bordure du débardeur de sa tendre amie.
Carole a le souffle court et la respiration haletante. À son tour, elle avance une main tremblante vers la poitrine de Virginie et la pose sur son mamelon, comme hésitante. Virginie lui sourit, elle semble l’encourager du regard.
Sa main longe les côtes de Carole, glisse dans le creux de ses hanches et vient se percher en bordure de son bassin, semble douter – juste l’espace d’un instant, puis s’aplatit pour épouser sa fesse du creux de sa paume. Son index roule dans le creux de son dos, suit délicatement le contour des dernières vertèbres, s’arrête sur l’élastique froncé du pantalon de survêtement ; Carole se cambre comme pour inviter la main de Virginie à y poursuivre sa route jusque sur ses fesses fermes.
Les doigts de Virginie s’insèrent alors sous la fronce élastique, elle sent son slip en coton sous ses doigts, en dessine la frontière, la frôlant avec douceur. Carole, tremble comme une feuille. Elle ferme les yeux, comme pour signifier une capitulation de ses sens…
Virginie retourne sa main, emprisonne sous ses doigts l’élastique de la culotte. Le pouce à l’extérieur, elle longe les fronces du pantalon jusqu’à en atteindre le devant ; sous le dos des ongles, elle sent les boucles des poils pubiens clairsemés. Carole soupire. Elle semble attendre, une main posée sur le sein de Virginie, taquinant distraitement son téton entre le pouce et l’index.
Sans forcer, Virginie tire sur le pantalon de Carole, qui se tend et lève le bassin pour lui laisser le passage ; Virginie en profite pour flatter du creux de la main la hanche de sa tendre amie, elle pousse son survêtement jusqu’à mi-cuisses en en caressant le galbe musculeux de la pointe des doigts.
Comme en réponse, Carole pose une main sur le genou de Virginie, la fait cheminer doucement, sensuellement, puis remonte le cours de sa cuisse en serpentant le long d’un ru imaginaire ; elle agrippe la fine étoffe de la robe légère en passant. Elle presse alors plus fort contre cette peau hâlée qu’elle trouve incroyablement douce, et poursuit son chemin du plat de la main sur le galbe de sa cuisse, lentement mais sûrement, vers la naissance de ses fesses nues.
Les lèvres de Virginie courent le long du cou de Carole, tracent le dessin de sa clavicule. Virginie se dresse sur ses genoux, gardant une main à l’intérieur de la fourche de sa collègue, l’autre sur sa poitrine.
Soudain, presque brutalement, elle repousse Carole, l’allonge au beau milieu de l’allée. D’un geste leste, elle lui retire son débardeur au-dessus de sa poitrine, sa bouche vole sur ses mamelons, elle les mordille du bout des lèvres, les entortille du bout de la langue. Le souffle de Carole est court, Virginie est haletante.
Les mamelons de Carole se sont redressés comme deux arbouses violacées, ses aréoles rosies se détachent désormais très nettement sur les monts pâles de ses globes tendus à l’extrême
Virginie trace le contour de ses seins, en happe les mamelons comme si elle cherchait à les gober, les relâche et en parcourt les contours du bout des lèvres, les submerge de baisers gourmands, puis elle se laisse glisser contre son sternum, et, mêlant baisers et petits coups de langue, elle dessine une route sinueuse le long des côtes saillantes de Carole.
Celle-ci ne bouge plus du tout, tendue comme une corde de piano, et elle semble même retenir sa respiration, attentive à l’extrême aux attentions délicieuses que lui prodigue Virginie.
Il y a belle lurette que Virginie ne fonctionne plus qu’à l’instinct, guidée par cette soif de plaisir qui a pris le commandement de tous ses actes…
Ses mains caressent fébrilement les hanches de Carole alors que sa bouche avide dévale le creux de son nombril, elles glissent jusque sous ses fesses alors que sa langue aventurière prend le chemin de la vallée de l’aine et, impérieusement, elles soulèvent les cuisses de Carole pour y loger la tête à la naissance de ses fesses et l’accaparer d’une multitude de baisers enfiévrés.
