| n° 23473 | Fiche technique | 40828 caractères | 40828 6677 Temps de lecture estimé : 27 mn |
31/01/26 |
Résumé: Tiffany Tagada ne s’appelait pas Tiffany. Pas plus qu’elle ne s’appelait Tagada. Comme elle n’était pas véritablement brune. Elle était blonde, ou rousse, et châtain quelquefois. Des regards noirs, des yeux de chat, des œillades couleur d’azur. Des artifices pour plaire. Perruques, lentilles de contact colorées, nécessaires pour maquillages, parfums luxueux… Le client était roi. | ||||
Critères: #initiation #rencontre #couplea3 #sexetarifé #masturbation ff cérébral exhib champagne init | ||||
| Auteur : Juliette G Envoi mini-message | ||||
Stéphanie avait été un bébé adorable, une enfant charmante, et une adolescente très jolie. Plus tard, elle faisait chavirer les cœurs. Puis, elle était devenue une superbe femme.
Thomas Adams était un Londonien de quelque cinq ans plus âgé que Stéphanie. L’employeur de la jeune femme, pour être plus exact. Il était bel homme. Des cheveux noirs, des yeux clairs, et des traits virils. Et il fallait ajouter à tout cet assortiment alléchant, un corps de sportif.
Après quelques mois passés à travailler ensemble et à vivre en couple, Thomas devenait violent. D’abord, il provoqua des disputes sans réels motifs, rendant la vie privée de sa compagne de plus en plus difficile. Puis il reprocha à Stéphanie son incompétence professionnelle. La jeune femme avait quitté son amant le soir où Thomas l’avait insultée, avant de la gifler. Le lendemain, elle quittait son emploi d’analyste financière.
Après sept mois de séparation, Stéphanie se décida à réagir. Elle lut, tout au moins en partie, la petite montagne de lettres d’excuses laissées dans un panier à courrier, posé sur le petit meuble de l’entrée de son appartement. Elle s’occupa au déballage du monceau de petits cadeaux qui encombrait son salon. Thomas lui avait offert soixante-quatre bouquets de roses rouges, qu’elle avait aussitôt jetées. Il lui avait envoyé deux cent douze mails, exprimant regrets, remords, tristesse et autres marques d’attention. Mails qu’elle n’avait jamais ouverts.
Le chef d’entreprise londonien avait finalement su recouvrer les grâces de la jeune femme après une année de séparation. Stéphanie revenait dans sa vie. Thomas avait cessé d’être violent pour devenir dominateur. Il jouait au mâle dominant en amour, et cela ne déplaisait pas à Stéphanie. Ces petits jeux érotiques sans réelle violence étaient plutôt excitants.
Neuf mois plus tard, la vie de Stéphanie Lamar chavirait dans le drame.
Une soirée très arrosée et également garnie de substances porteuses de bonheurs factices. Une petite fête organisée chez Thomas pour la promotion de l’un de ses principaux employés. La jeune femme aurait dû fêter ses trente printemps ce soir-là. Thomas, comme à l’ordinaire, avait oublié son anniversaire et elle-même n’avait pas le cœur à faire semblant de s’amuser. Depuis un moment, elle était proche de quitter définitivement Thomas. S’il semblait se contenir depuis qu’elle était revenue, la violence en lui n’était pas morte. Stéphanie le sentait et savait qu’il valait mieux qu’elle prenne les devants avant que les choses ne dégénèrent à nouveau. La jeune femme était restée sobre. Elle voulut commencer par quitter la soirée. Elle ne le put pourtant pas. Thomas et ses trois collègues de travail l’en empêchèrent. Aussi étrange que cela puisse paraître, Stéphanie ne fut pas violée. Thomas et ses acolytes s’amusèrent aux petits jeux que Stéphanie et son amant avaient partagés dans l’intimité. Assommés par l’alcool et les substances qu’ils avaient consommés, les tortionnaires de la malheureuse finirent par l’abandonner sur l’immense canapé de cuir rouge, autel improvisé pour la torture d’une femme. Canapé sur lequel elle aimait s’allonger pour regarder ses séries télévisées préférées. Stéphanie finit par réussir à se libérer au petit matin. Un matin londonien pâle et froid.
Dans le taxi qui l’amenait à un hôtel du centre de Londres, des pensées horribles tournaient en boucle dans l’esprit tourmenté de la jeune femme. Thomas et ses petits copains s’étaient réellement amusés avec elle. Comme s’ils ne se rendaient plus compte de la réalité. Comme si leurs actes étaient anodins. Et le pire de tout, ils ne lui avaient même pas fait mal. Physiquement, elle n’avait aucunement souffert. Les mains et les pieds liés par deux foulards de soie. Les fessées administrées ne lui avaient même pas chauffé le postérieur. Quant aux insultes, si la douleur qu’elle avait éprouvée n’était pas physique, elle en avait souffert. Les trois hommes s’étaient simplement amusés. Cette idée absurde et pourtant bien réelle l’écœurait.
