| n° 23450 | Fiche technique | 36433 caractères | 36433 6002 Temps de lecture estimé : 25 mn |
12/01/26 |
Résumé: Audrey s’échappe d’une soirée dans un club libertin. En compagnie d’une troublante compagne. | ||||
Critères: #coupdefoudre #lesbienne ff | ||||
| Auteur : Claude Pessac Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : La négo Chapitre 01 / 02 | Épisode suivant |
Carole Demouttère est PDG de Thermoplast, boîte dont je suis directrice commerciale. Carole et moi sommes associées à parts égales dans l’entreprise. Deux ans plus tôt, tout juste sortie de mes études de commerce, j’avais été approchée par cette blonde pulpeuse dans des conditions que l’on peut qualifier de particulières : nous nous étions en effet rencontrées… dans un club libertin !
Moi, j’étais venue là, entraînée par trois copines de promo. Plutôt réservée, je n’avais compris où j’avais mis les pieds qu’une fois à l’intérieur de l’établissement. Dans le vestiaire ! Abasourdie, j’avais vu mes amies se changer pour adopter des tenues largement plus qu’affriolantes. Safiane notamment, qui avait revêtu une longue robe qui aurait pu passer pour sage si elle n’avait été fendue sur le côté, sur toute la hauteur, s’arrêtant juste sous son aisselle gauche. Ample, vague, elle ne moulait pas ses formes généreuses, mais le satin rouge reproduisant avec précision ses tétons dressés. Au moindre mouvement, la fente s’ouvrait, dévoilant que Safiane ne portait strictement rien dessous.
Furieusement sexy à côté de moi, avais-je pensé, moi, somme toute très sage avec ma jupe noire mi-cuisses et mon chemisier bariolé.
Si je l’avais pu, je me serais immédiatement échappée du club, mais celui-ci se situait très exactement au milieu de nulle part. « Middle of nowhere » ! Sans voiture, puisque venue avec mes copines, j’étais coincée. Qu’allais-je bien pouvoir faire dans cette galère ? Comment allais-je me dépêtrer de cette situation ?
À bientôt vingt et un ans, j’étais la plus jeune du groupe. La plus sage surtout. Bon, pas oie blanche, dépucelée depuis pas mal de temps, certes, mais j’avais mis entre parenthèses mes pulsions et besoins charnels le temps de mes études. Aucun petit ami régulier pendant mon cursus, juste quelques aventures pendant les vacances. Là, en me retrouvant dans un club libertin, j’étais perdue ! Pour tout dire, affolée !
Safiane, en bonne organisatrice de la soirée, avait tout prévu !
Ça ? Ça, c’était un chemisier diaphane, sans bouton, un crop top à nouer sur le ventre et une mini-jupe écossaise lilliputienne, simple pan de tissu très étroit juste fermé par une broche. Étourdie par les évènements, j’avais obéi. Alors que je me déshabillais, que je me retrouvais en sous-vêtements, Safiane profita de ce que j’étais penchée en avant à défaire les boucles de mes escarpins pour dégrafer mon soutien-gorge. Je protestai, mais ne pus l’empêcher de tomber, car déjà ses mains attrapaient l’élastique de mon slip, déterminées à le faire disparaître lui aussi. J’avais rué et refusé catégoriquement de l’enlever. La ténébreuse Libanaise avait haussé les épaules et, plantée devant moi, elle m’avait observée d’un œil critique.
Lorsque sa main s’était avancée vers eux, j’avais reculé vivement, protégeant ma poitrine avec mon bras gauche, tendant l’autre pour lui interdire de m’approcher. À nouveau, l’Orientale avait haussé les épaules et s’était détournée.
En entrant dans la salle principale, mes quatre accompagnatrices m’avaient entraînée sur la piste de danse. Elles s’y déhanchèrent de suite de manière équivoque, ou plutôt sans équivoque ni pudeur, l’une troussant sa jupe au ras de sa figoulette nue, une autre évasant son chemisier jusqu’à frôler ses tétons… Safiane, elle, faisait voleter sa robe, dévoilant clairement sa chatte nue. Des clients, hommes et femmes ne tardèrent pas à nous rejoindre. Profitant de ce que les trois fofolles étaient occupées par des mains baladeuses, j’en profitai pour m’éclipser et me repliai vers le bar.