Carole appuie les pieds contre la baie opposée pour soutenir l’assaut, et des deux mains, elle se saisit de la tête de Virginie, comme si elle cherchait à la guider vers la source de son plaisir…
Ça y est, Virginie a atteint le point sensible, elle lape ce petit ergot cramoisi dressé qui pointe fièrement hors de son capuchon comme pour appeler à encore plus d’attentions…
Carole glisse ses mains sur les épaules de Virginie et repose une jambe au sol pour l’inviter à se tourner. Carole a soif de goûter aux sucs intimes de sa nouvelle amie, elle veut la boire, elle la désire de tout son corps frémissant sous ses lèvres expertes…
Virginie lape et dévore l’entrejambe de Carole, elle aspire par petits coups son bouton d’amour, et elle sent la violence des sensations qui déferlent sur elle ; elle a bien senti cette imperceptible pression de la main de Carole sur son épaule, elle sait bien le besoin qu’elle a de lui rendre ces caresses torrides…
Elle se redresse sur un genou et pivote au-dessus de la poitrine de Carole en frôlant son visage de sa seconde jambe tendue, pour finir à califourchon au-dessus de son menton, dans une figure digne de « Karate-Kid ».
Immédiatement, Carole relève la tête pour plonger avidement dans ce sillon luisant que Virginie lui offre, elle le suce, mordille, lèche, cherche à avancer encore, à insinuer sa langue plus loin dans son puits d’amour brûlant et ruisselant d’excitation.
Virginie la fouille de ses doigts, entre les phalanges de ses deux pouces, elle masse le clitoris de son amante alors que sa langue en titille le bout pourpre, elle le tourne entre l’index et le majeur, fait remonter bien haut le capuchon, le tord, le presse. Le ventre de Carole se révolte, secoué d’innombrables vagues qui remontent du creux des reins jusqu’au bout de ses doigts ; ses tétons sont comme deux pelotes plantées d’épingles, elle sent ses yeux se révulser, sa langue se vriller…
Carole tète littéralement le bouton d’amour de Virginie, le mordille, le taquine du bout de la langue. Son visage est tout barbouillé de sa cyprine abondante. Virginie, elle, avance ses pouces « dos-à-dos » à l’orée du vagin de Carole et les y enfonce sans forcer, sans la moindre résistance, puis elle entame un mouvement rotatif qui porte bientôt ses fruits : Carole se tétanise, et son hurlement de plaisir arrive même à surpasser le ronronnement tonitruant des machines…
Reprenant son souffle, Carole avance son index poisseux jusqu’à la naissance du petit orifice plissé de Virginie, elle l’enduit de cette cyprine qui s’écoule en abondance de son ruisseau intime. Virginie, surprise, laisse échapper un petit cri perçant, mais Carole continue à dessiner des cercles autour de son anus, tirant insensiblement sur la fine peau ridée, glissant quelques fois vers la fontaine pour y rechercher un peu de son jus d’amour.
Ça y est. L’index de Carole se pose à l’entrée de son cul. Tout en continuant de torturer le clitoris du bout de la langue, elle y applique de petites pressions, tout doucement, de plus en plus fermes, pour annoncer sa ferme intention d’y pénétrer ; elle replie puis déplie son pouce à l’intérieur du vagin, le gras du pouce frotte contre la fine paroi qui la sépare du rectum, l’articulation joue contre la petite bosse finement lamellée de la face antérieure. C’en est trop, Virginie se fige, foudroyée par un nouvel orgasme. Sans attendre, Carole enfonce son index dans son cul, d’un coup, et entreprend une valse endiablée avec le pouce resté dans son vagin.