Tiffany Tagada ne s’appelait pas Tiffany. Pas plus qu’elle ne s’appelait Tagada. Comme elle n’était pas véritablement brune. Elle était blonde, ou rousse, et châtain quelquefois. Des regards noirs, des yeux de chat, des œillades couleur d’azur. Des artifices pour plaire. Perruques, lentilles de contact colorées, nécessaires pour maquillages, parfums luxueux… Le client était roi. Ces tricheries lui avaient coûté du temps en recherche et quelque argent. Aujourd’hui, elle ne portait plus ni perruques ni lentilles de contact. Elle n’avait plus de souci d’argent et n’était plus obligée de sacrifier à ce type de demande. On n’aimait pas les blondes aux yeux bleus ? On préférait les rousses aux yeux verts ? Elle n’avait plus à se soucier de ces détails. On la demandait ou pas. Blonde ou brune. Et pour les yeux, l’important était qu’ils soient deux.
Pour le reste, Tiffany restait le plus honnête possible avec ses clients. Sauf évidemment dans ses simulations érotiques. Des comédies qu’elle avait appris à produire avec un art consommé. Quelques-uns de ses partenaires croyaient réellement que leur putain jouissait pour eux. D’autres voulaient croire à ses orgasmes. Certains hommes n’étaient pas dupes. D’autres encore, plus rares, la félicitaient de manière détournée ou avec une certaine politesse pour sa prestation.
Le drame qu’elle avait vécu ne l’avait pas dégoûtée des hommes. Pas vraiment. Elle préférait simplement les utiliser. Pour elle, un homme qui payait une femme pour certains services n’était pas digne de confiance. Tout au moins, quand on était cette femme. Domination et pouvoir. Voilà ce qu’ils cherchaient. Et elle les leur donnait. En apparence. Seulement en apparence. Aujourd’hui, elle pouvait choisir sa clientèle. Tiffany parlait toujours un petit moment au téléphone avec ses futurs clients avant une éventuelle rencontre. Si cela n’avait pas toujours été le cas, elle pouvait maintenant se le permettre. Elle avait su sélectionner un panel d’hommes d’une classe sociale acceptable pour mieux supporter son travail. Elle préférait la gentillesse, la politesse et le savoir-vivre à des Apollon imbuvables.
Stéphanie était son véritable prénom. Lamar était son nom. La jeune femme ne travaillait plus et vivait pourtant très bien. Stéphanie Lamar avait une chevelure couleur de terre mouillée après la pluie. Ses yeux étaient des châtaignes. Une harmonie dans les tons. Regards et chevelure étaient parfaitement assortis. Les couleurs de l’automne. La nature savait toujours ce qu’elle faisait.
Tiffany Tagada était call-girl. Une putain. Une poule de luxe, comme le disaient les générations plus anciennes. C’était elle qui travaillait. Et elle bossait dur. Il fallait bien vivre. Et tant qu’à faire, autant vivre bien.
Ce soir, elle rencontrerait un couple. Son tout premier couple. Elle avait parlé avec ses éventuels clients au téléphone. Pour eux, ce serait la première fois et Tiffany n’avait rien précisé de son expérience professionnelle. Un couple pour une nuit, c’était beaucoup d’argent. Elle n’avait jamais eu de telles propositions et ne tenait pas à effaroucher ces éventuels clients. Tiffany avait expliqué qu’elle ne travaillait que les soirées ou les nuits. Cinq cents euros pour une heure de son temps. Mille cinq cents euros, facturation pour une nuit complète de huit heures, chambre d’hôtel à la charge du client. C’était non négociable et payable d’avance. Un couple, et le tarif doublait.
Il y avait eu un échange de photos. Le couple avait plu à Tiffany. Tous deux bruns aux yeux clairs. La quarantaine et habillés avec goût. Des physiques agréables. Bel homme aux traits réguliers. Très jolie femme. L’homme hésitait encore. Ce n’était pas une affaire de prix, mais plutôt de goût. Il finit par avouer à la call-girl qu’il avait parlé à l’une de ses consœurs. Ou une concurrente. Tiffany avait répondu qu’elle comprenait et avait envoyé une autre photo. Cette fois, elle était totalement nue. Une pose étudiée très soft qui ne montrait rien de son corps. On la devinait nue sans rien voir de ses atouts. La voix de la femme lui avait plu quand elle l’avait entendue s’exclamer que ce serait cette fille, ou aucune autre. Une voix chaude et grave qui savait ce qu’elle voulait.
