| n° 23490 | Fiche technique | 34260 caractères | 34260 5848 Temps de lecture estimé : 24 mn |
08/02/26 |
Résumé: Maya sélectionne quatre hommes, sur le net, pour des rencontres échelonnées sur quatre jours. Gourmande ? | ||||
Critères: fh ff | ||||
| Auteur : Malatete Envoi mini-message | ||||
Août 2009
Le type, devant ma porte, est exactement ce que j’attendais. Grand brun, Méditerranéen, plutôt beau gosse, épaules de rugbyman, mais svelte et avenant. Nettement plus affriolant et beau que sur sa photo de profil. Je l’ai déniché sur un site de rencontre. Son profil annonçait 37 ans, donc dans la fourchette plutôt haute de mes recherches, cadre dans un groupe international, sportif et cultivé. Bien sûr, je ne peux pas être sûre de tout ça, mais les choses s’annoncent bien.
Je m’avance pour l’embrasser, mais il attrape ma main et dépose un baisemain sur mes doigts. Un vrai, celui-là, sans contact. Par contre, il plie mon poignet et dépose un baiser, léger, sur le dos de ma main. Excellente entrée en matière !
Je l’entraîne vers la chambre. Inutile de passer par la case « salon », on boira un verre « après ».
Au pied du lit, je défais la ceinture de ma robe de nuit : les pans s’écartent, révélant ma nudité totale. Petit mouvement d’épaules, la soie coule au sol.
Il a plongé son regard dans le mien, il ne contemple pas mon corps offert ! Ses yeux ne quittent pas les miens.
« Waouh ! Ce type a de l’éducation et sait parler aux femmes. »
Nous nous vouvoyons ! Bizarre ! Avec ses prédécesseurs, c’était « tu » dès le départ.
Nos lèvres se joignent. Petit baiser, aérien d’abord, puis plus appuyé. Langoureux ! Délicieux ! Il me fiche la chair de poule, le coco.
« C’est qu’il sait embrasser une femme, le bougre ! »
Je fais tomber sa veste, déboutonne partiellement sa chemise, avant d’ouvrir sa ceinture et son pantalon. Lequel tombe à ses pieds. Il a l’air chagriné. Regretterait-il ma précipitation ?
« Cher monsieur, on n’est pas là pour discutailler ! je pense. Pas de séquence romantique, venons-en au fait ! »
Pas besoin de parler, il a compris. Ses mains se posent délicatement sous mes seins : il les soupèse, affiche un air satisfait. Mes bonnets B-C ont l’air de le contenter. Il en caresse les courbes, sans se précipiter, puis sur mes tétons qui commencent à s’ériger.
Je finis de le déshabiller : il bande assez correctement, mais n’est pas encore au zénith de sa forme. La verge (oups, je pense « verge » alors qu’avec les autres, c’était « queue » direct ! Serais-je intimidée ?), sa verge, donc, est intéressante : longueur classique, a priori, mais plutôt épaisse. Je l’invite à s’allonger sur le lit (non, mais t’arrêtes ma fille, les autres, tu les as poussés sans fioriture sur le paddock !).
Je le prends en bouche, histoire de parachever la levée des couleurs. Sa queue sent bon, il s’est parfumé le pubis. J’apprécie ! La bête tient ses promesses, c’est du beau et du solide ! Je m’attarderais volontiers sur le morceau, mais le faire jouir dans ma bouche n’est pas le but de l’opération. Je m’apprête donc à l’enjamber, mais il me pousse et m’allonge sur le dos.
« OK, missionnaire ? Pourquoi pas ! »
Je m’attends à ce qu’il me grimpe dessus, mais monsieur veut prendre son temps. Il reste allongé contre mon corps, me surplombe. Sa bouche se pose sous mon sein gauche, sa langue me délivre une caresse chaude et mouillée. C’est bon ! Elle tournicote sur mon nichon, ne s’approche qu’à pas de loup de l’aréole. Sur mon sein gauche, une main reproduit les mêmes circonvolutions tranquilles.
« Bravo garçon, tu voulais mes tétons tout érigé, t’as gagné ! »
Je pointe, en effet, résolument désormais, mes tétins très bruns sont deux petits menhirs, durs et hérissés.