Une femme y était installée. Seule. Elle portait une robe du même genre que celle de Safiane, mais fendue au milieu et moulante. Longue, très près du corps, si près qu’il était évidemment clair qu’elle ne portait strictement rien dessous. De plus, dans ce fourreau étroit, ses seins pigeonnaient secs !
« Ouais, la version blonde de Safiane. Le même genre de pouffe… »
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Je l’observe du coin de l’œil et remarque sa mine fermée, ses sourcils froncés alors qu’elle regarde la salle d’un œil critique, mes trois sauvageonnes excitées particulièrement. Sur la piste, Safiane a été entreprise par un couple qui la caresse. Lorsque sa robe glisse au sol, qu’elle se retrouve nue sur la piste et que la femme tombe à genoux entre ses cuisses, ma voisine hausse brièvement ses yeux, hoche la tête d’un air exaspéré et pince ses lèvres. Lorsqu’elle se tourne vers moi, son visage est fermé, son regard dur.
L’expression de la blonde s’adoucit, un petit sourire se dessine même.
J’explique à la trentenaire ( ?) les circonstances qui m’avaient amenée ici.
Je n’ai pas le temps de réagir qu’elle est déjà debout devant moi, m’écarte les cuisses, se presse contre mon tabouret et vient m’embrasser.
Ouf ! Sidérée ! Cela dit, elle m’embrasse bouche close, lèvres serrées. Et sa main sur mon nichon m’est à peine perceptible, placée en forme de coque qui englobe mon sein sans frôler mon téton. Long baiser… de cinéma. Lorsqu’elle se recule, elle me demande :
Re-baiser de cinoche pour faire bonne mesure, puis elle se détache de moi, prend ma main et m’entraîne. On file aux vestiaires pour récupérer nos affaires.
…
Dans son petit coupé, je suis un peu embarrassée : mon kilt riquiqui est remonté bien haut et malgré mes efforts, mon slip noir fishnet est assez visible. Je tire sur ma jupe, sans grand succès. Petit sourire de la conductrice :
Mon regard file vers elle. Un pan de sa robe fendue s’est effondré et laisse voir une cuisse fuselée.
La voiture file sur la petite route. Carole m’interroge sur ma situation.
Carole ne répond rien. Par contre elle m’explique sa situation.
Elle me montre sa jauge de carburant.
Elle me regarde attentivement.
À force d’embrayer-débrayer sur cette route très sinueuse, le second pan de sa robe a fini par glisser, la laissant nue haut dans l’entrejambe. Je rougis comme une pivoine en apercevant une partie de son berlingot. Elle s’en aperçoit et ramène les pans de sa robe sur ses cuisses. Manœuvre inutile, les deux retombent presque aussitôt.
Étranglée, parce qu’apercevoir ses babines rosées ne me laisse pas totalement indifférente. J’ai eu, quelques semaines plus tôt, une aventure avec une rousse volcanique. Une première pour moi ! Une nana rencontrée lors d’un after et qui s’était présentée à moi direct comme lesbienne. Histoire brève, juste une nuit. Mais quelle nuit ! Et là, d’apercevoir le petit W dessiné par les babines dodues de ma conductrice ramène quelques images précises à ma mémoire, des senteurs délicates me remontent au nez. Je serre mes cuisses, détourne mon regard. Je rougis !
Carole a senti ma gêne, fronce les sourcils.
Ce deuxième « non » est-il de trop ? Carole me sourit.
Une dénégation prononcée presque à mi-voix tombante, carrément pas convaincante. Et pour cause ! Carole ébouriffe sa chevelure.
Paralysée, je ne réponds rien sur le coup. Puis, timidement, je propose :
Silence dans l’habitacle. Au bout d’un moment, je vois un sourire éclairer le visage de ma conductrice.
M’aurait-elle percée ? Je m’en sors par une entourloupe :
Je ne mens pas : ses yeux en amandes, son nez mutin, sa bouche si joliment dessinée, cette mèche qu’elle repousse régulièrement avec un geste doux, oui, elle est canon. Et ses jambes, ses longues jambes nerveuses… Sans parler de ses seins qui pigeonnent dans son décolleté. Et ses tétons qui pointent désormais, oui, c’est sûr, j’en ferais bien mon quatre heures… du mat’ !