À trente-trois ans, Tiffany n’était pas simplement belle. Elle incarnait un fantasme. Quels que soient les goûts de chacun, l’on ne pouvait pas être insensible à ses charmes. Brune ou blonde, yeux clairs ou plus sombres, cheveux longs ou plus courts, Tiffany était toujours très belle. Revenue à ses atouts naturels, elle était tout simplement sublime. Sa lourde chevelure châtain cachait ses épaules. De longues mèches aux tons sombres et pourtant brillantes de santé. Immenses yeux d’un marron lumineux, nez parfaitement proportionné au visage, bouche large aux lèvres pulpeuses parfaitement dessinées. Des traits délicats.
Si le visage était proche de l’idéal de la plupart de ses contemporains masculins, le corps de Tiffany représentait une certaine perfection. De haute taille, elle n’hésitait pas à se chausser d’escarpins qui la haussaient davantage encore. Bien plus grande que la plupart des hommes qu’elle croisait, elle s’amusait de certains désarrois chez les mâles et de quelques jalousies chez les femelles. Des épaules larges de nageuse, des seins hauts façonnés en pommes rondes et dures pour du bonnet 95C. Une taille délicatement dessinée, des fesses rondes et fermes, agrémentées des fameuses fossettes si érotiques. Des cuisses longues et musclées. De longues jambes aux mollets superbement galbés et aux chevilles délicates. Des pieds plus grands que la moyenne féminine, mais gracieux et soigneusement entretenus. Des pieds qui lui coûtaient parfois une petite fortune. Taillés en pointure quarante-quatre et toujours très soignés par des professionnelles, ses chers petons étaient à eux seuls un petit gouffre financier.
La putain magnifique. Certains clients l’appelaient ainsi. Elle le tolérait de ses habitués parce qu’ils employaient cette expression avec un humour teinté de sincérité.
Des mots parfaitement assumés. Tiffany se détourna du petit miroir de l’entrée de son appartement. Puis elle prit les clés de sa voiture. Son unique folie depuis qu’elle travaillait à vendre son corps. Une folie qui n’avait pas coûté très cher, mais une folie tout de même. Après tout, elle avait également besoin d’une image. Tiffany sourit à son reflet dans le miroir de l’entrée et se dirigea vers la porte.
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Si sa voiture était connue de tout le quartier, elle faisait toujours sensation quand on la voyait pour la première fois. La Fiat 500 de 1960 produisait toujours son petit effet. Sa couleur rose crémeux au ton pastel ajoutait à la surprise. Et quand on avait l’occasion de voir la propriétaire de cette drôle de mécanique monter ou descendre de sa minuscule voiture, c’était toujours un grand moment. Ce n’était pas tous les jours que l’on pouvait observer quelque cent quatre-vingt-sept centimètres de chair rosée, s’engouffrer dans une voiture de cette taille et de la couleur des fraises Tagada. C’était d’ailleurs le nom que Tiffany avait donné à la Fiat. Sans compter que ces étalages de roses étaient surprenants. Plutôt amusant pour la voiture. Plutôt excitant pour sa conductrice.
Une putain dans une bonbonnière. Une image quelque peu ridicule. Une créature de rêve dans une voiture originale. Un fantasme agréable. Chacun décidait de l’image qu’il préférait. Tiffany Tagada assumait ses choix. Stéphanie Lamar adorait sa voiture.
Dans la matinée, le couple avait proposé une variante à leur future rencontre. Ils lui demandaient si elle accepterait de les rencontrer chez eux. Ils préféraient de beaucoup cette solution sans que l’argent n’y soit pour quelque chose. Elle restait bien évidemment décisionnaire. Ils avaient été jusqu’à donner leurs identités, leur adresse et proposaient un accès à leur compte Facebook, afin qu’elle puisse vérifier leurs coordonnées. Libre à elle de prévenir une ou plusieurs personnes de son choix de sa destination et de l’endroit où elle passerait la nuit. Ils n’avaient rien à cacher.
Tiffany vérifiait que M. et Mme Adriano et Marlène Joubert habitaient bien là où ils l’affirmaient. Puis, elle se connectait à Internet. Le couple possédait une bien jolie demeure. Sans le moindre scrupule, Tiffany demandait au couple s’il était possible d’avoir le numéro de téléphone de quelqu’un pouvant prouver la véracité de leurs dires, pour qu’elle puisse être tout à fait sereine. Elle savait être très discrète.