Lorsque sa bouche vient emboucher le mamelon, la capture est si délicate que j’en frémis. Petite transe, ma foi, aussi inattendue qu’agréable… Je crois que je suis tombée sur un caresseur patient. Ce qui ne me déplaît pas fondamentalement…
Sa langue tournicote sur mon petit gredin, ses doigts infligent le même traitement recherché à son jumeau. Sa bouche abandonne le sein, remonte à mes lèvres. Sacrée galoche, il visite ma bouche avec force, sa baveuse s’enroule sur la mienne, nos souffles se confondent, alors que sa main malaxe, presque durement, mon nichon.
« Ouf ! je ressens sa force et sa détermination ! C’est trop-trop bon ! »
« Mon corps ? Tu n’en as pas découvert grand-chose, pour l’instant ! Mais, oui, je m’abandonne à toi. Avec délices… »
Le bougre retourne mignoter mes seins, m’offre de nouvelles sensations. Irrésistibles. Puis, doucement sa bouche s’en va ramper sur mon ventre, désescalade mon anatomie. Petit arrêt sur mon pubis renflé, ma mini forêt crépue. Il lèche, maraude dans mes poils. Longuement. Patiemment.
Je redoute l’étape suivante. Redoute et espère !
Et je ne suis pas déçue. Sa langue fait merveille dans le fouillis de mes petites lèvres grenat. Je sens bien que mon sexe est totalement ouvert, mes grandes lèvres brunes ont été repoussées par l’éclosion de mon bouquet de mes lichettes prolixes.
Sa langue et sa bouche, aidées par des doigts malins, farfouillent dans mon corallin festonné, font naître des sensations irisées. À l’abordage patient de mon clitoris, l’homme me pousse en transe.
« Merde ! Je ne voulais juste me faire sauter, voilà qu’il m’offre un voyage dans les Mille et une Nuits. Il va me faire jouir d’entrée ! »
En suçotant mon fier guignol, il arrive à ses fins. Les transes déferlent dans mon corps, la houle et ses ressacs puissants me transportent !
« Je jouis, magnifiquement, inexorablement, merveilleusement ! »
Mon esprit se déconnecte, mes sens sont concentrés dans mon delta bouleversé, je ne suis plus qu’une boule de flipper qui électrise mon sexe.
Paul a l’intelligence d’abandonner ses agaceries, alors que je me tortille dans l’orgasme. Il temporise, guette mon retour sur terre avec un sourire doux et charmeur. Aucune suffisance, aucune forfanterie de mâle supérieur dans ce sourire, juste le plaisir de m’avoir portée aux nues.
Il remonte pour retrouver ma bouche, il embrasse, avec douceur, mes lèvres tétanisées. Puis viennent des galoches passionnées, des embrassades ferventes, chaudes et exaltantes. Ses mains, désormais affolées, parcourent mes seins, brutalisent quelque peu mes tétons. Je réponds en attrapant résolument son mandrin et en agrippant sa hanche, j’amène mon amant à riper sur moi, à se glisser entre mes cuisses. Je veux profiter de mon exaltation pour l’obliger à me sabrer.
Je mène sa queue à l’entrée de mon souterrain, il me prend par petits coups, s’introduit d’abord avec prudence dans la galerie enchantée avant d’un coup sec, me pénétrer jusqu’au fond.
Commence alors la danse éternelle des amants, son chibre déflore tous mes replis secrets, sa queue est large et puissante et me comble pleinement.
« Putain, il est bon, ce con ! Il est fort ! Il me démonte le tiroir ! »
Je sens bien qu’il va me démantibuler totalement, me laisser en vrac ! Je guette les soubresauts de son gourdin, les petits tressaillements annonciateurs de sa libération, mais il est résistant, le gaillard. Il résiste aux contractions accélérées de mon vagin, m’usine de fond en comble avec ardeur.
Enfin, il craque ! Il s’immobilise un instant avant de m’expédier des percussions violentes au rythme de son éjaculation. Son sperme déferle dans mon échancrure irradiée et je me lâche à mon tour. Je lâche les chevaux furieux qui piaffaient d’impatience, le plaisir m’emporte bien au-delà des monts les plus étincelants qu’on puisse imaginer. Plaisir fulgurant qui me fait ruer sous son corps.
Lorsque les ressacs se diluent peu à peu, je ne résiste pas à l’irrésistible envie de l’embrasser avec fougue. Reconnaissance stupéfaite de ce moment de parfaite extase qu’il m’a offerte.
— o0o —
Je viens juste de rentrer chez moi, chez nous. J’ai rendu les clefs de l’Airbnb du centre-ville.
Glenn me regarde en fronçant les sourcils.