Virginie hurle, son bassin va et vient dans des ondulations désordonnées, comme si elle cherchait à s’empaler sur les doigts de Carole…
Comme terrassée, agitée d’innombrables vaguelettes qui lui parcourent tout le corps, elle se laisse retomber, lentement, entre les jambes de Carole, le visage à quelques centimètres de l’anus de cette dernière. Virginie n’est pas vaincue pour autant, elle avance les lèvres, et, du bout de la langue, elle suit la rivière d’amour de Carole, tourne et fouille l’orifice secret.
Carole est en transe, son ventre est devenu presque aussi dur que le sol, ses abdominaux sont tendus à l’extrême. La lumière noire fait briller son entrejambe couvert de salive et de cyprine comme si elle s’y était baignée.
La langue de Virginie darde le petit œillet brun de Carole, le tartine de ce mélange de salive et de nectar de femme, elle le pénètre et y tourne de toutes ses forces. Elle revient sur la fente ruisselante, elle lape le suc qui s’en écoule ; le pouce de sa main libre caresse l’entrée du vagin de Carole, passe d’une lèvre à l’autre, en pétrit les chairs fragiles, et se glisse doucement en louvoyant dans le puits d’amour et en en massant les parois ultrasensibles. Carole se pâme.
Sans prévenir, Virginie enfonce son index, d’un coup, dans l’anus de Carole. Celle-ci sursaute, et continue de gémir son plaisir, comme pour faire écho au ronronnement des ventilateurs.
Carole crie, ses hanches ondulent sans plus aucun contrôle ; impérieusement, Virginie fait entrer un deuxième doigt dans son anus et entame un mouvement de va-et-vient de plus en plus rapide, le pouce plié à l’intérieur du vagin. Du bout des lèvres, elle suçote le bouton carminé qui darde fièrement hors de son capuchon pourpre.
Le visage de Carole est cramoisi, elle arrête de respirer ; d’un coup, elle libère le cri qu’elle retenait au fond de sa poitrine, en même temps qu’un petit jet clair vient inonder la figure de Virginie.
Carole ne peut pas entendre, des centaines d’ordinateurs couvrent leurs ébats et leurs cris de leurs souffles tonitruants.
D’une main, Virginie repousse les cuisses de Carole. Sa bouche longe les abords de ses grandes lèvres en les baisant, les léchant, jusqu’à rejoindre son petit trou. Elle en force l’entrée du bout de la langue, l’ouvre, s’y enfonce, y tourne et s’y contorsionne.
Carole gémit, se tord de plaisir. Soudain, elle plonge un deuxième doigt dans le cul de Virginie. Surprise, celle-ci se redresse en poussant un long râle d’extase, puis replonge de plus belle entre les cuisses de Carole. D’un coup, elle entre une phalange dans son anus, puis deux. Carole tremble comme une feuille, elle est tendue comme une corde à piano. À travers la membrane, le pouce à l’intérieur du vagin et l’index planté dans le rectum entament un twist infernal qui achève de mettre Carole en transe.
Lentement mais sûrement, Virginie sent un tremblement irrépressible naître au niveau de son clitoris et progresser vers son nombril et se répandre dans tout son ventre. Bientôt, elle sent que cette même sensation est en train d’irradier depuis ses mamelons, sa poitrine, de lui transpercer la cage thoracique, comme un serpent géant qui chercherait à la broyer dans ses anneaux, de remonter dans sa nuque, de lui enserrer la gorge, de se dédoubler pour ressortir par ses orbites.
Les mouvements de ses hanches se sont fait saccadés et brutaux, elle s’agrippe aux fesses de Carole comme une noyée, elle lui lèche la vulve avec frénésie, aspire son clitoris, glisse sa langue à l’entrée de son vagin ; elle halète, souffle, elle bave. Un rai de salive coule le long de son périnée et forme une petite coupole sur l’ouverture ridée de son anus.