Un peu plus tard, la call-girl appelait un caviste ayant pignon sur rue, non loin de l’adresse présentée par ses clients. Elle téléphonait de la part de ses amis. Le caviste affirmait aussitôt que Marlène et Adriano Joubert étaient des clients très réguliers. Les dires de ce couple exigeant s’avérant exacts, Tiffany avait pris le temps de la réflexion et avait accepté leur proposition. Une première dans sa vie professionnelle. Puis, elle prévenait Laurie et Paula, ses deux amies les plus proches, call-girls tout comme elle et pratiquant des tarifs équivalents aux siens. Elle leur parlait de sa décision. Quelqu’un saurait donc où elle était. C’était une sécurité de plus.
Une demi-heure de trajet à peine. Tiffany n’avait rien d’autre à faire et avait pris la route. Elle avait rendez-vous avec ses clients à 21 h 00.
À 18 h 15, elle rencontrait le fameux caviste. Elle avait eu un charmant sourire en entrant chez M. Luchet. Bien sûr qu’il savait… Adriano aimait les beaujolais et Marlène adorait les Sauternes. Oui, elle passait la soirée avec eux ce soir. Deux bouteilles de chaque, oui. Merci M. Luchet. Ce fut un plaisir.
Le caviste afficha un petit sourire et répondit au bonsoir de sa nouvelle cliente.
Rien de mémorable dans la salade César maison, et le café était imbuvable. Il était 20 h 45 et Tiffany s’apprêtait à sortir du petit restaurant situé à un quart d’heure de chez ses clients. La call-girl avait quitté le lieu non sans se faire remarquer. Elle avait souri à la ronde, provoquant deux infarctus en gestation chez deux hommes seuls, flirtant avec la cinquantaine et une promesse de bisexualité prochaine, chez la jeune serveuse qui avait rougi en la dévorant des yeux.
Beau jardin et belle maison. Salon peu meublé. Mobilier rare d’aciers et de verres. Canapé d’angle et fauteuils de tissu rouge sang. Du moderne. Peintures blanc cassé et grises aux murs. Luminaires à profusion. Lithographies inconnues de Tiffany. Sol en parquet de bois sombre.
Monsieur et madame Joubert avaient expliqué qu’ils comprenaient parfaitement. Les cadeaux achetés chez le caviste déballés, ils avaient été charmés de l’attention de Tiffany. Ensuite, la call-girl recevait son dû en liquide.
Ils s’étaient tous trois attablés devant une bouteille de Champagne. Un breuvage que la call-girl n’appréciait pas, sans toutefois en faire part à ses clients.
Pantalons gris et chemise blanche, chaussé de mocassins noirs, Adriano aurait pu être une image de mode pour homme décontracté. Plutôt grand, il était vraiment charmant. Yeux d’un bleu délavé ou azur pour les poètes. Beau corps sous ses fringues. Marlène avait de grands yeux verts d’eau. Une masse de cheveux d’un noir de jais brillait sous les halos des lampes. Une coupe au carré dégageait un visage ovale. Une grande finesse de traits. Une superbe bouche de salope. Elle devait friser les 175 cm et était mince. Elle portait une courte robe noire qui moulait de petits seins qui semblaient assez insolents pour plaire aux regards et des fesses très excitantes à l’œil.
Les deux femmes portaient le même style de robe. Très proche en tout cas. La jolie bourgeoise aimait certainement les robes de marque. Les choses de qualité. Une réplique de celle de la call-girl. Tiffany n’avait pourtant aucune affinité avec les modes et les couturiers. Elle n’y connaissait rien. Elle aimait et donc payait, sans se préoccuper du reste. La putain n’avait aucune idée du prix de ses vêtements ou de ses toilettes de professionnelle du sexe. Dans sa vie de tous les jours, c’était jeans et pull-overs.
Tiffany avait parfaitement conscience qu’elle devrait faire passer une soirée agréable à ce charmant couple. C’était assez rare pour qu’elle se sente d’humeur légère.
La voix chaude de Marlène tira la call-girl de sa petite rêverie éveillée. Sourire charmeur aux lèvres, elle haussa légèrement les épaules.
Petite mimique comique de Marlène et regard interrogatif.
Un autre sourire et Tiffany trempa ses lèvres dans le Champagne, qui, aux vues des goûts de ces hôtes, devait être très bon.
Qu’est-ce qu’il ne fallait pas faire pour gagner sa croûte. Jouer les psychologues… Baiser était bien plus simple.
Adriano avait acquiescé sans un mot et ce fut à nouveau Marlène qui prit la parole.