Je réalise, sans comprendre, ce qui se passe dans ma tête ! Je suis fondamentalement hétéro, très vaguement bi si on tient compte de ma petite folie rousse ! Et là, p’tite mère, t’en es à rêver d’aller plonger ton nez dans les petites affaires de l’Amazone ? Non, mais oh !
J’ai la bouche sèche, je crois bien que, même si j’essayais, aucun son ne franchirait mes lèvres.
Perdue dans mes pensées, je n’ai pas compris qu’on est arrivé à destination : waouh, sacrée bicoque ! Une bastide élégante dont les spots automatiques me révèlent les charmes. Carole quitte la voiture, je la suis avec mes petites affaires.
Elle ouvre la porte en grand, fait un pas à l’intérieur et se tourne vers moi. Elle m’observe d’un drôle d’air. Puis, brusquement, elle m’attrape aux épaules, s’avance, toute proche de moi.
Merde ! Je suis scotchée, mais il ne me faut pas longtemps pour réagir : j’ai si furieusement envie d’elle ! Je laisse tomber mon sac, me rapproche de son visage, doucement. Nous respirons fort l’une et l’autre. Nous tremblons pareillement. Carole penche la tête, ferme ses yeux bleus. Je dépose un très léger baiser sur le coquelicot de sa bouche, me recule, reviens plus assurée. Mes lèvres se pressent sur les siennes, qu’elle finit par entrouvrir légèrement.
Le bout de ma langue dessine l’ovale de sa bouche. Cette douce caresse patiente décontracte ma jolie compagne, brise ses réticences. Elle attrape ma nuque et m’embrasse soudain avec passion. Lèvres soudées, nos souffles se mêlent, nous respirons l’une de l’autre, nos langues se caressent, s’affrontent. Nous sommes prises dans un tourbillon affolant, nous perdons pied, l’une comme l’autre.
La porte claque derrière nous.
Carole m’entraîne à sa suite, directement dans sa chambre. Là, debout l’une en face de l’autre, au pied du lit, nous nous regardons intensément, apeurées, indécises jusqu’à ce que nos lèvres se retrouvent.
Aucune précipitation ne nous égarera dans des turpitudes trop précipitées. Bien sûr, nos mains s’animent. Je sais Carole nue sous son fourreau, elle sent mes mandarines dures contre ses seins. Nos mains se baladent sur nos corps, parcourent nos dos, nos bras, nos aisselles, nos cous. Innocemment. Nous nous époumonons dans des baisers tour à tour furieux, tendres, légers, profonds, incendiaires, galoches impatientes, bisous timides. J’ai tellement faim de sa bouche, je ne m’en rassasie pas, j’en oublie presque son sexe nu, à portée de ma main.
Qu’imagine-t-elle, que je suis succube impatiente, rouée à ce genre de situation ? Si elle savait ! Connaissait ma peur, mes doutes, mes incertitudes.
Je suis enivrée par l’odeur de sa peau. Je caresse ses cheveux soyeux, je me perds dans son regard stupéfié. Nos corps dégagent une intense chaleur qui me fait frissonner par contraste avec l’air frais de la chambre. J’entends battre mon cœur, le sien aussi.
Ce baiser est le plus doux et le plus charnel que j’aie jamais connu. Je m’étonne d’y répondre avec une hâte éhontée en même temps que craintive. J’oublie demain, les conséquences de nos actes. Il n’y a plus de futur, hier est effacé, ne reste qu’aujourd’hui, cette nuit où nos âmes sont bouleversées dans une tempête qui nous balaye, nous charrie avec une force irrésistible. Le bien, le mal, la bienséance, le regard des autres, tout disparaît. Ce que nous faisons est juste et notre folie a sa raison d’être.