La bouche de Carole se fige sur son sexe, aspirant les lèvres intimes de son amante. À ce moment, une onde encore plus intense que les précédentes tétanise la colonne vertébrale de Virginie. Le souffle coupé, elle sent ses yeux se retourner dans leurs orbites et toutes ses forces l’abandonner en un instant ; elle a l’impression d’être aspirée par un gigantesque tourbillon, elle ne sait plus respirer, elle tombe…
Soudain, Virginie revient à elle en sentant le corps de Carole se révolter sous le sien. Elle ouvre les yeux, et en un fragment de seconde, l’horreur lui apparaît : les gyrophares battent la pièce de faisceaux de lumière orangée. Carole les a vus, et elle se débat pour se relever de la tendre étreinte de Virginie. Quelques secondes plus tard, le hurlement de la sirène leur déchire les tympans.
Virginie se relève en titubant, comme à l’issue d’un long sommeil ; elle tend le bras pour aider Carole à se redresser. Elle hurle pour tenter de couvrir le vacarme :
Carole peine, encore sonnée ; elle tente de se redresser, mais comme si ses jambes ne la portaient plus, elle retombe lourdement sur le côté. Sa tête heurte violemment le pied de la baie. Le sang jaillit. Virginie se précipite sur elle, la secoue vigoureusement ; Carole ouvre des yeux hagards.
Sans attendre, Virginie la prend par la taille et entreprend de la soulever. Ça a l’air tellement facile, dans les films… Mais Carole est couverte de sang, Virginie a toutes les peines du monde à ne pas laisser glisser le corps dénudé d’entre ses bras.
Péniblement, Carole se redresse sur ses jambes. Elle titube, en s’appuyant sur l’épaule de Virginie, qui la prend par la taille pour la soutenir. Tant bien que mal, elles arrivent au bout de la travée « G » ; Virginie s’époumone :
Carole trébuche et s’affale lourdement sur le sol, se redresse péniblement sur ses coudes. Le sang coule abondamment de sa blessure à la tête. Elle crie, elle pleure, complètement paniquée :
Le temps presse, et pourtant, Virginie hésite un instant. Porter Carole sur ces quelques mètres l’a épuisée, et elle ne sait pas si elle va pouvoir tenir jusqu’à la porte…
Virginie relève Carole, alors que le hurlement de la sirène semble se dédoubler.
Elles sont à l’entrée de la travée « A » ; au bout de l’allée, il y a les portes blindées, la sortie. Il leur reste moins de vingt mètres à parcourir et elles seront tirées d’affaire…
Virginie vient de comprendre que c’est trop tard. Alors qu’elles sont encore au milieu de l’allée, de jets de fumée blanche sont expulsés violemment par des conduits qui courent dans le plafond. Carole hurle, terrifiée :
La fumée a complètement envahi la pièce en un instant, et c’est à l’aveuglette qu’elles atteignent les portes. Elles toussent, essaient d’aspirer quelques bribes d’air, en vain.
À bout de force, Virginie se laisse glisser contre la porte, dans un râle. Elle étouffe. Les lumières orangées des gyrophares traversent le gaz blanchâtre dans une atmosphère surréaliste et mortelle. Les portes se sont verrouillées automatiquement, et ne s’ouvriront plus avant que les pompiers ne les déverrouillent, d’ici plus de cinq minutes – au mieux.
Épuisée, Virginie abandonne la lutte. Ses poumons sont vides. Elle se replie sur le côté, en chien de fusil, elle sent sa vie glisser hors de son corps, elle sent sa conscience l’abandonner…
Inutile de lutter, personne ne viendra pour les tirer de là à temps. Cette évidence s’impose maintenant à l’esprit de Carole. Elle se retourne, s’appuie contre la porte. Virginie est recroquevillée, par terre, inconsciente. Elle ne tousse plus. Carole pose sa main sur son épaule. Virginie ne respire plus. Carole, en toussant de plus en plus faiblement, se laisse tomber sur elle. Ses yeux la brûlent derrière ses paupières. Elle suffoque. Elle se love contre le corps nu de Virginie, enfouit la tête entre ses seins tièdes, et elle se laisse glisser dans son dernier sommeil…