J’énonce tout cela en me déshabillant : quatre jours sans Glenn, je suis en manque de ses baisers, de ses caresses, de sa langue, de ses doigts experts.
Je fonds, comme toujours quand Glenn m’enferme dans ses bras, se presse contre moi. Plaque son corps brûlant contre ma peau.
Je voudrais approfondir la situation, parler et reparler de l’expérience, mais mon cœur déborde d’amour et d’envie pour ma douce compagne. Glenn me conduit à notre chambre, m’offre sa bouche, son corps, ses seins somptueux.
Je reste encore, et toujours, ahurie par la faim que j’ai de ses seins. Les seins des femmes, c’est l’affaire des hommes, normalement ! Des avant-gardes destinées à les attirer comme des mouches ! Des publicités tapageuses qui laissent présager d’autres merveilles qui sont leur contraire, notre sexe qui est en tout en intérieur, fente presque invisible tant que des doigts malins n’en ont pas déployé les fanons. Pourquoi donc est-ce que je fais sur ses nichons, ses… merveilles ! Merde, parce que ce sont précisément des merveilles ! Ces globes ronds et fermes aux larges aréoles qui se resserrent, se contractent, à presque disparaître lorsque le désir érige les mamelons. Ces gaillards rose pâle, je m’en goinfre, je joue d’eux ma langue avec ma langue, tournicoti-tournicoton, je déguste leurs petits champignons insolents.
Ma main a filé sur sa petite colline boisée, ébouriffe sa toison rase. Mes doigts perçoivent l’intense chaleur qui émane de sa fente excitée. Chaleur qui m’interpelle, m’appelle ! M’implore, je le sais ! Comment résister ?
J’abandonne, à regret, les fiers nichons, je ripe sur le lit. Mes doigts ne suffiront pas à contenter ses attentes, ma bouche doit participer à la fête. À peine ai-je posé ma bouche sur sa butinette que Glenn rue.
Le soixante-neuf est une, voire notre position préférée ! La position du partage total et simultané. Alors que Glenn me force à m’accroupir davantage pour mieux posséder ma chatte, je plonge mes lippes gourmandes dans le petit fouillis rosé de ma chérie, suce et lape le miellat distillé par leur désir réciproque. Je m’emploie à dénicher le bouton sensible, mais ce coquin ne pointe que rarement le bout de son nez. Pas comme le mien, trublion insolent, auquel s’attaque, en douceur heureusement, ma chérie à cet instant. Si discret qu’il soit, le clitoris de Glenn n’en est pas moins sensible et je sais parfaitement comment le rendre fou ! Ma langue, incisive, fend la gangue gonflée, boursouflée et la petite perle s’en dégage. Merveilleux bijou sensible que ma bouche excite, lape et suce avec ferveur. Ma salope gaélique se déchaîne désormais sur mon trublion érigé. Le plaisir divin est à portée pour nous deux. Alors nos doigts perforent nos conduits soyeux et submergés de mouille brûlante, ils s’agitent, irrésistibles malandrins dans nos tunnels contractés.
Le monde explose, nous sommes jetées dans un monstrueux big bang qui nous chambarde dans un tourbillon ascensionnel dément, mais si voluptueux. Je crie aussi fort que Glenn, nos respirations sont bloquées, nos corps irradiés se statufient. Le plaisir est total, au total qu’on puisse l’imaginer, et notre amour est élevé au rang ultime, celui de la communion-fusion absolue.
Lorsque le bonheur reflue doucement, nos doigts, nos bouches, nos lèvres, impitoyables gredins, continuent à branler nos bijoux explosés, plus doucement, plus légèrement, avec grâce et délicatesse. Nous nous offrons encore un gros quart d’heure de câlineries…
Glenn est ma compagne depuis quatre ans, maintenant. Une sacrée nénette, cette Glenn O’Connors : l’Irlandaise fantasque est scénariste, plutôt renommée, et travaille pour les chaînes de télévision classiques et les plateformes de streaming, franco et anglophone. Pour le cinéma aussi. Moi, Maya Parveidre, je suis styliste spécialisée télé et cinéma. Nous nous sommes rencontrés il y a un peu plus de quatre ans, donc, au Festival de la Fiction de La Rochelle.