Carole se détache de moi : elle veut s’offrir, s’offrir à moi ! Elle fait glisser les épaulettes de sa robe qui s’affale au sol. Nue devant moi, elle me fixe avec une lueur de triomphe dans ses yeux étrécis, elle a l’innocence présomptueuse d’une vierge effarouchée. Elle me fait cadeau de son corps, elle est cadeau offert et impatient. Je ne quitte pas son regard quand mes mains maraudent vers ses seins, ses magnifiques pomelos que je sens durs, tendus sous mes doigts. J’en dessine les courbes à peine affaissées des généreuses poires, mes doigts fourmillent sur sa peau, tournent et tournicotent autour des mamelons. Quand mes index abordent leurs rosaces, Carole rejette sa tête en arrière, rompt volontairement notre communion visuelle pour que je la voie, que je voie ses seins orgueilleux, que je me repaisse de ses monts blancs couronnés de fleurs rosées. Elle propulse ses nichons vers moi, force mes mains à s’emparer de ses rochers sensibles, de ses petits monticules érigés. Elle soupire bruyamment. Je ne résiste pas, ma bouche se pose sur un des asters rosés, jolie fleur hérissée.
Je dénoue mon chemisier, vais pour l’enlever, mais Carole pose ses mains sur mes épaules, pour m’empêcher de m’en défaire. Des images me reviennent alors : moi, qui m’étais dévêtue à toute allure devant Carla, moi qui aussi l’avais empêchée de se dévêtir. Moi, qui affolée, mais brûlante d’un feu dévorant, m’étais offerte, triomphalement, impudiquement et somptueusement fière, à la rousse. Moi, cadeau !
Là, la situation est inversée : elle est l’offrande, je suis Carla. Je rassemble mes souvenirs pour enchaîner comme l’avait fait ma volcanique libertine. Je suis intimidée, voire paniquée. Ne pas me tromper, ne rien brusquer, ne pas la braquer surtout.
Nos baisers se muent en assauts passionnés, ravageurs. Nos langues sont des armes de séduction qui avivent notre faim dévorante, multiplient les décharges électriques dans nos corps embrasés.
Ma bouche se pose délicatement sur la pointe d’un sein, le lèche à peine, l’amadoue. Il me semble le sentir se durcir encore, se dresser, se contracter en s’étirant vers mes lèvres, impatient d’une caresse plus profonde, dévorante. Alors, je gobe ce petit guignol, passe sur l’autre avec la même ferveur. J’embrasse les seins tendus, suce, lèche les bourgeons, savoure leur fermeté élastique. Mes mains restent sages, caressent le dos de Carole, ses flancs, plumes aériennes frôlant à peine sa peau hérissée, appuyant davantage en massages précis et relaxants de sa colonne.
Ma consentante victime gémit doucement, son corps s’arque vers l’arrière, revient appeler mes baisers, réclame d’autres folies. Alors ma bouche quitte ses seins, mes deux mains la remplacent, s’emparent de ses globes laiteux. Mes lèvres dégringolent sans précipitation sur son ventre, déposant une farandole de bisous incendiaires.
Lorsque ma bouche atteint le buisson châtain, jolie barrette verticale, je lève les yeux. Carole s’est redressée, son regard plonge dans le mien. Elle ferme brièvement les yeux en signe d’assentiment, d’acceptation pleine et entière de ce qui va suivre. Sa bouche est ouverte, ses lèvres frémissent.
Oh mon Dieu, nous sommes complices abandonnées, aussi fébriles que submergées de désir, brûlantes de basculer dans des caresses interdites que nous devinons déjà incommensurablement exaltantes.
Mon Dieu, que cette première rencontre avait été bouleversante !
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Au petit matin de nos découvertes, après mille turpitudes, je suis aux cent coups ! Réveillée avant elle, je l’ai observée, vaguement inquiète. Elle dormait paisiblement, traits relaxés, un léger sourire flottait même sur ses lèvres. C’est du moins l’interprétation que je donnais à ce plissement de sa bouche, celui que je voulais espérer.
Mais je redoutais son réveil : sera-t-elle surprise en me voyant penchée sur elle ? Déconcertée ? Regrettera-t-elle nos élans, nos folles câlineries ? Revenue au présent, me gratifiera-t-elle d’un merci condescendant, froid, cassant ? Expression sans appel de son désir de tourner la page, d’oublier ce qui n’aurait été qu’une parenthèse fugace dans sa vie d’hétéro ?