Mais toi… Belle Marlène, toi, tu me plais vraiment.
Marlène eut un sourire timide et hésita encore.
Marlène, les joues cramoisies, se tortilla avec une certaine grâce sur le canapé et Tiffany l’encouragea d’un regard bienveillant, confortablement installée dans un large fauteuil.
La call-girl croisa lentement les jambes et se calla dos au dossier de son fauteuil.
Ben, allons-y, alors !
Sourire et clin d’œil.
Tiffany ne dit rien d’autre se contentant de regarder Marlène en souriant encore. Quelle belle salope ! Elle avait été sincère et cela lui avait été facile. La soirée commençait très bien.
C’était Marlène qui avait dirigé les ébats du couple.
Elle s’était déshabillée lentement et avait œuvré de même avec Adriano. Sa robe et la chemise de son mari d’abord. Puis ils s’étaient embrassés. Les mocassins d’Adriano enlevés, elle hésitait et gardait ses escarpins noirs. Un soutien-gorge noir dégrafé le temps d’un autre baiser. Puis une jolie culotte de dentelle fine assortie glissait sur ses cuisses et le boxer de l’homme libérait une belle érection. Marlène avait le pubis glabre et sa vue fit monter une certaine excitation au creux des reins de la call-girl. Il arrivait souvent à Tiffany d’être lisse. Des demandes de clients la plupart du temps, mais elle aimait également garder son pubis nu pour son propre plaisir.
Puis, l’épouse avait doucement escaladé son mari. À califourchon sur les cuisses d’Adriano, fesses superbes offertes à la vue de Tiffany, la belle Marlène poussa un léger soupir en s’empalant sur le membre de son homme. Tiffany ne pouvait s’empêcher de voir ce couple comme des bourgeois. Des gens pétés de fric, qu’elle détestait la plupart du temps. Ces deux-là lui plaisaient bien. Ils avaient été cash et s’étaient montrés sympathiques jusqu’ici et il n’y avait aucune raison que cela change. De plus, elle se sentait bien et même un peu excitée. Certes, c’était sa première fois, mais elle s’étonnait tout de même un peu de cette douce envie qui couvait dans son ventre. La vue du membre d’Adriano luisant de cyprine la laissait pensive. Elle sentait qu’elle humidifiait sa culotte. Une culotte identique à celle de Marlène. Le couple inexpérimenté n’avait donné aucune directive précise à leur call-girl et elle n’en avait pas demandé. Et décidément, les deux femmes avaient les mêmes goûts. Un seul détail les différenciait ce soir. Tiffany ne portait pas de soutien-gorge et sentait les pointes érigées de sa poitrine griffer le tissu noir de sa robe. Discrètement, elle écarta légèrement les cuisses et se déchaussa.
Deux petits cris timides et certainement contrariés pour s’amplifier de par la présence de la call-girl. Marlène était très excitée et mouillait maintenant comme une belle salope.
Une petite leçon apprise par cœur d’ordinaire, mais énoncée cette fois avec la voix un brin voilée.
Oh oui, ça me plaît, et jouis vite, ma belle, qu’après ce soit mon tour.
Tiffany était proche de ne pas pouvoir retenir ses doigts sur sa cuisse plus longtemps. Elle avait très envie de participer d’une façon ou d’une autre à ce début de nuit et en rougissait d’émotion.
Puis un long gémissement, et Marlène s’affalait doucement sur son cher et tendre époux.
Quelques respirations balbutiantes plus tard, Marlène se laissait glisser à genoux entre les jambes de son mari. Tout le temps que la fellation dura, Adriano, une main dans les cheveux de jais légèrement ondulés de sa femme, ne cessa pas de regarder la call-girl. Marlène, elle, se contentait de jeter des coups d’œil plus discrets à Tiffany tout en suçant son mari. Une fellation administrée avec douceur et un très grand soin de bien faire. Tiffany les regardait avec un plaisir inconnu jusqu’ici. Elle aimait beaucoup jouer la voyeuse avec ces deux-là.
Mais qu’est-ce que tu me fais toi ? Je n’ai jamais été attirée par les femmes. Alors quoi ? Es-tu une sorcière ? M’aurais-tu jeté un sort, jolie Marlène ?