Première rencontre houleuse : une furieuse engueulade sur mes propositions de costumes pour une fiction néo-zélandaise. Mademoiselle n’était pas d’accord ! Un quart d’heure de crêpage de chignons intense. Sérieux accrochage. Puis, tout à coup, au beau milieu de notre déchaînement parfaitement exagéré, Glenn m’avait attirée par le cou, serrée contre elle et avait plaqué ses lèvres sur ma bouche : l’hétéro que j’étais alors en avait été totalement choquée et je m’étais écartée d’elle brusquement. Furieuse !
Oh, au moins dix secondes ! Ou plutôt trois et demi ! Voir moins !
Puis, ses mains s’étant posées sur mes hanches étaient montées le long de mon dos et j’avais passé mes bras autour de son cou. Nos bouches s’étaient à nouveau jointes. J’avais pris ce qu’elle m’offrait. Lent, profond baiser, j’avais laissé les parfums de sa bouche imprégner mon palais, rouler sur ma langue, tel un vin capiteux dont nous avalions de longues gorgées pour mieux nous pénétrer de nos saveurs les plus subtiles.
Comme moi, Glenn n’avait eu jusque-là aucune aventure lesbienne. Estomaquées par ce déferlement inattendu de nos sens, nous nous étions lentement écartées pour nous regarder ébahies, choquées sans doute, mais déjà conquises, happées par un désir d’une puissance bouleversante. Toutes ébouriffées par cet évènement incroyable.
Sans rien dire de plus, par accord tacite, nous avions quitté les lieux pour rejoindre mon hôtel où il ne nous avait pas fallu dix secondes pour nous déshabiller l’une l’autre. Entièrement, avant de nous jeter sur le lit. Les minutes, les heures qui avaient suivi avaient été celles de découvertes étourdissantes. Subtiles. Empreintes de douceur et langueur. Découverte d’appétits irraisonnés et insatiables pour le grain de nos peaux et nos bouches, pour le goût de nos seins, de nos ventres, de nos deltas incendiés. Déchaînées, nous avions bu à nos sources de miel, nous délectant de ces saveurs jusque-là inconnues. Nos doigts avaient savamment exploré nos intimités, chahuté nos vagins enflammés pour nous offrir des orgasmes d’une intensité nouvelle, totalement inédite.
Inédite, mais que nous renouvelons jour après jour depuis.
Car, bien au-delà de la découverte des plaisirs saphiques, nous avions immédiatement compris que notre attirance mutuelle était bien plus que simplement sexuelle. Sans oser s’avouer davantage.
Sitôt le festival clos, Glenn était rentrée chez elle, pour ramasser quelques affaires, avant de venir « envahir » mon appartement de Marne-la-Coquette : nous avions, en effet, décidé de nous offrir quelques jours de plaisirs lesbiens. Juste quelques jours, a priori, pensant l’une et l’autre qu’assouvies, ces envies communes disparaîtraient d’elles-mêmes, dès que nous en serions repues. Pensant que cet épisode incroyable trouverait sa conclusion de lui-même dans nos turpitudes échevelées.
Mais, voilà, jamais nous n’avions été rassasiées. La parenthèse, nous ne l’avons jamais refermée, car au-delà du sexe, un sentiment profond nous avait submergées : l’Amour, avec un grand A !
Depuis, nous formons un couple joyeusement dépravé, inventif et coquin, mais surtout terriblement uni. Amoureux.
Si amoureux qu’après notre coming-out, nous avions décidé de sceller notre union par un mariage en bonne et due forme au bout de deux ans et demi. Ne nous manque désormais qu’une petite chose pour parfaire notre bonheur : un enfant. Un ou une !
D’où l’opération « Cupidon » !
Nous avons choisi un site de rencontres sans lendemain, mais « sérieux » ? Nous avons sélectionné quatre bonshommes correspondant à nos critères physiques et a priori intellectuels aussi. J’ai entretenu des contacts avec les quatre en même temps (sacrée gymnastique !) avant de les « convoquer » au bon moment. Au bon moment dans mon cycle. Fertilité au max ! Le deal étant de me faire féconder à l’insu de leur plein gré (Lol !). Avec quatre « donneurs », il nous serait impossible d’identifier le « père » !
Je tousse.
— o0o —
Notre prise de renseignements a porté ses fruits. Paul est divorcé depuis quelques mois, sans enfant. Il pourrait bien sûr avoir une liaison plus ou moins sérieuse, mais cela ne semble pas être le cas, si j’en crois les conversations que nous entretenons lui et moi sur le site. Il adorerait me revoir, mais m’a prévenu qu’il ne cherche pas une relation pérenne. Son job est trop envahissant, le contraint à de nombreux voyages à l’étranger : cette indisponibilité lui a coûté son mariage et il ne souhaite pas retenter l’expérience.