Je suis impatiente de la voir s’éveiller, tremblante aussi de connaître son verdict. Merde, pourquoi suis-je aussi fébrile ? Pourquoi je ne considère notre aventure précisément que… simple aventure ? Qu’est-ce que j’attends d’elle, qu’est-ce que j’espère donc ? Je suis perdue, mes yeux s’embuent, mon regard se noie. Moi, hétéro vaguement bi, je suis ahurie. Ma vision se brouille au point que je ne perçois son éveil.
Une main saisit ma nuque, un baiser frôle mes lèvres.
Sa bouche s’écrase sur mes lèvres, elle m’étourdit dans un baiser fougueux, ses mains partent à l’assaut de mes clémentines.
Je déglutis difficilement, renifle légèrement avant de répondre,
Sa bouche revient à la mienne, elle me galoche furieusement, me plaque sur le lit. S’allongeant à moitié sur moi, c’est elle qui s’empare de mon corps, elle qui lèche mes mandarines, elle qui embrasse mon ventre et plonge dans mon sentier. Elle qui en quelques instants à peine, m’expédie dans un orgasme ravageur, avec sa langue, ses doigts profondément chahuteurs dans mon conduit igné.
Se relevant, se hissant vers mon visage, elle me demande d’un air fier :
Son minois brille, emperlé qu’il est de ma mouille. Je l’embrasse, la lèche délicatement pour effacer les traces de sa folie.
Horreur ! Ce « je t’aime » m’a échappé. Bien sûr, cette nuit, des mots d’amour ont fusé à maintes reprises, mais c’était dans le feu de l’action. Ces mots d’amour, si agréables qu’ils aient été, n’avaient d’autres valeurs que celles générées dans la folie de nos emballements lascifs. Là, mes mots revêtent quelque chose de prodigieusement plus profond, plus intense. Quelque chose de définitif. Un aveu pour le moins !
Elle glisse ses doigts dans les folles bouclettes brunes de ma chevelure. Je suis bouleversée par ce qu’elle vient de dire, par son geste tendre aussi ! Heureuse, simplement heureuse !
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Dans la cuisine où nous déjeunons nues (pourquoi donc nous serions-nous rhabillées ?), nous plaisantons, nous nous moquons gentiment l’une de l’autre. Petites joutes amusantes, coquines, exprimant notre pleine liberté.
Carole soudain se fait sérieuse :
Je pense exactement comme elle.
J’opine gravement à ces déclarations qui me rassurent. Je suis tout de même abasourdie : qu’elle ne regrette rien de nos folies de la nuit, c’est une chose. Mais qu’elle entérine déjà une relation suivie, nous place dans une histoire pérenne, ça, ça me sidère ! Me trouble. Et m’enchante ! Je n’ai aucune envie de me séparer d’elle ! Pourtant, me retrouver en couple avec une femme, voilà bien une éventualité qu’hier encore m’était totalement impensable… Il s’est vraiment passé quelque chose de particulier entre nous ! Infiniment spécial !
Carole se jette sur moi, m’embrasse, tartine mes nichons de confiture qu’elle se dépêche de lécher voracement. Sitôt le nettoyage achevé, c’est moi qui saisis la cuiller à miel et c’est sur sa chatte que je répands le sucre coulant. Tombant de ma chaise, je plonge entre ses cuisses !
Notre nuit avait été particulièrement chaude, ce dimanche-là le fut tout autant ! Du matin jusqu’au soir. Au soir tard. Très tard…
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Il s’est passé pas mal de choses depuis deux ans. D’abord, j’avais très vite rendu ma location étudiante pour m’installer à la bastide. Nous avons chacune notre chambre, mais nous nous rejoignons assez régulièrement dans le même lit. Ce qui ne nous empêche pas de vivre séparément des aventures extra-saphiques. Il nous arrive d’ailleurs de partager notre chevalier bandant d’un soir…
Notre passion commune ne s’est nullement affadie. Le quotidien n’a rien désagrégé. Aucune routine ne s’est installée, nous avons conservé la même faim l’une de l’autre, nous nous câlinons toujours avec le même appétit, le même émerveillement, les mêmes pulsions irrésistibles. En soi, le phénomène est incroyable !