La femme avait regardé plus souvent vers son invitée. Ses yeux clairs semblaient guetter quelque chose. Tiffany devinait sa cliente toujours très excitée, mais il y avait une note de curiosité dans ce regard sur elle. Peut-être que Marlène attendait d’elle un signe ? Une approbation quelconque ? Les cuisses de Tiffany s’étaient écartées et il était certain qu’elle offrait au couple la couleur de la dentelle qui habillait son intimité. Une intimité maintenant plus qu’humide dans la petite culotte noire. Marlène avait abandonné la queue de son homme pour un petit sourire avant de la reprendre en bouche. Ce geste de la call-girl fit se contracter légèrement le corps d’Adriano et sa main pesa sur la tête de sa femme. Un autre regard de la belle brune fit s’interroger la call-girl. Les yeux clairs s’étaient fixés sur elle. Quand son mari se crispa sur le canapé, Marlène poussa un léger soupir. Lèvres immobiles sur le gland niché dans sa bouche sensuelle, elle regarda la call-girl en caressant lentement la hampe dure de sa longue main. Marlène avait été au bout de son entreprise et semblait à nouveau en quête d’encouragement.
Et tu dois lécher une chatte comme Sapho. J’en suis sûre.
C’était tout ce que Tiffany avait pu trouver à dire. Elle n’était d’ailleurs pas vraiment persuadée que cette femme, qui paraissait autant timide et réservée que salope et exhibitionniste, attendait quoi que ce soit de sa part. Pour la première fois depuis qu’elle travaillait comme call-girl, elle se sentit idiote.
C’étaient les premiers mots d’Adriano.
Et à nouveau, pour la première fois, la call-girl se sentit agréablement touchée par ces simples phrases.
Et tu es payée en plus. Plains-toi !
Des canapés succulents préparés par Marlène et un peu de vin. Après une petite heure de discussion, Tiffany avait fini par dire qu’elle buvait très peu et n’aimait pas le Champagne. Elle avait pris soin de ne pas préciser que d’habitude, elle ne buvait jamais pendant qu’elle travaillait. Ce couple étonnant méritait toute sa considération et elle se sentait bien avec eux. La call-girl savait qu’ils étaient novices en la matière. Elle s’était toutefois posé des questions quant à cette soirée. Était-il raisonnable qu’ils ne baisent pas avec elle ? Qu’ils discutent tous trois en copains ? Était-il vraisemblable que ce couple reste nu après des ébats, alors que leur call-girl ne s’était pas même déshabillée ? Tiffany était surprise, mais n’était sûre de rien.
Des petites discussions demandées par Marlène pour, comme elle l’avait dit en rougissant, reprendre un peu de contenance. C’était elle qui parlait. Adriano n’était pas très bavard. Ou, prudent et peu désireux de mal faire, il préférait laisser son épouse s’exprimer. La belle Marlène avait désiré quelques anecdotes croustillantes. Tiffany les lui avait donc données. Anecdotes sélectionnées avec soin et distribuées avec tact et humour. La call-girl avait plusieurs fois songé qu’un inconnu les écoutant papoter ainsi aurait très bien pu les prendre pour des connaissances s’émoustillant gentiment à des confidences coquines. Un peu plus tard, une Marlène rougissante mêlait ses propres confidences à celles de la call-girl. Quand une nouvelle érection d’Adriano devint presque gênante, la belle brune prit son homme en main non sans rougir encore et le caressa doucement tout en terminant sa petite histoire. Une petite exposition nue sur une plage du Sud de la France au mois d’août, et ce, devant un homme qui se masturbait à quelques pas. Puis, un silence s’installa et Tiffany crut bon d’intervenir.
La jolie bourgeoise haussa légèrement les épaules et jeta un regard à la call-girl.
Puis un autre regard et les yeux clairs étaient comme subitement habités d’une lueur d’excitation mêlée au doute.
L’escort vécut tout d’abord un petit moment de panique et se décida à lâcher un petit sourire.
Pourquoi j’ai dit ça moi ?
Tiffany chercha un instant ses mots et s’étonna encore en sentant son visage s’enflammer d’un coup.
Mais merde… Remets-en une couche idiote !
Aucun petit couplet intérieur habituel du genre, au prix où vous me payez… Tiffany n’y avait pas même songé. Elle avait simplement remarqué que la belle Marlène avait omis d’inclure son mari dans sa demande. Elle avait utilisé « me » pronom personnel réfléchi. La superbe putain sentit sa chatte fondre un peu plus en levant ses fesses du fauteuil et en relevant sa robe sur ses cuisses. Puis elle crut jouir en faisant glisser la dentelle noire sur ses chevilles
Oh bon sang… Mais qu’est-ce qu’il m’arrive ? Je me sens trempée.
Culotte aux doigts, Tiffany regardait la main immobilisée de Marlène sur le membre tendu à se rompre de son homme.
Adriano parlait peu, mais apparemment toujours à propos.
Olala… La honte…
Tiffany et Marlène le regardèrent palper l’intérieur de la dentelle. Puis il la huma et la posa sur sa bouche avant de la lécher d’un petit coup de langue.