Quelques jours ont passé, mes règles ont débarqué : la première série de « giclées » n’a pas porté ses fruits. Et pour tout dire, j’en suis bien contente ! Là, je ne vais pas tarder à entrer dans ma période la plus favorable.
Glenn est plus impatiente que moi ! Pas question de relouer un Airbnb, elle a été catégorique :
— o0o —
Nous sommes sex’citées comme des puces. Paul vient ce soir !
Nous nous sommes mises sur notre trente-et-un : glamour, affriolantes, mais sans exagération.
C’est clair, il ne s’attendait pas à ça, le loulou ! Mais bon, il n’a pas l’air de vouloir partir en courant. Au contraire. Il se fend d’un baisemain à Glenn qui rosit devant cette révérence.
C’est sûr ! Deux grandes ficelles ! Moi, métisse, Française par mon père, érythréenne par ma mère, teint café crème, longs cheveux quasi noirs tombant jusqu’aux reins, immenses yeux quasi noirs aux iris cerclés d’or, petits-moyens nichons et taille étroite. Glenn, 100 % irlandaise, longue liane aux yeux bleu outremer, blonde tirant sur le roux, cheveux mi-longs frisés, hanches confortables, poitrine percutante et taches de rousseur everywhere-partout.
Je laisse le duo faire plus ample connaissance. Il ne faut pas longtemps à Paul pour comprendre quelle pile électrique est ma compagne. Au fur et à mesure de notre papotage, nos robes se troussent dangereusement, nos décolletés frisent l’inconvenant, mais Paul ne s’en plaint pas. Glenn ne tarde guère à caresser la cuisse de son voisin qui lui rend volontiers la politesse. Quand leurs mimines me semblent parties pour atteindre des limites indécentes, je m’éclipse vers la cuisine, mais reste en position de guet.
Glenn entraîne son chevalier servant vers notre chambre. Elle n’a pas fait quatre pas dans le couloir que sa robe vole. Paul la suit, il me cache la vue, mais je sais de quoi il retourne : ensemble coquin en dentelles rouge, soutif ouvert, bas, jarretelles et slip fendu. Je sais, elle s’est exhibée devant moi un peu plus tôt !
Moi, dans la cuisine, je fais préchauffer mon four à 240°, chaleur tournante. Dans cinq bonnes minutes, j’enfournerai mon rôti de bœuf : minuterie sur 15 min. Je calcule : connaissant ma vorace, leur petite affaire ne devrait pas dépasser les vingt-trente minutes, amuse-bouche compris. Je sortirai le rôti du four, il disposera donc de dix minutes pour se détendre… Côté légumes, ça mijote à feu très doux, je remettrai un coup de chaud avant de servir. Côté dessert, le tiramisu est prêt. Aurons-nous le loisir de le déguster ? Quoique, toute cette crème mascarpone pourrait au pire des cas parfumer nos ébats…
Mes deux amis seront forcément nus à table après leurs ébats. : je troque ma robe fleurie pour un tablier de soubrette. No slip, no underbra. Le tablier est hyper court, le plastron vertical étroit ne cachera que partiellement mes nichons. Perfect !
Au bout d’un moment, n’y tenant plus, indiscrète et incorrigible voyeuse, je me faufile dans le couloir. Spectacle sympathique : levrette en cours ! Ça usine à bon rythme ! Et ma chérie a tout l’air d’apprécier si j’en juge par ses cris de gamine chatouillée. Enfin, joyeusement emboutie !
Lorsqu’ils rejoignent la salle à manger, Glenn me lance, pas très discrètement, deux pouces levés : Paul a visiblement réussi son examen de passage !
Nous dînons tranquillement sur la table ronde, notre bonhomme, évidemment coincé entre nous deux. Le rôti de bœuf saignant (c’était mon pari : réussi !) me vaut les félicitations du jury en, pardon, sans culottes courtes ! Des mains vagabondent modérément sous la table. Rien de bien méchant.
Petits échanges d’œillades entre Glenn et moi à la fin du repas. Bon, on va attaquer. À nos risques et périls. Comme convenu, c’est Glenn qui se charge de l’opération.
Notre ami fronce les sourcils. Glenn enchaîne :
Glenn explique le but de nos manœuvres. La première série de séances, quatre bonshommes triés sur le volet. Quatre, pour que nous ne sachions jamais lequel aurait fécondé l’ovule, car elle l’avoue clairement, c’était le but de l’opération : me mettre enceinte, nous voulons un bébé. La première salve a échoué.