Sinon, au lendemain de notre rencontre, Carole m’a embauchée comme directrice commerciale de sa boîte. Dans un premier temps, grâce à un petit pécule hérité de ma grand-mère, j’ai racheté 32 % de parts de son ex, augmentant peu à peu ma participation grâce aux salaires que je touche. Nous sommes désormais à égalité. Égalité absolue, Carole y tenait absolument.
Tout va bien donc dans le meilleur des mondes. Tout irait bien en fait si notre activité ne connaissait un léger creux : un de nos très gros clients a récemment mis la clé sous la porte, ne nous laissant heureusement qu’une faible ardoise. N’empêche qu’il est urgent de réagir !
Ce matin, Carole est visiblement embarrassée et je lui demande de m’expliquer son trouble.
Séverine Pernot dirige avec son frère une usine d’emballages cartonnés, activité complémentaire, en tout cas non concurrentielle, de la nôtre.
Carole se tortille sur son fauteuil.
Pour sûr je la connais : cette gentille garce vient de loin en loin s’immiscer entre nous. Dans notre lit. Avec son frère, parfois. Pas froid aux yeux, la nana, d’habitude !
Oups, je vois ! J’imagine la suite : elles ont payé de leurs personnes !
Carole embraie direct, pour ne pas me laisser cogiter trop longtemps.
Je la coupe :
Je réfléchis, déjà à moitié partante en fait, mais je me garde bien de le dire.
Carole ne répond rien, mais sa mimique est explicite.
Carole se lève, contourne son bureau et vient m’étreindre. Pour me « venger », je lui plaque ma main dans le pinceau de ses cuisses. Sur son jean, malheureusement !
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Quinze jours ont passé. J’ai étudié la proposition et prévu quelques rectifications mineures. Rien de bouleversant, mais de quoi alimenter la négo.
Nous voyageons en classe « Affaire ». Nos deux sièges sont mitoyens, au fond de la cabine. Nous avons revêtu des robes quasi identiques : robes passablement courtes, au-dessus du genou, sages, mais affriolantes côté décolletés (surtout du sien, cela va sans dire !), des fois que nos hôtes nous attendraient à l’aéroport.
Le voyage est long, harassant, mais nous sommes passablement excitées je dois bien le reconnaître. Il ne se passe rien de vraiment remarquable pendant notre interminable périple, si on excepte quelques taquineries ciblées fort raisonnables. Les folies aéroportées, ce sera pour une autre fois !
À l’arrivée à l’aéroport de Gimpo (enfin ! dix-huit heures au total !), il est passé vingt-deux heures, heure locale. Un chauffeur en uniforme galonné nous accueille pour nous conduire à notre hôtel dans une immense limousine. Ouf, nous sommes passablement éreintées et il est tard. Trop tard pour entamer les négociations. Pour ce qui est de notre hébergement, nous avons demandé une seule chambre avec deux lits. Comme ça, on pourra se soutenir mutuellement au moment de…
Durant le transfert vers notre hôtel, nous découvrons Séoul, ville tentaculaire, résolument moderne. Nous apercevons vite fait quelques monuments, des pagodes, mais surtout des gratte-ciel alignés dans une ville fortement illuminée, éclairages renforcés par l’accumulation d’enseignes, drapeaux et écrans publicitaires. Le chauffeur nous a annoncé que notre premier rendez-vous aurait lieu à l’hôtel, en fin de matinée, dans le salon de notre suite.
Dans notre suite. Mais c’est bien sûr !
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En fin de matinée, Carole et moi sommes prêtes : nous avons revêtu des robes apparemment très sages. Sages sur le devant, tombant devant presque aux genoux, plus longues à l’arrière. Des robes décolletées jusqu’au bas des reins tout autant qu’une certaine troublante robe de Guy Laroche pour Mireille Darc ! Robe rouge pour Carole, crème pour moi, petites vestes courtes aux mêmes couleurs, mais que nous échangeons pour former un joli contraste. No underwear of course : dès que nous aurons quitté nos vestes, aucun doute ne subsistera quant à nos bonnes dispositions dans l’esprit de nos aimables correspondants…
Heureuse surprise à l’arrivée des deux hommes. Ils sont évidemment éminemment courtois, presque obséquieux. Élégants, franchement classes l’un et l’autre. Entre trente et quarante ans max. Plutôt bien faits de leurs personnes. Teints clairs, épais cheveux noirs bien sûr, yeux très foncés, l’un et l’autre sont plutôt grands, statures d’Européen moyen.