Marlène piqua le fard de sa vie quand son mari approcha sa prise de son visage et la belle brune ne parut plus capable de respirer correctement quand il posa délicatement la culotte sur sa bouche.
Tiffany, à son tour, fut contrainte de retenir son souffle quand la langue rose de la belle bourgeoise vint butiner l’entrejambe brillant de mouille de sa culotte noire.
Oh la salope… C’est fou ce qu’elle m’excite
La question du mari, alors que sa femme semblait proche d’abîmer la dentelle noire par les caresses de sa langue, désarçonna la call-girl.
Tiffany faillit se gifler.
Mais non, coconne. Il aimerait que tu ailles branler ta petite chatte sur la bande d’arrêt d’urgence de la rocade
Et Marlène y allait d’une gentillesse aussi idiote que sa réponse.
Ben, vas-y… Défends ton bout de gras. Mais t’es conne… Et pourquoi te ferais-je ce petit plaisir ? Pour trois mille euros, idiote !
Tiffany avait presque crié.
Non ! J’en crève d’envie !
Adriano toujours juste dans ses propos. Debout, la call-girl se sentit mieux. Elle reprenait ses esprits. Enfin, il se passait quelque chose de normal. Les mains au dos, elle savait enfin ce qu’elle avait à faire. Et elle en crevait d’envie.
Adriano affichait une moue surprise et Tiffany aspira une goulée d’air.
Une robe coincée. Oh putain ! Tais-toi par pitié !
Souvent, l’escort avait eu très peur dans ses débuts. Là, elle n’était absolument pas effrayée. Simplement, elle paniquait. Tiffany paniquait comme elle n’avait jamais paniqué. Elle perdait tout contrôle, justement parce qu’elle était incapable de comprendre ce qui la faisait s’affoler ainsi. Ou plutôt si… Elle savait ce qui la troublait tant. Une jolie bourgeoise aussi timide que salope. Une femme !
Le zip avait cassé net entre ses doigts et la call-girl dérapa encore. Enfin, ce fut sa main qui dérapa. Un geste brusque lancé vers le bas de son dos.
Marlène avait une nouvelle lueur dans les yeux. Comme un soupçon d’inquiétude. Le mouvement brutal de la call-girl pouvait laisser supposer qu’elle s’était claquée une fesse. Tiffany déraillait alors que la fermeture de sa robe s’enrayait. Elle perdait les pédales.
Ben allons donc… Remercie donc cette superbe bourgeoise timide de t’expliquer comment une pute doit se foutre à poil ? Et tant qu’à faire, étant donné qu’elle t’excite comme c’est pas possible. Rends-lui son fric ! Ou mieux. Paie-là !
La robe sur la tête, la tirette cassée s’était prise dans ses cheveux et l’escort contint une exclamation agacée.
Le corps nu contre elle était chaud et les mains de Marlène sur sa nuque firent frissonner le grand corps aux formes sculpturales.
La robe enfin retirée, Tiffany, toujours troublée, se retourna un peu trop brusquement et un sein lourd percuta l’épaule de madame Joubert.
Mais c’est pas possible. Calme-toi bon sang
Oh putain…
La call-girl avait lâché un petit soupir. La bouche sensuelle de Marlène suçait son téton durci.
Les derniers mots prononcés par la putain firent se lever les yeux verts d’eau. Marlène restait comme plongée dans ses réflexions.
Bravo ma grande. Pour le coup, tu fais dans l’original.
Tiffany s’était excusée. Elle avait tout avoué. Elle n’avait jamais travaillé avec un couple et n’avait jamais touché une femme. Elle leur avait caché son manque d’expérience. Ce n’était pas professionnel et le résultat était là. Elle avait totalement paniqué. Elle préférait ne pas continuer. Elle ne tenait pas à les décevoir. Leur première fois se devait d’être une réussite. L’escort avait déposé l’argent donné par le couple sur la table du salon. Puis, elle avait cherché les coordonnées de Laurie et Paula et les confiait à Marlène.
Adriano était certes déçu, mais surtout, il n’avait pas vraiment compris ce revirement total. Marlène, elle, n’avait pas besoin de plus d’explications. Tout comme elle, la call-girl était troublée. Troublée au point de perdre pied dans un moment professionnel. Et elle, jusqu’à quel point se serait-elle perdue dans les bras de cette femme ? Elle ne tenait pas vraiment à le savoir…
Ce soir-là, la jeune femme fêtait ses vingt-cinq ans.