Paul paraît circonspect, mais ne bouge pas. Visiblement il cogite dur, évalue la situation, pèse le pour et le contre.
Paul plaque ses deux mains jointes sur son nez et sa bouche. Il réfléchit. Son regard passe de l’une à l’autre. Lorsqu’il enlève ses mains, sa bouche est contractée. Je crains le pire.
Paul se lève, marche en rond dans la pièce. En proie à mille interrogations. Perturbé le gars et il est clair que cette fois, il a débandé ! Il s’arrête, nous fait face.
Waouh ! Pour une déclaration, c’est une déclaration ça ! Il est plus que sérieux, le bonhomme.
Après le retrait de Paul, Glenn et moi nous étreignons avec autant de force que de tendresse. Larmes aux yeux, il ne nous faut pas longtemps avant d’arrêter une décision. Nous sommes sur la même longueur d’onde. Nous nous dirigeons vers la chambre.
Au pied du lit, face à un Paul anxieux et qui cache sa nudité sous les draps, nous sommes serrées l’une contre l’autre.
Un sourire éclatant illumine le visage de Paul.
Nous passons chacune d’un côté du lit et troussons le drap. L’érection de Paul est carrément engageante ! Nous nous glissons contre lui, la bouche de Glenn s’abat sur son pieu, histoire de parfaire sa forme. Moi, je l’embrasse goulûment avant de m’étaler sur le dos. Mon échancrure palpite entre mes cuisses ouvertes dans l’attente du sabrage promis. Paul roule vers moi, se positionne au-dessus de moi, mais commence par mignoter mes seins. C’est sûr, le connaissant, il ne veut pas faire l’impasse sur les préliminaires.
C’est vrai qu’il est doué ! Entre ses baisers passionnés sur ma bouche et ses agaceries sur mes seins, je frissonne, mais bon, je veux passer aux choses sérieuses. Comme je le sens abandonner mes nibards pour descendre vers mon frichti, j’attrape ses fesses et l’oblige à remonter à ma bouche. À se mettre en position !
Je capte une lueur de déception dans son regard, mais il a compris que je veux parer au plus urgent. Je plie mes jambes, ramène mes cuisses sur ma poitrine. Sa bite s’enfourne précautionneusement dans ma boutique.
Je fais exprès d’être vulgaire pour qu’il comprenne bien que je ne veux pas tergiverser. Il s’active le loulou, ses allers et retours sont puissants, bien assez, je le réalise, pour me satelliser en deux temps, trois mouvements. Enfin, trois mouvements : il me sacque avec fureur et mon plaisir grimpe à la vitesse grand V. Quand je le sens vibrer en moi, je sais qu’on a atteint le sommet. Il éjacule en grimaçant, de bonheur ! Je me laisse aller : ce n’est pas l’orgasme ultime pour moi, mais peu importe, j’ai eu ce que je voulais.
Alors qu’il se retire, je relève bien haut mon bassin, cale mes mains sur mes hanches et reste dans cette position de poirier : la pesanteur terrestre améliorera la descente des gamètes mâles vers mon ovule. Il ne faut rien négliger !
Je vois bien que Paul est un peu déçu par notre séquence express, mais le petit salopard se tourne vite vers Glenn.
Glenn me regarde un peu effarée. Je hausse les épaules et lui décoche une moue complice. Pourquoi pas ? Le temps pour elle d’assimiler la manœuvre…
Août 2025
Nora et Fiona se jettent au cou de leur tonton bien aimé venu leur souhaiter un joyeux anniversaire. Seize ans, les loulouttes ! Comme le temps passe, les voilà femmes, nos bébés. Nora est le portrait craché de sa mère, plus blonde que rousse toutefois, et la peau plus ambrée. Et des seins plus raisonnables. Fiona me ressemble énormément, longue brune svelte, elle est moins typée que moi. Plus méditerranéenne qu’Africaine de la mer Rouge.
Glenn et moi sommes dans nos petits souliers : c’est le grand jour et nous ne savons pas trop comment aborder la chose…
Les deux coquines perspicaces se jettent au cou de Paul, l’ensevelissent sous de tendres bisous et le font fondre sous des tonnes de chatouillis.
Bon, d’accord, elles sont finaudes, nos chéries ! Le scoop est éventé !
Tant mieux !