Le regard que nous échangeons Carole et moi est clair : on aurait pu craindre bien pire. De leur côté, nos Coréens sont visiblement ravis de nous découvrir. Avant de nous asseoir à la table, nous nous détournons pour quitter nos petites vestes et nos interlocuteurs découvrent les décolletés hyper plongeants dans nos dos. Ils sont visiblement enchantés !
Re-baisemain !
La négociation ne s’éternise guère, les quelques broutilles que j’avance sont acceptées sans sourciller. La négociation tarifaire est menée par Carole : la discussion est plus serrée, mais au bout du compte, après avoir coupé la poire en deux entre nos exigences et leurs positions, nous obtenons un prix légèrement supérieur à celui que nous espérions.
Baisemain également pour Carole.
Nous sourions et échangeons un clin d’œil au mot « désirable ».
Les deux hommes acceptent évidemment. Nous quittons la table pour les canapés. Petites garces, nous nous penchons sans doute exagérément pour trinquer, mais c’est vrai que les deux hommes sont installés très loin de nous sur leur canapé : les sacripants plongent évidemment leurs regards dans nos décolletés ! Mais qui pourrait leur en vouloir…
Si nous savons parfaitement quel corollaire est subordonné à la signature, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons ! Séverine, qui a servi d’intermédiaire, les a prévenus de notre acceptation de principe.
Nous ne voulions pas les obliger à une demande brutale pour nous amener au lit, nous préférons les convaincre plus subtilement. Aussi, à l’instant des « cheers », Carole dépose un minuscule baiser sur mes lèvres. Moi, je la gratifie d’une légère caresse sur le sein droit. Nos œillades appuyées en direction des deux Asiatiques les rassurent, d’autant que je précise immédiatement :
Bon, là, la situation est on ne peut plus claire, me semble-t-il !
Dans les vingt minutes qui suivent, nous parlons de banalités, profitant de chaque occasion pour préciser nos préférences, d’autant plus librement que nous avons compris que la séance radada, c’est pour ce soir !
Ma complice croise et décroise ses longues jambes, offrant sans nul doute un panorama des plus intrigants aux deux Asiatiques.
Il est clair qu’ils ont chaud, nos cocos, quand ils nous quittent quelques minutes plus tard.
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L’après-midi tourisme aura été aussi instructive qu’agréable, grâce notamment à notre très charmante guide. Celle-ci, en nous annonçant le programme, nous avait promis que notre balade se conclurait par une séance de massages relaxants. Parfait ! Lorsqu’un peu plus tard, elle nous avoue être intervenue en toute dernière minute pour remplacer le collègue homme initialement prévu, nous nous sommes demandé si nos hôtes n’avaient pas soupçonné certains de nos penchants mignons. D’autant que la jeune femme menue, fraîche et spontanée est très court vêtue, affriolante au possible : les petits tétons de ses seins nus pointent régulièrement et allègrement sous sa blouse presque transparente. Sang-Hee, dont le prénom, nous a-t-elle expliqué, signifie bienveillance et… plaisir (elle avait largement insisté sur ce second item), Sang-Hee, donc, s’était déclarée à notre entière et totale disposition, accompagnant cette déclaration par une ouverture, rapide certes, mais évidente, de ses cuisses… Bref, nous avons capté : notre gentille accompagnatrice est une call-girl déléguée par le duo d’hommes d’affaires.
Dans la limousine, assise en face de nous, sa petite culotte riquiqui nous est régulièrement visible. Qu’une main se pose assez haut sur sa cuisse lorsque nous nous penchons pour admirer ce qu’elle nous désigne au-dehors ne provoque aucun recul de sa part. Juste un petit sourire coquin, une œillade résolument complice.
Oh oh, ça promet !