Une fête très réussie avec de véritables amis. Un bar sympathique qu’elle connaissait très bien et une ambiance chaleureuse pour son anniversaire. Pourtant, elle avait aussitôt lâché sa petite bande d’invités, dès qu’elle avait aperçu la somptueuse créature.
Paloma de Fuenmayor se savait jolie. Si l’on aimait les petits gabarits. Cent cinquante-deux centimètres de hauteur, très exactement, et quarante-cinq kilogrammes toute nue. Des cheveux courts et épais jamais vraiment coiffés. Des yeux d’un bleu profond qui contrastaient avec son teint méditerranéen. Un visage de madone aux traits fins et gracieux. Paloma avait tout pour plaire. Et surtout, elle dégageait un charme fou et en était parfaitement consciente. Son corps était harmonieux sans être celui d’une bombe sexuelle et elle s’en contentait.
Mais cette femme… La femme qui venait de s’asseoir au comptoir. Elle, c’était du fantasme à l’état brut.
Stéphanie ne se souvenait plus du nom du bar. Pas plus qu’elle ne se rappelait ce que lui avait dit cette fille. La beauté brune qui lui avait pris la main. Elle ne l’avait jamais vue et s’était contentée de la suivre sans un mot.
Une fois dehors, sans trop savoir comment réagir, Stéphanie avait lâché la petite main et s’était dirigée vers la Fiat 500.
Paloma de Fuenmayor n’avait pas osé croire à sa chance quand la beauté brune avait accepté sa main et l’avait suivie. Puis, elle était restée stupéfaite quand la conductrice de la grosse fraise s’arrêtait à sa demande le long d’un trottoir. Enfin, Paloma faillit jouir en suçant la langue de sa conquête dans un baiser passionné.
Le rire de l’ex-call-girl fit sourire la petite brune.
La main délicate de Paloma souleva le bas de la jupe volante rouge de sa nouvelle conquête et se posa sur la dentelle de son string. Stéphanie, comme soudainement statufiée, laissa simplement filer un gémissement un peu étrange. Comme une douce plainte démontrant une petite frayeur ou une surprise désagréable.
Un vrai rire. Cela faisait longtemps que Stéphanie n’avait pas ri d’aussi bon cœur.
Les yeux bleus de Paloma brillèrent dans la pénombre du petit habitacle.
Quand la jolie brune se pencha vers son ventre, Stéphanie cessa de respirer. Quand Paloma posa ses lèvres sur la dentelle noire du string, l’ancienne escort tressaillit. Puis Stéphanie sentit une pointe chaude sur la fente de son sexe.
Un court instant de plaisir d’une douce violence bouscula une Stéphanie éperdue de désir et tout son corps se convulsa. En plein orgasme, elle lança sa main en avant dans un geste désordonné.
La grande main accrochée au volant de la Fiat comme à une bouée de sauvetage, la grande brune gémit longuement sous la langue de la minuscule Paloma.
Une autre vague de jouissance fit se tordre l’ancienne call-girl et le rire doux de sa compagne emplit le petit habitacle.
Un peu plus tard, conduisant tranquillement la petite Fiat rose vers son domicile. Stéphanie quitta la route des yeux et posa son regard couleur de châtaigne sur sa nouvelle compagne. Elle resta silencieuse et comme perdue dans ses pensées et Paloma lui adressa un petit sourire.
Un long moment, la conductrice à nouveau concentrée sur la route resta sans prononcer un mot. Puis, elle soupira longuement. Le genre de soupir que l’on pousse avant de se jeter à l’eau pour une décision délicate ou un choix difficile.
Les yeux marron affrontèrent le regard lavande. Paloma paraissait un peu étonnée et la fixait avec attention.
Un autre soupir et, cette fois, Stéphanie se laissa aller à rire doucement.
Un nouveau rire grave retentit dans le véhicule et Paloma leva les yeux au ciel.
Cette fois, Stéphanie ne regarda pas sa compagne, se contentant de sourire en silence.
Stéphanie jeta un coup d’œil amusé à sa passagère quelque peu agacée.
Paloma de Fuenmayor se contorsionna un moment et s’affala avec grâce dans le petit siège dont elle venait de basculer le dossier. Dans un mouvement lent, elle bougea encore et ses petites mains crochèrent dans une jolie culotte de coton blanc. Puis, le petit vêtement glissa sur ses cuisses dorées.
La conductrice poussa un court soupir traduisant une certaine déception ou une petite frustration.
Un gémissement voilé fut la seule réponse de la passagère.
Un petit moment plus tard, Paloma demandait à sa compagne de s’arrêter et de la regarder. La Fiat à peine garée le long d’un trottoir, la jolie brune jouissait dans un feulement de chatte très excitant.